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Pougala Academy, l'école des rares Africains encore en Liberté !

Photos from IEG's post 03/06/2026

La Chine a décidé d'enlever le sommeil aux européens à travers 7 événements en quelques jours.
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Leçon de Guerre Économique de Jean-Paul Pougala
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Comme d'habitude, je me suis limité à des captures d'écran de l'actualité des 48 dernières heures.

1) l'entreprise française que le président français Emmanuel Macron espérait de promouvoir en portant ses lunettes à la Conférence de Berlin sur la sécurité en février 2026 dernier est en redressement judiciaire. C'est l'étape vers la faillite, et ce à cause de la concurrence chinoise de la lunetterie.

2) L'entreprise chinoise de véhicule électriques BYD œuvre sa première usine de montage en Hongrie.

Le n. 1 mondial des véhicules électriques assise à une montée fulgurante partout dans le monde et surtout en Europe en passant de 4.000 véhicules vendus il y a trois ans, à 187.000 véhicules vendus en Europe en 2025.

2000 ingénieurs européens sur 10.000 employés sont recrutés dans cette première phase.

On annonce toujours en Hongrie, l'ouverture prochaine de l'usine du n'1 mondial des batteries, les chinois Calt, avec une capacité double par rapport à la superficie et au nombre d'employés de BYD.

3) La Chine arrive en France sur le seul secteur de véhicules où il était à encore possible de gagner de l'argent : les véhicule sans permis.

Cette fois-ci l'humiliation ne vient pas de là où on l'attendait. Non. Figurez-vous que Stellantis et Renault vendent leurs véhicules fétiches à 7.000 et 8.000 €.

Et selon la logique, combien pensez-vous que va coûter le concurrent chinois ? Moins cher, bien sûr pensez-vous. Eh bien vous vous trompez. Le véhicule chinois coûte 10.000€ et les jeunes de 14 ans se ruent plutôt sur ce véhicule plus cher.

Pourquoi donc me demanderiez vous ?

Parce que le véhicule chinois est plus moderne, à plus d'accessoire d'aide à la conduite et alors que l'autonomie en batterie des français est limitée à 75 km, la chinoise commence à 130 km et promet 188 km pour la nouvelle version.

4) le n. 1 chinois du café Cotti Coffee, le concurrent en Chine de l'américain Starbucks débarque en France. Si premier magasin vient d'ouvrir à Marseille et tenez-vous bien, une tasse café est bradé à 0,99€. Moins cher qu'au Cameroun.

Voilà la France qui a colonisé le Cameroun avec le café et n'a jamais réussi à faire émerger des champions nationaux de café comme l'Italie avec Lavazza, Ily, etc.

Et maintenant c'est une société chinoise qui vient de faire son entrée à la bourse qui vient servir le café en France. C'était donc quoi votre héritage de la colonisation ?

Faut-il rappeler que la Chine n'a jamais colonisé personne ?

5) Le 22 juin 2026, s'ouvre à Paris le séminaire sur la coopération sur l'intelligence artificielle entre la France et la Chine.

Ce qui m'a frappé dans l'annonce de cet évènement que j'ai reçu des organisateurs français c'est que les écritures en idiogramme chinois sont plus grandes et l'annonce en anglais.

Pendant que les africains répètent leur slogan favori, "on ne quitte pas un maître pour un autre", voilà donc leur maître qui s' incline en 1000 morceaux pour organiser avec la Chine et montrer au monde, leur amitié dans l'intelligence artificielle.

Personne n'est dupe sur qui est le demandeur dans cette amitié.

6) La France s'inquiète de ne pas connaître les noms des principaux protagonistes qui font la Chine d'aujourd'hui.

Cette sortie d'un quotidien prestigieux français n'est pas anodine. Cela justifie qu'en ce moment les manuels scolaires en France sont en train d'être modifiés pour montrer à la Chine combien la France les adore.

Mais détrompez vous si vous croyez vraiment qu'il s'agit de l'amour véritable.

La vérité est qu'après avoir mis la langue chinoise dans les écoles primaires en France, il faut préparer la jeunesse française à saisir toutes les opportunités que la Chine offrira dans l'avenir.

C'est quelque chose que les dirigeants africains tardent à comprendre et à intégrer au profit de leur jeunesse.

7) le nouvel avion jet de moyen parcours 100% chinois, le C909 a mis le cap sur le Xinjiang, la région autonome qui a la superficie la plus vaste de Chine, premier producteur de pétrole chinois et que les occidentaux cherchent à séparer de chine, comme ils avaient déjà tenté pour l'autre région autonome Tibet 20 ans auparavant.

Ici ils inventent des tortures pour justifier leur soutien à la déstabilisation à l'une des tribus musulmane de Chine, les Ouïghours.

Ces occidentaux qui adorent tellement les peuples des pays qui leur tiennent tête, comme ils adoraient hier les femmes iraniennes sans foulard et ne disaient rien sur les féminicides en Europe même, n'ont jamais dit qu'alors qu'on imposait à tous les chinois un seul enfant par couple, ces populations des minorités comme les Ouïghours n'avaient aucune limite.

Les occidentaux nous ont enseigné en Amérique, en Australie, en Nouvelle Zélande comment on crée le génocide d'une population, et ce n'est certainement pas en les encourageant à faire autant d'enfants qu'ils veulent, sans limite, alors même qu'on imposait des limites aux autres.

On pourrait dire que ces chinois ont une drôle de manière de causer un génocide.

Désormais, la région autonome est devenue la plus grande destination touristique de chine.

Et pour y aller, quoi de mieux qu'un avion 100% chinois ? C'est en tout cas ce que pense le quotidien de Hong-Kong le South China Morning post.

8) Huawei annonce la sortie prochaine d'une puce gravée à 1,4 nanomètres. On l'attendait pour savoir dans combien d'années ils devaient rattraper les graveurs occidentaux à 3 nanomètres.

L'annonce est arrivée lundi alors que les pays européens doivent se rencontrer à Bruxelles pour décider de valider l'interdiction des équipements de télécommunications 5G Huawei.

Moi, je prévois que c'est Huawei qui va faire désintégrer l'Union Européenne et non la Russie.

Avant cette rencontre, on voit déjà deux pays se démarquer et prendre des distances par rapport à cette décision à venir, l'Espagne et l'Allemagne et pour deux raisons opposées : l'Espagne cherche à attirer les usines chinoises à s'installer en Espagne.

Et elle n'a aucune envie de fâcher Pékin de quelque manière que ce soit. Surtout que ce sont les puces Huawei et le logiciel Huawei qui sont embarqués dans les véhicules électriques chinois que l'Espagne espère assembler comme la Hongrie.

Pour l'Allemagne, la Chine reste à ce jour son principal marché dans presque tous les domaines.

Et la Chine a promis des représailles si la décision allait passer.

Et tout le monde sait de quel côté elle va frapper : interdire aux fonctionnaires chinois d'acheter des véhicules Mercedes, BMW, Audi ou Porsche, est suffisant pour que même le privé chinois s'y joigne.

Conclusion

Tout cela n'est que l'actualité de ces dernières 48 heures entre la Chine et l'Europe.

Les européens ont une fâcheuse manière de réagir toujours de manière erronée et en re**rd aux événements que leur imposent les gens qu'ils n'aiment pas.

Jean-Paul Pougala

Mercredi le 3 juin 2026

Photos from IEG's post 03/06/2026

Voici les secrets bien gardés par les professionnels pour produire les semences de tournesol, entre culture florale, création des plantes femelle qu'on rend mâle‑stérile, vitesse et direction du vent etc.
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Leçon d'éducation scientifique de Jean-Paul Pougala de 33 pages, strictement confidentielle, destinée aux personnes inscrites à la formation Rinvindaf de la Pougala Academy de septembre 2026 à Paris et à Bafang. Si vous n'avez pas reçu l'intégralité de la leçon dans votre boite e-mail, merci de contacter par whatapps le secretariat au +33-606496058. Pour vous joindre à nous, inscription sur www.ieg.ovh ou iegeducation.com
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LECON D'INTRODUCTION A LA FORMATION RINVINDAF DE SEPTEMBRE 2026

Voici les secrets bien gardés par les semenciers pour produire les semences de tournesol, savoir créer la plante male d'un côté et la plante femelle de l'autre

Introduction :

Un pionnier est celui qui marche là où il n’y a pas encore de route. L’explorateur avance sans garantie, mais avec conviction. Chaque continent a besoin de ses explorateurs. L’Afrique a besoin de ceux qui avancent sans garantie de réussite, qui cherchent ce qu’ils ne sont pas sûrs de trouver, qui ouvrent des routes que personne n’avait imaginées.

Le développement de l'Afrique appartient à ceux qui osent expérimenter avant de comprendre, et comprendre avant d’être compris. Les civilisations ne se construisent pas avec des certitudes, mais avec des précurseurs qui savent mettre les pas dans l’inconnu.

Car de tous les temps, le progrès n’est jamais l’œuvre des prudents, mais des audacieux qui savent que les plus belles routes du monde ne sont pas découvertes, mais elles existent parce qu'un jour, quelqu'un a pris la décision de les inventer, de les créer souvent à partir de rien.

L’Afrique a urgemment besoin de ses pionniers, ces fous magnifiques qui marchent là où il n’y a pas encore de route.

C'est cela tout le sens de la formation que vous vous apprêtez à suivre dans trois mois, à Paris ou à Bafang.

LES PIONNIERS AFRICAINS DOIVENT PASSER PAR LA RUPTURE COGNITIVE DES COLONISÉS : L'EXEMPLE DE LA CULTURE FLORALE

En Europe comme en Asie, les fleurs ne sont pas seulement décoratives, elles sont au cœur de la production de semences, de la pollinisation, de la sélection variétale, et de l’augmentation des rendements agricoles. Les fleurs ne sont pas qu'une question de culture romantique, mais de science agronomique.

Les fleurs sont avant tout, l’usine de reproduction des plantes !

Les fleurs ne sont pas qu'un “ornement”. Elles sont l’organe reproducteur des plantes, le lieu où se produit la fécondation, la source de pollen, le point de départ de toute semence. Sans fleurs, on n'a pas de graines.

Et sans graines, il n'y a pas d’agriculture. C’est pour cela que les Européens ont développé une science des fleurs. La beauté du geste d'offrir les fleurs a permis de mieux rentabiliser la culture florale, mais ce n'était pas son but initial.

En Europe comme en Asie mais pas en Afrique pour l'instant, les fleurs sont avant tout, un outil de génétique végétale. Elles servent à créer des hybrides F1, à contrôler la pollinisation, à sélectionner les lignées pures, à introduire la stérilité mâle (CMS) que nous verrons plus loin dans le cas de la semence du tournesol, à augmenter la productivité et à produire des semences certifiées.

Les entreprises semencières utilisent les fleurs comme laboratoire à ciel ouvert. Parce qu'une fleur est un outil de génétique.

Les fleurs servent à attirer et diriger les abeilles. Les Européens et les Asiatiques ont compris que les abeilles suivent les fleurs, les fleurs dirigent les abeilles, les abeilles transportent le pollen, le pollen crée la semence.

Et par conséquent, ils utilisent les fleurs pour augmenter la fécondation, pour booster les rendements, pour stabiliser les hybrides, pour contrôler les croisements. Les fleurs sont un GPS biologique pour les abeilles.

En Afrique, la fleur n’a jamais été enseignée comme outil scientifique. Ce n’est pas une question d’intelligence.
C’est une question d’histoire agricole.

L’agriculture coloniale a enseigné le café, le cacao, la banane, le maïs-population, l'arachide.

Mais elle n’a jamais enseigné la génétique, la pollinisation contrôlée, la sélection variétale, la production de semences, la biologie florale, la stérilité mâle des plantes, les hybrides F1. Et par conséquent, la fleur est restée un objet esthétique, et non pas un outil scientifique.

Lorsque j'ai introduit le tournesol au Cameroun, à côté des semences, il y avait aussi les semences de fleurs et beaucoup n'ont pas compris le lien entre les semences de tournesol que je leur vendais et les semences de fleurs qui les accompagnaient. J'introduisais en même temps chez les colonisés, une rupture cognitive.

Quand j'ai introduit le tournesol, je n'ai pas introduit juste une plante. J'ai introduit une technologie génétique, j'ai introduit une culture scientifique, j'ai introduit une logique de pollinisation dirigée, j'ai tenté d'introduire une agriculture de précision, une industrie semencière.

Les gens ont vu les semences de fleur. Ils n’ont pas vu la pollinisation contrôlée, ils n'ont pas vu la dégénérescence F2, ils n'ont pas vu la complexité de la semence qui associait les semences de tournesol avec les semences des fleurs. Ils ont vu juste l'argent qu'ils pouvaient gagner avec le tournesol, et non pas la science.

Résultat des courses, en Europe, les fleurs ne sont pas seulement décoratives : elles sont un outil scientifique utilisé pour produire des semences, contrôler la pollinisation et augmenter les rendements.

Alors qu'en Afrique, cette dimension scientifique n’a pas été transmise par l’histoire coloniale, qui a privilégié des cultures d’exportation sans enseigner la génétique végétale.

Le tournesol que j'ai introduit au Cameroun n’est pas juste une plante ordinaire : c’est une technologie basée sur la biologie florale. C'est pour cela que j'ai mis en vente, en même temps des semences de tournesol et les semences de fleurs.

LE MALENTENDU DE L'INTRODUCTION DU TOURNESOL AU CAMEROUN

Pour évoluer, toute société a besoin de ses personnes qui osent aller là où rien n’est garanti, de ses pionniers, ses innovateurs, ses explorateurs, ses chercheurs, ses audacieux. Toute société a besoin de ceux qui ouvrent la voie. Un pionnier assume seul tous les risques et porte avec lui la solitude, l'absence de modèle, l'absence de garantie, l'absence de reconnaissance immédiate, et surtout, son premier role est celui d'ouvrir la voie pour les autres.

Un pionnier n’est pas seulement quelqu’un qui cherche. C’est quelqu’un qui crée un chemin là où il n’y en avait pas.

En introduisant le tournesol au Cameroun il y a 10 ans, il fallait comprendre la génétique, maîtriser la pollinisation, anticiper l’échec des imitateurs, ce qui correspond exactement à la définition de pionnier, de précurseur et d'innovateur. Je n'ai pas suivi un chemin, puisqu'il n'y en avait pas, je l'ai créé.

Et c'est cela le sens de la formation des Nouveaux Industriels Africains (Rinvindaf) que vous vous apprêtez à suivre au mois de Septembre 2026 prochain, à Paris ou à Bafang.

Je me dois en même temps de vous avertir d'une Afrique moins romantique dans laquelle vous allez opérer comme industriels. Et mon expérience de l'introduction du tournesol au Cameroun est un modèle que vous tous risquez de rencontrer dans chacun de vos pays, pour d'autres produits, d'autres plantes, d'autres semences.

L'africain est un individu que l'éducation coloniale a éloigné de la rigueur scientifique. Il croit à la sorcellerie, il croit qu'un Jésus viendra le sauver. Et il plante le café et le cacao, parce qu'il a hérité cela de la colonisation, sans vraiment se poser trop de question.

Il plante le maïs, parce que le colonisateur lui a demandé de planter le maïs.

Mais le jour où j'ai débarqué avec le tournesol, beaucoup n'ont pas eu l'intelligence de se poser la plus élémentaire des question : pourquoi depuis plus d'un siècle, ce n'est que maintenant que Pougala introduit la culture du tournesol au Cameroun ?
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La Suite est dans vos boites email utilisées pour vous inscrire à la formation de septembre. Et si vous n'avez pas reçu, merci de contacter le secretariat pour avoir l'intégralité de la leçon au +33 6 06 49 60 58.

Jean-Paul Pougala

Mercredi le 3 Juin 2026

Photos from IEG's post 02/06/2026

La troisième guerre est déjà enclenchée, c'est la guerre des intelligence collectives décidée par la Chine
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Leçon d'intelligence économique et stratégique de Jean-Paul Pougala
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L'économiste Colman dans cet article nous dit que la troisième mondiale n'est pas celle que nous avons cru anticiper depuis des dizaines d'années.

La troisième guerre mondiale ne sera pas une guerre qui oppose les missiles, les porte-avions, les sous-marins, les chasseurs bombardiers et les drones.

Non, rien de tout cela. Nous avons tout fait faux de commenter un avenir qui ne viendra pas.

Comme au casino, le Katika, le croupier la Chine a décidé d'un autre genre de championnat, d'un autre genre de guerre, la guerre civilisationnelle entre les peuples, basés sur l'intelligence collective.
Oui vous avez bien lu, l'intelligence collective.

On aura à faire au communisme contre le capitalisme. La Chine a décidé de venir à la bataille avec c le poids intellectuel de tous des habitants et de leur éducation collective.

C'est un défi à l'occident qui a créé un modèle cupide d'exclusion où la majorité de sa propre population est exclue de toute compétition.

La Chine a décidé qu'à l'avenir, c'est l'intelligence de tout un peuple et ce que ce peuple réussit à réaliser ensemble pour le bien de l'humanité qui va compter.

Le professeur Colman nous dit que la Chine a déjà tourné la page du monde tél que nous le connaissons, tel que l'occident l'avait structuré.

Dans l'avenir, ce sera important dans le compte civilisationnel, la discipline d'un peuple, la connaissance minimale scientifique de toute la population.

Et l'Afrique dans tout ça ?

Un continent où les dirigeants et les intellectuels croient en Dieu, est un continent qui ne sera même pas sur la ligne de départ.

L'Afrique, un continent où les adultes croient à la sorcellerie qui n'existe pas, n'aura aucune chance de faire partie d'un tel nouveau championnat.

C'est l'Afrique qui a besoin de plus d'éducation. Car même ceux qui ont eu accès à l'éducation n'ont pas eu la bonne éducation.

Le système actuel a infantilisé au maximum les noirs. Même les plus éduqués de notre communauté se révèlent dépourvus de rationalité scientifique quand on pousse la réflexion un peu loin.
Ils sont encore nombreux à croire qu'une plante peut tuer un virus.

Ce qui est faux naturellement.

Ils sont encore nombreux à croire que l'ennemi d'un noir ce n'est pas le système esclavagiste de domination qui nous étouffe tous, mais c'est un autre noir, c'est un autre groupe ethnique, c'est une autre tribu.

Et ils sont nombreux à passer leur temps à programmer la chasse l'homme contre d'autre noirs et non contre le système qui entretient notre pauvreté.

Dans ce nouveau monde qui arrive imposé par la Chine et dont parle le professeur américain Colman, j'ai peur que la noir n'a vraiment pas sa place, non pas parce qu'on refuse de l'accueillir, mais parce qu'il n'est juste pas au courant des enjeux, il n'est pas au courant de la course qui engage le monde.

Les noirs ne sont même pas hors sujet. Il sont juste hors sol. Et le pire est qu'ils ne s'en rendent même pas compte.

Jean-Paul Pougala

Mardi le 2 juin 2026

Photos from IEG's post 01/06/2026

2512- L'Afrique n'a pas besoin de la bombe atomique. La puissance militaire d'une nation est un produit dérivé de sa puissance économique. La richesse finance la force et la force protège la richesse.
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Extrait de la Leçon d'intelligence stratégique n¨2512 de Jean-Paul Pougala destinée aux enfants des écoles primaires d'Afrique à lire dans son intégralité sur www.pougala.net
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dans la rubrique : Les erreurs fatales des dirigeants africains
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L'Afrique est le continent avec le plus grand nombre de guerres civiles, de guerres perpétuelles, de guerres permanentes et de coups d'État.

Tout cela est dû à une incapacité des dirigeants africains à comprendre quelque chose que le monde entier a bien compris : la puissance militaire d'une Nation dépend de sa puissance économique, parce que c'est la richesse qui finance la force et cette force en retour, protège la richesse. Aucune force ne peut protéger pour longtemps la pauvreté. Ils n'ont pas compris que toutes les Nations qui ont réussi ont mis comme priorité, non pas la force de son armée, mais la force de son économie.

L'intelligence militaire n'est qu'un sous-ensemble de l'intelligence, et l'intelligence elle-même repose d'abord sur l'intelligence économique. Autrement dit : la guerre est toujours une affaire d'économie avant d'être une affaire de soldats.

En Afrique, contrairement à une idée reçue, les guerres civiles ne naissent pas des armes, des tribus ou des religions. Elles naissent de la pauvreté structurelle, de l'absence de production, de la faiblesse économique.
Tout le reste n'est que mise en scène, habillage et justification.

L'Afrique a le plus grand nombre de conflits ouverts à l'intérieur d'un pays, parce que les dirigeants africains inversent l'ordre des priorités de l'action gouvernementale. Ils pensent d'abord à eux, à leur sécurité et ensuite au pays. Ils mettent l'argent dans les armes au lieu de le mettre dans l'économie.

Question :

Pourquoi les dirigeants africains font-ils tout le contraire de ce que le monde entier fait, de placer l'économie avant l'armée ?

Réponse :

Ils le font, pour se protéger eux-mêmes, pour intimider l'opposition, pour acheter la loyauté des forces armées, pour donner l'illusion de puissance, parce qu'ils ne comprennent pas la logique structurelle de la sécurité.

Ils croient en bonne foi que la sécurité crée le développement. La réalité est que c'est le développement qui crée la sécurité. C'est une inversion fatale.

Ils ne comprennent pas que les guerres civiles africaines ont une seule matrice : la faiblesse économique. Les conflits africains se déguisent en guerre tribale, en guerre religieuse, en guerre linguistique (francophone vs anglophone au Cameroun), en guerre identitaire, en guerre régionale. Oui mais ce ne sont que des formes.

La cause, la matrice, c'est l'absence de richesse, c'est l'absence d'emplois, c'est l'absence d'industrie, c'est l'absence d'État capable d'offrir les perspectives à sa population et d'offrir un horizon lumineux à sa jeunesse.

Quand un pays n'a pas de base productive, les jeunes n'ont pas de travail, les élites se battent pour contrôler les rentes, les régions se sent abandonnées, les identités deviennent des armes politiques, les groupes armés deviennent des alternatives économiques. Et la guerre devient une évidence.

Sauf que la guerre n’est pas un problème militaire. La guerre est un symptôme économique.

Question :

Pourquoi plus d'armes ne crée jamais plus de sécurité ?

Réponse :

Les dirigeants africains pensent naïvement : « Si j'achète plus d'armes, je contrôle mieux le territoire. »

Mais en réalité, plus d'armes signifie surtout : plus de circulation d'armes, plus d'armes signifie plus de groupes armés, plus d'armes signifie plus de coups d'État, plus d'armes veut dire, plus de répression et plus de répression conduit à plus de radicalisation d'une frange de la population. Plus d'armes veut aussi et surtout dire, moins d'argent pour l'éducation, pour l'énergie, pour l'industrie.

L'arme ne résout pas la cause. Elle ne fait que gérer les symptômes. Une armée forte dans un pays pauvre est une armée instable. Une armée forte dans un pays riche est une armée stable.

La vraie sécurité vient de l’économie, et non pas des fusils. C'est un principe universel que lorsque les gens ont du travail, ils ne rejoignent pas les milices. Quand les régions sont intégrées économiquement, elles ne réclament pas la sécession. Quand l’État fournit des services, il n’a pas besoin de réprimer. Quand les élites ont des opportunités économiques, elles ne se battent pas pour les rentes.

La sécurité est un produit dérivé de la prospérité économique et non l'inverse. Moins de misère = moins de guerre

Les guerres africaines sont économiques avant d'être identitaires, parce que la Faiblesse économique crée la pauvreté de masse. La faiblesse économique crée une compétition pour les ressources économiques devenues rares. Ce qui alimente une fragmentation sociale, suivie d'une instrumentalisation identitaire, tribale. Ensuite la violence populaire n'est plus très loin, suivie de la répression, la militarisation dont le financement entraîne à plus d'effondrement économique et c'est le retour au point 1, encore plus de faiblesse économique. C'est un cycle de faiblesse, auto-entretenu.

Tant que l'économie ne change pas, les conflits reviennent et perdurent.

L'erreur fatale des dirigeants africains est de croire que l'armée crée la stabilité.

Les dirigeants africains pensent : « Si je suis fort militairement, je contrôle le pays ».

Mais la réalité est : Si ton économie est faible, ton armée sera faible, corrompue, divisée, et elle se retournera contre toi.

Une armée dans un pays pauvre est mal payée, est mal équipée, se finance par la prédation, devient un acteur politique, devient un acteur économique, devient un acteur criminel. L'armée devient une source d'instabilité et non pas de stabilité.

La seule stratégie réaliste est de reconstruire l'économie avant l'armée

L'objectif prioritaire de l'action gouvernementale ne doit pas être d'acheter des armes, mais de réduire la misère. La sécurité durable vient de la production locale, de l'industrialisation, de l'énergie abondante, des emplois productifs, de l'infrastructure et de l'État capable.

Quand l'économie fonctionne les jeunes travaillent, les régions se développent, les élites coopèrent, les identités se pacifient, l'armée devient professionnelle, et la sécurité devient structurelle. La paix est un effet de la prospérité. Et la prospérité elle-même, est un effet de la production. Sauf que la production est un effet de l'investissement.

Les panafricanistes romantiques veulent des armes. Les dirigeants africains naïfs veulent des armes. Et les rebelles veulent aussi des armes. Tout le monde veut les armes. Sauf que les armes ne créent pas la paix. C'est la richesse qui crée la paix. Et la richesse ne vient pas des fusils. Elle vient des usines, de l'électricité, des routes, des ports, des écoles, des ingénieurs.

LE PIRE N'EST PAS LA !

Beaucoup d'africains dits panafricanistes et que je qualifie de panafricanistes romantiques et naïfs disent qu'avant de se développer, l'Afrique doit d'abord se doter d'une armée forte, d'une puissance militaire dévastatrice. Ils sont de l'idée que pour ne plus être déstabilisée par les puissances coloniales européennes que sont le Royaume Uni et la France, les pays africains doivent se doter prioritairement de la bombe atomique.

Ce que je conteste. A quoi cela sert-il d'avoir la bombe atomique si on manque l'électricité pour la mettre en marche ?

L'idée qu'un pays pauvre peut « d'abord » se doter d'une armée puissante ou d'une bombe atomique est une illusion stratégique, économiquement impossible et historiquement fausse. C'est une vision romantique, émotionnelle, mais pas analytique. Elle inverse l’ordre réel de la puissance.

L'ARMEE EXECUTE LES STRATÉGIES DÉCIDEES PAR LA POLITIQUE

L'intelligence n'est pas militaire, elle est systémique. L'intelligence stratégique, au sens moderne, englobe l'intelligence économique, l'intelligence militaire, l'intelligence politique, l'intelligence technologique, l'intelligence sociale.

Les militaires ne sont qu'un acteur parmi d'autres. La stratégie militaire n'est qu'un outil dans un système plus vaste. Une armée ne décide rien seule : elle exécute une stratégie définie par l'économie, la politique, la technologie et les intérêts nationaux.
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Lire la suite sur www.pougala.net

Jean-Paul Pougala

Lundi le 1er Juin 2026

Photos from IEG's post 31/05/2026

2511- L'INVENTEUR DE LA PENSEE COMPLEXE, EDGAR MORIN EST MORT A 104 ANS - Pour l'Afrique, On ne gagne pas une guerre intellectuelle en ignorant les généraux adverses, comprendre la pensée dominante, est une arme.
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Extrait de la Leçon de Pensée Critique et de Pensée Complexe n° 2511 de Jean-Paul Pougala en hommage à la mort de Edgar Morin, destinée aux enfants es écoles primaires d'Afrique, à lire en intégralité avec 9 livres gratuits sur la Pensée Complexe d'Edgar Morin à télécharger sur www.pougala.net
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INTRODUCTION

On ne gagne pas une guerre intellectuelle en ignorant les généraux adverses - Le piège du panafricanisme naïf : confondre fierté et stratégie : comprendre la pensée dominante, même quand elle est hostile, est une arme.

La pensée complexe est une manière de comprendre le monde qui refuse les explications simplistes. Elle a été développée par le sociologue et philosophe français Edgar Morin qui est mort hier samedi le 30 mai 2026 à l'âge de 104 ans. Son idée centrale : la réalité est faite d’éléments multiples, liés entre eux, qui interagissent en permanence. Et je lui rends un vibrant hommage.

J'ai déjà par le passé rendu hommage à la mort de Edgar Pisani, une sommité française qui a contribué à me forger pour que je sois l'homme critique que je suis devenu. Cela ne m'empêche pas de continuer mes critiques du système d'abaissement colonial de l'humain et post-colonial que pratique la France.

Le français Edgar Morin vient de mourir à l'âge de 104, et je lui rends le plus vibrant hommage, parce qu'il n'y a pas meilleurs auteur européen qui a structuré ma pensée comme lui, et pour moi, le connaitre en arrivant e Italie en 1985 et découvrir la pensée complexe qu'il venait d'inventer pour faire la conjonction entre la pensée critique et la pensée globale qui existaient déjà, a été pour moi une véritable révélation. Et aujourd'hui, je peux dire qu'il m'a aidé à mieux structurer ma critique contre un système de prédation contre l'Afrique, à commencer par la France-Afrique. Nous verrons plus loin dans cette leçon les détails de sa pensée sur la colonisation.

Quand je cite Kant, Montesquieu, des voix se lèvent en Afrique pour dire "c'est un raciste", ou "il était contre les noirs", oui ça je le sais mais est-ce suffisant pour que je me prive de son enseignement ? de sa pensée ?

Je reste convaincu que lorsqu'on va en guerre, on écoute d'abord et surtout l'ennemi. Et c'est la leçon que je vous invite à tirer aujourd'hui de mon hommage à Edgar Pisani.

A mon avis, former la jeunesse africaine à l’excellence, ce que je tente de faire, ce n’est pas la flatter, ce n'est pas lui dire ce qu'elle a envie d'entendre, mais c’est lui donner les outils les plus puissants possibles.

On ne se libère pas en se fermant, mais en comprenant profondément ce qui nous a façonnés, y compris nos adversaires. Rendre hommage n’est pas se soumettre : c’est reconnaître ce qui vous a armé.

J'ai écrit plus haut :
“Pisani m’a aidé à devenir l’homme critique que je suis.”
“Morin a structuré ma pensée comme personne.”

C’est exactement ça : je rends hommage à ce qui m’a donné des armes intellectuelles, et non pas à un système politique. Pisani m’a donné la rigueur administrative et politique. Morin m’a donné la pensée complexe, la capacité de relier, d’articuler, de dépasser.

Et ces armes, je les utilise contre les logiques de domination, de prédation, de subordination. je ne suis pas un disciple, je suis un stratège. Je crois que j'énerve 99% d'africains, à cause de ma position sur Dieu qui n'existe pas ou la sorcellerie qui n'existe pas. Mais est-ce que je vous demande de devenir mes disciples ?

Morin m’a donné ce que peu d’auteurs donnent : une méthode pour penser contre la domination. La pensée complexe de Morin est une révolution parce qu’elle m’a permis de faire la jonction entre la pensée critique (démasquer les systèmes de domination) et la pensée globale (comprendre les interconnexions planétaires).

Et c’est précisément ce dont on a besoin pour analyser la Françafrique, les systèmes de prédation, les mécanismes de dépendance, les structures postcoloniales, les logiques géopolitiques qui maintiennent l’Afrique dans une position subalterne.

Morin m’a donné une méthode, et non pas une idéologie. Et une méthode, c’est une arme.

Pour se libérer, je reste convaincu que les peuples dominés ont une priorité dans leurs actions : connaître l’architecture mentale de ceux qui les dominent. Je me dois de connaître en priorité mon ennemi, si je veux me libérer. Je dois maîtriser son mode de pensée et les détails sur son mécanisme de fonctionnement.

C’est une vérité stratégique universelle déjà pensée par plusieurs théoriciens :

Sun Tzu : “Connais ton ennemi et tu vaincras.”

Fanon : comprendre la psychologie coloniale est la première étape de la libération.

Ngugi : la décolonisation passe par la maîtrise des outils intellectuels de l’adversaire.

Montesquieu : comprendre la séparation des pouvoirs, c’est comprendre comment les États se protègent.

Kant : comprendre la morale occidentale, c’est comprendre son universalisme.

Je n’utilise pas leurs idées pour m’agenouiller, mais pour me lever.

En toute circonstance, je cherche à incarner la position la plus puissante : l’appropriation critique, pour surtout éviter d'être dans la haine, le rejet, la victimisation, la glorification naïve de l’Afrique, et le repli identitaire.

Etre dans l’appropriation critique, c'est prendre ce qui est puissant, c'est rejetter ce qui est toxique, c'est transformer ce qui est utile, c'est retourner les outils contre le système qui les a produits.

C’est exactement ce que font les grandes civilisations :

La Chine lit Marx pour battre l’Occident. L’Inde lit Weber pour comprendre la modernité. L’Afrique doit lire Morin, Kant, Sun Tzu, Montesquieu, Lénine, Marx pour se libérer.

En tout cas, je chercher à montrer à la jeunesse africaine la voie de l’excellence : apprendre de tous, ne se soumettre à personne. Chaque jour, j'écris des leçons dans lesquelles, je rappelle à cette ceci :

“Ne vous limitez pas.”

“Ne vous autocensurez pas.”

“Ne rejetez pas un auteur parce qu’il est européen.”

“Ne vous privez pas des armes intellectuelles les plus puissantes.”

“Utilisez-les pour construire votre propre pensée.”

C’est exactement ce que font les élites du monde entier. Parce que l’excellence n’a pas de couleur. La domination, si. Et pour la combattre, il faut des armes universelles.

Je rends hommage à Morin et Pisani non pas parce que je suis soumis, mais parce que je sais reconnaître ce qui m’a armé pour mieux combattre.

A ce titre, je cherche à vous conduire avec moi, dans la position la plus forte, celle des dominés qui cherchent à connaître l’adversaire, à connaître le système, à connaître les outils et donc, pour les retourner au final contre la domination même. Et ça, c’est la marque des grands esprits.

Oui, Kant a écrit des choses racistes. C’est un fait. Il a produit des passages où il hiérarchise les peuples, et ces passages sont aujourd’hui indéfendables. Mais ce point ne doit pas être confondu avec la question essentielle : Est‑ce que ses erreurs morales annulent la puissance de sa pensée philosophique ? La réponse est non.

Une pensée peut être moralement fautive et intellectuellement indispensable

Voici la vérité que beaucoup de Panafricanistes naïfs n’osent pas dire : si vous voulez former des esprits capables de rivaliser avec les meilleurs du monde, vous devez les exposer aux penseurs les plus puissants du monde, même s’ils étaient imparfaits.

Kant a fondé la philosophie morale moderne. Hegel a écrit des choses problématiques sur l’Afrique, mais il a structuré toute la philosophie de l’histoire. Descartes a des angles morts, mais il a inventé la méthode moderne. Nietzsche a été récupéré par des idéologies abjectes et racistes, mais il a révolutionné la critique des valeurs.

A mon avis, refuser ces auteurs, c’est se tirer une b***e dans le pied intellectuel.

Quand on va en guerre, on écoute d’abord l’ennemi, parce que comprendre la pensée dominante, même quand elle est hostile, est une arme. Les penseurs européens ont structuré la science moderne, la philosophie, le droit, l’économie, la politique, la logique, la critique et la méthode.

Si nous souhaitons que la jeunesse africaine domine ces domaines, elle doit connaître les fondations, même si elles viennent d’hommes imparfaits. On ne gagne pas une guerre intellectuelle en ignorant les généraux adverses.

Le piège du panafricanisme romantique et naïf : confondre fierté et stratégie

Certains panafricanistes pensent que “Lire Kant ou Montesquieu, c’est trahir l’Afrique.” Je crois que c’est une erreur stratégique majeure. Parce que l’excellence n’a pas de pays, de peuple ou de couleur, la rigueur n’a pas de passeport, la puissance intellectuelle n’a pas d’ethnie.

Nous ne pouvons pas former une élite africaine excellente en la protégeant du monde. Nous la formons en la rendant capable de dominer le monde intellectuel. Lire Kant, Morin, Montesquieu ou Aristote, ne vous empêche pas de lire Cheikh Anta Diop. Lire Hegel ne vous empêche pas de lire Mudimbe. Lire Nietzsche ne vous empêche pas de lire Ngugi wa Thiong’o.

La bonne stratégie consiste à lire Kant et le critiquer, c'est de lire Cheikh Anta Diop et le critiquer car la vraie puissance intellectuelle, ce n’est pas d’éviter Kant ou Cheikh Anta Diop ni de les adorer. La vraie puissance intellectuelle C’est lire Kant, Montesquieu ou Cheikh Anta Diop et de les comprendre profondément, les dépasser, les critiquer avec des outils solides, les replacer dans leur contexte, montrer où ils se trompent et où il sont géniaux.

C’est exactement ce que font Fanon, Appiah, Souleymane Bachir Diagne. La critique n’est possible que si on maîtrises l’objet de ta critique.

Pour faire simple, se priver de Kant serait une faute stratégique. Oui, Kant a écrit des choses racistes. Non, cela ne doit pas nous empêcher de l’enseigner. Parce qu'on ne forme pas une élite en la limitant, on ne gagne pas une guerre en refusant les armes les plus puissantes, on ne construit pas une pensée forte en évitant les penseurs difficiles. L’objectif n’est pas de protéger la jeunesse africaine comme pensent le faire les panafricanistes romantiques et naïfs. L’objectif est de l’armer. Et pour cela, il faut lui donner les meilleurs outils intellectuels du monde, africains et non africains.

Montesquieu a dit les choses critiquables sur les noirs, mais cela ne suffit pas pour que je me prive de sa pensée de la séparation des pouvoirs en politique. Parce que les européens en général et les français en particulier qui dominent l'Afrique, le pratiquent. Et je me dois de connaitre même mon ennemi, pour savoir comment le neutraliser et l'empêcher de continuer d'utiliser mon peuple pour rendre la soumission, perpétuelle

faut‑il renoncer à un penseur parce qu’il a eu des positions moralement condamnables, alors même que sa pensée structure le monde qui nous domine ? La réponse instinctive est bien entendu, Non ! Il ne faut pas s’en priver, est la bonne.

Montesquieu a écrit des choses racistes. C’est vrai. Mais cela ne change rien à un fait fondamental : la séparation des pouvoirs est l’un des outils politiques les plus puissants jamais inventés. Et cet outil est utilisé par les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni (sous une autre forme); tous les grands pays qui dominent le monde.

Ce sont ces mêmes États qui dominent l’Afrique sur les plans : économique, militaire, diplomatique, culturel et institutionnel.

Donc si on veut comprendre comment ils fonctionnent, comment ils pensent, comment ils se protègent, comment ils se renforcent, il faut lire Montesquieu. Et Refuser Montesquieu, c’est refuser de comprendre l’architecture mentale de ceux qui nous dominent.

Et on ne neutralise pas un système qu’on ne comprend pas ! Alors que je me dois de connaître même mon ennemi, pour savoir comment le neutraliser. C’est exactement la logique des grandes écoles stratégiques :

Sun Tzu : “Connais ton ennemi et connais-toi toi-même.”

Clausewitz : comprendre la logique de l’adversaire est la première étape de la victoire.

Fanon : la domination coloniale est d’abord une domination mentale.

Ngugi wa Thiong’o : la décolonisation passe par la compréhension des outils de domination.

Vous ne pouvez pas battre un système dont vous ignorez les fondements intellectuels. Et Montesquieu est l’un de ces fondements.

La vraie maturité intellectuelle, cest lire et dépasser !

Les panafricanistes romantiques qui disent :

“Montesquieu était raciste, donc on ne doit pas le lire.”

Ils commettent à mon avis, une erreur stratégique majeure : ils confondent jugement moral et utilité intellectuelle. Oui, il faut condamner ses propos racistes. Non, il ne faut pas jeter sa pensée politique. Parce que la séparation des pouvoirs est un outil, la théorie des climats est une erreur, et les deux ne sont pas liés. On peut rejeter l’homme sans rejeter l’arme qu’il a forgée.

L’Afrique n’a pas besoin d’un canon “pur”, elle a besoin d’un canon “puissant”.

Si on veut former une jeunesse lucide, stratégique, capable de gouverner, capable de résister, capable de créer et capable de rivaliser avec les grandes puissances, alors on doit lui donner les meilleurs outils africains, les meilleurs outils européens, les meilleurs outils asiatiques, les meilleurs outils américains. Car l’excellence n’est pas ethnique. L’excellence est universelle.

Or les intellectuels africains nourris à la pensée coloniale du tribalisme croient en bonne foi qu'ils peuvent s'en sortir en se retranchant entre eux, dans une pureté tribale, ethnique, raciale.

La bonne stratégie c'est de lire Montesquieu comme un ingénieur lit un manuel d’armes, non pas comme un disciple, non pas comme un admirateur, non pas comme un héritier. Mais comme un stratège.

On lit Montesquieu pour comprendre comment les États modernes se protègent, pour comprendre comment ils limitent le pouvoir, pour comprendre comment ils évitent les coups d’État, pour comprendre comment ils stabilisent leurs institutions et pour comprendre comment ils se rendent résilients. Un ingénieur lit un manuel d’armes pour comprendre la machine, et non pas pour aimer le mécanicien ou le fabriquant de l'arme.
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Jean-Paul Pougala

Dimanche le 31 Mai 2026

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