Citad'l-envie

Citad'l-envie

Partager

Éducateur spécialisé à domicile à Bordeaux. A redonner du goût et de l'envie pour vivre avec les autres et dans la Cité.

Mon attitude d’écoute et d’accueil, mes paroles et mes actes à votre service.

Doo conseil | Le cabinet de conseil d'utilité sociale 22/01/2024

A connaître, un cabinet conseil d'utilité sociale spécialisé dans l'accompagnement vers l'emploi de personnes autistes et des entreprises prêtes à accueillir des profils atypiques :

Doo conseil | Le cabinet de conseil d'utilité sociale Le cabinet de conseil d'utilité sociale, organisme de formation. Conseil en expérience patient et usager. Inclusion professionnelle.

07/03/2023

Merci pour tous vos messages après notre rencontre avec Virginie Efira !
📸 © Elise Llinares

13/01/2023

https://data.over-blog-kiwi.com/1/85/65/14/20230113/ob_e270ed_spf-psychedeliques-manuel-de-reduction.pdf

Un guide qui vise à prévenir les éventuels risques auxquels s’exposent les usagers de substances psychédéliques en apportant des informations claires et justes à leur sujet. Il propose des précautions d’emploi, liste les effets indésirables et les interactions avec d’autres substances, souligne l’importance du "set & setting", sur l’avant, pendant et après la consommation. Il n’incite en aucun cas à la consommation de ces substances, classées stupéfiantes

data.over-blog-kiwi.com

09/11/2022

A découvrir sur France 2, les interviews du papotin,

09/11/2022
26/07/2022
25/07/2022

PARLONS D'AUTISME (et de parfum )

Dès que l'on parle d'autisme et de sensorialité, les mêmes exemples reviennent toujours : les hyper-sensibilités au son et au toucher. On oublie quasiment toujours de parler des hyposensibilités, on oublie de parler de certains sens plus méconnus comme la proprioception, et surtout, surtout, personne ne parle jamais de l'odorat. Et il s'agit, je crois, de mon sens favori. Celui sur lequel je me repose, porteur de language et de souvenirs. Alors aujourd'hui, je vais vous parler du monde merveilleux des odeurs !

Quand j'étais une petite fille, je demandais à ma sœur de cacher des playmobils dans le jardin pour essayer de les retrouver grâce à mon odorat. Est-ce qu'un trop plein de lectures m'avait convaincue à tort que je pouvais avoir du flair comme le premier chien de traîneau venu ? C'est très probable. On parle des dangers des écrans, mais on ne dit jamais combien les livres peuvent mettre des idées surprenantes en tête ! Bref, aujourd'hui j'ai grandi et j'ai fini par admettre douloureusement que j'étais bien un humain, et je me suis servi de cet état (un peu décevant, il faut l'avouer, quel plaisir c'eut été d'être un malamute ! ) pour m'intéresser au cerveau humain). J'ai donc creusé (au figuré, creuser au propre dans un cerveau ça s'appelle de la chirurgie et si on n'est pas habilité, un crime) et découvert que le fornix faisait partie du système limbique. En des termes un peu moins barbares : l'analyse des odeurs se fait dans une zone de votre cerveau qui est dédiée aux émotions et à la mémoire.
Et même sans avoir les mots précis pour l'expliquer, tout le monde sait d'instinct combien les odeurs sont liées aux souvenirs. Comment un simple parfum peut vous replonger dans une émotion vieille de trente ans. Finalement, Proust avait exploré la question bien avant l'IRM, grand bien lui fasse !
Alors s'il vous arrive d'attraper une petite nostalgie olfactive, imaginez une seconde quand on a une mémoire et un odorat plus développé que le commun de la population... Je vis baignée dans l'océan de ma mémoire. Aux gens qui me demandent comment je fais pour retranscrire si bien mes souvenirs d'enfance, j'ai envie de répondre que j'écris avec le nez (d'ailleurs j'ai un gros nez en plus, je suis certaine que c'est techniquement possible...) ! Et tout, absolument tout, a une odeur.

Il y a de toutes petites odeurs classiques. En tout cas, classiques pour la campagne, qui vont de l'herbe coupée au crottin de chèvres. Il y a les odeurs des magasins, des plastiques, des vêtements neufs, des saucissons et du produit de nettoyage. Et puis les odeurs de la ville qui sont souvent trop âcre, les fumées des ci******es, celles des pots d'échappement et celles, plus mystérieuses, qui s'échappent des restaurants.
Il y a des odeurs qui se transforment. Le soleil, je trouve, donne un parfum très particulier aux choses. Un melon, par exemple, n'a pas la même odeur s'il sort de la maison ou du jardin. Souvent, la chaleur lisse les odeurs, c'est une sorte de soupe de souvenirs, tout est dissout en un parfum unique, baptisé ici "l'odeur des vacances". C'est le mélange très précieux de certaines herbes, de la terre chauffée à blanc et bien sûr d'une pointe de lavande. Il y a l'odeur de l'orage, le pétrichor. Il paraît que certaines personnes la trouvent désagréable. C'est difficile pour moi d'imaginer une telle chose. Cela m'émerveille, moi, la seule idée de pouvoir sentir la pluie qui n'est même pas encore tombée !
Odeurs de saisons, odeurs du chocolat chaud. Odeur des épices que je ne pèse pas parce que mon nez sait bien mieux que la balance quel équilibre je recherche. Odeur des clémentines, parfum de Noël. Odeurs du printemps qui éclos timidement, odeurs fruitières de l'été et odeur de tanin pendant l'automne. Odeurs éphémères et qui pourtant se gravent.

Très curieusement, je ne suis pas incommodée par certaines odeurs qui répugnent d'autres gens. Quand les souris insistent pour faire leur maison à elles dans le mur de notre maison à nous, je n'ai pas le moindre froncement de narine. C'est son odeur, à ma maison. Son odeur de nids de bêtes, de fleurs sauvages et de patates. Mais ne me parlez pas d'un bon petit café tout chaud au petit déjeuner. Ni même jamais, en fait, le café est illégal dans mon système limbique !
Moi, j'aime les odeurs animales, j'ai aimé à la folie m'enfouir dans la crinière de mon cheval et contre les oreilles de mon chien de berger. J'ai aimé, au bord de la mer, porter le pull en laine qui me faisait sentir le mouton d'Aran à dix lieues ! Certaines odeurs minuscules me dégoûtent et viennent hausser mes narines. Certaines odeurs vulgaires, envahissantes, grossières, ne me dérangent pas. J'aime pincer les pieds de tomates et garder leur parfum sur ma peau durant de longues heures.

Et puis, il y a les gens. Le parfum des gens. Celui qu'ils portent, celui qu'ils ont. Les parfums détestables qui brûlent, les parfums qui se veulent envoutant et qui m’écœurent, mais les parfums surtout de leurs corps. Je crois que, dans l'ordre, je reconnais les gens à leur odeur et sans doute à leur prosodie bien avant de ne me souvenir de leur visage. J'aime l'odeur des gens que j'aime, même quand elle n'est pas agréable. Qu'ils sentent le parfum, la cigarette, la transpiration, leur odeur à eux, celle de leur peau, ne disparaît jamais totalement. Les gens qu'on aime sentent toujours bons !

Que vous dire encore ? Je vis dans un monde d'odeur et personne n'en parle jamais. Les odeurs sont indécentes. Les cuisines ont des hottes pour ne pas sentir la cuisine, les humains ont des déodorants pour ne pas sentir l'humain, les chiens ont du shampoing pour ne pas sentir le chien. Et les maisons doivent sentir les îles, ou le jasmin, ou la javel, mais surtout pas sentir la maison. Je suppose que les odeurs sont terrifiantes. Elles sont ce que nous avons de plus sauvage. Peut-être parce que, justement, le fornix est dans le système limbique. Ou, pour le dire dans les mots les plus vulgaire : parce que même si nous ne sommes pas des malamutes, nous sommes des animaux.d

Vous voulez que votre école soit école la plus cotée à Bordeaux ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Téléphone

Adresse


Place Pey-Berland
Bordeaux
33000

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 20:00
Mardi 08:00 - 20:00
Mercredi 08:00 - 20:00
Jeudi 08:00 - 20:00
Vendredi 08:00 - 20:00
Samedi 09:00 - 17:00