16/04/2025
Le poids du silence
Baba était un homme simple. Pauvre, oui, mais travailleur. Il vivait dans une petite maison en terre rouge, entourée d’une clôture faite de boue séchée. Il n’avait pas de voiture, pas d’électricité, pas même un téléphone. Mais il avait une femme, Aïssata, et deux enfants, Halima et Younous, qu’il aimait plus que tout.
Chaque matin, il quittait la maison avant le lever du soleil, avec son vieux fusil et un espoir silencieux de trouver un animal à chasser. Ce jour-là, il revint à pied, poussiéreux, les jambes fatiguées, avec deux lapins suspendus à sa main. Ses enfants coururent vers lui, comme d’habitude, hurlant de joie.
Mais ce soir-là, quelque chose était différent.
Assis autour du feu, alors qu’Aïssata préparait le repas, Baba gardait le silence. Il regardait ses enfants rire, puis son regard se perdit dans le feu. Après un long moment, il parla.
— « Vous savez, j’ai grandi sans père. Il était là, quelque part, mais il ne s’est jamais soucié de nous. Il faisait des enfants partout, mais ne nourrissait personne. Ma mère est morte de fatigue, seule, pendant qu’il était avec ses amis. »
Halima et Younous se turent. Même Aïssata cessa de touiller la marmite.
— « J’ai juré de ne jamais être comme lui. J’ai peu, mais je donne tout. Je chasse, je marche des kilomètres, je dors sur le sol. Pas pour la gloire. Juste pour ne pas abandonner comme lui. »
Il marqua une pause, les yeux embués.
— « Ce n’est pas la pauvreté qui détruit un homme. C’est la lâcheté. Avoir des enfants, une femme, c’est une responsabilité. Pas un trophée. Ce monde a besoin de moins de pères par le sang, et plus de pères par le cœur. »
Ce fut la dernière grande discussion qu’il eut avec eux.
Quelques mois plus t**d, Baba mourut d’une maladie qu’il avait cachée pendant longtemps, refusant de dépenser le peu qu’il avait pour lui-même.
Mais il laissa derrière lui quelque chose d’inestimable : une famille digne, éduquée par l’exemple, pas par les mots.
Leçon :
Faire des enfants est facile. Les élever, les guider, et leur apprendre la valeur du respect, de la responsabilité et du courage — ça, c’est ce qui fait un vrai homme.
Un homme n’est pas défini par le nombre de ses conquêtes, mais par le nombre de personnes qu’il ne laisse jamais tomber.
16/04/2025
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La nuit était tombée sans bruit, comme Noël le souhaitait. Il rangea soigneusement ses quelques affaires dans un vieux sac à dos élimé. Sur la natte où il avait tant pleuré, il laissa juste un carnet, presque vide. Presque.
Une phrase y était écrite à la dernière page :
- Je pars sans haine. Seulement avec mon rêve.”
Personne ne l’avait félicité pour son Bac avec mention. Personne ne l’avait encouragé pour l’université. Pourtant, ce matin-là, il avait reçu une lettre : il avait une bourse. Son avenir s’ouvrait… ailleurs.
Il jeta un dernier regard sur la cour encore endormie. Trésor ronflait bruyamment. Deborah, roulée dans un drap, murmurait dans son sommeil. Tata Élise ne s’était même pas souciée de son départ.
Cédric, par contre, était réveillé. Il l’attendait dans l’ombre, les yeux pleins de larmes. Il lui tendit un petit sac de nourriture.
— Tu vas me manquer, grand frère…
Noël le prit dans ses bras. Longuement.
— Toi, tu es différent. N’oublie jamais d’écouter ton cœur, Cédric.
Puis, il se tourna, le cœur serré, mais debout.
Sur la route, alors que les premières lueurs du jour perçaient le ciel, Noël avança. Les pieds un peu plus chaussés qu’avant. Le dos plus droit, Et l’âme pleine de lumière.
Il ne partait pas pour fuir.
Il partait pour vivre.
15/04/2025
TITRE : UNE VIE D'ESPOIR.
AUTEUR : SIAKA AMARA KONE
Empêché par son oncle, qui était chargé de prendre toutes les décisions familiales, selon la tradition, à poursuivre les études après la classe de CE1, Tagafôlô a vu sa vie être réduite à celle d'un bouvier. Père handicapé et mère ménagère, ne pouvaient aucunement broncher à cause de la tradition.
Trois années après sa descolarisation, sous l'effet du chagrin de l'envie de poursuivre les études, il alla voir un intercesseur: "grand-père, j'ai onze ans. Au moment où mon oncle me retirait de l'école pour surveiller les bœufs, je n'avais que neuf ans. Le prétexte trouvé était que j'étais le premier fils de mon père, et qu'à ce titre, je ne devais pas aller à l'école.
Mais moi, depuis que j'ai quitté les bancs de l'école, l'envie d'y retourner me dévore. Mes camarades que j'ai laissés au CE2 passent l'entrée en sixième cette année. Je suis venu donc te voir pour que tu puisses le convaincre de me laisser poursuivre mes études. Je veux rattraper ce ret**d qu'il m'a imposé ".
L'oncle accepta, tout en refusant de payer sa scolarité. Ses géniteurs se mirent ensemble pour payer ses fournitures...
L'œuvre est disponible dans les librairies. Notamment : librairie de France, de carrefour, playce, cap-sud, Cap-nord...
04/10/2022
L'on dit que la terre 🌏 est plus grosse que la lune,🌙
Mais lorsque la lune apparaît elle éclair toute la terre.
Ainsi pour la chambre🏘️ qui est plus grande que l'ampoule,💡
Mais l'ampoule arrive à éclairer toute la chambre.
Pour ainsi dire que même si l'on te minimise,
Soit fort et bat toi, afin d'être comme la lune ou l'ampoule 💪👌
03/10/2022
Nous avons tous les mêmes soucis,
Mais nous avons pas les mêmes problèmes.
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Chacun veut réussir, chacun veut avoir l'argent, chacun veut rendre sa famille heureuse. D'où notre soucis.,✌️
Mais, comment réussir ? Les difficultés qu'ont rencontre. Le domaine de réussite, les charges quand ont réussi et les objectifs. D'où les problèmes.🙄
01/10/2022
Quand tu rend service à une personne, ne le fait pas en espérant attendre qu'elle te retourne l'ascenseur.
- Car si elle ne le fait pas le jour où tu as besoin d'elle, tu la traitera de tout les noms et tu auras un vide.
- Mais quand tu rends service dans ta bonté et avec grâce, le jour où la personne à qui tu as rendu ce service ne t'ai pas reconnaissante. Tu n'auras aucun regret de l'avoir une fois aider.
Soyons juste, reconnaissant et humain.
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