Allo Lingala Un programme pour la préservation des langues africaines dont le Lingala. Maîtrisons ensemble le L

24/05/2023

Les Bantous ne sont ni une ethnie, ni un même seul peuple. C’est un ensemble des populations qui parlent des langues étroitement apparentées entre elles, dites Bantoues. Celles-ci font partie de la grande famille des langues nigéro-congolaises qui englobe à la fois les langues de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale et celles de l’Afrique australe.
Partis de leur foyer d’origine situé au Cameroun et au Nigéria, les Bantous ont émigré il y a 4.000 ans, voire 5.000 ans, vers le Sud et vers l’Est de l’Afrique. Et ils occupent aujourd’hui près de la moitié du continent africain qui va du Cameroun aux Comores et du Soudan à l’Afrique du Sud. Leur nombre est estimé à plus de 500 millions de personnes réparties dans 25 pays. Ils parlent plus de 550 langues apparentées entre elles, qui se retrouvent sur une même base grammaticale.
C’est en 1851 que fut utilisé pour la première fois le nom Bantou pour désigner tout un ensembles des peuples différents, par l’allemand Wilheim Heinrich Bleek (1827-1875) qui soutint une thèse de philosophie à l’université de Bonn, en Allemagne, sur les langues africaines. Son œuvre majeure fut la publication d’une grammaire comparée des langues sud-africaines. Ainsi, choisit-il le terme Bantou pour désigner l’ensemble des langues de l’Afrique centrale, orientale et australe, réparties dans une vingtaine de pays. Il se basa, dans son choix, sur l’utilisation, dans ces pays, du mot BANTOU pour désigner l’être humain. Ainsi, les populations de cette partie de l’Afrique furent-elles toutes appelées BANTOUS.
Quant à la migration des BANTOUS vers le centre et le Sud du continent, le linguiste américain Joseph Harold Greenberg (1915-2001), connu pour son travail de classification et de typologie linguistique, la situe entre 2.000 et 1.000 ans avant J.-C. Les bantous, partis de leur foyer d’origine situé aux confins du Cameroun et du Nigeria, occupèrent progressivement leurs territoires actuels selon un processus qui a duré environ 4.000 ans. Ainsi, commencèrent-ils à étendre leur territoire vers la forêt équatoriale d'Afrique centrale. Entre 1.000 et 500 ans avant J.-C eut lieu une deuxième phase d'expansion plus rapide vers l'Est, et enfin une troisième phase entre 0 et 500 ans après J.-C. vers le Sud de l'Afrique. À l'occasion de cette expansion, les locuteurs bantous se mêlèrent aux groupes autochtones et constituèrent de nouvelles sociétés. L'expansion bantoue se poursuivit jusqu'au 19e siècle, interrompue par la colonisation européenne. On devrait compter aujourd’hui plus de 500 millions de Bantous sur une population totale africaine de 1.400.000.000 d’habitants.

08/08/2022

ET SI NOUS REFLECHISSIONS UN PEU :

LA GUERRE DE L’UKRAINE OU LE RISQUE D’UNE IMMINENTE CATASTROPHE IRREPARABLE

Par DUMA DI BULA

A l’heure où Russes et Ukrainiens s’affrontent avec acharnement sur un site ultra-dangereux qu’est la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, le monde et surtout l’Europe se trouvent au bord d’une grave catastrophe nucléaire. Il y a, d’un côté, les troupes russes qui occupent la centrale et, de l’autre, les troupes ukrainiennes qui cherchent à les en déloger. Entre les deux camps armés qui se font face et qui ne se font pas des cadeaux, les combats sont rudes. A deux reprises la centrale a été touchée, dont la dernière ce lundi 8 août. Ainsi, Russes et les Ukrainiens s’accusent-ils mutuellement d’avoir ciblé la centrale.

A l’allure où s’envenime la situation, qu’on ne s’étonne pas que la centrale de Zaporijjia finisse par être touchée très sérieusement, libérant de ce fait des gaz radioactifs qui finiraient par empoisonner toute l’Europe dont la France, voire des pays au-delà de l’Europe. ET ALORS ON DIRA QUE C’EST TROP T**D..

Curieusement l’Europe est devenue aphone dans cette guerre qui la concerne.

Mais alors qu’aura-t-on fait pour faire arrêter cette guerre soutenue par l’Occident, notamment par les Etats-Unis et l’Europe occidentale, au nom des valeurs basées sur les libertés des peuples. Cette guerre de l’Ukraine n’est-elle pas avant tout une guerre de positionnement pour le contrôle du monde par des grandes puissances ? Il y a, d’un côté, l’Occident qui, au nom de sa diplomatie inique des valeurs basée sur les libertés et grâce à sa puissance de feu détenue par l’OTAN, tient à se positionner jusque sur les frontières de la Russie, et, de l’autre, la Russie également puissante, qui refuse de se laisser saborder. Cette guerre de l’Ukraine n’est donc qu’une guerre de positionnement dans la course des puissants à dominer le monde.

Faudrait-il donc que la centrale nucléaire de Zaporijjia pète peut-être pour que la soit-disante « Communauté Internationale » réalise qu’on est allé trop loin dans cette guerre de l’Ukraine ? Et si cette catastrophe arrivait, qui en porterait la responsabilité ? Et surtout qui en souffrirait le plus ? N’est-ce pas l’Europe ? Ce ne seront certainement pas les USA qui, eux, se trouvent très loin de la zone de guerre.

Aux Européens de jouer les médiateurs.

Au lieu que les Européens suivent naïvement les desiderata des Américains, les Européens feraient mieux de défendre autrement leurs intérêts qui ne sont pas les mêmes que ceux des Américains. L’idéologie basée sur les valeurs iniques des libertés et des la démocratie pèse-t-elle vraiment autant au point de vouloir hypothéquer la survie du monde qui ne doit appartenir à aucun groupe d’hommes ? Notre monde a été créé pour nous tous, démocrates et non démocrates.

Il est temps que la guerre de l’Ukraine s’arrête. Et il appartient à l’Europe de jouer son rôle de médiateur et de rassembleur dans cette guerre qui oppose Russes et Américains pour le contrôle du monde. L’Ukraine n’est qu’une occasion et non la vraie cause de ces tueries qui salissent l’Europe, plus que le reste du monde.

Duma di Bula

03/08/2022

ET SI NOUS REFLECHISSIONS UN PEU.
QUAND NOTRE MONDE VA MAL
Par Duma di Bula

La mondialisation est un processus économique qui, depuis une cinquantaine d’années, a fait de notre planète Terre un grand marché mondial où circulent entre pays un flux de plus en plus important de marchandises et de produits financiers. Et ce sont les pays puissants qui profitent le plus de ce système, du fait qu’ils concentrent à eux seuls le plus grand nombre d’industries qui exportent et font circuler des volumes d’argent plus importants.

Pourquoi tous ces conflits dans le monde ?

Face à ce jeu mondial de Monopoly et de circulation de richesses, les pays pauvres, à l’exemple de l’Afrique, assistent désabusés à ce dépouillement du monde par des pays puissants qui font ce qu’ils veulent. Entre-temps, le monde déstabilisé dépérit, la terre se meurt.
Les conflits auxquels nous assistons, ces derniers temps, interviennent dans ce contexte de la concurrence entre pays puissants pour la domination du monde. Et les uns comme les autres ne cherchent qu’une chose : élargir de plus en plus leur zone d’influence au-delà des frontières actuelles pour faire circuler toujours plus de leurs marchandises et de leur argent. Etre plus puissant économiquement et militairement, tel est leur seul objectif respectif. Et la concurrence est rude.

C’est seulement ainsi que nous pouvons comprendre la guerre de l’Ukraine, avec l’Europe et les Etats-Unis qui tiennent à élargir leur zone influence jusque sur les frontières de la Russie. La présence à Taïwan de la cheffe de la Chambre des représentants américain s’inscrit dans ce même plan des Américains à vouloir coûte que coûte dominer le monde économiquement et militairement. La diplomatie des valeurs basée sur la triptyque « Droits de l’Homme, Démocratie et Libertés », et brandie à chaque fois à la face du monde par l’Occident, ne constitue en fait qu’un prétexte dans cette bataille pour la domination de notre planète. Et ce à quoi répond aujourd’hui le gouvernement Chinois également engagé dans la conquête du marché mondial, que « sa diplomatie centrée sur le Peuple chinois ne cherche avant tout qu’à sécuriser la Chine et à satisfaire les besoins premiers des Chinois » sortis il y a à peine 50 ans de la misère.

La Place de l’Afrique dans un monde troublé.

Et l’Afrique dans tout ça, quelle diplomatie doit-elle proposer face aux puissants de ce monde ? Devra-t-elle continuellement se résigner à accepter cette « Diplomatie inique des valeurs des Occidentaux » dont eux-mêmes ne respectent nullement le continu ? Ne les-a-t-on pas vus détruire injustement l’Irak, la Syrie, le Yemen, la Libye, etc. sous ce même prétexte de la « Diplomatie des valeurs » ?
A voir de près les événements belliqueux auxquels nous assistons, et qui attestent que notre monde va mal, il semble que celui-ci était plus sûr du temps de la « Guerre froide », il y a 40 ans. Existaient en effet, à l’époque, deux « Blocs » puissants, « l’Occident » et l’ « Est », qui gardaient jalousement et militairement leur zone d’influence et qu’aucun n’osait franchir au risque de représailles. Et à côté de ces deux Blocs Occidental et de l’Est, existait un troisième groupe dit des « Pays non-alignés ». Ainsi les pays africains se retrouvaient-ils dans ce troisième groupe des « Non-alignés » plutôt que de s’insérer dans l’un ou l’autre des deux blocs « Occidental » et « de l’Est ».
Aujourd’hui que le problème de l’hégémonie sur le monde se pose entre les Américains et les Chinois, d’un côté, entre les Américains et les Russes, de l’autre, pourquoi les « pays à faible puissance » ne recréeraient-ils pas un nouveau groupe « des Pays non-alignés » comme il y a 40 ans ? Quant aux pays africains, pourquoi ne proposeraient-ils pas au monde une nouvelle diplomatie basée sur d’autres valeurs que sont la « la Solidarité et le Respect entre les pays » sur les principes d’un monde appartenant à tous les humains et qui doit être partagé par tous ? Notre terre ne se porterait-elle pas mieux ?
Comme disait Franco Luambo Makiadi, le musicien congolais, dans une de ses chansons « LIKAMBO YA MABELE », (le combat pour le sol et sous-sol), l’Afrique ne mérite-t-elle pas sa part dans ce combat de partage de richesses mondiales ?

Duma di Bula

29/07/2022

REFLECHISSONS UN PEU
PENCHONS-NOUS SUR LA DERNIERE FETE
DE L’INDEPENDANCE DU 30 JUIN 2022

Juin et Juillet 2022 ont été deux mois pendant lesquels les Congolais de la RDC ont diversement péroré sur les 62 ans de l’indépendance de leur pays. Que de commentaires ont été écrits et entendus sur les deux événements importants qui ont émaillé cette date du 30 juin censée marquer la libération du Congo RDC de la domination étrangère.

Il y a eu, avant cette date, l’arrivée à Kinshasa du Roi Philippe de Belgique qui a passé 6 jours au Congo, du 7 au 13 juin où il a voyagé dans deux provinces, le Haut-Katanga et le Sud-Kivu, sans oublier Kinshasa. Dans un discours prononcé le 8 juin au siège du Parlement congolais, celui-ci a dénoncé, tout en exprimant ses profonds regrets, la violence du régime colonial belge mis en place par ses ancêtres.
Le deuxième évènement, autour de la mémorable date du 30 juin, a été la mise en terre de la dent de Patrice Emery Lumumba par le Président Tshisekedi en présence du chef de l’Etat congolais de Brazzaville, Sassou Nguesso. Arrivée à Kinshasa le 22 juin, la relique du Héros national congolais a d’abord effectué un périple de 9 jours à travers le Congo : Sankuru, Kisangani, Katanga, lieux qui ont marqué la vie de Lumumba, avant son enterrement le 30 juin dans un mausolée érigé au pied de la haute statue du Héros, à l’Echangeur de Limete, dans la capitale congolaise.
Profitant de ces deux événements, les Congolais ont une fois de plus accusé les autres, c’est-à-dire les pays étrangers comme la Belgique, d’être responsables de leurs malheurs. C’est comme si eux-mêmes n’étaient que des Saints et n’avaient jamais rien fait pour détruire par leurs actes leur propre pays.

Quand le Congo fut un beau pays en 1960

Mais savez-vous que le Congo RDC se portait bien économiquement et socialement en 1960 ? Quelles qu’aient été les insuffisances dans certains domaines dans la gestion coloniale de notre pays, il faut bien reconnaître que le Congo RDC aurait pu prendre une meilleure destinée dès 1960, si les leaders politiques de l’époque avaient été à la hauteur de leur tâche qui les attendait. Il y avait tout pour faire du Congo un eldorado dès 1960. Une population jeune et dynamique de 14 millions d’habitants ? Des routes, des chemins de fer et des ports bien entretenus ? Des entreprises et des commerces florissants. Des écoles et un enseignement en développement. Des centres de recherche performants à l’instar de l’INEAC (Institut national des études agronomiques du Congo). Mais hélas, tous ces bijoux furent négligés et délaissés dès les années 1960. Le souffle de leur croissance fut coupé net par la faute des Congolais eux-mêmes. Il manquait au Congo RDC un vrai leadership politique capable de gérer comme il se devait le pays
Au lieu de proposer aux Congolais un vrai plan de développement pour un avenir meilleur et ambitieux du Congo, les nouveaux chefs se mirent, dès le premier jour, à lancer des invectives et à se quereller comme si l’indépendance signifiait un simple changement de Maîtres blancs par des Maîtres noirs. Et du coup tout dérapa vite à Kinshasa. Souvenez-vous du discours incendiaire de Lumumba qui provoqua la mutinerie de l’ANC, la nouvelle armée congolaise créée le 7 juillet 1960, sans oublier des troubles dans plusieurs villes et centres du pays. S’en suivirent surtout les sécessions du Katanga et du Kasaï aux conséquences incalculables. Intervint ensuite la débandade des Lumumbistes qui durent se réfugier dans le Nord-Est du pays où Antoine Gizenga créa à Kisangani, alors Stanleyville à l’époque, la République Libre du Congo jusqu’à son arrestation en janvier 1962. D’autres coups de force furent signalés par la suite à Kisangani, la ville martyre, à Bukavu et dans la province de Bandundu où la rébellion de Mulele laissa mourir plus de 500.000 congolais. Cette série de tueries ne put se terminer qu’en 1964, à l’arrivée à Kinshasa de Moïse Tshombe qui fut nommé premier Ministre par le président Kasa-Vubu.

Mobutu Sese Seko au pouvoir à Kinshasa dès 1965

Devenant chef de l’Etat du Congo RDC après son coup d’Etat de novembre 1965, Mobutu consolida cette accalmie difficilement obtenue avec l’armée nationale secondée par des mercenaires étrangers. Enfin, les affaires repartirent dans le pays, mais seulement pour quelques années, car très vite, dès 1967, la politique prit le dessus sur l’économie avec la création du Mouvement populaire de révolution (MPR), le parti unique qui consolida une fois de plus la primauté des politiques au détriment des vrais entrepreneurs. Toute une série de mesures contestables furent ainsi prises qui finirent par détruire les entreprises et les banques congolaises dès 1975. Souvenez-vous de la Zaïrianisation, ce concept hasardeux qui racla le soubassement de l’économie congolaise. Ainsi, se mirent à disparaître chaque jour des milliers de grandes et petites entreprises, en même temps que des emplois. Le coup de grâce arriva en 1975 lorsque le MPLA de Agostinho NETO arriva au pouvoir en Angola en vainquant d’une cuisante défaite les Forces armées congolaises (FAZ) du Congo RDC qui appuyaient, à l’époque, les soldtas du FNLA de Roberto Holden pour la prise de pouvoir à Luanda. Ainsi, les USA prirent petit à petit leur distance vis a vis de Mobutu qui fut ainsi privé du soutien et de l’aide de l’Ami américain. Entre-temps l’ère Mobutu agonisait à petit feu, et le Congo RDC s’enfonçait inexorablement dans la crise. Malgré l’organisation de la Conférence nationale en 1990, Mobutu ne put sauver ni l’économie congolaise agonisante, ni son trône.

L’arrivée de l’AFDL et de Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa

Le coup de massue contre Mobutu arriva en 1996 quand l’AFDL de Laurent Désiré Kabila, allié naïf du Rwanda et de l’Ouganda soutenus par les Américains, prit le pouvoir à Kinshasa. Derrière cet ancien rebelle lumumbiste se trouvait en effet une coalition d’Etats déterminée à affaiblir le grand Congo pour mieux le dépouiller de ses richesses. Et depuis, le Congo RDC n’a cessé de décliner, incapable de se relever de ses cendres. Et près de trente ans ont passé entre-temps.
Quand les plus fragiles des congolais s’enfoncent chaque jour dans la misère, leurs dirigeants politiques, eux, se servent impunément dans les caisses de l’Etat. Quant au bien commun, quant à l’économie nationale congolaise, elle semble être le moindre de leur souci. Pour preuve, CITEZ-MOI UNE SEULE BANQUE COMMERCIALE CONGOLAISE QUI APPARTENDRAIT AUX CONGOLAIS ET QUI VIENDRAIT A SOUTENIR LES ENTREPRENEURS CONGOLAIS SOUCIEUX D’INVESTIR AU CONGO ? IL N’Y EN A AUCUNE. Comment voulez-vous que notre Congo se développe dans ces conditions, sans la moindre volonté de ses enfants et surtout de ses dirigeants ? Quant aux infrastructures économiques de base, comme les routes, les ponts, les chemins de fer, les ports, les aérodromes, elles sont à l’abandon depuis les années 1960. L’enseignent, la santé, le transport, etc, sont eux aussi des secteurs oubliés. Les dirigeants politiques congolais au pouvoir n’y pensent plus. Ils songent plus à se faire réélire qu’à travailler pour leur pays. Le pouvoir leur sert de tremplin pour mieux détourner et voler.

Où va donc le Congo, notre pays, si on ne se remue pas, si on ne change pas ?
Si tout empire, vous direz encore que c’est à cause de la Belgique ou encore du Rwanda et de l’Ouganda ?
Où va donc le Congo RDC, notre pays ?

Duma di Bula

28/06/2022

MESSAGE DE ALLO LINGALA
A L’OCCASION DES 62 ANS DE L’INDEPENDANCE DU CONGO RDC

L’ECONOMIE n’a jamais été une priorité pour la plupart des responsables politiques congolais. Et cette façon de voir le Congo n’a jamais varié depuis 62 ans. Et entre-temps, on vole, on corrompt et on détourne impunément l’argent public. Aujourd’hui, les conséquences de ce laisser-aller sont criardes. Le Congo RDC régresse d’année en année, et les congolais pataugent toujours dans la pauvreté, alors qu’ils vivent sur un sol et un sous-sol gorgés de potentialités énormes. A côté du Congo amorphe et laxiste, d’autres pays moins servis par la nature avancent, parce que leurs dirigeants ont su prioriser les intelligences à la place de la médiocrité.

Et au fait, quelle est aujourd’hui la population totale du Congo RDC. 80 millions ? 100 millions ? Il y en a même qui parlent de 120 millions d’habitants. Mais à dire vrai, personne ne connaît le chiffre exact de la population congolaise, car le dernier recensement général date de 1984. Et depuis, plus rien. On n’a plus jamais recensé la population congolaise. Comment voulez-vous que dans ces conditions on fasse des programmes de développement dignes de ce nom dans un pays qui ne sait rien de ses habitants ? Et puis, que voulez-vous qu’on fasse dans un pays qui n’a pas de Banque Centrale sérieuse. Savez-vous que la BCDC ne dispose d’un fonds de réserve d’échange qui n’attend même pas les 4 milliards de dollars ? Celle-ci est de ce fait incapable de soutenir le franc congolais, qui ne vaut plus grand-chose aujourd’hui, puisqu’il faut plus de 2.000 francs congolais pour avoir un dollar USA. Il y a il sept ans, il en fallait 600. Savez qu’il n’existe aucune Banque commerciale qui soit vraiment congolaise. Ni la BCDC ne l’est d’ailleurs, la Banque commerciale congolaise, qui appartient à l’entrepreneur belge Georges Arthur Forrest. Les autres banques sont étrangères et donc occupées à faire de la spéculation sur le dos des Congolais et sur les richesses nationales. Sur le plan minier, fonctionnent au Congo une pléthore d’entreprises non congolaises qui exploitent et pillent tout : cuivre, cobalt, uranium, or, coltan, etc. Dans le domaine de l’agriculture et de la gestion forestière, le mal est tout autant. On sous-traite. Face à cette situation catastrophique, que fait l’Etat Congolais ? Rien. Sans doute tétanisés, fantomatiques, les responsables congolais sous-traitent jusqu’à sacrifier la Gécamines qui fut, il y a 40, 50 ans, le fleuron de notre souveraineté nationale. Les routes, les chemins de fer, l’électricité, l’eau ? Il n’ n y en a pas au Congo RDC. Comment voulez-vous qu’un investisseur étranger sérieux s’y aventure dans ces conditions, dans un pays qui n’a plus rien ?
Dans le domaine des télécommunications, citez-moi un seul opérateur congolais du téléphone qui desservirait les 50 millions d’abonnés congolais, à l’heure où les techniques de télécommunications se sont simplifiées avec l’avènement du numérique. Il n’en existe pas. Pourquoi ? Toujours à cause d’un manque criard de vision économique de la part des responsables congolais qui manquent d’ambition, préférant se laisser corrompre à tout vent. Savez-vous que même la société Telecel aujourd’hui africaine avait tiré ses débuts des finances du Congo RDC du temps de Mobutu qui n’avait jamais cherché à encourager les vraies initiatives privées congolaises dans le domaine économique ? A quoi donc servent toutes ces institutions nationales budgétivores qui ne font rien, sauf à servir les intérêts de ceux qui en font partie, hauts fonctionnaires et soient-disant élus. ?

Irions-nous jusqu’à dire que les politiques congolais n’ont été jusqu’à ce jour que des irresponsables en matière de stratégie économique au point des préférer les coups bas politiques qui ne mènent à rien, saut à ruiner et à se moquer de la Nation congolaise ? A quoi ont alors servi tous ces discours et bla bla bla entendus depuis 1960 ? A la place du discours larmoyant de Lumumba, j’aurais préféré un programme fixant des caps économiques sérieux pour un Congo fort et conquérant. A la place de la Zairianisation de Mobutu en 1974 qui a ruiné les entreprises du Congo, j’aurais aimé un vrai plan économique pour promouvoir des vrais entrepreneurs congolais. A la place d’être des simples supplétifs au service des agendas et des puissances étrangères, j’aurais aimé en 1996 un AFDL dirigé par des lumumbistes aimant leur pays. Mais à la place de tout cela, le Congo n’a eu que des aventuriers politiques qui n’ont jamais eu une moindre vision économique pour un Congo fort et conquérant. Voilà pourquoi, La RDC va mal. Entre-temps on continue à voler et à corrompre. Le Congo RDC va mal. Quand donc s’arrêtera cette chute infernale de notre pays ?

A l’heure où nous nous apprêtons à fêter les 62 ans de notre indépendance, nous devrions tous y penser. Ressaisissons-nous, compatriotes congolais. Faisons travailler nos méninges, nos intelligences à la place de la médiocrité. C’est la seule voie qui sauvera notre pays qui va mal. QUE VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, NOTRE BEAU PAYS !

Duma di Bula

POUR TERMINER, REVENONS A NOTRE JEU YIKALOBA DONT NOUS VOUS DONNONS AUJOURD’HUI DES SOLUTIONS POUR NOS GRILLES DU 15 JUIN DERNIER.
SANS DOUTE FERONS-NOUS EN 2023 DE YIKALOBA UNE BELLE AFFAIRE QUI FERA TRAVAILLER DES CONGOLAIS. NOUS L’ESPERONS BIEN.
A BIENTOT ET BONNE FETE DE L’INDEPENDANCE A TOUS !

Grille 1
G O L
N Z E * NZENZE, dent du bonheur, espace entre deux dents ; NZELA, la voie, la route, passage ; MONZELE, élégance, coquetterie, galanterie ; KOKENZE : bourdonner, tinter ; NZENENEKE : témoin ; MONZEMBA : célibataire ; MONZENGA : jeune, adolescent ; KOBONZELA : honorer, célébrer, offrir un sacrifice ; NZEBI : connaissance, science.

Grille 2
B P D * BAPONDI, pluriel de Mopondi : sondeur ; BAPANDI, pluriel de Mopandi : personne qui enterre, qui sème, croque-mort ; BAPINDI, pluriel de Mopindi : personne chétive, maigre ; BAPUNDA, pluriel de Punda : cheval. ; BAPENDOLI : pluriel de Mopendoli : contradicteur, qui contrecarre ; opposant, antagoniste.
T G K

Grille 3
S P E
O G L * KOGBOLO : manger avec voracité, avaler ; KOLONGOLA : enlever, écarter ; LONGOLONGO : ongle, griffe ; ENGBONGOLO : boîte, tonneau ; KONGILIMA : paraître avec faste, défiler ; MONGELU : gosier ; MONGILO : abstinence, tabou, interdit ; KOKONGOLO : ramasser, amasser, collecter.

VOUS POUVER CONTINUER A JOUER YIKALOBA.
MAIS A CONDITION DE RESPECTER LES REGLES SUIVANTES

REGLES DU JEU :

1. Important : les 3 lettres traitées doivent impérativement apparaître dans l’ordre dans chacun des mots trouvés par le joueur, sans nécessairement se coller.
2. Sont acceptés : les noms communs au singulier ou au pluriel, les verbes à l’infinitif, les participes passés, les adjectifs et les pronoms au singulier et pluriel, les adverbes, les prépositions, et les conjonctions.
3. Sont refusés : les noms propres, les verbes conjugués, les sigles, les abréviations. Un seul mot est retenu parmi plusieurs mots appartenant à une même famille ; exemple : Koyiba (voler), moyibi, boyibi, boyibeli.
4. Est déclaré vainqueur, le joueur qui aura trouvé le plus de mots et obtenu le plus de points. Pour chaque mot trouvé, le joueur gagne un point. Ce qui fait 5 points pour 5 mots trouvés, 10 points pour 10 mots, 15 points pour 15 mots trouvés, etc.

YIKALOBA, VOTRE JEU QUI REMEMORE ET REVIGORE VOTRE VOCABULAIRE LINGALA.

Duma di Bula.

15/06/2022

C’EST QUOI LE JEU YIKALOBA ?
ALLO LINGALA TIENT A VOUS REVELER AUJOURD’HUI SES AMBITIONS.

LE JEU YIKALOBA EST APPELE A DEVENIR NOTRE RAMPE DE LANCEMENT POUR L’APPRENTISSAGE DE NOS LANGUES. CAR NON SEULEMENT YIKALOBA CONTINUERA A SE JOUER EN LINGALA, MAIS SE JOUERA EGALEMENT, DANS UN PROCHE AVENIR, EN SWAHILI, EN KIKONGO, EN TSHILUBA ET MEME EN FRANÇAIS, VOIRE EN ANGLAIS, ET POURQUOI PAS EN ESPAGNOL ?

EN SOMME, YIKALOBA EST APPELE A DEVENIR UN JEU INTERNATIONAL.

Depuis qu’il a été lancé sur notre page ALLO LINGALA, YIKALOBA vous a toujours invités à enrichir votre vocabulaire lingala. Il vous invitera bientôt à vous intéresser également aux autres langues congolaises : kikongo, tshiluba, swahili. Ainsi, il vous sera possible de vous enrichir en vocabulaire dans vos langues. Nous pourrons aussi, grâce au YIKALOBA, réaliser, avec votre concours, de nouveaux et riches dictionnaires en langues congolaises.

De cette manière, nous pourrons mieux défendre nos langues congolaises en les parlant mieux et en les écrivant correctement. Car à voir la situation dans laquelle se trouvent nos langues, celles-ci se portent mal. Alors agissons ensemble pour les sauver.

Ensemble, mettons-nous à jouer au YIKALOBA qui sera, à l’avenir, proposé, non seulement sur notre page ALLO LINGALA, mais également comme un jeu de société décliné sous différents formats dont « un jeu de table » et « un jeu numérique » accessible par le téléphone et dans les médias (radio, TV).

POUR NOUS, NOTRE AMBITION EST DE VOUS VOIR TOUS JOUER, NON SEULEMENT AU « JEU DES DAMES » OU AU « SCRABLE », MAIS EGALEMENT AU « YIKALOBA », NOTRE NOUVEAU JEU DES LETTRES AFRICAIN ET CONGOLAIS, QUI VOUS PERMETTRA D’ENRICHIR VOS LANGUES AFRICAINES.

Ensemble, travaillons à la promotion du YIKALOBA que nous vous proposons sur notre page ALLO LINGALA.
Et d’ores et déjà, veuillez trouver, ci-dessous, nos solutions à nos grilles que nous vous avons proposées la semaine dernière.
Vous trouverez également pour cette semaine trois nouvelles grilles YIKALOBA, que nous vous invitons à résoudre.

1. SOLUTIONS GRILLES DES LETTRES YIKALOBA DU 10 JUIN 2022.

Grille 1
MBD * MBANDA : concurent, rival ; MBONDA : tam-tam ; MABONDO, pluriel de libondo : amas, tas, monticule ; MABUNDA, pluriel de libunda : joue ; MBENDA : boisson alcoolisée ; MABINDI, pluriel de Libindi : testicule.
WTB

Grille 2
I NT * BINTETE, pluriel de Entete : manioc préparé en morceaux ; MINTELE : Position debout, dressé, perpendiculaire ; LINTOLU : nombril ; LINTAKE : embranchement ; MINTIKA, pluriel de Montika : reste ; MINTANGO, pluriel de Montango : nombre, chiffre ; MINGETE, pluriel de mongete : but ; BINGOTO, pluriel de Engoto : souche du bananier.
LGK.

Grille 3
WP F
MAA * MATATA : ennuis, difficultés ; MABANGA, libanga : pierre, roc ; MALALA, pluriel de Lilala : orange ; MABALA, Libala : mariage ; MANGA : mangue ; MAKALA, pluriel Likala : braise.

2. VOICI VOS NOUVELLES GRILLES YIKALOBA POUR LA SEMAINE

Grille 1
G O L
N Z E

Grille 2
B P D
T G K

Grille 3
S P E
O G L

A VOUS DE JOUER.
N’EST-CE PAS QUE YIKALOBA ENRICHIT VOTRE VOCABULAIRE ?
Duma di Bula

REGLES DU JEU :

1. Important : les 3 lettres traitées doivent impérativement apparaître dans l’ordre dans chacun des mots trouvés par le joueur, sans nécessairement se coller.
2. Sont acceptés : les noms communs au singulier ou au pluriel, les verbes à l’infinitif, les participes passés, les adjectifs et les pronoms au singulier et pluriel, les adverbes, les prépositions, et les conjonctions.
3. Sont refusés : les noms propres, les verbes conjugués, les sigles, les abréviations. Un seul mot est retenu parmi plusieurs mots appartenant à une même famille ; exemple : Koyiba (voler), moyibi, boyibi, boyibeli.
4. Est déclaré vainqueur, le joueur qui aura trouvé le plus de mots et obtenu le plus de points. Pour chaque mot trouvé, le joueur gagne un point. Ce qui fait 5 points pour 5 mots trouvés, 10 points pour 10 mots, 15 points pour 15 mots trouvés, etc.

10/06/2022

ALLO LINGALA VOUS FAIT AUJOURD’HUI VISITER PARIS A TRAVERS UN POEME TRADUIT EN LINGALA SUR LA TOUR EIFFEL.
ILS SONT BEAUX, N’EST-CE PAS, LES MOTS LINGALA !!!
DECOUVREZ-LES DANS « NAMONI EBENDE YA MWASI ».

NAMONI EBENDE YA MWASI
Par Duma di Bula

1. Namóní Ebendé ya Mwásí ekonzaka Paris
Eléngelaka mbóka mpé ebátelaka nkúlá ya yango
Tálá bolaí bwa yango, ezalí mokéngelí monéne
Atá kúná na mándelo mosíká, emónáká nyóso.

2. Namóní Mwásí akélámá lokóla mamíwata
Lípepe lya yé likóbamaka sókí alingí.
Butú, mói, lísu lya yé líkongenga sángi
Míngi balingí yé, bawúta bipái na bipái.

3. Namóní Mwásí abenganaka bilílí bibé
Batu bayáka kotála yé mpó na koúza bomoi.
Sókí olingí komóno mbóka efúngwámá nyóso
Meká komata, ndé okomóna Paris mobimba.

4. Namóní Ebendé ya Mwásí etubaka likoló
Lokóla likongá líkozokisa monguná.
Kasi, yango, ezalí pete, bó mémé ya úma.
Yangó wáná mpé balingí yango, atáko enúná.

LA DAME DE FER
Par Duma di Bula

1. J’ai vu la dame de fer qui trône sur Paris
Qui veille sur la ville, qui protège son trésor.
De sa haute taille, elle monte la garde
Même dans les horizons lointains, elle voit tout.

2. J’ai vu la dame taillée comme une sirène
Sa robe rayée prend des couleurs à volonté.
De nuit comme de jour, elle a l’œil qui brille
Qui séduit le monde qui vient de partout.

3. J’ai vu la dame qui chasse les ombres noires
On la consulte pour une bouffée qui purifie.
Qui veut une ville taillée dans ses contours
S’offre une montée pour un Paris sans détours.

4. J’ai vu la dame de fer qui transperce le ciel
Comme la lance qui touche et blesse l’ennemi.
Mais elle est douce, elle, comme l’agneau de pré
C’est pourquoi on l’aime, la dame centenaire.

COMME DE COUTUME, TERMINONS NOTRE PAGE PAR NOTRE JEU YIKALOBA.
SANS T**DER VOICI NOS GRILLES DE LA SEMAINE. SURTOUT N’OUBLIEZ PAS DE RESPECTER LES REGLES DE NOTRE JEU QUI REVIGORE VOTRE LINGALA.

Grille 1
MBD
WTB

Grille 2
I NT
LGK

Grille 3
WP F
MAA

A VOUS DE JOUER. N’EST-CE PAS QUE LE LINGALA EST RICHE ?
Duma di Bula

REGLES DU JEU :

1. Important : les 3 lettres traitées doivent impérativement apparaître dans l’ordre dans chacun des mots trouvés par le joueur, sans nécessairement se coller.
2. Sont acceptés : les noms communs au singulier ou au pluriel, les verbes à l’infinitif, les participes passés, les adjectifs et les pronoms au singulier et pluriel, les adverbes, les prépositions, et les conjonctions.
3. Sont refusés : les noms propres, les verbes conjugués, les sigles, les abréviations. Un seul mot est retenu parmi plusieurs mots appartenant à une même famille ; exemple : Koyiba (voler), moyibi, boyibi, boyibeli.
4. Est déclaré vainqueur, le joueur qui aura trouvé le plus de mots et obtenu le plus de points. Pour chaque mot trouvé, le joueur gagne un point. Ce qui fait 5 points pour 5 mots trouvés, 10 points pour 10 mots, 15 points pour 15 mots trouvés, etc.

Adresse

18Th Arrondissement Of Paris
75018

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