S’élever en pleine conscience: Accompagnements - Formations - Conférences.

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✨ Accompagnements: reconstructions mamans victimes de violences conjugales, vicariantes et institutionnelles.
✨ Formations thérapeutes/coachs d’experts en systémique et protection familiale toxique
🦋 Magali Dumez (Alèthéia Hestia)🦋

𝐉’𝐀𝐈 𝐀𝐑𝐑Ê𝐓É 𝐃’𝐄𝐗𝐏𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄𝐑, 𝐉’𝐀𝐈 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐍𝐂É À 𝐏𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑.J'ai arrêté d'expliquer... Pas parce que je n’avais plus rien à dire.Pa...
11/09/2026

𝐉’𝐀𝐈 𝐀𝐑𝐑Ê𝐓É 𝐃’𝐄𝐗𝐏𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄𝐑, 𝐉’𝐀𝐈 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐍𝐂É À 𝐏𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑.

J'ai arrêté d'expliquer...

Pas parce que je n’avais plus rien à dire.
Pas parce que je m’étais trompée.
Et certainement pas parce que ce que je vivais était devenu moins grave.

J’ai arrêté d’expliquer parce qu’un jour, j’ai compris que plus j’essayais de faire comprendre l’incompréhensible… plus je m’épuisais à l’intérieur de son système.
Et peut-être que tu connais ça ?

Tu arrives à un rendez-vous avec une idée en tête :
« Cette fois, je vais tout leur expliquer. »
Tu vas raconter le contexte.
Les humiliations.
Les menaces.
Les messages.
Ce qu’il fait devant les enfants.
Ce qu’il leur dit quand tu n’es pas là.
Les changements de comportement de ton enfant.
Les nuits où il ne dort plus.
Les maux de ventre.
Les crises avant de partir.
Ce qu’il raconte en revenant.
Tu vas expliquer que NON, ce mail sorti de son contexte ne veut rien dire.
Qu’avant ce mail, il y en avait quinze autres...

Que NON, tu ne refuses pas de communiquer.
Que tu as simplement arrêté de répondre aux provocations.

Que NON, tu ne veux pas empêcher le lien.
Que tu voudrais simplement que ton enfant arrête d’avoir peur.

Alors tu parles.
Tu expliques.
Tu précises.
Tu reviens sur la chronologie.
Tu apportes encore un élément parce que tu as peur qu’ils n’aient pas compris.
Puis un autre.
Puis encore un autre.
Parce que dans ta tête, une seule chose tourne :
« S’ils comprennent TOUT, ils comprendront forcément. »

Sauf que NON…
C’est exactement l’inverse qui se produit.

Plus tu expliques, plus tu sembles focalisée sur lui.
Plus tu argumentes, plus tu sembles vouloir convaincre.
Plus tu te défends, plus tu donnes l’impression d’être « dans le conflit ».

Et pendant ce temps-là…
Lui peut arriver avec trois phrases.
Calme.
Souriant.
« Je veux simplement que notre enfant puisse avoir ses deux parents. »
« Je trouve dommage que nous n’arrivions pas à communiquer. »
« Je suis inquiet de voir à quel point la séparation est difficile pour Madame. »

Et toi… tain !

Tu BOUILLONNES.
Parce que tu sais.

Tu sais ce qu’il y a derrière ces trois phrases.
Tu sais ce qu’il fait quand personne ne regarde.
Tu sais ce que ton enfant vit.

Alors tu essaies ENCORE PLUS d’expliquer.
Et plus tu expliques…
Plus il paraît calme à côté de toi.
C’est un piège terrible.

Et j’ai mis du temps à comprendre quelque chose qui a complètement changé ma posture :

⚠️ Je n’avais pas besoin de mieux expliquer. J’avais besoin de mieux OBJECTIVER.
Alors j’ai arrêté de vouloir convaincre.
Et j’ai commencé à travailler autrement.

🔑 J’ai séparé les faits de mes interprétations.
Pas :
« Il manipule notre enfant. »
Mais :
« Le 12 mars, mon enfant est revenu en disant : “Papa m’a dit que…” »
Pas :
« Il me harcèle. »
Mais :
« Entre le 4 et le 7 avril, j’ai reçu 38 messages malgré ma demande de limiter nos échanges aux informations concernant l’enfant. »
Pas :
« Mon enfant est terrorisé à l’idée d’y aller. »
Mais :
« Les trois derniers départs ont été précédés de vomissements, de pleurs et de difficultés d’endormissement. Le médecin a été consulté le… »
Tu vois la différence ?
Je ne demande plus au professionnel d’adhérer immédiatement à mon analyse.
Je lui donne les éléments qui lui permettent de construire la sienne.

🔑 J’ai commencé à travailler la chronologie.
Parce qu’un événement isolé peut sembler insignifiant.
Mais dix événements similaires, datés, replacés dans leur contexte et observés sur plusieurs mois…
racontent parfois tout autre chose.

🔑 J’ai arrêté de répondre à tout.
Parce que chaque provocation n’appelle pas une réponse.
Et surtout parce qu’avec certains profils, ta réaction devient parfois précisément ce qu’ils cherchaient.
Un message agressif.
Une accusation.
Une provocation.
Tu réponds sous le coup de la peur ou de la colère.
Puis quelques semaines plus t**d…
C’est TA réponse qui se retrouve dans le dossier.
Sans les quinze messages précédents.
Sans la pression.
Sans le contexte.
Juste ta réaction.

Alors j’ai appris à me demander :
« Est-ce que cette réponse protège réellement mon enfant ou est-ce que je suis simplement en train de répondre à la provocation ? »

🔑 J’ai appris à laisser des tiers observer.

Médecin.
École.
Psychologue.
Professionnels qui entourent réellement l’enfant.
Pas pour fabriquer des preuves.
Pas pour monter une armée contre l’autre parent.
Mais parce que plus une situation repose uniquement sur :
« Madame dit que… »
contre :
« Monsieur affirme que… »
.. Plus elle risque d’être enfermée dans une bataille de discours.
Et surtout…

🔑 J’ai appris que documenter ne signifie pas TOUT accumuler.
Parce qu’un dossier de 600 pages illisibles peut parfois noyer précisément ce que tu voulais montrer.
Documenter, c’est aussi apprendre à TRIER.
À hiérarchiser.
À dater.
À contextualiser.
À faire ressortir les répétitions.
À distinguer ce qui est inquiétant de ce qui est simplement désagréable.
Et à garder ton enfant au CENTRE.
Pas lui.
Pas toi.

Ton enfant.
Qu’est-ce qu’il vit ?
Qu’est-ce qu’il montre ?
Qu’est-ce qui change ?
Qu’est-ce qui est objectivable ?
Qu’est-ce qui se répète ?
Et quels sont ses besoins ?
C’est ça, le changement de posture.

Tu ne passes plus ton énergie à crier : « CROYEZ-MOI ! »
Tu apprends progressivement à dire : « Voici les faits. Voici la chronologie. Voici ce qui a été observé. Voici les conséquences sur mon enfant. »

Et crois-moi…
Ce n’est pas devenir froide.
C’est même tout l’inverse.

Parce qu’à l’intérieur, tu peux être TERRIFIÉE.
Tu peux avoir envie de hurler.
Tu peux avoir envie de secouer tout le monde en disant :
« Mais vous ne voyez donc pas ce qui est en train de se passer ?! »

Je connais cette colère.
Je connais cette impuissance.
Je connais cette sensation atroce de savoir que quelque chose arrive à ton enfant et de ne pas réussir à le faire comprendre aux personnes censées le protéger.
Mais ta colère doit devenir une énergie.
Pas quelque chose que l’autre pourra utiliser contre toi.

Et c’est exactement pour cela que je répète aux mamans :
N’attendez pas d’être au milieu de la tempête pour apprendre tout ça.
Le meilleur moment pour préparer le terrain, c’est souvent AVANT.
Avant l’audience.
Avant l’expertise.
Avant l’enquête.
Avant que chaque échange devienne explosif.
Avant que tu sois tellement épuisée et terrorisée que tu réagisses dans l’urgence.

🦋 C’est précisément ce que nous travaillons dans mes accompagnements : comprendre les mécanismes, apprendre à observer, documenter, communiquer, travailler sa posture et préparer le terrain lorsque les choses ne sont pas encore totalement cristallisées.
Et lorsque les procédures sont déjà engagées, que les signalements, expertises, audiences ou difficultés autour de ton enfant s’enchaînent, l’accompagnement individuel permet d’aller beaucoup plus profondément dans ta situation, ton dossier, ta défense, ta posture et le maintien du lien avec ton enfant.

Parce qu’avoir raison ne suffit malheureusement pas toujours.
Encore faut-il réussir à rendre la réalité LISIBLE pour ceux qui doivent la comprendre.

💬 Et toi…
As-tu déjà eu cette sensation terrible d’expliquer, expliquer, EXPLIQUER… et de voir qu’à mesure que tu essayais de faire comprendre ce que tu vivais, c’était finalement TOI qu’on commençait à regarder comme le problème ?

Viens nous en parler.

ICI, on te croit.
ICI, on t’écoute vraiment.
ICI, tu n’as plus besoin de hurler pour essayer d’être entendue.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

On lui a dit qu'elle en faisait trop.Qu'elle projetait.Qu'elle ne laissait pas son enfant respirer.Elle, elle regardait ...
10/09/2026

On lui a dit qu'elle en faisait trop.
Qu'elle projetait.
Qu'elle ne laissait pas son enfant respirer.

Elle, elle regardait son enfant rentrer en morceaux.

Lucide.
Pas fusionnelle.

Tu te reconnais dans ça ? 💛

Ici, on te croit. Ici, on te voit.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

⚠️ IL EST PARFAIT EN SÉANCE, Il coopère. Tout semble normal. Et pourtant...Oui, il est calme.Poli.Coopérant.Il acquiesce...
09/09/2026

⚠️ IL EST PARFAIT EN SÉANCE, Il coopère. Tout semble normal. Et pourtant...

Oui, il est calme.
Poli.
Coopérant.
Il acquiesce à vos observations.
Il utilise les bons mots.
Il dit vouloir « apaiser les choses ».
Il affirme que son seul souhait est que « tout se passe bien ».
Et pourtant… quelque chose ne colle pas.

Vous le sentez.
Mais vous ne savez pas encore exactement où regarder.

Alors je vais vous donner une clé que je transmets aux professionnelles que je forme :
👉 Cherchez l'enfant.
Pas dans le discours.

Dans les préoccupations réelles du parent.

Parce qu'un parent peut parler pendant une heure de son ex.
De ce qu'elle a fait.
De ce qu'elle n'a pas fait.
De ce qu'elle lui a dit.
De ce qu'elle lui doit.
De ce qu'elle cherche « encore » à obtenir.
De toutes les injustices qu'il estime subir.

Mais…
où est l'enfant dans tout ça ?
Qu'est-ce qu'il vit ?
Qu'est-ce qu'il ressent ?
Comment dort-il ?
Comment va-t-il à l'école ?
Quels changements avez-vous observés chez lui ?
Qu'est-ce qui pourrait être mis en place pour diminuer sa souffrance ?
Et surtout : qu'est-ce que ce parent est prêt à lâcher, lui, pour protéger son enfant du conflit des adultes ?

Parce que c'est souvent là que la lecture devient beaucoup plus intéressante.


Et je parle ici d'un père… mais ce raisonnement vaut évidemment aussi pour une mère.

Parce que le véritable indicateur n'est pas le sexe du parent.
C'est la place qu'il donne à son enfant lorsque ses propres intérêts entrent en collision avec ceux de celui-ci.

Un parent peut être blessé.
Oui, bien sur.

En colère.
Aussi oui.
Et c'est ok.

Traumatisé.
Faire des erreurs.
Avoir parfois des réactions maladroites.

Ce n'est pas ça que je regarde en premier.

Je regarde sa capacité à revenir à cette question : « Qu'est-ce qui est le mieux pour mon enfant ? »

Même lorsque la réponse lui coûte.
Même lorsqu'elle implique de ravaler sa colère.
Même lorsqu'elle ne lui donne pas « raison ».
Même lorsqu'elle lui demande de changer quelque chose dans sa propre posture.

C'est d'ailleurs une condition essentielle dans mes propres accompagnements.
Je peux accompagner une maman à comprendre l'emprise.
À reconstruire sa posture.
À travailler son dossier.
À décrypter les comportements de son enfant.
À sortir des pièges tendus par son ex....

Mais je ne peux pas l'accompagner efficacement si son objectif devient : gagner contre l'autre parent au détriment de l'enfant.

ÇA JAMAIS.

Parce que mon travail n'est pas de gagner une guerre entre adultes.
Mon travail est de remettre l'enfant au centre.

Et parfois, cela signifie aussi dire à la maman que j'accompagne :
« Là, ce n'est plus ton enfant que tu es en train de protéger.
C'est ton conflit que tu es en train de nourrir. »
Et ça aussi, il faut savoir l'entendre.


Alors si vous recevez les deux parents et que quelque chose vous interpelle… ne cherchez pas uniquement les contradictions dans leurs discours.

Regardez leurs actes.
Regardez leur cohérence dans le temps.
Mais surtout…

Regardez lequel est réellement capable de remettre l'enfant au centre lorsque cela lui demande de renoncer à quelque chose pour lui-même.

Parce qu'un parent protecteur ne cherche pas seulement à avoir raison.
Il cherche une issue dans laquelle son enfant pourra aller mieux.
Et cette différence-là… elle raconte TOUT.

🎓 C'est aussi ce que j'enseigne dans ma formation Expert en systémique et protection familiale toxique : apprendre à dépasser les discours pour lire la dynamique familiale dans son ensemble.

Professionnelles qui recevez les deux parents : est-ce que vous observez aussi cette différence dans vos accompagnements ?

Dites-le-moi en commentaire.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

𝐐𝐔𝐀𝐍𝐃 𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐑𝐏𝐒 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓 𝐂𝐑𝐈𝐄 « 𝐉’𝐀𝐈 𝐏𝐄𝐔𝐑 »… 𝐄𝐓 𝐐𝐔’𝐎𝐍 𝐑É𝐏𝐎𝐍𝐃 « 𝐂𝐎𝐍𝐅𝐋𝐈𝐓 𝐏𝐀𝐑𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋Il y a des phrases qui me mettent profo...
08/09/2026

𝐐𝐔𝐀𝐍𝐃 𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐑𝐏𝐒 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓 𝐂𝐑𝐈𝐄 « 𝐉’𝐀𝐈 𝐏𝐄𝐔𝐑 »… 𝐄𝐓 𝐐𝐔’𝐎𝐍 𝐑É𝐏𝐎𝐍𝐃 « 𝐂𝐎𝐍𝐅𝐋𝐈𝐓 𝐏𝐀𝐑𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋

Il y a des phrases qui me mettent profondément en colère.

Parce qu’à force de vouloir mettre deux adultes exactement au même niveau…
A force de vouloir rester neutre.
A force de ne pas vouloir "prendre parti"...

On finit par ne plus regarder l’enfant.
Et pourtant, lui…
Il parle.
Pas forcément avec des phrases parfaitement construites.
Il parle avec son corps.
Il vomit.
Il a mal au ventre.
Il recommence à faire p**i au lit.
Il ne dort plus.
Il fait des cauchemars.
Il pleure la veille.
Il demande quinze fois :
« Je suis obligé d’y aller ? »
Il s’accroche à toi.

Puis parfois, quelques heures avant le départ…
Il devient infernal.
Agressif.
Opposant.
Comme si toute cette angoisse devait sortir quelque part.

Et toi, tu le regardes…
Et tu SAIS.
Tu sais que quelque chose ne va pas.
Mais malgré ça…

Il y retourne.
Parce qu’il n’a pas le choix.
Parce que toi non plus, souvent, tu n’as pas le choix.

Parce qu’une décision existe.
Parce que les institutions ne voient pas nécessairement ce que toi tu vois.
Et parce que tu sais également que si tu refuses de présenter ton enfant, la question peut très rapidement devenir :
« Pourquoi Madame empêche-t-elle le lien avec le père ? »

Voilà l’impasse.
Tu dois protéger ton enfant.
Mais tu dois aussi montrer que tu favorises le lien.

Tu dois écouter sa peur.
Mais tu ne dois surtout pas paraître la renforcer.

Tu dois rapporter ses paroles.
Mais sans qu’on puisse t’accuser de les avoir induites.

Tu dois prendre au sérieux ses symptômes.
Mais sans devenir cette mère « anxieuse » qui « projette ses propres peurs sur l’enfant ».

Comment fait-on ?
C’est précisément là que la POSTURE devient essentielle.

Pas parce que tu dois devenir froide.
Pas parce que tu dois arrêter d’écouter ton enfant.
Et certainement pas parce que sa souffrance ne serait pas importante.

Mais parce qu’il faut apprendre à distinguer :
Ce que ton enfant dit.
Ce que tu observes.
Ce que des tiers constatent.
Ce que tu peux objectiver.
Et ce que TOI, tu interprètes.

Cette distinction peut devenir fondamentale.
Parce que ton rôle n’est pas de fabriquer une démonstration.
Ton rôle est de permettre aux faits d’exister sans qu’ils puissent être noyés dans l’étiquette du « conflit parental ».

C’est exactement ce que nous travaillons dans mes accompagnements, que ce soit individuels ou de groupe, AVANT que la situation soit totalement cristallisée.

Comprendre.
Observer.
Tracer.
Communiquer.
Préparer.

Et apprendre à protéger son enfant tout en comprenant les pièges dans lesquels une maman peut malheureusement tomber lorsqu’elle agit uniquement dans l’urgence et la peur.

Et lorsque tu es déjà au cœur des procédures, l’accompagnement individuel permet d’aller beaucoup plus profondément dans ta situation, ton dossier, ta posture et la protection du lien avec ton enfant.

💬 Et toi… Ton enfant t’a-t-il déjà montré avec son CORPS ce que personne ne voulait encore entendre avec des mots ?

ICI, on t'entends.
ICI, on te crois.
ICI, tu n'as plus besoin de te cacher.

Viens nous en parler,

🦋 Magali & les Hestia 🦋

𝐌𝐎𝐍 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐏𝐎𝐔𝐒𝐒𝐄, 𝐄𝐓 𝐉’𝐀𝐈 𝐋𝐎𝐍𝐆𝐓𝐄𝐌𝐏𝐒 𝐂𝐑𝐔 𝐐𝐔𝐄 𝐉’𝐀𝐕𝐀𝐈𝐒 𝐃𝐎𝐍𝐍É 𝐐𝐔𝐄𝐋𝐐𝐔𝐄 𝐂𝐇𝐎𝐒𝐄 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋.Il revenait de chez son père…Et par...
07/09/2026

𝐌𝐎𝐍 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐏𝐎𝐔𝐒𝐒𝐄, 𝐄𝐓 𝐉’𝐀𝐈 𝐋𝐎𝐍𝐆𝐓𝐄𝐌𝐏𝐒 𝐂𝐑𝐔 𝐐𝐔𝐄 𝐉’𝐀𝐕𝐀𝐈𝐒 𝐃𝐎𝐍𝐍É 𝐐𝐔𝐄𝐋𝐐𝐔𝐄 𝐂𝐇𝐎𝐒𝐄 𝐃𝐄 𝐌𝐀𝐋.
Il revenait de chez son père…
Et parfois, j’avais l’impression de ne plus retrouver mon enfant.
Il était agressif.
Irritable.
Il claquait les portes.
Il refusait mes bras.
Il me disait des choses terribles...

Et moi…
Je prenais tout.
Parce que je me demandais :
« Qu’est-ce que j’ai fait ? »
Alors je cherchais la bonne réaction.
Je me remettais en question.
J’essayais d’être encore plus douce.
Encore plus patiente.
Encore plus disponible.
Comme si, si je faisais tout parfaitement…
Il redeviendrait celui que je connaissais.

Puis j’ai compris quelque chose d’essentiel.
Le comportement d’un enfant ne raconte pas toujours ce qu’il pense de toi.
Parfois, il raconte simplement… ce qu’il n’arrive pas encore à mettre en mots.

Un enfant peut accumuler de la tension.
De la peur.
De la frustration.
De la loyauté contradictoire.
Des émotions qu’il ne comprend pas lui-même.
Et lorsqu’il retrouve son environnement sécurisant…
Tout peut sortir.
Pas nécessairement parce que tu es la cause.

Mais parfois précisément parce qu’il peut enfin relâcher ce qu’il retenait.

Alors non…
Cela ne signifie pas automatiquement que tout ce qui se passe après un retour de chez l’autre parent est la preuve d’une violence.
Et c’est important de le dire.

Mais cela signifie une chose :
il ne faut pas balayer le changement de comportement.

Il faut l’observer.
Le replacer dans son contexte.
Regarder ce qui se répète.
À quel moment cela commence.
Combien de temps cela dure.
Ce qui se passe avant.
Ce qui se passe après.
Et surtout…

Ne pas se contenter de demander : « Pourquoi mon enfant est-il comme ça ? »

Mais apprendre à se demander : « Qu’est-ce que ce comportement essaie peut-être de me dire ? »

Parce qu’un enfant ne possède pas toujours les mots pour raconter ce qu’il traverse.

Alors parfois…
Il ne raconte pas.

Il montre:
Avec son sommeil.
Son alimentation.
Ses colères.
Son corps.
Ses régressions.
Son silence.
Son besoin de contrôler.
Ou au contraire, son besoin de s’effondrer.

Et toi, pendant ce temps, tu peux être tellement blessée par son rejet que tu oublies quelque chose : ce petit être n’est pas ton adversaire.
Même lorsqu’il te hurle dessus.
Même lorsqu’il te repousse.
Même lorsqu’il te dit qu’il ne t’aime plus.
Il traverse peut-être quelque chose qu’il ne sait pas gérer.

Et ton rôle n’est pas de prendre personnellement chacune de ses réactions.
Ton rôle est de rester son adulte.
Celui qui accueille.
Celui qui pose un cadre.
Celui qui observe.
Celui qui ne panique pas.
Celui qui cherche à comprendre.

Et parfois…
Celui qui accepte de regarder une réalité beaucoup plus difficile.
Parce qu’il existe aussi des situations où le changement de comportement d’un enfant n’est pas simplement une « phase ».
Et c’est là qu’il faut sortir des interprétations.

Observer ne veut pas dire accuser.
Écouter ne veut pas dire induire.
Prendre au sérieux ne veut pas dire conclure trop vite.

C’est justement cette différence qui peut tout changer.
Parce que lorsque tu es épuisée, inquiète et que tu as peur pour ton enfant…
Tu peux avoir envie de chercher immédiatement une explication.

Mais parfois, la meilleure chose que tu puisses faire pour lui…
C’est de ralentir.
De regarder.
De noter.
De laisser parler les faits.
Et de ne pas rester seule avec ce que tu observes.

Parce que ton enfant mérite qu’on cherche à comprendre ce qu’il vit.
Et toi aussi, tu mérites de ne plus passer ton temps à te demander : « Est-ce que je suis une mauvaise mère ? »

Alors peut-être que la prochaine fois qu’il reviendra différent…

Tu ne chercheras pas immédiatement ce que tu as fait de mal.

Tu commenceras simplement par l’observer.
Avec amour.
Avec recul.
Et avec cette question : « Mon enfant me repousse-t-il vraiment… ou est-ce qu’il me montre quelque chose qu’il n’arrive pas encore à me dire ? »

💬 Est-ce que tu as déjà vécu ces retours où tu avais l’impression de retrouver un enfant complètement différent ?

Viens m’en parler.

ICI, on te croit.
ICI, on t’écoute vraiment.
ICI, tu n’es plus seule.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐕𝐈𝐄𝐍𝐓 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐄𝐌𝐀𝐍𝐃𝐄𝐑 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐈𝐃𝐄… 𝐌𝐀𝐈𝐒 𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐀 𝐏𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄𝐑.Et si vous accompagnez des familles confrontées aux ...
05/09/2026

𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐕𝐈𝐄𝐍𝐓 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐄𝐌𝐀𝐍𝐃𝐄𝐑 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐈𝐃𝐄… 𝐌𝐀𝐈𝐒 𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐀 𝐏𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄𝐑.

Et si vous accompagnez des familles confrontées aux violences conjugales ou post-séparation, comprendre ce paradoxe est essentiel.
Parce que cette mère qui arrive dans votre cabinet ne vient évidemment pas vous dire :
« Tout va bien. »

Si elle est là, c’est justement parce que quelque chose ne va pas.

Elle vient chercher de l’aide.
Elle aimerait vous raconter.
Elle aimerait pouvoir poser sur la table ce qu’elle vit depuis des mois, parfois des années.

Elle aimerait vous parler de son enfant.
De ce qu’il raconte.
De ce qu’il ne raconte plus.
De ses changements de comportement.
De ses angoisses.
De ce qui se passe avant et après les droits de visite.

Des messages du père.
Des menaces à peine voilées.
Des manipulations.
Du contrôle qui continue bien après la séparation.
Elle aimerait, pour une fois, tomber sur quelqu’un qui comprenne.

Mais elle a peur de vous.
Pas nécessairement de VOUS personnellement.
Elle a peur de ce que représente désormais, pour elle, le fait de parler à un professionnel.
Parce qu’elle a peut-être déjà parlé.
Et que ça s’est retourné contre elle.

Elle a peut-être déjà raconté les violences et entendu : « Vous êtes quand même très centrée sur Monsieur. »

Elle a peut-être alerté pour son enfant et découvert quelques semaines plus t**d dans un rapport : « Madame semble avoir des difficultés à favoriser le lien père-enfant. »

Elle a peut-être essayé d’expliquer le contrôle coercitif et vu la situation résumée à : « Conflit parental important. »

Alors, ben oui... forcément, elle arrive chez vous avec quelque chose de très particulier.
De l’espoir ET de la méfiance.
L’espoir que, cette fois, quelqu’un comprenne.
Et la peur que, cette fois encore, parler lui coûte cher.

Parce que derrière cette consultation, il y a parfois une peur immense :
« Et si ce que je vous raconte finissait par m’éloigner de mon enfant ? »

Alors elle vous observe.
Elle teste.
Elle donne un élément.
Puis attend votre réaction.
Elle minimise certaines choses.
Elle en tait d’autres.
Elle cherche ses mots.
Elle revient en arrière.
Elle hésite.

Et parfois, elle peut même vous sembler contradictoire.

⚠️ C’est là que la connaissance des violences conjugales, du contrôle coercitif et des dynamiques familiales toxiques devient fondamentale.
Parce que si vous ne comprenez pas ce qui se joue…
Vous risquez d’interpréter sa prudence comme de la dissimulation.
Son hypervigilance comme de la paranoïa.
Ses hésitations comme des incohérences.
Sa peur comme de l’instabilité.
Son besoin de protéger son enfant comme une difficulté à laisser une place au père.

Et surtout, vous risquez de ne pas comprendre pourquoi elle a tellement peur que l’autre parent entre, à son tour, dans votre cabinet.

Parce qu’elle connaît déjà ce scénario.
Elle l’a vu être charmant.
Calme.
Convaincant.
Parfaitement cohérent.
Elle l’a déjà vu retourner des proches.
Des professionnels.
Parfois même des institutions entières.

Et au fond d’elle, une seule pensée tourne :
« Est-ce qu’il va réussir à vous convaincre, vous aussi ? »
C’est précisément là que votre expertise professionnelle fait toute la différence.
Pas en décidant immédiatement qui dit vrai ou faux.
Pas en « prenant parti ».
Mais en sachant lire une dynamique systémique.

En sachant rechercher les faits.
La chronologie.
Les mécanismes de contrôle.
Les comportements de chacun.
Les manifestations chez l’enfant.
Les stratégies de retournement.

Et en comprenant qu’en contexte de violences, deux discours apparemment contradictoires ne signifient pas automatiquement que nous sommes face à « deux parents en conflit ».

Une femme victime ne devrait pas avoir à choisir entre demander de l’aide et avoir peur de ce que cette demande d’aide pourrait lui coûter.

Et pourtant, beaucoup arrivent chez les professionnels exactement dans cet état-là.
Avec cette petite lueur :
« Peut-être que cette fois… quelqu’un va comprendre. »
À nous, professionnels, d’être suffisamment formés pour ne pas l’éteindre.

C’est précisément l’un des enjeux de notre formation professionnelle HESTIA « Expert en systémique et protection familiale toxique » : apprendre à repérer ce qui se joue derrière les discours, comprendre les mécanismes d’emprise et de contrôle coercitif, analyser le système familial dans son ensemble et adopter une posture professionnelle qui ne reproduit pas, malgré elle, les mécanismes institutionnels déjà vécus.

💬 Professionnels, avez-vous déjà reçu une mère dont vous sentiez qu’elle avait énormément de choses à vous dire… mais qu’elle vérifiait d’abord si elle pouvait réellement vous faire confiance ?

🦋 Magali & les Hestia 🦋

𝐉’𝐀𝐕𝐀𝐈𝐒 𝐏𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐑𝐄𝐍𝐓𝐑É𝐄.Pas de la rentrée scolaire.De tout ce qu’elle allait réveiller.Les échanges de garde.Les mess...
04/09/2026

𝐉’𝐀𝐕𝐀𝐈𝐒 𝐏𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐑𝐄𝐍𝐓𝐑É𝐄.

Pas de la rentrée scolaire.
De tout ce qu’elle allait réveiller.
Les échanges de garde.
Les messages qui recommencent à tomber.
Les horaires à respecter au millimètre.
Les affaires de l’enfant à préparer deux fois.
Les mails de l’école.
Les rendez-vous.
Les imprévus...

Et cette sensation que quelques semaines de répit allaient disparaître en une seule journée.
Parce que lorsque tu as vécu longtemps dans l’hypervigilance, la rentrée n’est pas simplement une date sur un calendrier.

Ton corps, lui, se souvient.
Il se remet à anticiper.
À surveiller ton téléphone.
À redouter le prochain message.
À imaginer ce qui pourrait mal se passer.
À préparer mentalement des réponses à des conversations qui n’ont même pas encore eu lieu.
Et parfois, avant même que quoi que ce soit arrive…
Tu es déjà épuisée.
Mais il y a quelque chose que j’aurais aimé comprendre plus tôt.

𝐓𝐔 𝐍’𝐀𝐒 𝐏𝐀𝐒 À 𝐑𝐄𝐕𝐈𝐕𝐑𝐄 𝐋𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐍𝐓𝐑É𝐄𝐒 𝐏𝐑É𝐂É𝐃𝐄𝐍𝐓𝐄𝐒.

Cette année n’est pas obligée de ressembler à la précédente.
Tu peux préparer ce qui est prévisible.
Tu peux anticiper certains échanges.
Tu peux décider à l’avance de ce à quoi tu répondras… et de ce à quoi tu ne répondras pas.
Tu peux arrêter de passer ton énergie à essayer de contrôler ce que l’autre va faire.

Et commencer à travailler sur ce qui dépend réellement de toi :
👉 Ta posture.
👉 Ta façon de communiquer.
👉 Ton organisation.
👉 La manière dont tu conserves les informations importantes.
👉 La façon dont tu accompagnes ton enfant dans ses propres émotions.
👉 Et surtout, la manière dont tu protèges ton énergie.
Parce qu’il y a une différence immense entre être préparée…
Et vivre en permanence dans l’attente de la prochaine attaque.

𝐏𝐑É𝐏𝐀𝐑𝐄𝐑 𝐍’𝐄𝐒𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐀𝐕𝐎𝐈𝐑 𝐏𝐄𝐔𝐑.
C’est reprendre progressivement du contrôle là où tu peux en avoir.

Alors peut-être que cette rentrée sera encore difficile.
Peut-être qu’elle réveillera des choses.
Peut-être même qu’il y aura des moments où tu auras l’impression de revenir en arrière.

Mais un déclencheur n’est pas un retour à zéro.
Une émotion qui revient ne signifie pas que tu n’as pas avancé.
Une journée difficile ne signifie pas que tout recommence.

Tu peux avoir peur…
Et quand même avancer.
Tu peux trembler…
Et quand même poser une limite.
Tu peux être fatiguée…
Et quand même faire ce qui est nécessaire.
Et surtout, tu n’as pas besoin d’attendre d’être complètement reconstruite pour commencer à vivre autrement.
Parfois, la reconstruction commence simplement par cette phrase : « Cette fois, je vais faire différemment. »

Pas parfaitement.
Différemment.

Avec davantage de conscience.
Davantage de préparation.
Davantage de soutien.
Et beaucoup moins de solitude.

💬 Alors dis-moi…
Qu’est-ce que la rentrée réveille chez toi que personne autour de toi ne voit ?

Viens m’en parler.

ICI, on te croit.
ICI, on t’écoute vraiment.
ICI, tu n’es plus seule.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

Ton cerveau sait que tu es partie.Mais ton corps, lui, n'a pas encore reçu le message.Ce n'est pas de la faiblesse.C'est...
03/09/2026

Ton cerveau sait que tu es partie.
Mais ton corps, lui, n'a pas encore reçu le message.

Ce n'est pas de la faiblesse.
C'est de la mémoire.

Tu te reconnais dans ça ? 💛

Ici, on te croit.
Ici, on te voit.

🦋 Magali & les Hestia

⚠️ Elle vous raconte quelque chose de grave.Puis elle ajoute : « Enfin... ce n'est peut-être pas si grave. »Elle raconte...
02/09/2026

⚠️ Elle vous raconte quelque chose de grave.

Puis elle ajoute : « Enfin... ce n'est peut-être pas si grave. »

Elle raconte qu'il contrôle ses dépenses. Puis précise qu'il a toujours été plus doué qu'elle avec l'argent.

Elle réfléchit longtemps avant de lui envoyer un message, un seul mot pouvant déclencher des heures de reproches. Mais elle ajoute qu'elle s'exprime parfois mal.

Elle a peur de sa réaction. Puis immédiatement : « Mais il ne m'a jamais frappée. »

On écoute parfois des choses préoccupantes racontées avec une banalité déconcertante.

Ce n'est pas qu'elle ment, ni qu'elle ne sait pas ce qu'elle vient chercher. C'est souvent bien plus profond que ça.

Elle ne sait plus où se situe la normalité. Quand on vit des années avec quelqu'un qui remet systématiquement en question ce que l'on ressent, on finit par le faire soi-même.

« Tu exagères. » « On ne peut rien te dire. » « Tu inventes encore. »

À force, elle n'a plus besoin qu'il soit dans la pièce. Sa voix est devenue la petite voix dans sa tête.

L'accompagnement demande alors bien plus que de l'écoute. Elle peut minimiser, justifier l'injustifiable, chercher ce qu'elle aurait pu faire différemment, s'excuser de pleurer. Et vous demander : « Vous êtes sûre que ce n'est pas moi le problème ? »

Son corps, lui, raconte souvent autre chose : tension quand un message arrive, hypervigilance, sommeil qui s'effondre, boule au ventre avant une remise d'enfant.

Il ne s'agit pas de coller une étiquette sur chaque comportement, mais de relier les signaux entre eux : les mots, les faits, le corps, les contradictions, la répétition dans le temps.

Une femme sous emprise ne dira pas : « Je suis victime de contrôle coercitif et de gaslighting. » Elle racontera son quotidien, par petits morceaux, en cherchant encore des excuses à celui qui lui fait du mal.

À nous d'avoir les bonnes grilles de lecture pour nommer ce qu'elle ne parvient pas encore à nommer elle-même.

Vous avez déjà entendu ce « Mais peut-être que c'est moi... » en consultation ?

🦋 Magali & les Hestia 🦋

J'AI VOULU PRÉVENIR L'ÉCOLE, MAIS C'EST MOI QU'ON A COMMENCÉ A OBSERVERC’est probablement l’une des erreurs les plus com...
01/09/2026

J'AI VOULU PRÉVENIR L'ÉCOLE, MAIS C'EST MOI QU'ON A COMMENCÉ A OBSERVER

C’est probablement l’une des erreurs les plus compréhensibles que font les mamans.
Parce qu’elle part d’une excellente intention.

Ton enfant ne va pas bien.
Il pleure avant de partir.
Il revient différent.
Il dort mal.
Il somatise.
Il te raconte certaines choses.
Parfois, il ne raconte même plus rien… mais son corps, lui, raconte énormément.

Alors tu fais ce qui te paraît LOGIQUE.
Tu préviens l’école.
Parce que tu te dis :
« S’ils savent ce qu’il vit, ils vont être attentifs. »
« S’ils observent quelque chose, ils comprendront. »
« Au moins, mon enfant aura d’autres adultes autour de lui qui pourront voir. »

Et souvent…

C’est précisément là que tout commence à se compliquer.

Parce que l’enseignant, la direction ou le professionnel que tu pensais simplement INFORMER peut recevoir tout autrement ce que tu lui racontes.

Tu pensais donner du contexte.
Il peut entendre : « Elle essaie de m’influencer. »

Tu pensais demander de la vigilance.
Il peut entendre : « Elle veut que je prenne parti. »

Tu pensais protéger ton enfant.
Et sans même t’en rendre compte…
Tu viens peut-être de devenir toi-même un élément à observer.

C’est terrible à entendre.
Mais c’est exactement pour cela que je répète aux mamans :
Dans ces situations, la vérité ne suffit pas.

Il faut aussi réfléchir à COMMENT elle est transmise.
À QUI.
À quel moment.
Avec quels mots.
Avec quels éléments.
Et surtout, sans chercher à convaincre.

Parce que parfois, moins tu essaies de démontrer…
Plus les professionnels peuvent réellement OBSERVER.
Et une observation spontanée d’un tiers aura souvent une portée très différente d’une observation qu’il pense avoir été invité à rechercher.

C’est profondément injuste pour les mamans.
Parce que quand ton enfant souffre, ton premier réflexe est de crier :
« REGARDEZ-LE ! »

Mais dans certains contextes institutionnels, il faut apprendre à protéger sans donner l’impression de vouloir orienter.
Et ça…
Personne ne nous l’apprend.

On apprend souvent ces mécanismes APRÈS avoir commis des erreurs.
Quand les écrits existent déjà.
Quand les positions sont déjà figées.
Quand une image de nous commence déjà à circuler.

C’est exactement pour cela que mes accompagnements sont particulièrement importants lorsque les démarches ne sont PAS encore enclenchées.

Pour apprendre avant.
Comprendre les institutions.
Préparer le terrain.
Travailler sa posture.
Savoir ce qu’il est utile de transmettre… et parfois ce qu’il vaut mieux laisser les professionnels constater eux-mêmes.

Et lorsque tout est déjà engagé, que les rapports s’accumulent et que tu sens que la situation commence à se retourner contre toi, l’accompagnement individuel permet d’aller beaucoup plus précisément travailler ta situation, tes écrits, ton dossier, ta posture et ta défense.

💬 Et toi… As-tu déjà voulu alerter un professionnel pour protéger ton enfant… avant de comprendre que ton alerte avait finalement modifié le regard porté sur TOI ?

ICI, on te croit.
ICI, on t’écoute vraiment.
Et surtout… ICI, tu n’es plus seule.

🦋 Magali & les Hestia 🦋

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