07/03/2026
𝐂𝐎𝐌𝐏𝐓𝐄 𝐑𝐄𝐍𝐃𝐔 𝐃𝐔 𝐒𝐘𝐌𝐏𝐎𝐒𝐈𝐔𝐌 𝐏𝐎𝐒𝐓-𝐓𝐈𝐂𝐀𝐃 𝟗
Le jeudi 05 mars 2026, six mois après la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 9) tenue du 20 au 22 août 2025 à Yokohama, le Japan Corner de l’Université Félix Houphouët-Boigny et la Cellule d’Analyse de Politiques Economiques du CIRES (CAPEC), avec l’appui de l’Ambassade du Japon en Côte d’Ivoire, ont organisé un symposium Post-TICAD9, à l’ENSEA de Cocody. Cette rencontre scientifique avait pour thème : « 𝐂𝐨-𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐨𝐫𝐢𝐳𝐨𝐧 𝟐𝟎𝟑𝟎 : 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐬 𝐉𝐚𝐩𝐨𝐧–𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭-𝐓𝐈𝐂𝐀𝐃 𝟗 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐞𝐫𝐭, 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐟 ».
Ce symposium qui a mobilisé 12 panélistes du Japon, de la France et de la Côte d’Ivoire, et d’institutions comme la BAD et le PNUD et près de 200 participants, était placé sous 𝐥𝐚 𝐏𝐑𝐄𝐒𝐈𝐃𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐮 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐀𝐊𝐀 𝐀𝐎𝐔𝐄𝐋𝐄, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐄𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥, 𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐂𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 (𝐂𝐄𝐒𝐄𝐂) et sous 𝐥𝐞 𝐏𝐀𝐑𝐑𝐀𝐈𝐍𝐀𝐆𝐄 𝐝𝐮 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐃𝐈𝐀𝐑𝐑𝐀𝐒𝐒𝐎𝐔𝐁𝐀, 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 . Il avait pour objet de favoriser la production de connaissance en vue d’impulser la transformation structurelle, numérique et verte de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030.
Dans son mot de bienvenue, le Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, le Professeur BALLO Zié, a souligné l’importance du partenariat académique entre la Côte d’Ivoire et le Japon dans la réflexion sur la transformation du pays à l’horizon 2030 et a insisté sur la contribution du Japan Corner et de la CAPEC dans la promotion du dialogue scientifique international.
Son Excellence Monsieur GOMAKUBO Junji, Ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, a dans son allocution, mis l’accent sur l’importance du partenariat Japon–Côte d’Ivoire post-TICAD9 pour relever ensemble les défis mondiaux. Le Japon soutient la transformation de la Côte d’Ivoire dans les domaines des infrastructures durables, de la transition énergétique, de l’innovation numérique et du renforcement de la sécurité humaine, en privilégiant la co-création et la durabilité.
Monsieur le Président du CESEC, Docteur Eugène AKA AOUELE, dans son discours d’ouverture, a relevé que le partenariat Japon–Côte d’Ivoire post-TICAD 9 est essentiel pour co-créer un développement vert, numérique et inclusif à l’horizon 2030, à travers un alignement sur le Plan National de Développement 2026–2030. Il a appelé à transformer les engagements pris lors de la TICAD9 en projets concrets favorisant un développement durable et partagé.
Le 1e panel avait pour thème :« 𝐀𝐜𝐜𝐞́𝐥𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐚𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐭-𝐓𝐈𝐂𝐀𝐃𝟗 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔–𝟐𝟎𝟑𝟎 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 » , et a été modéré par le Prof. ASSEMIEN Alexandre, expert en planification, en économie du développement, Doyen des FUPA. Il a réuni le Prof. WATANABE Yorizumi, Professeur Émérite de l’Université de KEIO, Tokyo, Japon, Monsieur CISSE Marcellin, Directeur Général du Plan, le Docteur Emmanuel PINTO-MOREIRA, Directeur chargé des Affaires Économiques et Financières à la Banque Africaine de Développement, et Monsieur NAGAYA Koichiro, Directeur Général de JETRO Côte d’Ivoire.
𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 :
La Côte d’Ivoire et les pays africains doivent dépasser le modèle fondé sur l’exportation de matières premières et s’insérer dans les chaînes de valeur industrielles et technologiques mondiales, notamment dans l’agro-industrie, les énergies renouvelables et les technologies numériques. (Watanabe Yorizumi ; Nagaya Koichiro)
La réussite des stratégies nationales de développement dépendra d’une mobilisation du secteur privé, soutenue par des instruments financiers innovants et des partenariats internationaux. (DG Cissé Marcellin)
L’amélioration de la productivité et la sortie du piège du revenu intermédiaire exigent un investissement massif dans l’éducation, les compétences technologiques et la recherche-développement. La Côte d’Ivoire ne pourra atteindre le statut de pays à revenu élevé que si elle transforme son modèle de croissance en mettant l’accent sur la productivité, l’innovation et l’adoption technologique. (Pinto-Moreira Emmanuel)
La mise en place de systèmes de suivi-évaluation numériques et de tableaux de bord nationaux permet d’améliorer la transparence, la coordination institutionnelle et l’efficacité du PND. (DG Cissé Marcellin).
Le 2e panel, a eu pour thème :« 𝐏𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 : 𝐜𝐨-𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐀𝐠𝐞𝐧𝐝𝐚 𝟐𝟎𝟑𝟎 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 » , et a été modéré par le Prof. KOUASSI Kouamé Sylvestre, Titulaire de la Chaire UNESCO APTD. Dans ce panel figuraient le Père, Dr Arsène Brice BADO, Président de l’Université Jésuite d’Abidjan, le Colonel ABE Aké Lazare, Directeur de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégionale (ISMI), Monsieur MELAGNE Agnimel Jérôme, Inspecteur Général chargé de la Pédagogie de l’Enseignement Secondaire Général (MENAET), Monsieur TAKATA Hiromitsu, Analyste en innovation et entrepreneuriat (PNUD), et Dr BOGA Christian, Économiste Pays et Spécialiste de programme Développement Durable (PNUD).
𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 :
La croissance économique ne garantit pas la stabilité si les populations perçoivent des injustices sociales ou territoriales. La gouvernance du développement doit intégrer la justice sociale et la participation citoyenne. La transformation économique doit intégrer une planification urbaine inclusive, une gestion équitable du foncier et un accès équitable aux services publics afin de prévenir les conflits sociaux. (Arsène Brice Bado)
La sécurité des espaces maritimes et des infrastructures énergétiques constitue un facteur clé pour le commerce international, l’investissement et la stabilité économique des pays africains.
(Colonel Abé Aké Lazare)
Les systèmes éducatifs africains doivent intégrer l’intelligence artificielle, les compétences numériques, l’entrepreneuriat et l’innovation afin de préparer la jeunesse aux transformations économiques. (Mélagne Agnimel Jérôme)
Les politiques publiques doivent favoriser l’innovation locale, l’entrepreneuriat des jeunes et la réduction des inégalités territoriales, notamment à travers des initiatives comme les hubs d’innovation et les partenariats multilatéraux. (Takata Hiromitsu ; Boga Christian).
Le 3e panel, dont le thème portait sur : « 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐬 𝐜𝐨-𝐜𝐫𝐞́𝐞́𝐬 : 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐉𝐚𝐩𝐨𝐧-𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝'𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐉𝐚𝐩𝐨𝐧-𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭 », a eu pour modérateur le Prof. AHOURE Alban, Directeur de la CAPEC /Japan Corner. Il a été enrichi par les exposés faits par le Docteur ANTIL Alain André Gaston, Directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’IFRI, Docteure IDEUE Kazuyo, Maître de Conférences à Meiji Gakuin University, et Monsieur HIEN Sansan, Directeur Général de l’Économie.
𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 :
Une transformation économique durable nécessite de prendre en compte le rôle structurant du secteur informel dans les économies africaines et de favoriser sa formalisation progressive. (Alain Antil)
La soutenabilité des stratégies de développement dépend de réformes fiscales, d’une meilleure gestion des finances publiques et de la mobilisation accrue des ressources nationales. (Hien Sansan)
Les financements concessionnels et l’aide publique au développement doivent servir de leviers pour attirer l’investissement privé et réduire les risques financiers. La transformation économique inclusive exige de construire un pont institutionnel et financier entre l’innovation informelle et l’économie formelle (Ideue Kazuyo)
Les pays africains doivent utiliser la compétition entre partenaires internationaux pour renforcer leur marge stratégique, accéder aux technologies et soutenir leur transformation structurelle. (Alain Antil ; Ideue Kazuyo).
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