Découvertes Scientifiques

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06/07/2018

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Photos 06/06/2017

Les mères de familles nombreuses vieilliraient moins vite
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Le nombre d'enfants qu'une femme a dans sa vie influence la vitesse à laquelle son organisme vieillit : celles qui ont eu plus d'enfants ont des télomères plus longs. Or les télomères, situés aux extrémités des chromosomes, sont associés à la longévité.

Article paru le 12 janvier 2016

Le vieillissement est un processus qui varie d'un individu à un autre en fonction de facteurs génétiques et environnementaux. Au niveau cellulaire, les télomères sont des marqueurs du vieillissement. Ces séquences nucléotidiques répétées localisées aux extrémités des chromosomes raccourcissent progressivement à cause des dommages du stress oxydatif. Ce raccourcissement est contré par une enzyme, la télomérase, qui protège les extrémités des chromosomes. Lorsque les télomères deviennent trop courts, la cellule entre en sénescence.

Alors, comment la reproduction influence-t-elle le vieillissement de l'individu ? La théorie des histoires de vie stipule qu'il existe un lien entre l'effort reproductif et la vitesse du vieillissement biologique : d'après cette théorie, l'énergie investie dans la reproduction n'est pas disponible pour le maintien des tissus ; c'est pourquoi le fait d'avoir une descendance importante devrait accélérer la dégradation cellulaire et donc le processus de sénescence. Des résultats chez différentes espèces animales confirment cette théorie.

Des chercheurs de l'université Simon Fraser, au Canada, ont donc voulu savoir ce qu'il en était en ce qui concerne l'espèce humaine. Pour cela, ils ont enregistré le nombre d'enfants qu'ont eus 75 femmes provenant de deux communautés indigènes rurales (des mayas Cakchiquel) au Guatemala. Dans cette population, le nombre d'enfants est élevé mais varie beaucoup d'une femme à une autre, ce qui en fait un bon modèle d'étude. La longueur des télomères de ces femmes a aussi été mesurée à deux moments séparés de 13 années grâce à des échantillons de salive et des prélèvements buccaux. Les résultats paraissent dans Plos One.

L'œstrogène, un puissant antioxydant

Les résultats obtenus contredisent la théorie des histoires de vie. En effet, les femmes qui ont eu plus d'enfants voyaient leurs télomères raccourcir moins vite. Pour Pablo Nepomnaschy, auteur de ces travaux, la cause pourrait être hormonale, car les femmes qui ont plus d'enfants ont connu des augmentations importantes d'œstrogènes, une hormone produite pendant la grossesse.

Il explique que « l'œstrogène fonctionne comme un puissant antioxydant qui protège les cellules contre le raccourcissement des télomères ». L'œstradiol est connu pour protéger les cellules et les télomères du stress oxydatif ; il augmente également l'activité de la télomérase, l'enzyme qui maintient les télomères.

L'environnement social dans lequel vivent les participantes pourrait aussi influencer la relation entre leur nombre d'enfants et leur vitesse de vieillissement : « Les femmes que nous avons suivies au cours de l'étude provenaient de populations à fécondité naturelle où les mères qui portent de nombreux enfants reçoivent plus de soutien social de leurs parents et amis. Un soutien plus important conduit à une augmentation de la quantité d'énergie métabolique qui peut être allouée à l'entretien des tissus, ce qui ralentit le processus de vieillissement ».

Photos 06/06/2017

Comment bien dormir ?
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Le sommeil est un élément essentiel de la vie de tout être humain. Mais comment bien dormir ? Il n'existe pas de solution miracle mais quelques règles de bon sens. Intéressons-nous par exemple à la durée moyenne de sommeil.

Comment bien dormir ? Voilà une question pour le moins subjective. Bien dormir, c'est avant tout une sensation de bien-être : celle qui permet d'attaquer la journée en pleine forme. La première règle... c'est qu'il n'y en a pas !

En effet, si certains d'entre nous sont de gros dormeurs, d'autres le sont beaucoup moins. Mais n'oublions pas cependant qu'il existe un noyau dur de cinq heures minimum. Et qu'il vaut mieux ne pas le transgresser.

Durée moyenne de sommeil

Pour un adulte, la durée moyenne de sommeil varie entre sept heures et demie et huit heures et demie. De l'avis des spécialistes, c'est la fourchette « naturelle » dans laquelle se situe la majorité : une huitaine d'heures de sommeil suffit normalement pour recharger nos batteries.

Pour avoir le sentiment de bien dormir, certains ont besoin d'un peu plus, d'autres d'un peu moins. En revanche, dépasser onze heures de sommeil est considéré comme pathologique. Mais, encore une fois, ne vous comparez jamais à votre entourage. Bien dormir, c'est d'abord avoir le sentiment de bien récupérer.

Photos 06/06/2017

Pourquoi voit-on le sang bleu dans les veines ?
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Le sang qui coule dans nos veines est bien rouge. Mais pourquoi le voit-on parfois bleu ?

Le sang est rouge chez la plupart des animaux. Une couleur due à une protéine contenue dans les hématies ou globules rouges. L'hémoglobine, c'est son nom, a notamment pour fonction de fixer l'oxygène dans les globules rouges afin d'approvisionner l'ensemble des tissus. Si le sang est rouge, alors pourquoi apparaît-il bleu dans nos veines ?

La peau ne laisse passer que la lumière bleue

Des chercheurs ont étudié la raison pour laquelle les vaisseaux qui contiennent du sang peuvent être bleutés dans les tissus humains (étude de 1996). Ils ont montré que la couleur des vaisseaux sanguins était déterminée par différents facteurs comme les caractéristiques de diffusion et d'absorption de la peau à différentes longueurs d'onde, l'état d'oxygénation du sang, qui affecte ses propriétés d'absorption, le diamètre et la profondeur des vaisseaux.

En réalité, lorsqu'on observe les veines au travers de la peau, si elles paraissent bleues, c'est dû au filtre que constitue la peau, qui ne laisse passer que la lumière bleue. Mais si l'on pouvait observer nos artères - ce qui n'est souvent pas possible car elles sont situées trop profondément sous la peau -, on les verrait aussi certainement bleues.

La couleur rouge du sang est liée à l’hémoglobine

Pour fixer l'oxygène, l'hémoglobine comporte une structure particulière, l'hème, où un atome de fer joue le rôle de fixateur. C'est justement l'oxydation de cet atome de fer qui donne sa couleur rouge au sang, à l'image de la couleur rouge de la rouille qui n'est autre que du fer oxydé.

Il est alors normal de constater que le sang oxygéné, contenu dans la majorité des artères, est d'un rouge plus vif que le sang moins oxygéné des veines, qui est alors rouge foncé.

La légende du sang bleu des veines provient aussi du fait que, sur un schéma, on dessine souvent les veines en bleu pour mieux les distinguer des artères, représentées en rouge.

Photos 06/06/2017

Les bienfaits des fruits secs
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Il existe une grande quantité de fruits secs. Presque autant que de fruits frais, voire davantage. Découvrez tous leurs bienfaits.

Certains fruits sont secs naturellement, comme les noix (notamment les noix à cerneaux) et les noisettes, tandis que d'autres doivent être déshydratés : abricots, fraises, raisins ou encore bananes. Chacun conserve le goût de son fruit d'origine... en plus concentré.

Ils sont bons pour la santé et délicieux en plus ! Toutefois, ils sont très riches en glucides. Évitez donc de les consommer en trop grande quantité. Par ailleurs, leur consommation ne remplace pas celle des pommes et autres oranges gorgées d'eau.
Des fruits secs avant le sport

Les oléagineux, à forte teneur en lipides, sont les plus énergétiques des fruits secs. Ils contiennent également une forte concentration en fibres et en acides gras. Choisissez-les nature afin de limiter les excès de sel.

Comme ils sont très riches en glucides, les fruits secs peuvent être pris avant le sport, ce qui est très efficace pendant l'effort, qu'il s'agisse de VTT, de marche, de randonnée ou même d'un marathon. Les fruits secs les plus caloriques sont les raisins secs et les dattes.
Associez les fruits secs à des plats

Naturellement secs ou artificiellement déshydratés, les fruits se conservent bien plus longtemps. Une bonne manière de consommer des fruits produits en France hors saison. Cette préparation peut concerner le fruit entier ou en tronçons, en tranches plus ou moins épaisses, en cubes, voire en poudre. Sous ces différentes formes, vous pouvez les consommer seuls, en salades ou cuisinés. La poudre d'amande sert également souvent d'ingrédient en pâtisserie.

N'hésitez pas à les associer à des crudités ou des fruits frais. Par exemple :

Mettez quelques cacahuètes grillées et broyées dans vos carottes râpées.
Saupoudrez votre salade de mâche de pignons de pin.
Associez les noix et les endives.
Associez les pistaches et le chou rouge.

Fruits secs à chair : raisin, abricot, datte…

Le roi des fruits secs, c'est le raisin : blanc ou noir, de Corinthe, de Smyrne ou de Malaga. Particulièrement riche en fer et en vitamine B, il contient aussi de nombreux minéraux, comme du potassium, du calcium, du magnésium et du fer.

Les autres fruits secs « à chair » sont les abricots, les dattes, les figues, les pruneaux. Ils sont riches en glucides et pauvres en graisses. Ils offrent également des vitamine A, E et PP. Très fragile, la vitamine C est quasi absente des fruits secs. L'abricot sec est le plus riche en potassium et la banane séchée, en magnésium. La figue, quant à elle, est grande pourvoyeuse de calcium.

Photos 06/06/2017

À Roland-Garros, les robots aussi jouent au tennis !
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Durant le tournoi de tennis de Roland-Garros de 2016, les spectateurs ont pu se mesurer au RG Robot. Cette installation repose sur deux robots industriels de la marque allemande Kuka qui, pilotés par des algorithmes et des capteurs, sont capables de lancer la b***e et de taper dedans en dosant leur force avec précision. Rassurez-vous, ces machines ne sont tout de même pas (encore) prêtes à battre les champions de la terre battue. Leur vrai match se joue sur un autre terrain...

Article paru le premier juin 2016

Si les intelligences artificielles ont leurs défis, comme de battre les humains au jeu de go, devenir des artistes accomplis, ou déjouer les cyberattaques, les robots ne sont pas en reste. On sait déjà qu'ils sont imbattables au chifoumi ou peuvent piloter un avion sur simulateur. Les voilà désormais joueurs de tennis. Une équipe, rassemblant les spécialistes allemands de robotique industrielle Kuka et Schunk et les Français RealTime Robotics et Sick, est venue au tournoi de Roland-Garros avec un « tennisman industriel ».

Le RG Robot n'a rien d'un robot au sens où on l'imagine, à savoir un humanoïde doté d'une paire de bras et de jambes. L'installation se compose en fait de deux bras robotisés Kuka installés de chaque côté du cours de tennis. L'un sait servir, ou plutôt lancer la b***e en cloche, tandis que son acolyte, muni d'une raquette, la renvoie. Jusque-là rien de bien impressionnant. Sauf que le robot qui frappe la b***e doit viser juste pour quelle tombe dans l'une des cases dessinées sur la surface opposée du cours.

Les cases, qui sont plus ou moins grandes et difficiles à atteindre, rapportent des points. Les visiteurs peuvent venir jouer aux côtés du RG Robot pour tenter de le battre. Il faut avouer que le résultat n'est pas très impressionnant à regarder. On est bien loin des coups spectaculaires d'un Roger Federer, Rafael Nadal ou Andy Murray. Pourtant, cette démonstration est le résultat de six mois de travail durant lesquels il a fallu développer la plateforme logicielle à même de coordonner les bras robotisés et les capteurs, ajuster la vitesse, la force de frappe, la précision.

Selon le site web Humanoides.fr, il a fallu notamment beaucoup de temps pour que la pince Schunk qui lance la b***e soit réglée pour accomplir parfaitement ce geste en apparence très simple. « Les contraintes à gérer sont énormes. Le cerveau humain prend des décisions en une microseconde alors que là, l'ensemble du protocole nécessite des délais de l'ordre de la milliseconde », explique Ludovic Clamens sur le site officiel de Roland-Garros. Il est le fondateur de RealTime Robotics qui est à l'initiative de ce projet. Selon lui, il faudra tout même patienter au moins encore une « quinzaine d'années » avant de voir deux robots s'affronter au tennis.

La robotisation des usines en ligne de mire

Le projet RG Robot est avant tout une opération de communication pour Kuka et Schunk qui démontrent les qualités de vitesse, de précision et de sécurité de leurs matériels à l'heure où la robotique industrielle est en plein essor. Kuka n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai pour promouvoir ses machines auprès du grand public. En 2014, la firme allemande avait organisé un match de tennis de table entre son bras robotisé KR Agilus et le champion Timo Boll, qui est devenu l'ambassadeur de la marque en Chine.

La Chine, justement, est devenue un eldorado pour la robotique industrielle. Le pays a décidé d'investir massivement dans ce domaine afin de maintenir sa compétitive sur des secteurs économiques clés comme celui de la high-tech. La semaine dernière par exemple, on a appris que Foxconn, le sous-traitant principal d'Apple, Samsung et d'autres grandes marques, a fait passer les effectifs de l'une de ses usines de 110.000 à 50.000 ouvriers en achetant 60.000 robots. Foxconn, qui emploie plus de 1,2 million d'ouvriers, a l'intention de remplacer les moins qualifiés d'entre eux par des machines.

Il n'y a pas qu'en Chine que les robots remplacent les humains. L'équipementier Adidas vient d'annoncer qu'il relocalisait à partir de l'année prochaine une partie de sa production de chaussures de sport en Allemagne, dans son usine robotisée Speedfactory qu'il teste depuis un an. À la clé, des économies sur la main d'œuvre, des marges plus juteuses et des ouvriers qui travaillent sans relâche et n'ont aucune revendication. Ce match-là, les robots l'ont déjà remporté...

Photos 06/06/2017

WannaCry
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WannaCry (aussi appelé WannaCrypt, WanaCrypt0r, WCry ou Wana Decrypt0r) est un rançongiciel (en anglais ransomware) qui a défrayé la chronique en 2017 en raison de sa propagation très rapide. Lancée le 12 mai, l'attaque a touché plus de 300.000 ordinateurs Windows dans 150 pays en moins d'une semaine.

Propagé via des courriels piégés, le virus s'installe sur l'ordinateur de la victime puis chiffre les données que contient le disque dur. Un message exige alors une rançon d'un montant équivalent à 270 euros, payable avec la crypto-monnaie bitcoin. La raison principale de la redoutable efficacité de WannaCry est sa capacité à s'étendre automatiquement à l'ensemble d'un réseau informatique à partir d'un seul ordinateur infecté.

La France, le Royaume-Uni et les États-Unis touchés par WannaCry

Selon Europol, il s'agit de l'attaque par ransomware la plus importante de l'histoire. Elle a causé de gros préjudices dans l'économie réelle et le fonctionnement de certaines administrations. En France, le constructeur automobile Renault a été touché par WannaCry sur plusieurs de ses usines et a été contraint de mettre à l'arrêt son site de Douai pendant une journée.

Au Royaume-Uni, 45 hôpitaux ont vu leur système informatique perturbé, ce qui a entraîné l'annulation d'interventions chirurgicales. Aux États-Unis, c'est le transporteur FedEx qui a été touché. WannaCry a également sévi à travers l'Asie.
Une faille Windows exploitée par la NSA

Ce rançongiciel a une origine bien connue puisqu'au départ, il s'agissait d'une faille de sécurité de Windows exploitée secrètement par la National Security Agency (NSA) pour mener ses opérations de surveillance électronique. Microsoft avait publié un correctif de sécurité en mars 2017 (MS17-010), mais il a tardé à être implémenté par les services informatiques des entreprises et administrations. Or, en avril 2017, le groupe de hackers The Shadow Brokers a rendu public l'exploit de la NSA, ouvrant la voie à la création de rançongiciels comme WannaCry.

Officiellement, les auteurs de l'attaque WannaCry n'ont pas été identifiés. Mais l'analyse du code source du virus a permis de découvrir des similitudes avec un autre logiciel malveillant utilisé par le groupe de cyberpirates nommé Lazarus soupçonné d'œuvrer pour la dictature nord-coréenne.

WannaCry serait alors le premier rançongiciel utilisé par un État, ce qui soulèverait la question de la réponse diplomatique que devraient apporter les nations victimes de l'attaque. Rien cependant n'est venu étayer cette démonstration avec certitude.

Photos 06/06/2017

Découverte d’une superterre potentiellement habitable proche de chez nous
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Après trois ans et demi de recherche, une équipe d'astronomes européens a mis la main sur une superterre en orbite autour d'une petite étoile située à seulement 21 années-lumière. Les premiers éléments de leur enquête indiquent qu'elle est potentiellement habitable.

Les étoiles plus petites et moins massives que le Soleil, comme les naines rouges, très nombreuses dans la Galaxie, intéressent beaucoup les astronomes depuis quelques années. Il semble en effet que les petites planètes rocheuses sont plus répandues autour d'elles.

C'est dans cette optique d'en débusquer autour de ces étoiles de type M qu'a été créé le programme Hades (HArps-n red Dwarf Exoplanet Survey). Durant trois ans et demi, Alejandro Suarez Mascareño, de l'Institut d'astrophysique des îles Canaries, et son équipe ont patiemment épié l'un de leurs suspects, GJ 625, une étoile située à seulement 21 années-lumière de nous — autrement dit dans notre voisinage galactique —, dont la taille et la masse sont d'environ un tiers de celles de notre Soleil.
L’eau coule-t-elle à sa surface ?

Après moult vérifications, histoire de ne pas confondre l'objet avec, par exemple, l'activité de l'étoile (les naines rouges sont souvent très turbulentes), les chercheurs ont conclu qu'il y a bien une planète autour d'elle. Leurs observations conduites durant toutes ces années avec le spectrographe Harps-N (High Accuracy Radial velocity Planet Searcher, N pour hémisphère nord), installé sur le Telescopio Nazionale Galileo à l'observatoire de Roque de los Muchachos, sur l'île de La palma, leur ont ainsi permis d'inférer qu'il s'agit d'une superterre. C'est même la plus « légère » superterre connue à ce jour autour d'une étoile de ce type. Sa masse est estimée à environ 2,8 fois celle de la Terre.

Est-elle habitable ? Pour l'instant les auteurs de l'étude qui a été publiée dans arXiv pensent que oui. Elle se situe près du bord interne de la zone habitabilité de son étoile-parent autour de laquelle elle orbite en 14,6 jours. Ils évaluent la température moyenne de sa surface à 77 °C (350 K) mais, bien sûr, la compatibilité avec la présence d'une vie similaire à la nôtre dépend de plusieurs facteurs encore inconnus quant à la présence ou non d'une atmosphère et de ses caractéristiques. Il est encore trop tôt pour l'instant, pour savoir si de l'eau coule à sa surface mais les chercheurs sont confiants.

Photos 29/05/2017

Epilepsie : un composant du cannabis réduit les crises
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FINANCEMENT. Cette publiée mercredi 24 mai dans le New England Journal of Medicine a été financée par GW Pharmaceuticals. Ce laboratoire a mis au point une forme liquide du cannabidiol ou CBD appelée Epidiolex dont la FDA, l'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments, n'a pas encore autorisé la mise sur le marché. Il produit également le Sativex, premier médicament à base de cannabis autorisé (mais toujours pas commercialisé) en France contre la sclérose en plaques.

En France, la dépénalisation du cannabis est en marche. Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, l'a annoncé sur BFMTV mercredi 24 mai : dans quelques mois, consommer du cannabis ne fera plus que l'objet d'une contravention et donc d'une amende. Fini le passage par la case tribunal. Quant à la recherche scientifique, elle ne cesse de trouver de nouvelles propriétés au cannabis. Après la prévention de la démence et la sclérose en plaques, voilà que le cannabidiol, un composant du cannabis, permettrait de réduire de 39% la fréquence des crises d'épilepsie dans leur forme la plus sévère, selon une étude.
Efficace sur le syndrome de Dravet

Attention cependant, "le cannabidiol ne devrait pas être vu comme une panacée pour traiter l'épilepsie", prévient le Dr Orrin Devinsky, principal auteur de l'étude et professeur de neurologie et de psychiatrie au Centre médical Langone de l'Université de New York. "Mais pour des patients souffrant des formes les plus sévères qui ne répondent pas aux nombreux traitements, les résultats de cet essai clinique suscitent l'espoir que nous pourrions bientôt disposer d'une autre option", explique-t-il.

L'étude s'est en effet concentrée sur une forme particulièrement sévère d'épilepsie : le syndrome de Dravet. Cette maladie se révèle chez le nourrisson et entraine souvent des retards de développement. Sa prévalence est estimée à entre 1 sur 20.000 à 1 sur 40.000 naissances. "Nous devons encore effectuer des recherches mais ce dernier essai clinique démontre, à un degré sans précédent, l'efficacité du cannabidiol pour traiter cette forme d'épilepsie", souligne-t-il. Le cannabidiol ou CBD est l'un des 60 composés trouvés dans le cannabis. Si il représente la plus grande concentration, il n'a pas de propriétés psychoactives. A différencier donc du THC, la substance active du cannabis qui agit sur le système nerveux.
39% moins de crises d'épilepsie

Pour cet essai clinique, les chercheurs ont recruté 120 enfants et adolescents de deux à dix-huit ans souffrant du syndrome de Dravet. L'étude a été menée dans 23 sites répartis aux Etats-Unis et en Europe. Une partie des participants choisis au hasard a été traitée avec 20 milligrammes de CBD par kilo ou un placebo qui a été ajouté au traitement déjà suivi et ce pendant quatorze semaines. Le taux des crises dans le groupe traité avec le CBD a diminué de 39%. Chez trois des patients, les crises ont complètement disparu. Dans la cohorte des malades ayant pris un placebo, la réduction de la fréquence des crises n'a été que de 13%. Les effets secondaires signalés - vomissement, fatigue et fièvre - par 93,4% des patients ont été généralement légers ou modérément sévères.

Photos 29/05/2017

Transplantation de tête : "Il est peu probable que le patient survive"
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La première transplantation de tête aura-elle lieu en décembre 2017 ? C’est en tout cas l’annonce tonitruante qu’a faite le neurochirurgien italien Sergio Canavero sur son tout nouveau site web qui assure sa promotion. Il affirme que l’intervention sera pratiquée par son confrère chinois Ren Xiaoping de l’Université médicale de Harbin (Chine) qui rendrait publique la procédure d’ici deux mois (donc à l'été 2017). Est-ce réaliste et surtout raisonnable en l’état actuel des connaissances ?

"Je suis très inquiète. Nous ne sommes prêts ni techniquement ni psychologiquement"

Les faits : le neurochirurgien d'origine italienne travaille à un protocole nommé Heaven (head anastomosis venture) / AHBR (allogenic head body reconstruction), dont il a eu l'initiative alors qu'il était neurochirurgien à l’hôpital de Turin (Italie). Il vise à transplanter la tête d’un patient tétraplégique (paralysé des quatre membres) sur le corps d’un donneur (décédé). L’idée étant d’obtenir au final un patient avec une tête reconnectée à un corps fonctionnel. Outre l’effroi que cela peut susciter dans notre esprit, la procédure pose de multiples questions techniques et éthiques.

Questions à Marike Broekman, neurochirurgienne de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas), actuellement à l’Ecole de Médecine de Harvard (Etats-Unis), présidente de l’Ethico-legal Committee of the European Association of Neurosurgical societies (EANS)

Sciences et Avenir : Quand Sergio Canavero déclare que la première transplantation de tête humaine aura lieu en décembre 2017, quelle est votre première réaction?

Marike Broekman : Je suis très inquiète. Nous ne sommes prêts ni techniquement ni psychologiquement. C’est un de nos sujets de préoccupation au comité d’éthique de l’EANS. Il y a beaucoup trop de questions sans réponse (technique, biologique, éthique, psychologiques, etc.) concernant la transplantation de la tête, procédure encore hautement expérimentale. La première des exigences de la recherche est d’apporter une amélioration de la santé ou des connaissances.

Or, dans l’état actuel des choses, cette procédure n’améliorera pas la santé du patient car il est peu probable qu’il retrouve une fonction neurologique, ni même qu’il survive… Par ailleurs, pensez aux organes du potentiel donneur de la transplantation corporelle, qui pourraient être plus utiles à beaucoup de patients (au lieu d'un) en attente de greffes.

Sciences et Avenir : En tant que neurochirurgien, estimez-vous que cette transplantation sera possible un jour ?

Marike Broekman : Je ne peux évidemment pas dire que c’est impossible mais il y a tellement de défis à relever… Il faut protéger le cerveau du receveur pendant l’intervention, puis reconnecter la moelle épinière, les nerfs, les vaisseaux sanguins... faire en sorte que le corps de rejette pas la greffe, par de lourds traitements immunodépresseurs, sans compter la gestion des douleurs post-opératoires. De plus, il y a des défis psychologiques, éthiques, sociaux, qui requièrent de l’attention avant une telle intervention.

Sciences et Avenir : A-t-elle un intérêt scientifique et médical?

Marike Broekman : Personnellement, oui, je pense que certains éléments sont importants, car ils pourraient aider d'autres patients (par exemple, les personnes dont la moelle épinière est lésée etc.).

Sciences et Avenir : Vous êtes neurochirurgienne, quel point est le plus difficile selon vous?

Marike Broekman : Techniquement, c’est reconnecter la moelle épinière avec succès, pour retrouver un bon fonctionnement neurologique. Je n’ai encore pas vu de données pré-cliniques valables démontrant cela. D’une manière générale, il devrait y avoir d’amples preuves (sur l’animal) avant une première chez l’humain. Que tous les aspects de la procédure soient étudiés, qu'il ne reste pas de questions en suspens. Or, s’il existe des données partielles, il n’existe pas d’étude complète de transplantation de tête chez les animaux avec une survie à long terme plus une normalisation de la fonction neurologique. Pour cette raison, nous avons considéré à l'EANS que la transplantation de tête était contraire à l'éthique.

Sciences et Avenir : Il y a d’autres manques cruciaux, comme la balance bénéfice/risque, ou le contrôle par les pairs…

Marike Broekman : En effet, pour que la recherche soit éthique, il faudrait que l’intervention ait un ratio bénéfice/risque positif. Cela signifie que les risques doivent être minimisés et les avantages potentiels améliorés. Or pour le patient subissant une transplantation de tête, le risque est énorme, y compris celui de décès. Le ratio est actuellement extrêmement défavorable. Des observateurs indépendants devraient également pouvoir examiner, modifier, approuver ou annuler le protocole de recherche, tout comme détecter d’éventuel conflit d'intérêts. Dans le cas présent, l'opération aurait lieu en Chine, un pays critiqué pour sa surveillance et sa réglementation éthiques moins strictes... Effectuer une transplantation de tête dans une région à la réglementation éthique moins rigoureuse mettra particulièrement en péril la sécurité des patients. Nous conseillons vivement que le groupe de recherche italien soumette son protocole de recherche à un Comité éthique européen.

Sciences et Avenir : Et du côté des patients?

Marike Broekman : La population étudiée (tétraplégique) étant très vulnérable, le consentement éclairé devrait être examiné à fond afin d’éviter de fausses promesses de résultats. Mais aussi pour protéger leur vie privée. Il y a eu beaucoup d'attention médiatique pour le patient qui s'était porté volontaire pour être le premier patient opéré (mais qui finalement ne le sera pas, ndlr). Sa vie privée a été compromise avant même l'inclusion officielle dans l'étude.

Sciences et Avenir : Pensez-vous que cette expérimentation doit être interdite, ou juste contrôlée?

Marike Broekman : Je pense qu'il est bien trop tôt pour effectuer cette expérience dans un proche avenir. Si le contrôle signifie que l'expérience n'aura pas lieu prochainement, alors je suis d'accord.

Sciences et Avenir : Est-ce important d’en parler ou mieux vaudrait-il les ignorer?

Marike Broekman : Il faut absolument en parler ! Les gens doivent voir en quoi c’est contraire à l'éthique et pourquoi c’est (actuellement) impossible, etc. Je pense que le débat permettra d'éduquer les gens!

Sciences et Avenir : Finalement pensez-vous que l’équipe va réellement tenter cette expérience en décembre?

Marike Broekman : Je ne sais pas, je ne l’espère pas.

Photos 29/05/2017

Moustique tigre : ce qu'il faut savoir pour s'en prémunir
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Vecteur et propagateur de la dengue et du chikungunya, le moustique tigre (Aedes albopictus) s'est installé en France métropolitaine en 2004. Il est désormais définitivement "naturalisé" dans 18 départements du sud.

LUTTE. Le moustique tigre (Aedes albopictus) qui est apparu en France en 2004 s'est rapidement installé sur le territoire, en particulier dans les départements du sud. Aujourd'hui, il est implanté dans 30 départements, ce qui inquiète les autorités sanitaires. En effet, outre la piqûre en elle-même - toujours désagréable -, le moustique tigre est surtout le vecteur de maladies tropicales comme la dengue et le chikungunya dont le risque d'épidémie en métropole devient chaque jour un peu plus plausible.

2 axes de lutte contre le moustique

Il y a deux axes de lutte pour se prémunir des piqûres : éviter la prolifération des moustiques en court-circuitant leur cycle de reproduction et veiller à la protection individuelle. La femelle moustique se reproduit en pondant ses œufs dans les eaux stagnantes, entre 50 et 300 par ponte. L'éclosion de chaque œuf donne une larve qui, en deux semaines, se transforme en adulte avant de quitter son environnement aquatique pour s'envoler vers votre doux épiderme.

Eliminer les eaux stagnantes

Arrosoir, soucoupes de pots de fleurs, descente de gouttière, égouts, creux d'arbres, vieux pneus, bassins divers, fût d'eau de pluie... De très nombreux endroits parfois insoupçonnés peuvent être propices à la ponte. Le mieux est de passer régulièrement le jardin au peigne fin pour les éliminer. Pour les réservoirs d'eau tels que les puits, mares ou les piscines hors d'usage (celles en fonction ne sont pas propices à la ponte), pensez à mettre des larvicides. Dans certaines régions très propices aux moustiques (zones humides ou marécageuses), ces mesures ne suffiront pas. Il est donc nécessaire de se protéger individuellement. Les produits répulsifs constituent un marché gigantesque dans lequel il est difficile de se retrouver. Voici quelques repères :
- Les produits à oublier :

Les applications smartphones qui prétendent éloigner les moustiques par l'émission d'ultrasons sont nombreuses. Elles sont pourtant parfaitement inutiles. Testées et désapprouvées par Sciences et Avenir.

Les bracelets anti-moustiques qui fleurissent dans les rayons des supermarchés sont certes très tendance, mais sans grand intérêt. Si les produits qu'ils diffusent peuvent être efficaces, ils ne le sont qu'au niveau de la zone du bracelet. Tout juste vous protégeront-ils l'avant-bras si vous le mettez au poignet et le mollet si vous le placez sur votre cheville... Il vaut donc mieux choisir des sprays à étaler sur les surfaces découvertes de votre peau.

Bien que très populaire, la citronnelle sous ces différentes déclinaisons (bougies, huile, spray) n'est pas l'idéal. Son efficacité est réduite à quelques espèces seulement, et le moustique tigre n'en fait pas partie.
- Les produits efficaces :

Economique et presque infaillible, la moustiquaire est encore ce qui se fait de mieux lorsque vous n'êtes pas en mouvement. Dans la catégorie répulsif, le DEET (Diethly Toluamide) est considéré comme le plus actif. Sous forme de spray, lotion ou gel, il agit en modifiant les perceptions olfactives du moustique afin de l'empêcher de piquer. Attention cependant car il s'apparente à un produit neurotoxique. Il est formellement déconseillé chez la femme enceinte et les enfants de moins de six mois.

Attention, les répulsifs ne font pas bon ménage avec les crèmes de protection solaire : celles-ci doivent être appliquées au moins 20 minutes avant le répulsif.

Plus naturel que le DEET mais tout aussi agissant, l'IR3535 ne comporte aucune contre-indication particulière et est réputé efficace également contre les tiques, les taons, les guêpes et les abeilles. Son utilisation chez les jeunes enfants demande néanmoins de respecter scrupuleusement les précautions d'emploi. Au besoin, demandez conseil à votre pharmacien. Enfin, il faut savoir que les moustiques tigres piquent à travers les vêtements et sont attirés par les couleurs foncées. Pensez donc à mettre des vêtements longs, amples et clairs.

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