09/06/2026
Honore Ta Vraie Nature !
Il y a une part de moi que j’ai longtemps gardée un peu cachée.
Pas parce qu’elle n’était pas importante. Au contraire. Elle est la partie la plus importante de ma vie ! Mais pendant longtemps, je ne savais pas vraiment comment en parler. Je ne savais pas comment la mettre dans mon travail, dans mes accompagnements, dans ma façon de me présenter.
Cette part, c’est ma quête spirituelle du sens de la vie !
Depuis toute jeune, je me pose des questions: Qui je suis ? Pourquoi je suis ici ? Qu’est-ce que je suis venue comprendre, vivre, transmettre ? Ce ne sont pas des questions passagères. Elles m’accompagnent depuis très longtemps, même si je n’ai pas toujours osé leur donner une place visible depuis l'enfance !
Dans certains cadres, je me suis retenue.
Je pouvais accompagner, écouter, travailler avec les enfants dans les écoles, soutenir les familles, observer ce qui se passait dans les relations… mais je gardais cette profondeur un peu à part. Comme si elle était trop intime. Comme si elle risquait d’être mal comprise. Comme si je devais être plus “raisonnable”, plus acceptable.
Et pourtant, en moi, c’était là.
Quand j’accompagnais les enfants, je voyais bien qu’il n’y avait pas seulement un comportement à corriger. Il y avait une histoire, une émotion, une place, un lien, parfois quelque chose de plus profond à comprendre. Je ne savais pas toujours comment l’expliquer, mais je le sentais. Comme ce petit garçon que j'ai accompagné, en tant que AESH, qui parlait de magie, du soleil en chaque être, qu'on a classé comme ayant des troubles de ci, de çà; et que moi je comprenais sans pouvoir expliquer aux collègues.
Aujourd’hui, je comprends que cette part de moi n’est pas un détail.
Elle est dans ma manière d’écouter. Elle est dans ma manière de poser les questions.
Elle est dans ma manière de regarder la vie comme un ensemble, pas comme des morceaux séparés.
Pendant longtemps, j’ai eu l’impression que ma vie ressemblait un peu à un puzzle. Il y avait plein de pièces : le travail avec les enfants, les femmes, la famille, mes 2 cultures (Cameroun-France), mes enfants, mon mari, le besoin de transmettre, le besoin de soulager. Et petit à petit, j’ai compris que ce n’était pas forcément dispersé. Il fallait peut-être simplement retrouver la grande image. Celle qui réunit toute ces parties et qui donne un sens, c'est la transformation spirituelle.
C’est cela que j’ai envie d’honorer maintenant.
Je ne veux plus séparer la femme que je suis de la mentore que je deviens. Je ne veux plus laisser ma quête de sens de côté alors qu’elle est, en tout cas pour moi, la base de la vie. Pas pour imposer une croyance. Pas pour convaincre. Mais pour accompagner avec plus de vérité.
Je crois qu’une femme sent quand on parle depuis un endroit vrai.
Et peut-être que c’est ce que j’apprends aujourd’hui : ne plus cacher ce qui m’a toujours guidée. Ne plus réduire ma profondeur pour plaire ou être comprise plus facilement. Trouver les mots simples, oui. Rester concrète, oui. Mais ne plus abandonner cette part de moi qui cherche le sens, la paix, la vérité profonde.
Alors aujourd’hui, j’honore cette part là.
Doucement.
Sans avoir besoin de tout expliquer.
Juste en acceptant de me montrer plus entière.
“Aujourd’hui, je choisis d’honorer mon être profond"
Et toi, y a-t-il une part de toi que tu as longtemps gardée discrète?