Très intéressant.
GTC Consulting
Global Training and Consulting est un cabinet de formation des Auditeurs Internes Certifié.
03/04/2024
La gouvernance d’entreprise
Appliquée au monde de l’entreprise, la notion de gouvernance regroupe les modalités de décision, planification, gestion et contrôle. La gouvernance d’entreprise s’appuie sur une articulation des pôles de décision (actionnaires, dirigeants…) formalisée par l’interaction des parties prenantes au sein des différentes instances (directoire, conseil d’administration, conseil de surveillance…).
Objectifs de la gouvernance
Le concept de « bonne gouvernance » est né des sciences économiques et administratives anglo-saxonnes. Il s’est imposé au cours des années 1990, sous l’égide de la Banque Mondiale, en tant que vecteur indispensable d’une politique de développement cohérente et efficace.
Quel que soit le domaine d’application, les objectifs de la gouvernance, en synergie et en complémentarité, sont les suivants :
- Définition d’une stratégie et des moyens de sa mise en œuvre ;
- Identification des risques, mise en place et évaluation de leur gestion ;
- Utilisation des ressources en responsabilité ;
- Respect des intérêts des parties prenantes et prise en compte de leurs points de vue dans la conduite des stratégies ;
- Évaluation du niveau de réalisation des objectifs et correctifs éventuels pour y parvenir.
Principes de la « bonne » gouvernance
Les principes de la gouvernance peuvent varier selon le domaine d’application, mais en général, ils incluent les suivants :
- Transparence : les processus décisionnels et les résultats doivent être clairement communiqués à toutes les parties prenantes concernées.
- Responsabilité : les décideurs doivent être tenus responsables de leurs actions et de leurs résultats.
- Participation : les parties prenantes doivent être impliquées dans les processus décisionnels pertinents.
- Équité : les décisions doivent être prises de manière juste et équitable pour toutes les parties prenantes concernées.
- Orientation vers les résultats : les décisions doivent être prises en fonction des résultats souhaités.
- Prise de décision éclairée : les décisions doivent être prises sur la base d’informations précises, pertinentes et fiables.
- Orientation vers la durabilité : les décisions doivent être prises en considérant l’impact à long terme sur l’environnement, la société et l’économie.
- Intégrité : les décideurs doivent agir avec honnêteté, éthique et professionnalisme.
- Adaptabilité : les processus de gouvernance doivent être suffisamment souples pour s’adapter aux changements et aux situations imprévues.
- Cohérence : les politiques et les pratiques de gouvernance doivent être cohérentes dans l’ensemble de l’organisation ou du système gouverné.
Gouvernance d’entreprise et RSE
De plus en plus, les démarches de responsabilité sociale/sociétale des entreprises (RSE) deviennent une composante à part entière des stratégies de gouvernance. En effet, leur impact sur le bien-être au travail influe directement sur le niveau global de performance économique, dans des proportions qui sont aujourd’hui clairement établies.
Conditions de travail améliorées, prise en compte des enjeux éthiques (sociaux et environnementaux), rapports basés sur l’échange et la concertation, sont autant d’éléments qui conduisent à une plus forte implication des collaborateurs et des autres parties prenantes. En intégrant pleinement ces données à leur management, les entreprises mettent en place une dynamique vertueuse aux effets incontestables, tant sur le plan des résultats que de l’image de marque.
03/04/2024
Echantillonnage statistique et échantillonnage non statistique
Les échantillonnages statistique et non statistique sont deux méthodologies utilisées dans le processus d'audit, chacune ayant des avantages et des objectifs distincts. Comprendre la différence entre ces deux approches est crucial pour les candidats à la partie 2 à l’examen (CIA), car cela améliore leur capacité de planifier et d'exécuter des procédures de vérification efficaces.
Échantillonnage statistique
L'échantillonnage statistique implique l'utilisation de la théorie des probabilités pour faire des déductions sur une population, basées sur un échantillon aléatoire de cette population. Cette méthode est quantitative et permet aux auditeurs de mesurer le risque d'échantillonnage, qui est le risque que l'échantillon ne soit pas représentatif de la population. L'échantillonnage statistique est très structuré et exige que les vérificateurs déterminent la taille de l'échantillon à l'aide de formules statistiques qui tiennent compte du niveau de confiance souhaité, de l'erreur tolérable et de l'erreur attendue.
Avantages :
- Objectivité : les décisions reposent sur des principes mathématiques, réduisant les préjugés personnels dans la sélection et l'évaluation de l'échantillon.
- Précision et fiabilité quantifiables : les auditeurs peuvent calculer la probabilité que leurs conclusions soient correctes, ce qui facilite la prise de décision et l'allocation des ressources.
- Efficacité dans les grandes populations : particulièrement utile lorsque la taille de la population est grande, car elle fournit une méthode pour estimer les caractéristiques de la population sans examiner chaque élément.
Échantillonnage non statistique
L'échantillonnage non statistique ne repose pas sur les lois de la probabilité et ne permet pas de mesurer le risque d'échantillonnage. Cette approche est qualitative et souvent utilisée lorsque les vérificateurs doivent faire des choix judicieux d'éléments à tester, en fonction de leur connaissance de la population et du sujet. La taille de l’échantillon dans l’échantillonnage non statistique n’est pas déterminée par des formules statistiques mais plutôt par le jugement professionnel du vérificateur.
Avantages :
- Flexibilité : permet aux auditeurs d'utiliser leur expérience et leur jugement professionnel pour sélectionner les éléments qui sont le plus susceptibles de contenir des erreurs ou qui sont d’une autre façon significative ;
- Praticité : Utile dans les situations où les méthodes statistiques ne sont pas pratiques ou lorsque la population est trop petite pour que l'échantillonnage statistique soit efficace ;
- Rentabilité : peut-être plus rentable dans certaines situations, car cela peut nécessiter l'examen de moins d'éléments qu'un échantillon statistique.
Choisir entre l'échantillonnage statistique et non statistique
Le choix entre l'échantillonnage statistique et l'échantillonnage non statistique dépend des objectifs de l'audit, de la nature de la population, de la disponibilité des données et des considérations de coûts. L'échantillonnage statistique est préférable lorsque l'objectivité et la précision sont primordiales et que le vérificateur doit quantifier le risque d'échantillonnage. L'échantillonnage non statistique convient pour des audits exploratoires, des tests de contrôle ou lorsque le vérificateur compte sur sa connaissance de l'entité pour identifier les éléments clés à tester.
Application dans la CIA Partie 2
Pour les candidats à la partie 2, il est essentiel de comprendre ces méthodes d'échantillonnage pour concevoir des tests de vérification adaptés aux objectifs de vérification. Les candidats devraient pouvoir :
- Distinguer les méthodes d'échantillonnage statistiques des méthodes non statistiques.
- Comprendre les implications de chaque méthode sur les conclusions de l'audit.
- Appliquer ces méthodes dans la planification de l'audit et l'évaluation des preuves
En résumé, l'échantillonnage statistique et non statistique ont leur place dans le processus d'audit. Le choix entre eux devrait reposer sur les objectifs de l'audit, les caractéristiques de la population et les circonstances spécifiques de l'audit. La maîtrise de ces concepts donnera aux candidats du CIA partie 2 les outils dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées sur les méthodes d'échantillonnage dans leurs missions d'audit.
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