11/12/2025
Bonjour à toutes et à tous.
Voici quelques photos de l’atelier d’hier, consacré au sens des fêtes de fin d’année. L’échange a été particulièrement riche et a fait émerger une grande variété d’hypothèses.
La famille, la fête du commerce ou de la consommation, la fête de l’obligation, la fête de l’unité ou de la joie, une convention ou une norme sociale. Une hypothèse forte a été celle du repère temporel : un moment qui sert de coordonnée pour s’orienter, car l’humanité a besoin de repères pour ne pas tomber dans le vide cosmique.
Une autre hypothèse majeure a été celle d’une fête propre à la civilisation occidentale, une fête hégémonique, parfois perçue comme coloniale dans la mesure où elle s’impose comme norme dominante aux minorités. Bourdieu a été cité pour souligner le rôle possible de reproduction sociale.
L’idée de la normalité a aussi été discutée, comme si les fêtes étaient un moment de mise en conformité sous une norme commune.
L’idée de la proximité est revenue, une proximité paradoxale, car ce rapprochement peut avoir un côté tribal ou familial, parfois au détriment de certaines minorités.
La question du sacré est apparue, difficile à définir, mais saisissable par contraste avec les moments du quotidien les plus profanes, comme le fait d’aller aux toilettes. Les fêtes de fin d’année semblent fonctionner comme un moment sacré, y compris pour les personnes athées. Cela a d’ailleurs conduit à une suggestion pour un prochain atelier : explorer si l’on peut vraiment être athée, ou dépourvu de toute forme de spiritualité.
Dans tous les cas, ces fêtes ont une force évidente, même si, pour certaines personnes, elles peuvent être source de souffrance plutôt que de joie.
Merci encore à chacun d’entre vous pour la qualité des échanges.
Je vous souhaite de très belles fêtes, avec le sens pluriel et personnel que vous choisirez de leur donner.