Esperluette

Esperluette Professeure particulière/Correctrice/Ecrivain public/Formatrice en orthographe

27/06/2023

Voici un commentaire composé sur la mort de Manon dans Manon Lescaut, écrit avec Raphael que je remercie de son attention.

Au XVIIIe siècle, apparaît un retour de la sensibilité après le rationalisme des Lumières. L’Abbé Prévost est un homme d’église, un romancier et un journaliste du XVIIIe siècle. Il a écrit de nombreux romans de mœurs et d’aventure notamment « Manon Lescaut » qui est le 7e tome des « Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde ». Ce roman éponyme relate l’histoire d’une jeune femme qui est versatile et qui, pour combler son manque d’argent, séduit des hommes même si elle tombe éperdument amoureuse du chevalier Des Grieux avec lequel elle va vivre de nombreuses aventures. Dans l’extrait étudié, qui se situe à la fin du roman, Manon Lescaut meurt de fatigue avec le chevalier Des Grieux à ses pieds. Nous étudierons comment la mort pathétique de Manon donne un sens à sa vie. Dans première partie, nous évoquerons la sobriété du récit puis dans une seconde partie la mort pathétique de Manon et enfin, dans la dernière partie, le sens donné à la mort de Manon.

Le récit est sobre comme le rappellent les caractéristiques de la narration.
L’utilisation du « je » à travers le texte désigne le chevalier et en fait une autobiographie fictive. Le « je » est sujet quand Des Grieux nous raconte son histoire mais il complément avec « me » quand il nous fait part de ses souffrances et qu’il subit la mort de Manon. D’ailleurs le point de vue de ce texte est interne pour que le lecteur puisse partager les souffrances de Des Grieux. Le chevalier s’adresse à l’homme de qualité qui va à son tour le raconter au lecteur donc le récit se transmet. Il faut savoir que le véritable narrateur de ce texte est le marquis de Renoncour qui relate les aventures de Des Grieux.
Grâce à l’utilisation du présent d’énonciation et de l’impératif « pardonnez » le chevalier Des Grieux recherche l’absolution. Les premières lignes de cet extrait sont écrites au présent de narration pour préparer le lecteur au récit, c’est ce qui créé un effet d’attente. Puis le récit bascule et l’utilisation de l’imparfait et du passé simple dominent le deuxième paragraphe. Ce sont les temps du souvenir qui correspondent au récit du chevalier.
La sobriété du récit en fait un récit impossible. C’est un récit difficile pour le chevalier Des Grieux comme le prouvent les périphrases « un récit qui me tue » et « un malheur qui n’eut jamais d’exemple ». Les périphrases placent la narration sous un registre tragique comme le prouve l’utilisation du champ lexical du malheur (tue, malheur, pleurer et horreur). La personnification avec « mon âme semble reculer d’horreur » prouve qu’il a du mal à continuer son récit. Le connecteur logique « mais » exprime la douleur du sentiment qui anime des grieux car il a du mal à raconter cet évènement, il aimerait l’oublier. L’utilisation de « sans cesse » et de « chaque fois » prouves que ses sentiments vont le suivre à jamais.Les hyperboles « toutes » et « jamais » donnent une grande importance à la mort de Manon.
Après cette courte introduction le lecteur attend donc le récit de la mort de Manon.

Même dans la mort pathétique de Manon le couple reste uni.
La Louisiane est un lieu où ils souhaitaient se marier pour se racheter. Le désert est très significatif car il révèle la suprématie de la grâce car Manon est graciée de ses péchés par Dieu. C’est dans le désert que Jésus a combattu le diable. Les deux personnages son unis par le pronom personnel « nous » qui se sépare en un « je » et « elle ». Le chevalier Des Grieux utilise une périphrase amoureuse pour désigne Manon « ma chère maitresse endormie ». L’utilisation des possessifs « miennes » et « ses » rappelle qu’ils s’appartiennent mutuellement. Le symbole de leur union est leurs mains qui est répété plusieurs fois dans le texte. Elle représente leur rapprochement physique, main qui signifient unions, mariages et du réconfort. Jusque dans la mort ils restent un couple uni « je reçus même des marques d’amour, au moment même qu’elle expirait ». Cette union soulève bien le pathétique de la scène.
La scène est pathétique car ils se retrouvent seuls, loin de toute civilisation. La mort de Manon est comparée au sommeil car la scène est romantique. Les adjectifs « froids » et « tremblante » rappelle la mort dont on retrouve le champ lexical « sa dernière heure », « soupire », « silence » et « la fin de ses malheurs ». Le registre romantique permet l’utilisation des euphémismes pour représenter la mort. Manon et Des Grieux sont des personnages préromantiques dont la mort est pathétique. La mort de Manon est progressive donc on peut apercevoir une gradation « elle est endormie » « elle a froid » « sa voix faiblie » « elle soupire » et « expire ». Le chevalier Des Grieux conclus par « je la perdis » qui est un nouvel euphémisme.
Mais Manon n’est pas morte pour rien.

Le mort de Manon a un sens et c’est d’abord un châtiment divin. Manon est une voleuse, libertine, menteuse et infidèle . « Le Ciel » fait référence à Dieu ainsi que le mot « âme » et Le Ciel » ainsi que le mot « âme » et « punis » qui sont des termes religieux. En même temp qu’elle expire elle expie ses péchés. On peut d’ailleurs remarquer l’euphonie de ces deux mots. Le chevalier Des Grieux est paradoxalement puni parce qu’il ne meurt pas. On aperçoit donc le champ lexical du châtiment (languissante, misérable et jamais). Il continue son chemin de croix. Il « renonce » à la vie mondaine et à tous plaisirs pour Manon et il oublie sa vie de libertin.
Cette mort est également rédemptrice car Manon a expié ses péchés, elle a trouvé la mort dans l’amour, la mort qu’elle a eu ne ressemble pas à la vie qu’elle a vécu. Sa mort donne aussi un sens à la vie du chevalier Des Grieux. Les adverbes « renoncer » et « volontairement » indiquent qu’il va vivre hors de la société. Le chevalier Des Grieux a retrouvé le chemin de la vertu. L’utilisation des deux adverbes « rigoureusement »et « volontairement » marquent le changement dans la vie de Des Grieux. Le chevalier Des Grieux a perdu son seul amour et il lui reste fidèle jusqu’à la mort.

La mort pathétique de Manon donne un sens à sa vie parce que en mourant elle expie tous ses péchés et devient une martyre. Les caractéristiques de narration et le récit impossible donne une certaine sobriété au récit. Le couple est uni dans la mort pathétique de Manon. Le châtiment divin donne un sens à la vie de Manon. Comme beaucoup d’héroïnes libertines Manon connaît une fin tragique tout comme la Marquise de Merteuil dans « Les Liaisons Dangereuses » de Choderlos de Laclos qui attrape la vérole et qui est obligée de quitter la cour. Le libertinage est ainsi puni et les bonnes mœurs triomphent.

Au XVIIIe siècle, apparaît un retour de la sensibilité après le rationalisme des Lumières. L’Abbé Prévost est un homme d’église, un romancier et un journaliste du XVIIIe siècle. Il a écrit de nombreux romans de mœurs et d’aventure notamment « Manon Lescaut » qui est le 7e tome des « Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde ». Ce roman éponyme relate l’histoire d’une jeune femme qui est versatile et qui, pour combler son manque d’argent, séduit des hommes même si elle tombe éperdument amoureuse du chevalier Des Grieux avec lequel elle va vivre de nombreuses aventures. Dans l’extrait étudié, qui se situe à la fin du roman, Manon Lescaut meurt de fatigue avec le chevalier Des Grieux à ses pieds. Nous étudierons comment la mort pathétique de Manon donne un sens à sa vie. Dans première partie, nous évoquerons la sobriété du récit puis dans une seconde partie la mort pathétique de Manon et enfin, dans la dernière partie, le sens donné à la mort de Manon.

Le récit est sobre comme le rappellent les caractéristiques de la narration.
L’utilisation du « je » à travers le texte désigne le chevalier et en fait une autobiographie fictive. Le « je » est sujet quand Des Grieux nous raconte son histoire mais il complément avec « me » quand il nous fait part de ses souffrances et qu’il subit la mort de Manon. D’ailleurs le point de vue de ce texte est interne pour que le lecteur puisse partager les souffrances de Des Grieux. Le chevalier s’adresse à l’homme de qualité qui va à son tour le raconter au lecteur donc le récit se transmet. Il faut savoir que le véritable narrateur de ce texte est le marquis de Renoncour qui relate les aventures de Des Grieux.
Grâce à l’utilisation du présent d’énonciation et de l’impératif « pardonnez » le chevalier Des Grieux recherche l’absolution. Les premières lignes de cet extrait sont écrites au présent de narration pour préparer le lecteur au récit, c’est ce qui créé un effet d’attente. Puis le récit bascule et l’utilisation de l’imparfait et du passé simple dominent le deuxième paragraphe. Ce sont les temps du souvenir qui correspondent au récit du chevalier.
La sobriété du récit en fait un récit impossible. C’est un récit difficile pour le chevalier Des Grieux comme le prouvent les périphrases « un récit qui me tue » et « un malheur qui n’eut jamais d’exemple ». Les périphrases placent la narration sous un registre tragique comme le prouve l’utilisation du champ lexical du malheur (tue, malheur, pleurer et horreur). La personnification avec « mon âme semble reculer d’horreur » prouve qu’il a du mal à continuer son récit. Le connecteur logique « mais » exprime la douleur du sentiment qui anime des grieux car il a du mal à raconter cet évènement, il aimerait l’oublier. L’utilisation de « sans cesse » et de « chaque fois » prouves que ses sentiments vont le suivre à jamais.Les hyperboles « toutes » et « jamais » donnent une grande importance à la mort de Manon.
Après cette courte introduction le lecteur attend donc le récit de la mort de Manon.

Même dans la mort pathétique de Manon le couple reste uni.
La Louisiane est un lieu où ils souhaitaient se marier pour se racheter. Le désert est très significatif car il révèle la suprématie de la grâce car Manon est graciée de ses péchés par Dieu. C’est dans le désert que Jésus a combattu le diable. Les deux personnages son unis par le pronom personnel « nous » qui se sépare en un « je » et « elle ». Le chevalier Des Grieux utilise une périphrase amoureuse pour désigne Manon « ma chère maitresse endormie ». L’utilisation des possessifs « miennes » et « ses » rappelle qu’ils s’appartiennent mutuellement. Le symbole de leur union est leurs mains qui est répété plusieurs fois dans le texte. Elle représente leur rapprochement physique, main qui signifient unions, mariages et du réconfort. Jusque dans la mort ils restent un couple uni « je reçus même des marques d’amour, au moment même qu’elle expirait ». Cette union soulève bien le pathétique de la scène.
La scène est pathétique car ils se retrouvent seuls, loin de toute civilisation. La mort de Manon est comparée au sommeil car la scène est romantique. Les adjectifs « froids » et « tremblante » rappelle la mort dont on retrouve le champ lexical « sa dernière heure », « soupire », « silence » et « la fin de ses malheurs ». Le registre romantique permet l’utilisation des euphémismes pour représenter la mort. Manon et Des Grieux sont des personnages préromantiques dont la mort est pathétique. La mort de Manon est progressive donc on peut apercevoir une gradation « elle est endormie » « elle a froid » « sa voix faiblie » « elle soupire » et « expire ». Le chevalier Des Grieux conclus par « je la perdis » qui est un nouvel euphémisme.
Mais Manon n’est pas morte pour rien.

Le mort de Manon a un sens et c’est d’abord un châtiment divin. Manon est une voleuse, libertine, menteuse et infidèle . « Le Ciel » fait référence à Dieu ainsi que le mot « âme » et Le Ciel » ainsi que le mot « âme » et « punis » qui sont des termes religieux. En même temp qu’elle expire elle expie ses péchés. On peut d’ailleurs remarquer l’euphonie de ces deux mots. Le chevalier Des Grieux est paradoxalement puni parce qu’il ne meurt pas. On aperçoit donc le champ lexical du châtiment (languissante, misérable et jamais). Il continue son chemin de croix. Il « renonce » à la vie mondaine et à tous plaisirs pour Manon et il oublie sa vie de libertin.
Cette mort est également rédemptrice car Manon a expié ses péchés, elle a trouvé la mort dans l’amour, la mort qu’elle a eu ne ressemble pas à la vie qu’elle a vécu. Sa mort donne aussi un sens à la vie du chevalier Des Grieux. Les adverbes « renoncer » et « volontairement » indiquent qu’il va vivre hors de la société. Le chevalier Des Grieux a retrouvé le chemin de la vertu. L’utilisation des deux adverbes « rigoureusement »et « volontairement » marquent le changement dans la vie de Des Grieux. Le chevalier Des Grieux a perdu son seul amour et il lui reste fidèle jusqu’à la mort.

La mort pathétique de Manon donne un sens à sa vie parce que en mourant elle expie tous ses péchés et devient une martyre. Les caractéristiques de narration et le récit impossible donne une certaine sobriété au récit. Le couple est uni dans la mort pathétique de Manon. Le châtiment divin donne un sens à la vie de Manon. Comme beaucoup d’héroïnes libertines Manon connaît une fin tragique tout comme la Marquise de Merteuil dans « Les Liaisons Dangereuses » de Choderlos de Laclos qui attrape la vérole et qui est obligée de quitter la cour. Le libertinage est ainsi puni et les bonnes mœurs triomphent.

27/06/2023

Voici une fiche qui vous aidera dans la rédaction d'une dissertation sur Sido de Colette.

Parcours : La célébration du monde

Célébrer est un synonyme de fêter qui signifie marquer un évènement par une cérémonie, une démonstration et c’est bien au travers de la littérature, véritable cérémonie, que Colette célèbre le monde.
Le thème de la célébration du monde est déjà exploité depuis l’Antiquité par Ovide par exemple dans ses Métamorphoses jusqu’à Francis Ponge, poète contemporain, dans son Parti pris des choses. C’est un véritable topos littéraire. On peut parler de locus amoenus qui signifie lieu agréable.
Cette célébration du monde est une façon pour l’auteur de partager avec le lecteur sa conception du bonheur. Le texte de Colette est donc subjectif et optimiste.

La nature

Cette célébration du monde est souvent celle de la nature qui inspire toujours les écrivains comme Victor Hugo dans Feuilles d’automne ou Lamartine dans ses Méditations poétiques. La nature, à travers sa puissance et ses beautés, provoque chez les poètes un sentiment de plénitude et de sérénité dans lequel ils projettent leurs états d’âme.
C’est au sein de la nature que Colette s’épanouit et c’est à partir de la contemplation de la nature que ses souvenirs lui reviennent et qu’elle les rapporte. En effet, c’est de sa mère que lui vient son amour pour la nature, c’est pourquoi la nature est en lien avec le passé. Véritable prophétesse, elle sait déchiffrer les mystères de la nature dont le chant du rossignol dans Les vrilles de la vigne.
La nature est très souvent personnifiée : c’est un véritable personnage de l’œuvre de Colette avec les animaux qui parlent comme dans Dialogues de bêtes, et qui sont les véritables compagnons de l’autrice.
La nature provoque de nombreuses synesthésies : l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût, la vue qui sont autant de liens qui rattachent Colette à la nature.

Sujet de dissertation : Quelle place la nature occupe-t-elle dans la célébration du monde que Colette propose dans Les Vrilles de la vigne ?

Le genre de l’autobiographie

Cette célébration intime du monde et de la nature particulièrement est intime et prend place dans le genre de l’autobiographie. La nature inspire les souvenirs de l’auteur qui, de manière subjective, raconte tous les âges de sa vie : son enfance avec l’évocation de sa mère dans Sido, de son père dans Le capitaine ou encore de ses frères dans Les Sauvages.
Il ne faut donc pas négliger ces aspects autobiographiques :
Le nom de l’auteur, du narrateur et du personnage qui coincident
Les marques de l’énonciation : le je et les appellatifs pour désigner Colette
Le pacte autobiographique qui n’est pas clairement défini mais qui oscille entre réalité et rêveries, entre différentes narratrices qui correspondent aux différents moments de la vie de Colette.
Colette explore donc le passé et le souvenir et utilise donc l’imparfait et le passé simple, évoque des anecdotes et médite sur le temps qui passe dans Le miroir ou Rêverie du nouvel an par exemple.
Cette autobiographie n’est pas chronologique mais plutôt sentimentale et se laisse bercer et guider par les souvenirs et les impressions.

Sujet de dissertation : Toute l’œuvre de Colette semble donc une vaste autobiographie déclinées au gré des mises en scène comme femme réelle, narratrice, personnage… Dans quelle mesure ce propos convient-il à votre lecture de Sido et Les vrilles de la vigne ?

La poésie

Même si le texte de Colette est narratif, il ne faut pas négliger la poésie de Sido et Les vrilles de la vigne.
Donc on s’intéressera :
Aux nombreuses figures de style : personnifications, hyperboles, comparaisons et métaphore, synesthésies, couleurs, allitérations et assonances, musicalité…
Aux thèmes de la célébration du monde, de la nature, de l’amour qui sont des topos poétiques.
Au registre romantique et lyrique avec l’expression exarcerbée des sentiments
A la glorification du moi et de l’artiste

Sujet de dissertation : Comment la prose poétique de Colette permet-elle de célébrer le monde et d’exprimer le lyrisme romantique ?

Les portraits et les descriptions

Colette est particulièrement attentive aux portraits de sa famille et de ses amis comme Valentine dans De quoi est-ce qu’on à l’air et laisse une grande place aux descriptions à l’imparfait.

L’amour et le bonheur

A travers la célébration du monde, de la nature, de sa famille et des ses amis, Colette laisse affleurer l’amour dans toute son œuvre comme dans Amours. Cet aspect et la sensualité des textes de Colette n’est pas à négliger. Il faut bien sûr penser à la vie de l’autrice qui fut une femme libre et libérée et qui revendiqua son homosexualité.

Sujet de dissertation : La célébration du monde dans Sido et Les vrilles de la vigne ne repose-t-elle que sur la quête de la joie et du plaisir ?

Les mots de Sido

Célébration du monde
La nature
L’autobiographie
Les souvenirs
L’amour et le bonheur
L’expression de soi
Le portrait et les descriptions
Le paradoxe : entre joie et tristesse
L’exil
Le chant et la musique

Sujet de dissertation : Au sujet des Vrilles de la vigne, Martine Cherreyre affirme : « On s’y égare, comme dans nombre de ses livres, à définir la frontière qui sépare la réalité et de la fiction, le souvenir du fantasme, la confession de la fable. » Dans quelle mesure ce propos convient-il à votre lecture de Sido et la Vrille de la vigne ?

I. Des œuvres sans repères fixes

1. Des récits à l’énonciation multiple et trompeuse

De Sido aux nouvelles des Vrilles de la vigne, le lecteur est confronté à différentes narratrices, chacune correspondant à une étape de la vie de Colette. Les règles de l'autobiographie, celle du « pacte autobiographique » en particulier sont déjouées par Colette qui accumule les présences d'elle même , parfois au sein d'un même récit. Ce dernier est construit autour d'une pluralité de « moi » et se plaît à rappeler que l'existence n'est ni univoque ni linéaire. « Jour gris » condense une narratrice écoeurée par sa situation de femme déclassée, une narratrice nostalgique qui se détourne duprésent pour fouiller la passé, une narratrice amoureuse et langoureuse. « Printemps de la Riviera » met en présence de l'actrice de music hall et une narratrice terrienne, soucieuse de dénoncer l'artificialité de la nature méditérranéenne, bien moins complexe que celle de sa terre natale.

2. Les entrelacs temporels

La chronologie est constamment interrompue, que ce soit dans le récit apparemment linéaire de Sido ou dans l'agencement des nouvelles du recueil de nouvelles de 1908. A l'instar des romanciers contemporains qui saisissent le temps sensible, Colette mélange les temporalités afin de révéler l'imminence de l'existence humaine, prise dans un flux temporel toujours à reconstruire. Ainsi des strates de temps superposées structurent le texte qui apparaît comme un mille feuille temporel. Sido est exemplaire sur ce point. Le récit alterne tout du long entre différentes tranches de temps, se référant à l'enfance de la narratrice au temps de l'écriture, ou parfois à des évènements assez reculés dans le temps par rapport à ce dernier. Le lecteur est donc pris au piège dans une temporalité imprécise et apparemment souple.

3. Les fausses confidences

Le ton confidentiel que Colette donne à ses textes semble parfaitement frauduleux. Il est un leurre car la confidence est sans cesse déjouée, mise en déroute par la vérité qui se dérobe au moment où elle surgit. Sue ce point l'absence de repères est certaine : le lecteur ne peut croire sur parole des confidences qui ne valent que pour leur caractère poétique ou la compréhension des êtres qu'elles aident à entrevoir. Sido joue de cette ambiguïté. Au moment où la vérité sur Sido est proche d'éclater, la narratrice déjoue notre attente en mettant en évidences ses propres tâtonnements, ses hésitations. Dans « le miroir », le silence de la narratrice achève la nouvelle brutalement, empêchant la confidence.

II. Le brouillage, le ressort narratif de Colette

1. Les anecdotes comme moteur de l’action

La matière anecdotiques dans laquelle puise Colette est inséparable de sa technique littéraire. Selon elle, l'existence est une suite ininterrompue d'anecdotes qui ont une incidence sur l'existence voire la résument entièrement. Sur ce principe, elle déclenche l'action ou le souvenir et sont à la base de ce besoin de raconter le quotidien du monde. Dans Sido, le chapitre 2 s'achève sur une anecdote essentielle qui résume l'existence du Capitaine : la découverte de son incapacité à écrire éclaire la mission littéraire de sa fille et donne forme à l'ordre des générations.

2. L’agencement du passé

Par ailleurs, son œuvre est hantée par la question de la forme. Comment écrire son vécu autant que celui des autres ? Ainsi formulée, la question trouve sa réponse dans deux images poétiques qui entretiennent la confusion entre le réel et la fiction, la vérité et le mensonge. L'opacité se rencontre dans l'image de « l'étoile » et dans celle des « vrilles ». L'une et l'autre permettent de construire le passé et le présent, de faire vivre les personnages de la maison natale et d'agencer un présent douloureux et difficile à travers une voix qui tente de se libérer. Dans les « vrilles », la nouvelle montre la libération d'un rossignol grâce à son chant. C'est le symbole d'une liberté conquise par l'écriture laquelle se prolonge dans la suite des nouvelles.

3. Les sentiments contradictoires

La confusion sentimentale dont rend compte notre lecture des œuvres s'explique par les émotions contraires qui habitent l'écriture de Colette. Mais cette confusion n'est qu'apparente. Puisque le monde est instable, le sujet répond par une oscillation entre des sentiments antithétiques fortement soulignés. Le sujet confronté au monde n'a d'autres choix que de jouer avec ses sentiments, les montrer avec emphase ou les déformer à sa guise. Ils sont donc une autre moteur du récit, le plus puissant de tous, qui montre le tiraillement de l'être humain confronté au monde. Dans les « vrilles », l'antithèse et l'oxymore sont privilégiés. Dans Sido, les émotions contradictoires sont nettement masquées. La narratrice qui cherche l'idéalisation, se heurte à l'évidence qu'elle n'est pas l'enfant préférée de sa mère. La jalousie et l'amour se disputent constamment.

III. L’écriture comme moyen de révéler la vérité du monde

1. Un univers sensible

La narratrice manifeste fréquemment son enthousiasme face au monde. Preuve en est l'importance accordée à la nature qui exerce une fascination sur la narratrice et son corps. En effet, la nature est autant un spectacle du présent qu'une porte d'accès au royaume de l'enfance. L'univers sensible de Colette réunit donc des perceptions réelles et des images idéales par le biais des sens de la narratrice. « Jour gris » crée le pays de l'enfance selon une mémoire sensorielle. L'odorat supplante d'ailleurs les autres sens car il offre une communication directe entre la mémoire olfactive et le souvenir.

2. L’osmose entre la narration et l’univers

C'est la particularité de Colette de peindre le monde familier que le lecteur se figure comme étant le sien. Sa maison natale est un royaume clos et protégé où les personnages, animaux, plantes et arbres sont invités à cohabiter dans une sorte d'osmose. Le temps s'écoule paisiblement dans un flux sensible qui rabat sur l'existence des êtres celle du monde. Pour que cette osmose advienne, seules Sido et la narratrice perçoivent ce spectacle du quotidien car elles sont habitées d'une clarté originelle. Dès lors l'aube est le moment privilégié pour cette communion, moment charnière et idéal où la solitude autorise à faire alliance avec le monde.

3. Le spectacle du monde

Si Colette écrit à la fin de sa vie « je n'ai su parler que de ce que je connaissais », il est évident que son œuvre prolonge l'enseignement de Sido qui fonde l'existence sur une attention accrue portée à toute chose extérieure et vivante. Cette dévotion au monde se retrouve dans le verbe à l'impératif « regarde ». Principe et précepte, cette loi de Sido dévoile le spectacle du monde et le monde en spectacle. Selon cette logique réversible, l'écriture doit révéler cet enchantement. L'éclosion est essentielle dans l'oeuvre de Colette. Elle symbolise le moment où l'existence s'éveille, qu'elle soit végétale, animale, humaine. Chez Colette, les éclosions sont multiples et variées, représentées par une chute de neige, l'éclosion d'un pétale ou la naissance d'une émotion.

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27/06/2023

Voici une dissertation sur Olympes de Gouges que nous avons rédigée avec Aurélie.

INTRODUCTION
Les Lumières sont un mouvement littéraire du XVIIIe siècle. Il a notamment pour but de défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité comme le fait Olympe de Gouges, écrivaine et dramaturge française, dans son œuvre la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Dans ce texte, elle pastiche la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen afin de réclamer l’égalité entre les hommes et les femmes. Dans son introduction à l'édition des textes politiques d'Olympe de Gouges, Benoîte Groult, romancière, journaliste et féministe des XXe et XXIe siècle, écrit au sujet de l'autrice : "Elle savait parfois allier le génie des formules à l'audace de la pensée sans jamais négliger l'aspect concret [...]." Mais dans quelle mesure l'écriture peut-elle constituer une arme de combat dans la lutte pour l'égalité ?
Dans un premier temps, nous verrons en quoi les caractéristiques de l’écriture d’Olympes de Gouges participent à l’écriture d’un combat argumentée. Dans un second temps, nous aborderons les difficultés que rencontrent les auteurs engagés. Enfin, nous verrons les limites de l’écriture de combat.

UNE ECRITURE ARGUMENTEE

Olympes de Gouges possédait une écriture spécifique à travers laquelle, dans cette œuvre, elle a su mettre en avant le combat qui devrait être mené pour l’égalité de manière efficace. Elle a notamment utilisé l’argumentation et a su laisser percevoir son désir de mener un combat pour l’égalité.
Tout d’abord, durant toute sa déclaration, elle fait part d’une argumentation directe. En effet, à travers celle-ci, Olympes de Gouges ne recourt pas à la fiction et expose son point de vue de manière explicite au péril de sa vie sous des formes diverses : lettres, adresse, articles dont l'écriture est juridique. Cette écriture juridique permet de donner plus de poids à ses mots et de prouver que tout comme les hommes les femmes sont capables de raisonner car « si la femme à le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».
Elle a recours au raisonnement par analogie, et ce notamment dans L’Exhortation aux hommes. En effet, l’autrice, en s’adressant à eux, s'appuie sur un raisonnement logique et scientifique : la nature. À travers cette analogie, elle exprime notamment le fait que l’égalité des femmes est naturelle comme dans la nature où les inégalités ne sont point présentes : « Parcours la nature dans toute sa grandeur(...) et donne-moi si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique. » Ou encore dans Le Postambule : « La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature. » Il s'agit pour l'autrice de suivre les préceptes des Lumières et de suivre un raisonnement logique et scientifique pour prouver ses arguments. Ces derniers sont repris par son ami Condorcet dans Sur l'admission des femmes aux droits de Cité, ouvrage dans lequel l'auteur reprend l'idée de « droits naturels » et il explique comme Olympe de Gouges que « les droits des hommes résultent uniquement de ce qu'ils sont des êtres sensibles (…) ; ainsi les femmes ayant ces mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux. » Même si Condorcet est un homme, ces principes resteront lettres mortes car personne ne suivra ses idées et il mourra en prison.
Olympe de Gouges a recours à l'argumentation directe, au raisonnement analogique mais son discours ne serait rien sans les cas concrets. En effet, la féministe se bat notamment, à propos des mœurs, pour les droits des enfants illégitimes qui n'ont qu'un « faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit », celui de la fortune de leur géniteur. Elle se bat également pour un meilleur partage des biens dans le mariage « la loi du partage des fortunes entre hommes et femmes et de l'administration publique » pour qu'aucune femme ne soit laissé démuni lorsque son mari « l'abandonnera de même ».
Elle se bat également pour que femmes et enfants soient éduqués « on peut la (gloire) préparer par l'éducation nationales, la restauration des mœurs et par les conventions conjugales ». Elle présentera dans La forme du contrat social de l'homme et de la femme sa vision du mariage où elle entend mettre en communauté les fortunes de chacun en faveur des enfants et de ceux dont les époux ont des inclinations particulières.
D'autres auteurs ont essayé d'agir sur le réel. Victor Hugo a prononcé de nombreux discours en faveur des nécessiteux, il a dénoncé le travail des enfants dans son poème Melancholia. Zola quant à lui a pris la défense de Dreyfus dans son article devenu célèbre « J'accuse » ou pris parti pour les ouvriers dans Germinal dans lequel il dépeint la situation catastrophique de ces derniers. Montesquieu déjà au XVIe siècle dénonçait l'esclavage, un autre grand thème cher à Olympe de Gouges.
Mais si l'écriture peut jouer sur le réel, elle n'en rencontre pas moins des obstacles à cause de son audace.

UN TEXTE PUISSANT

Le texte d'Olympe de Gouges est un texte audacieux qui a pu choquer ses contemporains. D'abord en dédicaçant son ouvrage à la Reine. Ce pourrait être un hommage mais Olympe n'hésite pas à lui « parler franchement » en lui rappelant « les devoirs d'une reine » ! Elle utilise même l'impératif « Soutenez, défendez » et plusieurs fois le verbe devoir. Elle lui donne des conseils « Ce crédit (…) raffermit la couronne du père, la conserve au fils et vous réconcilie l'amour des Français. » Bref, même si Olympe signe comme son « très humble et obéissante servante », elle adopte un ton trop libre pour parler à une reine même si la monarchie est mise à mal par la révolution.
Mais celles qui sont les premières choquées ce sont les femmes elles-mêmes. Olympe les compare sans beaucoup les ménager à des prostituées car « elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes » et « le gouvernement français a dépendu de l'administration nocturne des femmes » ! L'apanage des femmes est la contrainte et la dissimulation, rusée et calculatrice.
Quant aux hommes, ils sont comparés à des « tyrans » « bizarres, aveugles et boursouflés ».
Les propositions d'Olympe de Gouges n'ont pas été reçu avec ferveur. Tout au plus les femmes auront gagné le droit de divorcer mais il faudra attendre 1945 pour que celles-ci aient le droit de voter.
Pourtant l'écriture de l'autrice est une écriture exaltée et passionnée.
Elle joue avec les apostrophes « Homme » dans l’exhortation aux hommes et « Femme » dans le postambule de manière à bien insister sur les personnes auxquelles elle s’adresse.
Ensuite, elle cherche à montrer son désir à mener un combat auprès des femmes pour leur égalité face aux hommes. En effet, elle souhaite qu’une prise de conscience ait lieu autant du côté des hommes que celui des femmes. D’un côté, elle aimerait que les femmes arrêtent d’être passive et qu’elle revendique leurs droits. D’un autre elle souhaiterait que les hommes arrêtent de se croire supérieure aux femmes et qu’ils aient plus de reconnaissance envers elles. L’autrice joue notamment avec les impératifs dans son œuvre de manière à montrer sa détermination. En effet, il ne faut pas oublier que cette œuvre est un combat politique et social. Par ailleurs, Olympes de Gouges fait un pastiche de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans ses articles de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle fait cela dans le but de se placer sur un pied d’égalité avec les hommes.
Enfin, la spécificité de son écriture ne va pas lui desservir puisque ça va lui permettre de convaincre ses interlocuteurs et de dresser un combat pour l’égalité efficace. En effet, elle recourt à une écriture juridique notamment dans le préambule ainsi que dans le postambule. Cela lui permet de montrer la modernité de ses propos et son romanesque. Cependant, elle va parfois sortir de ce cadre juridique à travers ses nombreuses questions rhétoriques qui vont donner davantage de force à ses propos. De plus, Benoîte Groult écrivant ces propos au sujet de cette autrice va permettre à son œuvre la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de refaire surface quelques siècles plus t**d. Benoîte Groult étant elle aussi une féministe va d’ailleurs également écrire une œuvre à propos des inégalités entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, Olympes de Gouges va aussi se démarquer par son écriture extrêmement audacieuse. En effet, le fait qu’elle adresse une partie de sa déclaration à la Reine montre qu’elle se place sous une autorité que l’on ne pourra contredire.
Certes les caractéristiques d’écritures de l’autrice peuvent participer à l’écriture d’un combat puisqu’Olympes de Gouges sait comment convaincre ses destinataires. Néanmoins, nous allons voir que ces caractéristiques peuvent également être considérés ont leurs propres limites.

LES LIMITES

S’ajoute à cela les retombées qui ne sont autres que négatives à la suite de la publication de sa déclaration. Tout d’abord, ces retombées ne sont pas immédiates. Il s’avère que la littérature est parfois impuissante pour lutter contre les préjugés. Cela est d’ailleurs le cas dans l’affaire Dreyfus et Montesquieu connait les mêmes limites dans un de ces textes pour l’abolition de l’esclavage. Mais encore, dans l’article X, Olympe de Gouges écrit « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales. » et « La femme a le droit de monter sur l’échafaud » ce qui fait référence à la liberté d’expression. D’autant plus que cette phrase est proleptique et laisse percevoir le fait qu’elle va finir guillotinée en majeure partie pour la publication de son œuvre.
De plus, Olympes de Gouges étant très impliquée dans la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes, essayait tout de même de mener d’autres combats. Effectivement, elle était aussi engagée dans la lutte contre l’esclavage dont elle fait part dans sa pièce de théâtre Zamore et Mirza. Ce qui a empêché les projets d’aboutir ce sont les préjugés de l’époque ainsi que la société du XVIIIe siècle puisqu’elle n’était pas prête pour accepter les propositions d’Olympes de Gouges du fait que les conditions féminines et d’esclaves étaient fragiles.
Les caractéristiques de l’écriture d’Olympes de Gouges participent à l’écriture d’un combat pour l’égalité, mais elles ne permettent pas l’efficacité assurée de ce combat. L’autrice désire une égalité qui ne s’installe pas immédiatement. Elle va d’ailleurs reprendre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de manière à reprendre une égalité entre les droits des femmes et des hommes. Cependant, Olympe de Gouges va tout de même réussir à obtenir le droit de divorce pour les femmes qui va être accepté en 1792 puis inscrit comme loi dans le Code Civil en 1804.
Olympes de Gouges va montrer sa volonté de mener un combat pour l’égalité entre les sexes mais, malgré celle-ci, elle ne réussira pas à installer cette égalité immédiatement. En effet, le droit de vote et d’éligibilité n’aboutiront qu’en 1945 et le principe d’égalité entre les hommes et les femmes ne sera inscrit dans la Constitution qu’en 1946. De plus, comme nous l’avons vu précédemment, l’autrice souhaite une prise de conscience et montre sa détermination à mener son combat avec toutes les autres femmes à travers son utilisation du mode impératif ainsi que par son ton exalté et passionné, qui va lui permettre de dépasser les préjugés. Cependant malgré son investissement pour mener ce combat, elle ne va pas parvenir à rétablir l’égalité avec sa déclaration. Effectivement, la littérature ici a été impuissante contre ces inégalités entre les hommes et les femmes. Olympes de Gouges a publié sa déclaration en 1791, tandis que l’égalité entre les hommes et les femmes n’est toujours pas parfaite de nos jours.
D’autant plus que l’autrice va reprendre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen pour répandre une égalité entre hommes et femmes. Elle va notamment faire un pastiche des articles de manière à mettre les femmes et les hommes sur un pied d’égalité comme dans l’article VI où elle fait référence à l’égalité des hommes et des femmes face à l’attribution des postes. De plus, elle n’est pas la seule à mener un combat contre les inégalités entre les hommes et les femmes puisque comme nous l’avons vu Condorcet lui aussi souhaite rétablir une égalité.
Pour finir, cette œuvre d’Olympes de Gouges a pu revoir le jour grâce à Benoîte Groult, une féministe, qui a décidé de parler de cette œuvre défendant une cause similaire à une de celles qu’elle défend également. En effet, la littérature est au service de l’histoire mais malheureusement l’histoire n’écoute pas toujours la littérature.
Nous avons donc pu voir que les caractéristiques d’écritures participaient à l’écriture d’un combat pour l’égalité mais qui n’est pas totalement efficace.

Nous avons examiné le fait que les caractéristiques d’écritures d’Olympes de Gouges participent ou non à l’écriture d’un combat pour l’égalité et en garantir l’efficacité. Nous avons pu voir dans un premier temps qu'avec la spécificité de l’argumentation, l’écriture de Olympes de Gouges et sa volonté forte à mener un combat pour l’égalité participent à l’écriture d’un combat pour l’égalité. Dans un second temps, nous avons vu que l’écriture permet l’efficacité de l’écriture du combat mais que cependant elle a ses limites.
Olympes de Gouges, une des premières féministes, a mené un combat qui est toujours d’actualité aujourd’hui. En effet, de nombreux mouvements féministes se sont développés à partir de son combat et défendent encore cette égalité entre les hommes et les femmes qui n’est pas parfaite.

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