07/01/2026
Quand je dis que tout n’est pas à réparer,
je ne parle pas de nier la blessure.
Dans certaines histoires,
il y a eu des fractures.
Des trahisons.
Des élans brisés.
Des confiances mises à terre.
Et ça, ça fait mal.
Et ça mérite d’être soigné.
Ce que je questionne en thérapie,
ce n’est pas la réalité de la douleur,
c’est l’idée que tout pourrait se réparer
comme on réparerait un objet.
Parce qu’un lien,
une confiance,
un cœur touché,
ne se réparent pas mécaniquement.
Ils demandent d’abord à être reconnus :
dans ce qui a été vécu,
dans ce qui a été transgressé,
dans ce qui ne redeviendra pas comme avant.
Reconnaître, ce n’est pas renoncer.
Ce n’est pas excuser.
Ce n’est pas rester.
C’est prendre soin de ce qui a été blessé,
pour pouvoir ensuite choisir,
en conscience,
ce qui peut, ou non, se reconstruire.
Tout n’est pas à réparer.
Beaucoup de choses ont d’abord besoin d’être reconnues.
Je travaille là où les gens hésitent à se dire la vérité.
La douceur n’exclut pas la lucidité.💙