Depuis quelques années il souffle comme un vent de renouveau sur le Cameroun. Cette dynamique s’apprécie notamment au niveau conceptuel. Qu’il s’agisse des concepts d’ « émergence », d’ « agriculture de seconde génération », d’« université de troisième génération » ou plus récemment encore du « nouveau type de Camerounais », tout indique sinon un début de changement réel, au moins le désir d’un Cameroun différent, débarrassé de l’inertie, du « on va faire comment ? ». La fonction sociale des universités étant de former les cadres dont a besoin la nation pour continuer sa marche vers l’avant, celles-ci doivent nécessairement être en première ligne de toute dynamique visant un changement de fond. Celui-ci n’adviendra que sur les décombres desquels émergera un nouvel d’étudiant, transformé de fond en comble donc, préalable indispensable a toute transformation sociétale globale. Le Cameroun compterait en cette année académique 2015-2016 pas moins de 450 000 étudiants que se partagent les 8 universités d’État et la centaine d’instituts privés de l’enseignement supérieur du pays. Si on rajoute à ce chiffre les milliers de ceux qui poursuivent leurs études hors du pays, on se retrouve donc avec un corps social avoisinant le million d’hommes. Peut-on ignorer une telle force dans le projet d’édification d’une nation ? l’a-ton souvent utilisé à bon escient ? l’a-t-on seulement préparé à se mettre résolument au service de l’intérêt commun ? Nous en sommes convaincus, un nouvel étudiant est indispensable. Celui devra nécessairement être mieux formé. Il devra aussi être mieux informé de ce qui se passe dans son environnement immédiat, l’Université donc, et dans la société globale tout court. Pour qu’il joue pleinement sa partition, il devra également être sensibilisé autant à sa responsabilité citoyenne qu’a sa puissance sociale et politique. Ce nouvel étudiant devra nécessairement rompre avec tout complexe d’infériorité sociale et entrer dans la partie en tant que « full gamer ». S’il échoue a ainsi se transformer pour être dans l’action, il paiera, de nouveau, comme au cours des décennies précédentes, le prix du statut quo ou de tout mauvais changement. Le journal La voix de l’étudiant se propose de participer a cette transformation, dans l’intérêt de la nation. Hebdomadaire d’informations et d’analyses spécialisé sur les mondes universitaires -Universités d'État et instituts prives de l'enseignement supérieur - ce "nouveau journal de l'étudiant" a l'ambition de couvrir rapidement l'ensemble du territoire national. Où qu'il se trouve, l'étudiant camerounais doit désormais pourvoir s'adresser a la communauté nationale et internationale. Sa voix sera portée par son journal. Elle devra être entendue!