22/03/2020
Extrait de l'article du Pr Kheladi Mokhtar où il livre une analyse urbaine de la ville de Béjaia
"La ville est une entité vivante et vivace qui doit grandir comme un être organique, c’est à dire harmonieusement et dans toutes ses parties. Les villes algériennes en général et la ville de Bougie en particulier ne croissent pas mais s’accroissent par des greffes de nouveaux morceaux que sont les ZHUN.
Pour réaliser une ZHUN de 1000 logements par exemple, l’aménagiste exige un terrain fait d’une seule pièce, d’une superficie de, disons, 30 hectares. Une telle surface d’un seul tenant est rarement disponible à l’intérieur du périmètre urbain ; ce qui rabat les décideurs sur la campagne environnante où ils découpent un morceau de 30 hectares.
En fait, souvent des terrains de 2, 3 ou 4 hectares sont disponibles dans la ville, disséminés ça et là, mais personne ne veut en entendre parler pour l’opération des 1000 logements, car 1000 logements dispersés sur 5 ou 6 sites et bien intégrés à l’environnement urbain, deviennent invisibles.
On greffe donc la ZHUN sur le corps de la ville. Cette excroissance sans âme sera amarrée à la ville par le cordon ombilical d’une route bitumée ou non ; ceux qui ont un peu d’humour lui donnent le nom ronflant de «Nouvelle Ville» et ceux qui sont à court d’imagination l’appelleront sobrement « Cité des 1000 logements »"
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CONTRIBUTION A L'ANALYSE DES STRUCTURES DE LA VILLE ALGERIENNE, A PARTIR DU CAS DE LA VILLE DE BEJAÏA # .themes.bootstrap3.article.sidebar # # PDF Publiée juin 1, 2018 # .themes.bootstrap3.article.main # # Mokhtar KHELADI Maître de conférences, Université de Béjaia. Matouk BELATTAF M...