22/08/2022
André-Marie Mbida
Né le 1er janvier 1917 à Endinding auCameroun et mort le 2 mai 1980 à Paris en France, était un homme d’État camerounais, nationaliste pragmatique, premier Camerounais natif à être élu député à l'Assemblée nationale française, Premier ministre du Cameroun, deuxième Premier ministre africain natif dans le continent noir, premier chef d'État du Cameroun autonome d’expression française du 12 mai 1957 au 16 février 1958 et premier prisonnier politique du Cameroun indépendant, du 29 juin 1962 au 29 juin 1965.
Il est le fils du chef traditionnel Simon Monbele Ongo Nanga, chef de Ngo Lougou et Edingding, dans la région de Nyong et Sanaga, qui mena une rébellion contre les occupants allemands, et de Ngono Véronique. André-Marie Mbida, après avoir fréquenté l’école primaire d’Éfok (département de la Lekié), poursuivit ses études au petit séminaire d’Akono de 1929 à 1935, où il fréquenta les futurs présidents Fulbert Youlou et Barthélémy Boganda, élèves comme lui. Il exercera par la suite comme professeur de mathématiques et de latin, puis au grand séminaire de Mvolyé de 1935 à 1943. Dans cet établissement, il s’initie à l’étude de la philosophie et de la théologie. Il songe un temps à rentrer dans les ordres, mais, après son départ du séminaire, il devient directeur de l’école rurale de Balessing en 1943. Après avoir complété sa formation par des études juridiques, il exerce la fonction d’agent du trésor à Yaoundé en 1945, durant une année, puis devient agent d’affaires à Ebolowa et Yaoundé, jusqu’en 1954.
Le 24 octobre 1957, il a introduit, à l’Assemblée législative du Cameroun, un projet de loi portant création d’un emblème de l’État du Cameroun. Le 26 octobre 1957, il en dépose le projet de loi portant sur l’adoption de l’hymne officiel « Chant de ralliement », de la devise du Cameroun « Paix, Travail, Patrie », et de la fête nationale « le 10 mai date de la première séance de l’Assemblée législative du Cameroun » à la place du 14 juillet, date de la fête nationale française.