IEG Pougala Academy, l'école des rares Africains encore en Liberté !
(862)

La polygamie est une régression civilisationnelle, qui nie la citoyenneté féminine et réinstalle la femme dans un statut...
25/09/2026

La polygamie est une régression civilisationnelle, qui nie la citoyenneté féminine et réinstalle la femme dans un statut pré‑moderne de dépendance.
Jean-Paul Pougala
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Réponse à un internaute sur www.pougala.net
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DJIBA CONDE de Guinée m'a écrit ceci sur ma plate-forme www.pougala.net
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Un foyer polygame qui a 4 femmes avec bcp d'enfants supposons 16, il paye une seule taxe à l'État pour une seule femme déclarée mais par ailleurs il nourrit, habille ses 4 femmes et ses nombreux enfants ce qui veut dire il paye à l'État les impôts sur les nourritures, habillements qu'il donne à sa famille. Il est mieux pour une femme de partager un mari que de vivre célibataire ou avoir des enfants avec plusieurs papas surtout avec une population de femmes plus nombreuses que celle des hommes.
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Ma Réponse :

Pour Conde, la polygamie serait une solution “pragmatique” pour éviter que des femmes restent célibataires, et c'est donc une forme de “protection sociale” pour elles.

Cette affirmation repose sur une vision de la femme comme un être incomplet sans un homme, et sur une justification morale de la polygamie qui est en réalité une régression civilisationnelle. Nous allons voir pourquoi.

Pour commencer, le raisonnement de Conde se base sur un faux calcul économique.
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Jean-Paul Pougala

Samedi le 26 Septembre 2026

2641- Voici pourquoi les repreneurs camerounais annoncés de Sosucam au Cameroun, n'ont pas une seule chance sur 1000 de ...
25/09/2026

2641- Voici pourquoi les repreneurs camerounais annoncés de Sosucam au Cameroun, n'ont pas une seule chance sur 1000 de faire réussir la moindre aventure sucrière au Cameroun.
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Extrait de la Leçon d'intelligence économique et d'économie politique n° 2641 de Jean-Paul Pougala destinée aux enfants des écoles primaires d'Afrique à lire dans son intégralité sur www.pougala.net
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Quand le sucre coûte 330 FCFA le KG sur le marché mondiale, le prix de 1000 FCFA le kg de Sosucam est une condamnation à mort de l'entreprise.

COMMENT A FAIT LE CAMEROUN POUR SE TROUVER DANS CE BOURBIER ?

Dans la revue "Politique africaine" n° 18 de l'Année 1985, à la page 45 de l'analyse intitulée : "Cameroun : Les avatars d'un libéralisme planifié", l'économiste français J-C Willame écrit :
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(...) Le « libéralisme planifié », leitmotiv officiel du mode de développement camerounais, était supposé substituer l’État à une initiative privée défaillante. En fait, la planification camerounaise ne fut souvent rien d’autre qu’une
liste de projets d’investissement public désirables au lieu d’être un
exercice rigoureux et intégré.
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Source : https://www.persee.fr/doc/polaf_0244-7827_1985_num_18_1_4002

Le « libéralisme planifié » selon Willame est un État qui planifie, sans planifier.

Willame écrit que la planification camerounaise n’était qu’une liste de projets désirables, et non un système rationnel d’allocation des ressources.

Là où Willame a raison est qu'effectivement, le Cameroun n’a jamais eu une véritable planification économique, mais une planification de prestige.

Quand on analyse chaque plan dit quinquennal, on se rend compte tout simplement que les plans différents quinquennaux étaient des catalogues de projets, et non des stratégies industrielles.

Les entreprises publiques étaient créées pour exister, et non pas pour être rentables. Après l'indépendance du Cameroun le premier janvier 1960, les multinationales françaises dans la logique pure de la Françafrique, étaient invitées pour légitimer les projets morts-nés, et non pas pour transférer des compétences.

L’État se substituait à un secteur privé « défaillant », mais sans jamais créer les conditions de son émergence, de sa réussite.

Résultat des courses : un État camerounais qui investit massivement dans des projets non viables, non rentables, mais politiquement utiles.

CAMSUCO, l'ancêtre de Sosucam en est l’exemple parfait : un projet surdimensionné, justifié par une pénurie fictive de sucre, financé par des crédits à court terme à taux exorbitants, et dont la demande locale ne justifiait pas l’existence.

On peut légitimement se demander ce qu'il y avait d'aussi urgent pour un pays colonisé qui vient d'avoir sa souveraineté de s'endetter non pas pour financer son éducation, mais pour une urgence idiote, le sucre !

Qu'y avait-il d'aussi prioritaire et stratégique pour que le Cameroun renoncer à s'endetter pour financer l'éducation et la montée en puissance de ses propres ressources humaines, pour mettre comme priorité non pas un céréale pour combattre la famine, mais un ingrédient, un accessoire sans aucune importance, le sucre ?

LES FAITS

La campagne mondiale 2025/26 de production de sucre marque un tournant : la production mondiale atteint 189–190 millions de tonnes, pour une consommation de 177–178 millions.

Cela signifie un excédent massif de 11–12 millions de tonnes, une reconstitution des stocks à 44–45 millions de tonnes, et une pression durable sur les prix.

Cet excédent n’est pas conjoncturel : il résulte de rendements agricoles en hausse, de nouvelles variétés de canne, et de gigantesques capacités industrielles au Brésil.
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Source : https://foodcom.pl/fr/apercu-du-marche-du-sucre-en-2026-rapport-mondial

LE PRIX MONDIAL DU SUCRE EST DE 330 FCFA LE KG CONTRE 1000 FCFA, LE PRIX DE SOSUCAM SUR LE MARCHE

Le Sugar #11 est le contrat de référence mondial pour le sucre brut, tandis que le Sugar #12 est par exemple, un contrat très secondaire, quasi local, utilisé pour le sucre raffiné aux États‑Unis.

En d'autres mots, #11 = le marché mondial du sucre brut

C’est pour cela que tous les analystes, traders, institutions (FAO, USDA, Rabobank, Czarnikow, etc.) utilisent le contrat #11 pour parler des prix internationaux.

Ce Sugar #11, ce contrat mondial du sucre brut est négocié sur l’ICE (Intercontinental Exchange). C’est le benchmark international pour le sucre brut (raw sugar), exporté par les principaux pays producteurs de sucre que sont, le Brésil, l’Inde, la Thaïlande, le Mexique, l’Australie, et tous les pays tropicaux.

Il représente 90 % du commerce mondial du sucre. C’est donc le prix qui détermine la rentabilité des sucreries dans le monde entier, y compris SOSUCAM.

Le prix ( #11) en 2026 est de 14,7 cents/lb. Cela correspond à environ 324–330 FCFA/kg sur le marché mondial du sucre brut.

Selon Somdiaa et la Fao, le sucre de SOSUCAM, lui, coûte entre 650 et 750 FCFA/kg départ usine, et 900–1 200 FCFA/kg pour le consommateur camerounais.

Donc : le sucre camerounais coûte 2 à 3 fois plus cher que le prix mondial.

Prix mondial ( #11) : ~300 FCFA/kg

SOSUCAM (usine) : ~700 FCFA/kg

SOSUCAM (marché) : ~1 000 FCFA/kg

Le sucre camerounais est structurellement non compétitif, même avant d’être vendu.

POURQUOI SOSUCAM NE PEUT PAS ETRE COMPETITIVE ?

SOSUCAM n’est pas compétitive pour une raison simple : elle appartient à un modèle agro‑industriel structurellement non viable, hérité du libéralisme planifié et aggravé par la crise mondiale du sucre.

Ce n’est pas une question de mauvaise gestion, encore moins de repreneurs, mais c’est une question d’économie politique, d’agronomie, de marché mondial, et de structure des coûts.

1) Un handicap structurel de base : le Cameroun n’est pas une zone sucrière compétitive
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Jean-Paul Pougala

Vendredi le 25 Septembre 2026

P.S : les photos sont celle de la formation en cours Rinvindaf Bafang 22 qui se terminera demain samedi 26 septembre 2026 ici à Bafang.

2640- Donald Trump va lui-même accueillir Xi Jinping à l'aéroport bousculant le protocole : Il a compris tardivement que...
24/09/2026

2640- Donald Trump va lui-même accueillir Xi Jinping à l'aéroport bousculant le protocole : Il a compris tardivement que le rouleau compresseur chinois est inarrêtable.
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Extrait de la Leçon de Guerre Economique n° 2640 de Jean-Paul Pougala à lire dans son intégralité sur www.pougala.net
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LES FAITS

Le quotidien américain le Washington Post de ce jeudi 24 septembre 2026 a à sa une ce titre :

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Trump offre à Xi Jinping un accueil rare à l’aéroport alors que la visite du sommet commence
Sous-titre :
Un salut sur le tarmac est un geste inhabituel, rarement adressé aux chefs d’État étrangers, soulignant le désir de Trump de courtiser le dirigeant chinois.

Les journalistes Cat Zakrzewski et Michael Birnbaum écrivent ce matin ceci :
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BASE CONJOINTE ANDREWS, Md. — Le président Donald Trump a accueilli le président chinois Xi Jinping à Washington mercredi 23/09/2026, lors d’une cérémonie inhabituelle à l’aéroport qui a démontré à quel point le dirigeant américain cherche à faire impression sur son homologue.

L’arrivée de Xi a marqué le début de la première visite d’État chinoise à Washington depuis plus d’une décennie, et Trump a cherché à la mettre en scène de manière abondante. Les deux dirigeants sont attentifs au symbolisme même des plus petits gestes.

Les dirigeants américains, selon la coutume, ne saluent pas les chefs d’État arrivant à l’aéroport, se retenant à la Maison Blanche pour offrir une réception sur leur propre territoire. Et Xi n’a pas accueilli Trump à l’aéroport de Pékin lorsque le président américain s’y est rendu en mai. La diplomatie chinoise se concentre souvent sur la symétrie du coup pour œil lors de visites soigneusement gérées ; La démonstration d’hospitalité de Trump était un effort pour aller au-delà de sa réception à Pékin en un geste à son invité.

Le 747 d’Air China de Xi a atterri peu avant 18h, et le personnel militaire américain en uniforme s’est précipité pour dérouler un tapis rouge et le lisser tandis que des hauts responsables chinois observaient depuis la porte de l’avion ouverte. La limousine blindée de Trump s’est arrêtée, et lui et la première dame Melania Trump ont remonté le tapis jusqu’à la base des escaliers de l’avion.
(...)
Les précédents cas de présidents américains saluant des invités à l’aéroport ont souligné la nature inhabituelle du geste de Trump : les présidents Ronald Reagan, George W. Bush et Barack Obama se sont tous rendus dans les aéroports pour accueillir des papes, le rare dirigeant mondial qui pourrait être considéré comme faisant valoir son rang sur un président américain. Richard M. Nixon a salué l’empereur japonais Hirohito à la même base militaire d’Anchorage où Trump a rencontré le président russe Vladimir Poutine l’année dernière.

Trump a fait de grands efforts pour offrir un accueil somptueux à Xi. (...)
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Source : https://www.washingtonpost.com/politics/2026/09/23/trump-greets-xi-jinping-airport-rare-gesture-summit-starts/

Le quotidien américain précise bien que le chef d'état chinois est arrivé à bord d'un avion de ligne de la compagnie aérienne publique Air China.

Cela constrate avec le somptueux avions américain, le Air Force One qui est tout le temps garé, alors que le 747 utilisé par Xi Jinping, dès la semaine prochaine, sera restitué à Air China et continuera à porter les passagers.

A ne pas rater, les conditions de la compagnie chinois, que le tapis rouge soit bien mis là où la publicité du nom Air China sera bien mis en évidence.

Cette disposition a donné droit à une réduction substantielle de prix accordée au chef de l'état chinois, par la compagnie aérienne gérée par la Mairie de Pékin. Un constrate saisissant avec les Etats-Unis où le public n'est propriétaire de rien dans l'économie.


L'Agence France Presse AFP écrit :

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À Washington, Donald Trump déroule le tapis rouge à Xi Jinping

Dans un geste tout à fait exceptionnel, le président américain est venu lui-même accueillir le président chinois à sa descente d’avion.

Un président américain ne se déplace presque jamais pour accueillir un dirigeant étranger à l’aéroport. Mais Donald Trump l’a fait mercredi pour le Chinois Xi Jinping, alors que Washington a annoncé au même moment une prolongation de la trêve commerciale avec Pékin.
(...)
(...)
Trump bouscule le protocole

D’ordinaire, les chefs d’État étrangers sont accueillis sur le tarmac par des responsables d’un rang inférieur et ne rencontrent le président américain qu’à leur arrivée à la Maison Blanche. Mais Donald Trump bouscule le protocole pour un chef d’État avec lequel il assure avoir des affinités particulières, là où Xi Jinping aborde leur relation avec plus de pragmatisme, selon Judith Shapiro, spécialiste de la Chine à l’American University. Le président chinois «considère que l’ascension de la Chine tout comme le déclin des États-Unis sont inévitables», et que par conséquent la relation bilatérale doit être «gérée avec la plus grande délicatesse» pour éviter un affrontement ouvert, dit-elle.
(...)
Jeudi, le dirigeant chinois aura droit à toute la pompe d’une visite d’État avec une nouvelle cérémonie d’accueil militaire à la Maison-Blanche, accompagnée de coups de canon et du survol d’un bombardier B-2 flanqué de jets F-22 Raptors, ainsi qu’un dîner de gala auquel assisteront les grands noms de la tech américaine, dont les patrons d’OpenAI Sam Altman et de Nvidia Jensen Huang, ou encore Elon Musk (Tesla, SpaceX et X). Ce dernier a jugé dans un entretien avec la télévision chinoise que Xi Jinping était «un grand dirigeant». «Sous sa gouverne, la Chine a énormément prospéré», a-t-il assuré. Le président chinois n’a lui pas emmené de délégation de chefs d’entreprise, a indiqué une source américaine à l’AFP.
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Source : https://www.lefigaro.fr/international/le-president-chinois-xi-jinping-est-arrive-aux-etats-unis-pour-une-rencontre-avec-donald-trump-20260924

C'est cette dernière phrase du communiqué de l'AFP qui nous intéresse :

“Le président chinois n’a emmené aucune délégation de chefs d’entreprise.”

C’est à mon avis le point le plus important de toute la visite.

Ce détail, passé presque inaperçu dans la dépêche, révèle une frontière idéologique fondamentale entre les États‑Unis et la Chine. Ce geste est un marqueur idéologique, un signal stratégique, une démonstration de souveraineté de la part de la Chine.

De quoi s'agit-il ?

Côté américain :

Donald Trump est accompagné par Sam Altman (OpenAI), Jensen Huang (Nvidia), Elon Musk (Tesla, SpaceX, X) etc. Ce sont les patrons de la tech, de la finance, des industries stratégiques.

Ce sont les entreprises qui portent l’innovation, l’investissement, la recherche, la projection de puissance. Certes.

Mais à travers ce geste, les États‑Unis montrent par là que leur puissance repose sur le secteur privé. Et par conséquent, que leur État n’est plus l’acteur central de la souveraineté technologique.

Côté chinois :

Xi Jinping arrive seul, sans PDG, sans délégation d’entreprises, sans “business forum” parallèle.

La Chine montre que sa puissance repose sur l’État. Les entreprises chinoises ne sont pas des acteurs autonomes : elles sont intégrées dans la stratégie nationale,
elles ne négocient pas directement avec Washington, elles ne sont pas les vecteurs de la diplomatie.

Ce contraste est idéologique, structurel, systémique. Et c'est cela la base de l'architecture du monde de demain.

Ce geste diplomatique en apparence anodin et sans importance est au contraire, un message stratégique très fort.

Le Message envoyé par les États‑Unis c'est :

“Notre puissance est privée. Ce sont nos entreprises qui innovent, qui décident, qui investissent.”

C’est la logique américaine depuis les années 1980 : Silicon Valley = puissance nationale.

Le Message envoyé par la Chine c'est :

“Notre puissance est étatique. L’État décide, l’État planifie, l’État négocie.”

C’est la logique chinoise depuis Deng Xiaoping : Parti-État = souveraineté technologique.

Pourquoi Xi Jinping n’a pas emmené de délégation d’entreprises ?

1) Parce que la Chine ne négocie pas avec les États-Unis sur le terrain qui lui est le plus favorable, celui du privé.

Les entreprises chinoises ne sont pas indépendantes, ne sont pas des acteurs diplomatiques, ne sont pas des contreparties de négociation, ne sont pas des “lobbies” comme aux États‑Unis.

Elles sont des instruments de la politique industrielle.

2) Parce que la Chine veut montrer que sa puissance n’est pas dépendante du marché américain.

Si Xi avait emmené BYD, Huawei, CATL, COMAC, Tencent, Alibaba, cela aurait envoyé un message de dépendance ou de besoin de reconnaissance. Cela aurait signifié que la Chine a tellement besoin du marché américain. Et donc, cela aurait donné un levier de puissance supplémentaire à Donald Trump pour négocier avec la Chine.

Mais en venant seul, Xi dit :

“La Chine n’a rien à demander. La Chine n’a rien à négocier. La Chine n’a rien à concéder.” "La Chine ne s'attend à rien de particulier des Etats-Unis".

3) Parce que la Chine veut montrer que l’État est le seul interlocuteur légitime.

C’est une manière de rappeler que la Chine n’est pas une démocratie libérale, que le Parti est l’État, que l’État est l’économie, que l’économie est la souveraineté.

Ce geste révèle la frontière idéologique entre les deux modèles :

Le Modèle américain : souveraineté privée

Innovation = entreprises
Puissance = Silicon Valley
Diplomatie = PDG + État
Technologie = marché
Souveraineté = capitalisation boursière
Influence = multinationales

Le Modèle chinois : souveraineté étatique

Innovation = État
Puissance = Parti Communiste
Diplomatie = État seul
Technologie = planification
Souveraineté = industrie nationale
Influence = infrastructures + État

Ce contraste est la ligne de fracture du XXIᵉ siècle qui va agencer l'architecture du nouveau monde cadencé par la Chine.

Il y a pire !

XI JINPING ARRIVE A WASHINGTON EN SITUATION DE FORCE FACE A DONALD TRUMP

Trump arrive affaibli par deux guerres (Ukraine, Iran)
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Jean-Paul Pougala

Jeudi le 24 Septembre 2026

"L’histoire seule dira qui a produit, qui a construit, qui a innové, qui a combattu, qui a libéré et qui a trahi".Jean-P...
23/09/2026

"L’histoire seule dira qui a produit, qui a construit, qui a innové, qui a combattu, qui a libéré et qui a trahi".
Jean-Paul Pougala
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Introduction à la formation Rinvindaf Bafang-22 de la Pougala Academy du 24 septembre 2026 à Bafang au Cameroun
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Jour J-1

L'Afrique est réduite à se contenter des hommes en jupettes qui fuient la vraie compétition de l'IA, de l'électronique, de l'innovation avec les autres vrais hommes pour vanter la polygamie, chanter les louanges du Dieu créé par d'autres hommes et célébrer ses faux ancêtres Egyptiens qu'il s'est frauduleusement procurés.

Les autres vrais hommes inondent le monde entier du fromage qu'ils ont inventé, du vin qu'ils ont fait vieillir, de l'avion qu'ils ont sortis de leurs usines, pendant que l'homme africain est spécialiste de gouter, de manger, de jacasser avec ce que les autres vrais hommes ont produit.

Il est spécialiste des faux dossiers, des faux débats, des fausses compétitions qui ne servent à personne.

Installez-vous un instant pour regarder les thèmes que débattent les groupes africains sur whatapps ou les directs Youtube.

Vous avez envie de leur dire une seule chose : Andate à Lavorar (allez vous trouver un emploi en italien).

Personne d'eux n'a la compétence sur aucun sujet, mais nous sommes face à une armada d'incultes qui ont pris d'assaut les inventions des autres hommes, pour mettre en scène le spectacle piteux, et pitoyable de leur décadence, de leur décrépitude intellectuelle, de leur nullité.

J'ai honte d'assister au XXIème siècle à de tels spectacles des gens qui utilisent les moyens technologiques des autres hommes pour annoncer au monde qu'ils se sont trompés de siècles, qu'ils sont les rescapés d'un passé fait de prison mentale qui refuse de mourir.

Je suis inscrit sur des forums Whatapps, italiens et africains. La différence idéologique entre les deux est abyssale.

Le colonisé africain, même quand il est bardé de diplôme choisit volontaire de rester un sous-homme, jusque dans la qualité de ses conversations.

Demain s'ouvre ici à Bafang, la dernière formation en terre camerounaise de la Pougala Academy, version Rinvindaf.

Comme d'habitude, notre role n'est de promettre ce que nous ne pouvons tenir, mais exclusivement de faire sortir des décombres de l'esclavage et de la colonisation, des hommes et des femmes, des vrais hommes cette fois, qui refusent de continuer comme les autres à porter les jupettes de la servitude, pour enfin porter les pantalons la libération.

Notre role est de faire sortir cette seule pousse qui au milieu de tout un pannier de semences pourries, va réussir à sortir les pétales.

Même si un seul, peut à la fin comprendre que l'Afrique l'attend pour se retrousser les manches et se lancer dans les vraies compétitions de l'intelligence avec les autres peuples du monde.

Si cela peut arriver pour un seul d'entre eux, c'est que c'est tout le continent qui aura gagné un guerrier, un combattant de la liberté qui a encore tout son cerveau.

Ne me demandez pas "où sont les gens que Pougala a formés jusqu'à on a vu".

Car Seule l'histoire jugera ce que chacun de nous aura fait ou consciemment omis de faire au service de notre peuple meurtri, affamé, assoiffé, appauvri et humilié.

Je laisse que ce soit, à me juger, les hommes et femmes qui viendront au monde lorsqu'aucun de nous qui assistons à ces évènements ne sera plus là.

Ils auront la distance du temps, pour juger et dire si l'obstination de Pougala avait un sens, de croire qu'on peut cibler un flanc de la bataille, comme celui d'expliquer le système.

Ce qui permet de doter les autres du manuel d'instruction du monde dans lequel ils vivent, pour arrêter de courir dans le sac, et mener finalement les seules batailles que leurs conditions misérables exigeaient en priorité.

C'est cela le sens de l'histoire, le fait de mettre ensemble les hommes qui voient ce que les autres ne voient pas dans l'immédiat et leur capacité d'oser, leur audace d'essayer, et de faire ce que les autres prisonniers n'envisagent pas pour sortir de leur géôle à ciel ouvert appelée banalement : Afrique !

De quoi s'agit-il ?

Nous partons d'un constat : L’Afrique vit dans un décalage historique !

L’Afrique contemporaine n’est pas en re**rd : elle est juste en décalage de système.

Pendant que les nations productrices du XXIᵉ siècle s’affrontent dans les compétitions de l’IA, de l’électronique, des télécoms, de la robotique, de la biotechnologie, une grande partie de nos espaces publics africains s’est enfermée dans des débats qui ne produisent aucune valeur, aucune technologie, aucune innovation.

Les réseaux sociaux africains sont saturés de polémiques sans enjeu, de discussions sans compétence, de querelles identitaires sans projet, de nostalgies mal informées (faux ancêtres Egyptiens), et d'imitations superficielles de modèles extérieurs.

Ce n’est vraiment pas une question de nature humaine. Mais une conséquence mentale de trois siècles de ruptures à cause de virées esclavagistes européennes sur les africains, de leur colonisation, de destruction des classes productives, d'effacement des institutions de virilité politique, et d'absence de bourgeoisie nationale.

Tout cela nous amène à un constat amère :

L’Afrique n’est pas en re**rd : elle a été désinstitutionnalisée.

Le problème aujourd'hui n'est plus ce qui nous est arrivé, mais celui d'une élite africaine diplômée mais non productive.

Nous avons aujourd’hui une élite diplômée, très connectée, équipée, numérisée, globalisée, mais non productive.

Elle consomme les technologies des autres peuples, mais ne produit pas les siennes. Elle utilise les plateformes des autres peuples pour s'insulter et jacasser, mais ne crée pas les siennes.

Elle débat des idées des autres peuples, mais ne formule pas les siennes.

Ce n’est pas une question de valeur humaine, mais nous avons à faire à un problème plus profond de structure économique :

Sans bourgeoisie productive, il n’y a pas de pensée productive. Sans pensée productive, il n’y a pas de débat productif. Et Sans débat productif, il n’y a pas de projet collectif.

Et c'est à ce niveau qu'arrive la Pougala Academy, pour faire émerger un autre type d'Africains.

Demain, pour la 22ème fois ici à Bafang, nous allons former une cuvée d'un nouveau modèle d'Africains.

Le rôle du Rinvindaf à travers la Pougala Academy est de reconstruire les institutions de virilité politique

Le Rinvindaf n’est pas une école de morale, ni une école de promesses.

Nous ne sommes pas une école de slogans.

Le Rinvindaf à travers la Pougala Academy, est une école de reconstruction institutionnelle.

Notre mission est simple : Faire émerger, au milieu des décombres de la colonisation, une minorité d’hommes et de femmes capables de redevenir des acteurs productifs du monde moderne.

Nous ne cherchons pas la masse. Nous cherchons la pousse rare, celle qui refuse la passivité, celle qui refuse la distraction, celle qui refuse la dépendance, la résignation, celle qui refuse la consommation comme identité.

Nous cherchons le guerrier intellectuel, celui qui comprend que la liberté n’est pas un slogan, la liberté est une compétence, la liberté est une technologie, la liberté est une production.

L'AFRIQUE A BESOIN DE VIRILITE POLITIQUE

La “Virilité politique” n’a rien à voir avec la biologie ou la masculinité individuelle. Ce n’est pas une question de testostérone, de force physique, de genre, ni de “vrais hommes”.

Ce n’est pas une opposition entre “jupettes” et “pantalons” au sens biologique ou sexué. Dans le langage institutionnel, la virilité politique signifie, la capacité d’un individu ou d’un groupe à exercer une puissance d’action autonome dans le monde moderne.

Autrement dit, la capacité à penser par soi-même, à produire par soi-même, à décider par soi-même, à construire par soi-même, à se projeter par soi-même.

C’est une notion politique, et non pas une notion se****le.

Cette expression décrit une fonction institutionnelle disparue.

Dans l’histoire des sociétés humaines, la “virilité politique” désigne la capacité d’un groupe à créer des institutions, à défendre ses intérêts, à produire ses technologies, à imposer ses normes, à organiser son économie, et à structurer son État.

Les sociétés africaines précoloniales comme celle des Bamileke au Cameroun, avaient cette capacité. Elles avaient des classes guerrières, des aristocraties, des systèmes de filiation, des rites d’initiation, des institutions de décision, des systèmes productifs.

Ces institutions ont été détruites par trois siècles de ruptures. Et la Pougala Academy parle de “reconstruction” parce que l’Afrique contemporaine souffre d’une désinstitutionnalisation :

1) absence de bourgeoisie productive,

2) absence de systèmes technologiques endogènes,

3) absence de classes politiques autonomes,

4) absence de pensée stratégique structurée,

5) absence de continuité étatique précoloniale.

Nous ne cherchons pas à “viriliser” des individus et leur mettre comme unique compétition, la polygamie et faire le plus d'enfants possible comme trophée.

Non, nous ne faisons pas ça.

Notre role est de chercher à réinstaller les fonctions institutionnelles qui permettent à un peuple d’exister dans le monde moderne. C’est cela, la “virilité politique”.

C'est la même chose pour ma métaphore sur les vrais hommes qui “portent les pantalons” et non "les jupettes".

Tout cela est dans le sens institutionnel bien sûr, et non pas au sens biologique.

Quand je dis :

“porter les pantalons des vrais hommes”

Je parle en réalité de :

1) assumer la responsabilité de produire,

2) entrer dans les compétitions technologiques,

3) maîtriser les systèmes,

4) comprendre les infrastructures,

5) créer des innovations,

6) devenir un acteur du monde moderne.

Ce n’est pas une question de genre. Mais plutot une question de fonction politique.

La métaphore “jupette / pantalon” signifie :

jupette : passivité, distraction, dépendance, imitation.

pantalon : production, autonomie, responsabilité, innovation.

Le Rinvindaf vise à faire passer les individus du registre de la consommation au registre de la production.

L'Afrique est le seul continent où les institutions précoloniales ont été complètement détruites, les classes productives ont été empêchées d’émerger, les systèmes de décision ont été remplacés par des administrations coloniales, les rites de formation ont été criminalisés, les langues écrites ont été supprimées, les élites critiques ont été éliminées ou marginalisées.

Résultat des courses : L’Afrique a perdu ses institutions de puissance. Nous voulons les reconstruire.

La virilité politique est la capacité d’un peuple à produire ses propres systèmes, ses propres technologies, ses propres institutions, ses propres normes, et à défendre ses propres intérêts dans le monde moderne.

Ce n’est pas une question de sexe, ni de biologie.
Ce n’est pas juste une question de “vrais hommes”. Mais de puissance institutionnelle.

Pour y arriver, le défi est celui de réapprendre à penser dans un monde productif.

Le monde moderne n’est pas un monde de bavardage.
C’est un monde de systèmes, d'algorithmes, d'infrastructures, de chaînes de valeur, de normes industrielles, et de standards technologiques.

Ceux qui ne comprennent pas les systèmes sont condamnés à les subir. Ceux qui ne maîtrisent pas les technologies sont condamnés à les consommer. Ceux qui ne produisent pas sont condamnés à dépendre.

La Pougala Academy à travers le Rinvindaf est là pour donner le manuel d’instruction du monde moderne.

Nous sommes là, pour expliquer comment fonctionne un État, comment fonctionne une monnaie, une industrie, une technologie, nous sommes là, pour expliquer comment fonctionne une guerre économique.

Et notre conviction est qu'un seul homme peut changer un continent.

C'est pour cela que nous ne promettons pas de transformer des foules. Nous promettons de transformer un seul homme, s’il existe. Et s’il existe, alors : C’est tout le continent qui gagne un combattant.

Un combattant qui comprend les systèmes, maîtrise les technologies, refuse la distraction, refuse la dépendance, refuse la résignation, et la passivité.

Un combattant qui porte les pantalons de la production, et non pas les jupettes de la distraction.

CONCLUSION

L’histoire jugera

Ne me demandez pas où sont ceux que nous avons formés. Ne me demandez pas ce qu’ils ont fait. Ne me demandez pas ce qu’ils feront.

Parce que l’histoire seule jugera. L’histoire seule dira avec précision et preuves à l'appui, qui a produit, qui a construit, qui a innové, qui a combattu, qui a libéré et qui a trahi.

A la Pougala Academy, nous ne sommes que les passeurs de systèmes. Nous ne sommes que les transmetteurs de méthodes. Nous ne sommes que les révélateurs de potentialités.

Demain, à Bafang, commence la dernière formation Rinvindaf en terre camerounaise. Demain commence la bataille pour réapprendre à penser, pour réapprendre à produire, pour réapprendre à exister dans le monde moderne.

Demain commence une nouvelle session de la bataille pour sortir de la géole à ciel ouvert que l’histoire a appelée : Afrique.

Jean-Paul Pougala

Bafang, Mercredi le 23 septembre 2026

P.S : Sur la photo, une séance gratuite d'éducation populaire à l'intelligence économique et à l'économie politique, dimanche le 20 septembre 2026, l'hôtel Sawa de Bonanjo à Douala.

Adresse

B. P Place De L'independance
Bafang
300

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 17:00
Samedi 09:00 - 17:00
Dimanche 09:00 - 14:00

Téléphone

+237-676890353

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