21/08/2026
Voir aujourd'hui des hommes parade à visage découvert sur la toile, revendiquant fièrement un « OUI » à l'excision, est d'une violence inouïe. Ce n'est ni une tradition à préserver, ni une marque d'identité culturelle : c'est un crime, une mutilation génitale programmée pour mutiler la chair, éteindre le plaisir et contrôler le corps des femmes dès leur plus jeune âge.
L'excision est l'expression la plus barbare du patriarcat.
Elle repose sur une mécanique odieuse : convaincre la société qu'une petite fille naît « impure » ou « incomplète », et qu'il faut charcuter son anatomie pour la rendre docile, contrôlable et propre au mariage. On coupe la chair pour verrouiller la sexualité féminine et garantir la tranquillité du futur mari.
Revendiquer cette pratique sous couvert de coutume, de religion ou de prétendu « respect des valeurs », c'est faire l'apologie de la torture domestique. Aucun dieu, aucune culture, aucun ancêtre ne saurait légitimer le sang versé, les traumatismes à vie, les complications à l'accouchement et les morts silencieuses provoquées par ces mutilations.
Quand des hommes s'unissent publiquement pour défendre le droit de couper le corps des petites filles, ils montrent le vrai visage de leur lâcheté : la peur d'une femme entière, libre de son corps et de son plaisir.
Tant que la mutilation de nos filles sera célébrée comme un acte d'honneur, nous serons dans l'illusion du progrès.
Je ne crois pas en une Afrique évoluée tant que le sang de ses filles servira de ciment à la domination masculine.
Lady Kadna