23/12/2018
Bamba Bakary sur l'histoire de cherif oumane haïdara
JE NE SUIS PAS HAÏDARA j'ai cree cette page afin de Montrer la valeur et l'objectif DE CHERIF OUUSMANE MADANI HAÎDARA aux Hommes (hommes et femmes)
23/12/2018
26/07/2017
سلام أليكوم الاخوة العزيزة والأخوات
الآن لديك الفرصة لقراءة منشوراتي في الإصدارات:
- بالفرنسية
-الإنجليزية
- أراب
وأغتنم هذه الفرصة لأقول لكم:
لقد مضى وقت طويل منذ عرفنا بعضنا البعض
تحدثنا كثيرا و
نحن دائما عقد اليدين
حقا شكرا لك الذين يحبون وتبادل منشوراتي. أعرف كل شيء أفعله، أنا أفعل ذلك من أجل الحب لدينا لدليلنا أسيد تشيك شريف أوسمان مادان هيدارا (بيس أون هيم)
"أنا لا أفعل ذلك من أجل المال يرجى"
"أنا لا أفعل ذلك من أجل المال" أشكركم على إخلاصكم أن الله تريونفوس الحقيقة ويجعل الكثير من صلاة على آخر رسالة محمد (عاليه صلاة وسلم
26/07/2017
SALAM ALEYCOUM my dear Brothers and Sisters
Now you have the opportunity to read my publications in versions:
- IN FRENCH
-ENGLISH
- ARAB
I take this opportunity to tell you that:
It's been a long time since we knew each other
We talked a lot and
We always hold hands
Really thank you to you who love and share my publications. Know everything I do, I do it for the love we have for our guide ASEÏD CHEICK CHERIF OUSMANE MADANE HAIDARA (PAIS ON HIM)
"I do not do it for the money please"
"I do not do it for money" thank you for your faithfulness that God trionphus the truth and Makes a lot of salat on the last Message MOHAMED (aley salat wa salam
26/07/2017
SALAM ALEYCOUM mes chers Freres et sœurs
Maitenant vous avez l'occasion de lire mes publications en versions :
- EN FRANÇAIS
-ANGLAIS
- ARAB
j'en profit pour vous dire que :
Ça fait longtemps que l'on se Connait
on s'est beaucoup parlé et confié
on se tend toujours la main
Vraiment merci a vous qui aimez et partagez mes publications. Sachez tout se que je fais ,je le fais pour l'amour que nous avons pour notre guide ASEÏD CHEICK CHERIF OUSMANE MADANE HAIDARA ( PAIS SUR LUI )
" je ne le fais pas pour l'argent s'il vous plait "
",je ne le fais pas pour l'argent " merci pour votre fideliter que Dieu trionphe la verité et Fait beaucoup de salat sur le dernier Message MOHAMED (aley salat wa salam)
25/07/2017
A bay'a, two bay'a: re-engage before joining Ançar Dine
38 Text reproduced from the 2005 calendar that Ançar Dine markets.
75The Bay'a al-Islamiyya is the best known and often considered the only one to be pronounced, while it is also subject to severe criticism by many religious. The Bay'a al-Islamiyya is an Islamic oath conceived by Ançar Dine as an individual "re-engagement" carried out by the one who, born a Muslim, aspires to make the conscious choice to be a Muslim. Thus implicitly challenging the authority of the "profession of faith" ( "shahada"), considered by Haidara as falling conversion, al-Islamiyya Bay'a is solemnized by six binding promises: "1) I will associate Nothing to Allah. 2) I will never fly. 3) I will not commit adultery. 4) I will never kill my children. 5) I will not commit any infamy either under my hands or under my feet. 6) I will never disobey the Prophet (sas) in what is right "38.
76Si Ançar Dine is castigated by his practice of the bay'a, in fact it is a well-known oath of the Sufi world, including Malian, by which the master and his mouride engage each other. The Qur'anic reference bay'a this brotherhood is verse 10 of Surah Al-Fath 48, "The brilliant Victory", which refers to the "Pledge under the Tree" ( "Bay'a al-Shajarah") performed instead -dit Hudaybiyya and which is also known as the "Oath of Satisfaction" ("Bay'a al-Rizwân").
77Pourtant if bay'a a Koranic foundation and practiced in the West African Sufi brotherhoods, the reengagement oath Bay'a said al-Islamiyya required Ansar Dine is of a different nature, as it Implies the faithful, not to a master or guide, but to Islam as a religion. In this sense, Ançar Dine's bay'a is reminiscent of the foundations of the Sunni reform, which is precisely because it advocates a non-mediated relationship with God and his prophet. Also, despite its strong similarity, Bay'a al-Islamiyya of Ansar Dine is not taken from the "Pledge under the Tree" of Hudaybiyya but the "First Pledge of Allegiance to al'Aqaba" whose We have already spoken above. This source is supplied by the appointed laudatory of Haidara, Nouhoum Dembélé, in his adaptation of Folikan singing hymn for the adi and says: "He [Haidara] revealed the word Bay'a [Sahih of] al -Bukhârî. "
39 Sahih Al-Bukhârî, Kitâb Manâqib al-Ansâri [Book of Merits of the Ansar], Bâb [chapter] "Wufûdil A (...)
78Sans go into details of classifications of hadith whose stakes are the doctrinal point of view, this praise reports that al-Islamiyya Bay'a not only a Koranic basis, but it is based on the hadith " Integrally authentic "(" jâmi 'us-sahîh ") recognized by the Sunni world. This is in particular the Sahih of Al-Bukhârî, more particularly of the hadith n ° 232, known as "The oath of loyalty of Aqaba," extracted from the Book of Deserts of the Ansar. Many other hadith evoke the principle of bay'a, but that given to Al-'Aqaba which refers here and allows the discerning re-engagement of the Muslim in Islam, according to the doctrine of Ansar Dine. It is worth noting here the special care that Haïdara and Ançar Dine have been able to show to identify this scholarly reference, striving to distinguish themselves from the traditional Sufi bay'a which is based on the Koran. But this Bay'a al-Islamiyya is only one step before the faithful adheres to the movement. After the "re-engagement" in Islam, it is in fact the commitment in Ançar Dine that intervenes, the ultimate phase of the acquisition of the identity ançar and which is again solemnized by an oath called Bay'a al- Rizwân, which this time refers to Hudaybiyya's "Oath of the Tree
25/07/2017
BAY'A: se réengager avant d’adhérer à l'islam
Texte reproduit du calendrier de 2005 que Ançar Dine commercialise.
75-La Bay‘a al-Islamiyya est la plus connue et souvent considérée comme la seule à être prononcée, tandis qu’elle fait aussi l’objet d’une critique sévère de la part de nombreux religieux. La Bay‘a al-Islamiyya est un serment islamique conçu par Ançar Dine comme un « réengagement » individuel effectué par celui qui, né musulman, aspire à faire le choix conscient d’être musulman. Contestant ainsi implicitement l’autorité de la « profession de foi » (« shahâda »), considérée par Haïdara comme relevant de la conversion, la Bay‘a al-Islamiyya est solennisée par six promesses contraignantes :
« 1°) Je n’associerai rien à Allah. 2°) Je ne volerai jamais.
3°) Je ne commettrai pas l’adultère. 4°) Je ne tuerai jamais mes enfants. 5°) Je ne commettrai aucune infamie ni sous les mains ni sous les pieds.
6°) Je ne désobéirai jamais au Prophète (sas) en ce qui est convenable »38.
76)Si Ançar Dine est fustigé par sa pratique de la bay‘a, il s’agit en réalité d’un serment bien connu du monde soufi, y compris malien, par lequel le maître et son mouride s’engagent réciproquement. La référence coranique de cette bay‘a confrérique est le verset 10 de la sourate 48 Al-Fath, « La Victoire éclatante », qui renvoie au « Serment sous l’Arbre » (« Bay‘a al-Shajarah ») effectué au lieu-dit Hudaybiyya et qui est connu aussi sous le nom de « Serment de la Satisfaction » (« Bay‘a al-Rizwân »).
77Pourtant, si la bay‘a a un fondement coranique et qu’elle est pratiquée dans les confréries soufies ouest-africaines, le serment de réengagement dit Bay‘a al-Islamiyya qu’exige Ançar Dine est d’une autre nature, car il implique le fidèle, non pas vis-à-vis d’un maître ou d’un guide, mais de l’islam en tant que religion. En ce sens, cette bay‘a de Ançar Dine n’est pas sans rappeler les fondements de la réforme sunnite, qui se singularise précisément par le fait qu’elle préconise une relation non médiatisée avec Dieu et son prophète. Aussi, en dépit de sa forte similitude, la Bay‘a al-Islamiyya de Ançar Dine n’est nullement tirée du « Serment sous l’Arbre » de Hudaybiyya, mais du « Premier Serment d’Allégeance à Al-‘Aqaba » dont nous avons déjà parlé plus haut. Cette source est livrée par le laudateur attitré de Haïdara, Nouhoum Dembélé, dans son adaptation du chant Folikan servant d’hymne à l’adi et qui dit : « Il [Haïdara] a révélé le mot Bay‘a [du Sahîh] de al-Bukhârî. »
39 Sahîh Al-Bukhârî, Kitâb Manâqib al-Ansâri [Livre des Mérites des Ansar], Bâb [chapitre] « Wufûdil A (...)
78Sans entrer dans le détail des classifications des hadîth, dont l’enjeu est considérable du point de vue doctrinal, cette louange informe que la Bay‘a al-Islamiyya a non seulement une base coranique, mais qu’elle est fondée sur les hadîth « intégralement authentiques » (« jâmi’ us-sahîh ») reconnus par le monde sunnite. Il s’agit en l’occurrence du Sahîh de Al-Bukhârî, plus particulièrement du hadîth n° 232 dit « Du serment de loyauté de ‘Aqaba », extrait du Livre des mérites des Ansârs39. De nombreux autres hadîth évoquent le principe de la bay‘a, mais c’est celle donnée à Al-‘Aqaba qui fait ici référence et permet le réengagement éclairé du musulman dans l’islam, selon la doctrine de Ançar Dine. On notera ici le soin particulier dont Haïdara et Ançar Dine ont pu faire preuve pour identifier cette référence savante, veillant à se démarquer de la bay‘a soufie classique qui se fonde sur le Coran. Mais cette Bay‘a al-Islamiyya n’est pourtant qu’une étape avant que le fidèle n’adhère au mouvement. Après le « réengagement » dans l’islam, c’est en effet l’engagement dans Ançar Dine qui intervient, phase ultime de l’acquisition de l’identité ançar et qui est là encore solennisée par un serment appelé Bay‘a al-Rizwân, lequel fait référence cette fois-ci au « Serment de l’Arbre » de Hudaybiyya. Nous allons dabord mettre l'accent sur bay'a toul ridwann dans les publication a suivre merci de bien vouloir pacienter
27/02/2017
LA RACONTRE ENTRE CHEICK CHERIF OUSMANE MADANE HAÏDARA ET CHEICK ABDOUL HAMID KISHKY
En revanche, il explique volontiers comment il découvrit, à la fin des années 1970, la cassette d’un prêcheur égyptien, le cheikh salafite ‘Abd alHamîd Kishk35, qui circulait en Côte-d’Ivoire et qui va littéralement bouleverser sa carrière en devenir. Mais ce n’est qu’en 1985 (ou peut-être en 1987, l’année où il se rend pour la première fois à La Mecque), que Haïdara rencontra Kishk, un personnage charismatique qui drainait de véritables foules lors de ses prêches du vendredi au Caire (Kepel 1984) et dont les sermons enregistrés sur cassettes, diffusés dès le début des années 1970, vont atteindre les musulmans arabophones de tous les continents (Eickelman 1999 : 36). Document téléchargé depuis www.cairn.info - - - 141.0.12.78 - 18/09/2016 02h26. © Éditions de l'EHESS Haïdara s’est fortement inspiré de Kishk du point de vue de la scénographie et des effets de ses prêches, s’efforçant de reprendre la technique de l’humour populaire dont Kishk usait et qui rendait ses sermons, parfois transgressifs, souvent divertissants et interactifs (Kreil 2010). Mais l’influence de Kishk tient surtout à cette technique d’enregistrement sur cassettes que Haïdara va reprendre bien avant leur rencontre au Caire. Si certains estiment que la faconde de Haïdara tient beaucoup de sa rencontre avec le prêcheur Abdoul Aziz Djiré dont on a déjà parlé, l’influence de Kishk est indiscutable ; Haïdara appellera d’ailleurs le premier fils qu’il a eu de sa seconde épouse Hadjaratou Tounkara, au début des années 2000, Abdoul Hamid Keshky36 en témoignage de son admiration pour le tribun égyptien. Toutefois, la rentabilité de ce qu’il convient d’appeler la « méthode kishk » et l’usage des small medias (Sreberny-Mohammadi & Mohammadi 1994) dans la stratégie de médiatisation populaire de Haïdara vont s’imposer définitivement en 1988. C’est à cette date qu’il enregistrera, sans doute pour la première fois, son prêche du Maouloud, témoignant ainsi de son souhait de transformer cette fête religieuse plutôt discrète à Bamako, mais dont il a déjà pu tester le caractère de spectacle populaire dès 1984, en un événement public dédié à son prosélytisme. Diffuser le prêche : la stratégie de l’événement Si l’islam prêché par Haïdara n’est pas un islam de mosquée, il est en revanche un islam de place publique qui s’inscrit dans une tradition de la prédication spectaculaire et populaire. Aussi, ce type de prêches requiertil un caractère événementiel préalable qui justifie une telle prise de parole en public : Ramadan ou Tabaski. Mais la mosquée se révèle concurrente sur ces deux fêtes, et c’est la raison pour laquelle Haïdara va investir un 35. Sur le cheikh Kishk, voir la notice biographique de Joel GORDON (2004). 36. Il avait déjà donné ce nom au second enfant de son épouse divorcée Fatoumata Traoré (information de Karamoko Mamadou, op. cit.).
LA PREMIÈRE CASSETTE EN REGISTRÉE PAR CHEICK CHERIF OUSMANE MADANE HAÏDARA
Cette aventure médiatique débute en 1977. Haïdara est alors en Côte-d’Ivoire où il enregistre probablement sa première cassette analogique, dont nous avons pu nous procurer une copie. Contrairement à la plupart des cassettes enregistrées à partir de 1982 à l’occasion de cérémonies religieuses, de débats ou à la radio, cette première cassette a la particularité d’avoir été réalisée en « mode studio », c’est-à-dire sans public, en mobilisant juste les trois protagonistes que sont le prêcheur (wajulikèla) Haïdara, un « lecteur coranique » (« kuranè kolaminèna ») et un « agent rythmique » (« naaminèna »).
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Haïdara ne fait aucun commentaire sur ce prototype, ni d’ailleurs sur les contraintes techniques et financières auxquelles il a dû être confronté pour la duplication de la bande originale. En réalité, et en dépit de l’impact populaire que ces cassettes lui auront offert, Haïdara ne parle guère de ses enregistrements passés. Depuis qu’il est devenu une des figures majeures del’islam malien, envers qui le respect est tel qu’on le fait parler après tout le monde de manière à ce qu’il ne puisse être contredit lors des rencontres publiques entre religieux, Haïdara a demandé de ne plus diffuser ses anciennes cassettes aux propos souvent virulents et parfois contestables, y compris vis-à-vis du positionnement actuel de Ançar Dine
24/12/2016
: la stratégie de la médiatisation populaire
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Haïdara a longtemps été dans l’impossibilité d’accéder aux médias audiovisuels, qu’il s’agisse de la radio nationale, des radios fm ou de la télévision. Avant 1991, le pouvoir s’opposait à ce qu’il puisse intervenir sur la Radio nationale, y compris dans les émissions confessionnelles contrôlées alors par l’amupi. Mais en dépit de l’apparition des radios associatives et commerciales à partir de 1991, le régime démocratique de Alpha Oumar Konaré continuait à surveiller de près Haïdara. La première émission radiophonique à laquelle il participa date du 1er juillet 1994. Elle se déroula à la station de Koutiala de la radio associative Radio Kayira, avec l’accord du directeur du réseau national Oumar Mariko, actuel député du parti sadi. Si les autorités désapprouvèrent l’initiative et prirent même des mesures de rétorsion à l’encontre de la station, à partir de 1996, elles laissent désormais Haïdara intervenir sur les ondes, notamment sur Radio Djèkafo, Radio Patriote, Radio Benkan, Radio Kayira, Radio Liberté et même Radio Bamakan, la première radio libre fondée par Alpha Oumar Konaré en 1991.
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Depuis 2008, Ançar Dine dispose de sa propre radio fm, qui émet sur la fréquence 92.9 mhz. Située dans le quartier périphérique de Kalaban Koro, à Bamako, elle porte le nom de La Voix du Citoyen, mais les Bamakois l’appellent simplement Radio Citoyen. L’essentiel de son contenu est religieux, mais elle se veut néanmoins une radio « commerciale », avec sponsors et contrats publicitaires, alternant programmes de variétés et programmes religieux ouverts dans la rubrique « espace partenaires » à tout prêcheur, moyennant finance. Si les interventions de Haïdara sur les radios fm sont en langue nationale, Ançar Dine dispose aussi d’un site Internet francophone, par lequel Radio Citoyen est diffusée sur l’Internet, tandis qu’une page Facebook en français [33][33]
02/12/2016
Prêcher malien : la stratégie des langues nationales
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C’est la technique du prêche et surtout son traitement en termes de diffusion qui va singulariser la démarche de Haïdara, et ce dès le milieu des années 1970. Dorothea Schulz (2003) a bien analysé la technique médiatique des sermons de Haïdara qui privilégie les langues vernaculaires. Il n’a pourtant pas été le premier à y recourir, et une longue tradition du prêcheur itinérant a marqué l’espace sahélien. De plus, Haïdara s’est fortement inspiré d’autres prêcheurs maliens, notamment Karamoko Lassana à Mopti et Abdoul Aziz Djiré à Ségou et Bamako. Mais Haïdara se singularise ici par le choix revendiqué de prêcher au moyen de ce que l’on appelle les « langues nationales », une approche justifiée dans sa biographie officielle, où il revendique un islam intégré à la culture ouest-africaine en posant la question suivante : « Nous apprenons le sens du Coran dans d’autres langues. Mais pourquoi partageons-nous le fait de ne pas prier Allah dans d’autres langues ? » (Traoré 2007 : 16).
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Nous ne rentrerons pas ici dans la polémique que Haïdara avait suscitée en suggérant de pouvoir prier en langue nationale, contestant ainsi la sacralité de l’arabe liturgique, polémique qu’il bottera d’ailleurs en touche en déclarant qu’il avait été mal compris. Nous n’insisterons pas non plus sur le fait que le biographe est un militant du mouvement nko et qu’il défend là un point majeur du « prophétisme scripturaire » du nko (Amselle 2001 : 112) autour de l’africanisation de la lecture du monde. Cette perspective, Haïdara et l’adi l’ont faite leur, si l’on en juge à la banderole qui a accueilli les fidèles lors du Maouloud 2011 et disant en langue nko : « Le maître souhaite la bienvenue à tous ceux qui viennent. Tous les Ançars doivent s’efforcer d’apprendre le Nko » [32][32] Transcription et traduction par Soumaïlla Camara.. S’il est vrai que le nko n’est pas sans lien avec l’idéal fédéral du mouvement, Haïdara accorde toutefois une attention particulière aux langues vernaculaires — ce que n’est pas le nko —, d’abord parce qu’elles portent de l’identité, ensuite parce qu’elles constituent le média le plus approprié à l’égard d’un public essentiellement illettré. Enfin, si Haïdara requiert les langues nationales, c’est parce qu’il considère que les musulmans maliens doivent comprendre leur religion. Pour sa part, il prêche en bamanan kan, sa langue maternelle, qui constitue la langue véhiculaire au Mali et dans une partie de la sous-région à travers ses variantes.
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Si l’homme maîtrise tous les ressorts de cette langue, s’il est célèbre pour sa voix de stentor, s’il est réputé être aussi un rhétoricien incomparable mêlant autorité(barika), clarté (kènè kan) et humour (yèlèko), et s’il joue de la représentation populaire selon laquelle les Bamananw disent la « vérité nette » (« tiyèn jalan »), ses prêches invitent en fait chaque fidèle à considérer l’islam comme une religion universelle dont il participe en propre, et non une religion centrée sur le monde arabe tel que le suggère la réforme sunnite et son option salafite. Les prêches de Haïdara offrent ainsi aux fidèles le sentiment de saisir la complexité du monde dans leur langue et d’accéder alors à une intelligibilité du religieux en activant leurs propres codes culturels, notamment le style narratif griotique et l’imaginaire ségovien — ce dernier étant aussi paradoxalement « païen », en référence à la bamananya (Colleyn 2004) — faisant cette fois-ci rupture non plus seulement avec l’arabe, mais encore avec la francophonie des élites administratives et politiques.
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Mais ce qui aura distingué Haïdara des autres prêcheurs maliens utilisant eux aussi les langues nationales, c’est sa stratégie de diffusion de ses prêches. Car s’il est un « entrepreneur religieux », il est avant tout un infatigable « travailleur religieux » qui aura développé une intense activité tout au long de ses trente-cinq ans de carrière. Nous avons ainsi collecté, de façon non exhaustive, les cassettes audio de 280 prêches effectués par Haïdara au Mali et en Côte-d’Ivoire de 1982 à 2011, soit une moyenne de neuf à dix sermons par an, en dépit des deux suspensions. Certes, un imam prêche chaque vendredi dans sa mosquée, mais le prosélytisme de Haïdara est celui d’un islam hors mosquée et itinérant qui s’adresse aux communautés non localisées ou non établies socialement. De plus, et parce qu’ils ne se situent pas dans une logique nationale et internationale, les prêches de Haïdara sont d’une autre teneur que les sermons du vendredi, en portant toujours une dimension politique et de critique sociale qu’aucune mosquée ne saurait assumer sans risque.
02/12/2016
19/11/2016
salam aleykoum attention!!!!!! attention!!!!!!!
soyez vigilant il y a des personnes qui crée des pages ou des groupes avec le nom de CHERIF OUSMANE MADAME HAÏDARA afin de demander de l'argent aux personnes à travers le nom du guide sachez que Chérif Ousmane madane Haïdara ne demande de l'aide à personne il le demande qu'à Dieu toutes personnes qui vous demandera de l'argent à travers son nom où le nom de ses enfants declaré-le dans une base d'association en sardine et rassurez-vous que c'est un voleur cette demande d'aide ne pronvient pas Ousmane madane Haïdara que le bon dieu maudit toutes les personnes qui sont dans ce domaine qu'il donne longue vie à notre guide c'est une raison pour laquelle j'ai décidé de modifier le nom de cette page faites circuler ce message s'il vous plaît que le monde entier vois ça salam aleykoum
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