09/04/2018
Professeur Grangaud, MERCI ❤️
Un Hommage à notre Professeur et Maitre en Médecine
Jean-Paul Grangaud,
pédiatre qui nous a fait l' HONNEUR de passer au Laboratoire à Sidi Yahia, Hydra ce jour.
Son père, professeur de biochimie, est né en Algérie. Sa mère y est venue à l'âge de 6 semaines. En 1962, ses parents choisissent de s'en aller. Jean-Paul, qui a alors 24 ans et est interne des hôpitaux, est appelé sous les drapeaux. Il se retrouve à Strasbourg, puis en Allemagne. Il ne cesse pourtant de demander à être muté en Algérie. Ce qu'il finira par obtenir, en 1963. De ses années de scoutisme il avait gardé des amitiés avec les musulmans. Lors de son passage dans les mouvements protestants, il avait noué, en 1961-1962, des relations avec quelques militants du FLN, auxquels il fournissait des médicaments et du sang volés à l'hôpital. Aujourd'hui, il a fait sa vie en Algérie. Il n'a jamais pensé à partir, même durant les années noires du terrorisme. «Je ne me suis jamais senti menacé. Au contraire, à cause de ça, mon algérianité s'est renforcée. Et puis, où irais-je? De tout temps, l'Algérie a été mon pays», explique-t-il. En 1968, il a adopté la nationalité algérienne. «C'est normal, dit-il. Quand on a des responsabilités dans un pays, on les assume.» Et avec une pointe d'orgueil il parle du service de pédiatrie qu'il a monté à l'hôpital de Beni Messous (banlieue d'Alger). «On s'est éclatés, là-bas. Près des trois quarts des pédiatres de la place d'Alger, actuellement, sortent de ce service», souligne-t-il. La mortalité infantile était très forte. Une grande campagne de vaccination est alors lancée à l'échelle nationale. Mais, surtout, devant le manque de moyens matériels, notamment les lits d'hôpitaux, il introduit la médecine ambulatoire et l'hospitalisation des enfants avec leurs mères. «Ce qui n'était pas toujours, se rappelle Jean-Paul, du goût du personnel médical.» On enregistre, du coup, beaucoup moins de décès. En 1985, il monte un autre service de pédiatrie, à Aïn Taya (20 kilomètres à l'est d'Alger). En 1994, il est conseiller du ministre de l'époque pour les problèmes de santé infantile et maternelle tout en poursuivant ses activités hospitalières. Sa grande fierté: «En trente ans, les progrès ont été considérables. Depuis 1996, on n'a pas enregistré de cas de poliomyélite et, depuis 1998, aucun cas de mort due à la rougeole. Et, même dans les années 1990, malgré les problèmes de sécurité, la mortalité infantile n'est pas remontée. Mieux, elle reprend sa courbe descendante depuis deux ou trois ans.»
Actualité Politique
Par par Baya Gacemi et , publié le 21/03/2002: le point