The Agen Workshop

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Since 2013 The Agen Workshop has brought people from around the world together to share their insights about teaching languages with Optimal Input.

Our annual conference is always the last week of July.

16/06/2026

A message from Diane Max "Hello!!! Do you know anyone that is flying into Barcelona to come to the conference? I am going to drive this year and I have a seat available in my car!

11/05/2026

“Silencing an opinion harms humanity, because even incorrect ideas help refine truth through debate.” — John Stuart Mill
Mill stresses the importance of free speech in societal progress. Suppressing opinions limits intellectual growth and critical evaluation. Even mistaken ideas provide opportunities to test, challenge, and strengthen knowledge. Open discussion fosters understanding, innovation, and truth. Debate encourages reasoning, evidence evaluation, and ethical reflection. Silence risks stagnation and dogma. Exposure to differing perspectives cultivates humility and awareness. Truth emerges through scrutiny, not suppression. Intellectual freedom is essential for moral and social advancement. Mill highlights responsibility in listening and arguing constructively. Tolerating dissent strengthens collective wisdom. Ideas must compete in reasoned discourse to flourish. Humanity benefits when minds engage openly rather than fearfully.

10/05/2026

Keep up the fight.

10/05/2026

Over a hundred language teachers will be present in Agen this summer, coming from sixteen different countries. New comers from Malaysia, Austria, Jordan and Malta for the first time.

10/05/2026

Cela fait du bien, par ce temps maussade automnal, de lire ce texte extrait de "Vieillir, c'est chiant", par Bernard Pivot.

"Vieillir, c’est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant,
c’est insupportable,
c’est douloureux, c’est horrible,
c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.
On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante.
Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà,
entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes,
des hommes et des femmes dans la force de l’âge
qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs,
même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans "l’apartheid de l’âge".
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
« Avec respect »,
« En hommage respectueux »,
« Avec mes sentiments très respectueux ».
Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ?
Les cons !
Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler....
Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé que… » Moi aussitôt :
«Vous pensiez que…?
– Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous assoir.
– Parce que j’ai les cheveux blancs?
– Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-
– Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous?
– Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… -- Une question de quoi, alors?
– Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible,
Ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages,
Ni aux spectacles, ni aux livres,
Ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant
soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut j***r sans modération.
Après nous, le déluge? Non, Mozart."

29/04/2026

The April newsletter was posted two days ago. If you are registered and did not receive it, please contact Judite Dubois.

31/03/2026

Essential ideas for language learners

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