03/04/2026
Le retour au féminin
Il n’existe pas de point d’arrivée — seulement le chemin, et ce que l’on devient en le parcourant.
Il est long, parfois âpre. Tissé de chutes et de rechutes, de nuits où l’on descend jusqu’aux strates les plus obscures de soi — là où vivent les peurs sans nom, les insécurités enfouies, les blessures que l’on croyait cicatrisées.
Et puis il y a ces instants où l’on se sent souveraine. Debout. Lumineuse d’une lumière qui vient du dedans.
Ce chemin-là ne ressemble à rien de linéaire. Il ondule entre l’ombre et l’éclat, entre la fissure et la floraison, entre ce que l’on était et ce que l’on devient — lentement, inexorablement.
Ce qui permet de tenir, ce n’est pas la force brute. C’est la douceur que l’on s’accorde enfin. La patience que l’on tourne vers soi, avec la même ardeur que celle que l’on a si longtemps offerte aux autres. La compassion — non comme une faiblesse, mais comme un sol ferme sous les pieds.
Chaque descente dans les profondeurs libère un peu plus ce féminin guéri, sauvage, spontané, souverain. Celui qui n’a jamais disparu. Celui qui attendait, simplement.
Fais confiance au processus.
Même dans le tremblement. Même dans l’obscurité.
C’est là, précisément, qu’il œuvre.
RFG ✨