28/06/2022
MESSAGE DE ALLO LINGALA
A L’OCCASION DES 62 ANS DE L’INDEPENDANCE DU CONGO RDC
L’ECONOMIE n’a jamais été une priorité pour la plupart des responsables politiques congolais. Et cette façon de voir le Congo n’a jamais varié depuis 62 ans. Et entre-temps, on vole, on corrompt et on détourne impunément l’argent public. Aujourd’hui, les conséquences de ce laisser-aller sont criardes. Le Congo RDC régresse d’année en année, et les congolais pataugent toujours dans la pauvreté, alors qu’ils vivent sur un sol et un sous-sol gorgés de potentialités énormes. A côté du Congo amorphe et laxiste, d’autres pays moins servis par la nature avancent, parce que leurs dirigeants ont su prioriser les intelligences à la place de la médiocrité.
Et au fait, quelle est aujourd’hui la population totale du Congo RDC. 80 millions ? 100 millions ? Il y en a même qui parlent de 120 millions d’habitants. Mais à dire vrai, personne ne connaît le chiffre exact de la population congolaise, car le dernier recensement général date de 1984. Et depuis, plus rien. On n’a plus jamais recensé la population congolaise. Comment voulez-vous que dans ces conditions on fasse des programmes de développement dignes de ce nom dans un pays qui ne sait rien de ses habitants ? Et puis, que voulez-vous qu’on fasse dans un pays qui n’a pas de Banque Centrale sérieuse. Savez-vous que la BCDC ne dispose d’un fonds de réserve d’échange qui n’attend même pas les 4 milliards de dollars ? Celle-ci est de ce fait incapable de soutenir le franc congolais, qui ne vaut plus grand-chose aujourd’hui, puisqu’il faut plus de 2.000 francs congolais pour avoir un dollar USA. Il y a il sept ans, il en fallait 600. Savez qu’il n’existe aucune Banque commerciale qui soit vraiment congolaise. Ni la BCDC ne l’est d’ailleurs, la Banque commerciale congolaise, qui appartient à l’entrepreneur belge Georges Arthur Forrest. Les autres banques sont étrangères et donc occupées à faire de la spéculation sur le dos des Congolais et sur les richesses nationales. Sur le plan minier, fonctionnent au Congo une pléthore d’entreprises non congolaises qui exploitent et pillent tout : cuivre, cobalt, uranium, or, coltan, etc. Dans le domaine de l’agriculture et de la gestion forestière, le mal est tout autant. On sous-traite. Face à cette situation catastrophique, que fait l’Etat Congolais ? Rien. Sans doute tétanisés, fantomatiques, les responsables congolais sous-traitent jusqu’à sacrifier la Gécamines qui fut, il y a 40, 50 ans, le fleuron de notre souveraineté nationale. Les routes, les chemins de fer, l’électricité, l’eau ? Il n’ n y en a pas au Congo RDC. Comment voulez-vous qu’un investisseur étranger sérieux s’y aventure dans ces conditions, dans un pays qui n’a plus rien ?
Dans le domaine des télécommunications, citez-moi un seul opérateur congolais du téléphone qui desservirait les 50 millions d’abonnés congolais, à l’heure où les techniques de télécommunications se sont simplifiées avec l’avènement du numérique. Il n’en existe pas. Pourquoi ? Toujours à cause d’un manque criard de vision économique de la part des responsables congolais qui manquent d’ambition, préférant se laisser corrompre à tout vent. Savez-vous que même la société Telecel aujourd’hui africaine avait tiré ses débuts des finances du Congo RDC du temps de Mobutu qui n’avait jamais cherché à encourager les vraies initiatives privées congolaises dans le domaine économique ? A quoi donc servent toutes ces institutions nationales budgétivores qui ne font rien, sauf à servir les intérêts de ceux qui en font partie, hauts fonctionnaires et soient-disant élus. ?
Irions-nous jusqu’à dire que les politiques congolais n’ont été jusqu’à ce jour que des irresponsables en matière de stratégie économique au point des préférer les coups bas politiques qui ne mènent à rien, saut à ruiner et à se moquer de la Nation congolaise ? A quoi ont alors servi tous ces discours et bla bla bla entendus depuis 1960 ? A la place du discours larmoyant de Lumumba, j’aurais préféré un programme fixant des caps économiques sérieux pour un Congo fort et conquérant. A la place de la Zairianisation de Mobutu en 1974 qui a ruiné les entreprises du Congo, j’aurais aimé un vrai plan économique pour promouvoir des vrais entrepreneurs congolais. A la place d’être des simples supplétifs au service des agendas et des puissances étrangères, j’aurais aimé en 1996 un AFDL dirigé par des lumumbistes aimant leur pays. Mais à la place de tout cela, le Congo n’a eu que des aventuriers politiques qui n’ont jamais eu une moindre vision économique pour un Congo fort et conquérant. Voilà pourquoi, La RDC va mal. Entre-temps on continue à voler et à corrompre. Le Congo RDC va mal. Quand donc s’arrêtera cette chute infernale de notre pays ?
A l’heure où nous nous apprêtons à fêter les 62 ans de notre indépendance, nous devrions tous y penser. Ressaisissons-nous, compatriotes congolais. Faisons travailler nos méninges, nos intelligences à la place de la médiocrité. C’est la seule voie qui sauvera notre pays qui va mal. QUE VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, NOTRE BEAU PAYS !
Duma di Bula
POUR TERMINER, REVENONS A NOTRE JEU YIKALOBA DONT NOUS VOUS DONNONS AUJOURD’HUI DES SOLUTIONS POUR NOS GRILLES DU 15 JUIN DERNIER.
SANS DOUTE FERONS-NOUS EN 2023 DE YIKALOBA UNE BELLE AFFAIRE QUI FERA TRAVAILLER DES CONGOLAIS. NOUS L’ESPERONS BIEN.
A BIENTOT ET BONNE FETE DE L’INDEPENDANCE A TOUS !
Grille 1
G O L
N Z E * NZENZE, dent du bonheur, espace entre deux dents ; NZELA, la voie, la route, passage ; MONZELE, élégance, coquetterie, galanterie ; KOKENZE : bourdonner, tinter ; NZENENEKE : témoin ; MONZEMBA : célibataire ; MONZENGA : jeune, adolescent ; KOBONZELA : honorer, célébrer, offrir un sacrifice ; NZEBI : connaissance, science.
Grille 2
B P D * BAPONDI, pluriel de Mopondi : sondeur ; BAPANDI, pluriel de Mopandi : personne qui enterre, qui sème, croque-mort ; BAPINDI, pluriel de Mopindi : personne chétive, maigre ; BAPUNDA, pluriel de Punda : cheval. ; BAPENDOLI : pluriel de Mopendoli : contradicteur, qui contrecarre ; opposant, antagoniste.
T G K
Grille 3
S P E
O G L * KOGBOLO : manger avec voracité, avaler ; KOLONGOLA : enlever, écarter ; LONGOLONGO : ongle, griffe ; ENGBONGOLO : boîte, tonneau ; KONGILIMA : paraître avec faste, défiler ; MONGELU : gosier ; MONGILO : abstinence, tabou, interdit ; KOKONGOLO : ramasser, amasser, collecter.
VOUS POUVER CONTINUER A JOUER YIKALOBA.
MAIS A CONDITION DE RESPECTER LES REGLES SUIVANTES
REGLES DU JEU :
1. Important : les 3 lettres traitées doivent impérativement apparaître dans l’ordre dans chacun des mots trouvés par le joueur, sans nécessairement se coller.
2. Sont acceptés : les noms communs au singulier ou au pluriel, les verbes à l’infinitif, les participes passés, les adjectifs et les pronoms au singulier et pluriel, les adverbes, les prépositions, et les conjonctions.
3. Sont refusés : les noms propres, les verbes conjugués, les sigles, les abréviations. Un seul mot est retenu parmi plusieurs mots appartenant à une même famille ; exemple : Koyiba (voler), moyibi, boyibi, boyibeli.
4. Est déclaré vainqueur, le joueur qui aura trouvé le plus de mots et obtenu le plus de points. Pour chaque mot trouvé, le joueur gagne un point. Ce qui fait 5 points pour 5 mots trouvés, 10 points pour 10 mots, 15 points pour 15 mots trouvés, etc.
YIKALOBA, VOTRE JEU QUI REMEMORE ET REVIGORE VOTRE VOCABULAIRE LINGALA.
Duma di Bula.