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MathVaud Cours de maths en ligne de la 7H à la 11H, alignés sur le PER, pour toute la Suisse romande.

Votre enfant range 0,5 et 0,25 du plus grand au plus petit, et il met 0,25 en premier. Il a même une raison : 25, c'est ...
23/09/2026

Votre enfant range 0,5 et 0,25 du plus grand au plus petit, et il met 0,25 en premier. Il a même une raison : 25, c'est plus que 5.

Il ne fait pas n'importe quoi. Il applique une règle qui a marché pendant des années : avec les nombres entiers, plus il y a de chiffres, plus le nombre est grand. 100 dépasse 99, toujours. Puis arrivent les nombres à virgule, et la règle donne encore juste assez souvent pour qu'il la garde : 0,75 est bien plus grand que 0,5. Jusqu'au jour où elle le trompe.

Le plan d'études romand décrit exactement cette erreur, et il relève qu'une expression de tous les jours la renforce : « 3 francs 10 ». Nous disons les prix comme deux nombres entiers mis bout à bout. De là vient l'idée que 3,5 est plus petit que 3,45, puisque 5 est plus petit que 45.

Après la virgule, ce qui décide n'est pas le nombre de chiffres, c'est la place de chacun. 0,5, ce sont 5 dixièmes. 0,25, seulement 2 dixièmes et 5 centièmes. La comparaison est réglée dès la première colonne.

Notre article donne trois façons simples de le faire voir à la maison, le piège à éviter en le faisant, et une raison de ne pas s'inquiéter si l'erreur revient plus t**d : même des adultes doivent encore freiner ce réflexe.

www.mathvaud.ch/blog/comparer-nombres-decimaux

Posez 230 roses sur une table, et posez deux questions.« Combien de bouquets de dix peut-on faire ? » Celle-là se répond...
21/09/2026

Posez 230 roses sur une table, et posez deux questions.

« Combien de bouquets de dix peut-on faire ? » Celle-là se répond avec les fleurs : on les groupe par dix, on compte, on trouve 23.

« Quel est le chiffre des dizaines ? » Celle-là ne se répond pas du tout. Pas avec les fleurs, pas en comptant, pas en réfléchissant plus fort. Il faut d'abord écrire le nombre — et alors on lit 3.

Deux questions sur le même tas de roses. L'une porte sur la quantité, l'autre sur son écriture. C'est toute la différence entre un nombre et un chiffre, et elle n'a rien d'un détail de vocabulaire.

Elle se paie au moment de la retenue : « je pose 4 et je retiens 1 » — ce 1 n'est pas le chiffre 1, c'est une dizaine, et c'est pour ça qu'il va dans la colonne d'à côté. Elle se paie sur les conversions, quand un enfant lit 2,5 m comme « 2 m et 5 cm » au lieu de 2 m 50. Elle se paie dans la division posée, où l'on ne divise jamais des chiffres mais des nombres de centaines, puis de dizaines.

Et elle se paie surtout à la multiplication par 10. « On ajoute un zéro » marche sur les entiers et s'effondre à la virgule : sur 3,7, ça donnerait 3,70 — c'est-à-dire 3,7. Ce qui se passe réellement, c'est que chaque chiffre monte d'un rang : le 3 passe des unités aux dizaines, le 7 des dixièmes aux unités. Résultat 37, et aucun zéro nulle part.

Notre nouvel article raconte tout ça, avec ce que dit le plan d'études romand, ce qu'une étude a mesuré chez 530 élèves de dix et onze ans — et un test de deux minutes à faire ce soir avec votre enfant.

www.mathvaud.ch/blog/chiffre-ou-nombre

Un élève a calculé 12 : 0,25 et a répondu 3.Prenez trois secondes avant de lire la suite — beaucoup d'adultes hésitent a...
17/09/2026

Un élève a calculé 12 : 0,25 et a répondu 3.

Prenez trois secondes avant de lire la suite — beaucoup d'adultes hésitent aussi.

Il n'a pas été distrait. Il a pris le quart de 12, parce qu'il est convaincu d'une chose que nous avons presque tous apprise sans qu'on nous la dise : diviser, ça diminue. C'est vrai tant qu'on divise par un nombre plus grand que 1. En dessous, ça se retourne.

C'est le genre d'erreur qu'on ne voit pas en refaisant le calcul soi-même. On la voit en regardant celle de quelqu'un d'autre.

C'est pour ça que Douze, notre application gratuite d'entraînement au calcul réfléchi, ne se contente pas de poser des calculs. À un moment, elle montre la réponse d'un autre élève et demande : pourquoi est-ce faux ? Repérer où un raisonnement a déraillé est plus difficile que de calculer — et plus formateur, parce que ça oblige à comprendre au lieu d'appliquer.

Elle en contient aujourd'hui 35, des erreurs typiques de ce genre. Celles qu'on retrouve.

De la 7H à la 11H, gratuit, sans compte, sans publicité, et aucune donnée ne quitte le téléphone.

Un geste à ne pas oublier : ouvrez le lien sur le téléphone de votre enfant, puis « Partager → Sur l'écran d'accueil » (sur Android : menu → « Installer l'application »). La progression est gardée sur l'appareil. Sans ce geste, sur iPhone, elle est effacée après sept jours sans visite et l'élève repart de zéro.

👉 https://douze.mathvaud.ch/?utm_source=facebook&utm_medium=post&utm_campaign=rappel-erreur

Je n'aime pas les applications de maths.J'en ai écrit une quand même. Alors commençons par tout ce qu'elle ne fait pas.P...
15/09/2026

Je n'aime pas les applications de maths.

J'en ai écrit une quand même. Alors commençons par tout ce qu'elle ne fait pas.

Pas de compte. Pas d'inscription, pas d'adresse e-mail, pas de mot de passe.
Pas de note, pas de score, pas de badge, pas de série à ne pas casser.
Pas de publicité.
Et rien qui quitte le téléphone : ni les réponses, ni le prénom, rien. Tout reste sur l'appareil.

Ce qu'elle fait, maintenant. Douze calculs, environ cinq minutes. Du calcul réfléchi : on cherche un chemin, on ne pose pas l'opération. De la 7ᵉ à la 11ᵉ.

Et une chose à laquelle je tenais : on ne peut pas apprendre les réponses par cœur. 62 sortes de calculs, 22 000 énoncés différents. La liste n'est pas apprenable — donc il faut réfléchir, à chaque fois.

L'image est un vrai calcul de 9ᵉ, tiré par l'application. Essayez, pour voir.

C'est gratuit : douze.mathvaud.ch

Un geste, une fois, et il compte : sur iPhone, bouton Partager, puis « Sur l'écran d'accueil ». Sur Android, menu du navigateur, puis « Ajouter à l'écran d'accueil ». Sans ça, l'iPhone efface la progression au bout d'une semaine, et on ne comprend pas pourquoi.

Et si votre enfant l'essaie, dites-moi une chose précise : quel calcul l'a fait s'arrêter. C'est le seul retour dont je dispose — l'application ne m'envoie rien, par construction.

Marc Ferrer, Ph.D. — 24 ans d'enseignement des mathématiques.

« Multiplier par 10, c'est ajouter un zéro. »Il y a deux problèmes dans cette phrase, et le premier est dans le verbe. O...
15/09/2026

« Multiplier par 10, c'est ajouter un zéro. »

Il y a deux problèmes dans cette phrase, et le premier est dans le verbe. On est en train de multiplier, et le mot qu'on emploie est ajouter. Pour un enfant qui construit encore la différence entre les deux opérations, c'est une collision.

On peut corriger et dire « écrire un zéro à droite ». C'est déjà plus honnête. Mais ça reste faux dès qu'il y a une virgule — et beaucoup d'enfants arrivent aux nombres à virgule sans avoir vraiment compris la multiplication par 10.

Ce qui se passe réellement, c'est que chaque chiffre change de rang.

126, écrit en entier, c'est 126,000. Multiplié par 10 : le 1 passe des centaines aux milliers, le 2 des dizaines aux centaines, le 6 des unités aux dizaines — et le zéro des dixièmes devient le chiffre des unités. On lit 1260.

Le zéro n'a pas été ajouté. Il était déjà là, de l'autre côté de la virgule, et il a changé de place.

C'est exactement pour cette raison que la règle meurt sur 3,7. Le 3 passe des unités aux dizaines, le 7 des dixièmes aux unités : 37. Aucun zéro nulle part.

Une condition, pour que tout cela veuille dire quelque chose : que « chiffre » et « nombre » soient clairs. 126 est un nombre ; 1, 2 et 6 sont ses chiffres. Sans cette distinction, un enfant peut croire qu'un chiffre vaut ce qu'il montre où qu'il soit — que le 3 de 352 vaut trois, comme dans 235. C'est documenté depuis les années 1990, et c'est la racine de beaucoup de choses.

Expliquer le rang prend deux minutes de plus que « ajoute un zéro ». Ça tient dix ans de plus.

Marc Ferrer, Ph.D. — 24 ans d'enseignement dans les classes vaudoises.

Un élève m'a dit un jour, très sûr de lui : « plus par plus, ça fait moins ».Il ne l'avait pas inventé. Il l'avait recom...
15/09/2026

Un élève m'a dit un jour, très sûr de lui : « plus par plus, ça fait moins ».

Il ne l'avait pas inventé. Il l'avait recomposé, de travers, à partir d'une règle qu'on lui avait donnée toute faite deux ans plus tôt : « moins par moins, ça fait plus ».

C'est le défaut de tous les raccourcis donnés trop tôt. Ils tiennent tant que l'enfant se souvient exactement. Le jour où la mémoire flotte — et elle flotte toujours — il n'a rien, dessous, pour vérifier. Alors il recompose. Et une règle recomposée a l'air aussi vraie que l'autre.

Ce n'est pas une impression de vieux maître d'école. C'est ce que la recherche appelle une sur-généralisation : une procédure juste quelque part, appliquée là où elle ne vaut plus. Braithwaite (2021) montre que la plupart des erreurs de calcul des élèves ont cette forme-là.

Et on peut en mesurer le coût. Hurst et Hurrell ont testé 530 enfants de dix et onze ans sur les multiplications et les divisions par 10, 100 et 1000. Entre 38,3 % et 61,7 % trouvent le bon résultat. Entre 2,6 % et 5,5 % savent expliquer ce qui se passe. Presque tous les autres donnent la même explication : « on ajoute un zéro ».

Autrement dit, la plupart réussissent sans comprendre. En 7ᵉ, ça ne se voit pas. Deux ans plus t**d, ça se voit très bien.

Un raccourci donné avant le mécanisme n'est pas un gain de temps. C'est une dette.

Marc Ferrer, Ph.D. — 24 ans d'enseignement dans les classes vaudoises.

« La course d'école coûte 8 francs par élève, et la classe compte 23 élèves. Un camarade répond : 1840 francs. »C'est le...
15/09/2026

« La course d'école coûte 8 francs par élève, et la classe compte 23 élèves. Un camarade répond : 1840 francs. »

C'est le genre de réponse qu'un élève rend sans hésiter. Et ce n'est pas de l'étourderie : personne ne lui a jamais demandé de regarder si son résultat était possible. Dans la classe, c'est le maître qui vérifie.

L'erreur a d'ailleurs une signature. Elle est presque toujours d'un facteur 10 ou 100 — un zéro de trop, une virgule déplacée. Jamais un écart de 3 %.

Le geste tient en deux temps. On refait avec des nombres ronds : 20 fois 8 font 160, 25 fois 8 font 200, donc la réponse est entre les deux. Puis on compare à un repère qu'on connaît : 1840 francs, ce serait une course à près de huitante francs par élève.

Et surtout : vérifier, ce n'est pas refaire le même calcul. Refaire le même calcul refait la même erreur. C'est prendre un autre chemin.

Dans la leçon, chaque réponse fausse reçoit son propre texte. Les deux erreurs possibles ne sont pas la même erreur, et l'élève ne lit jamais « faux, recommence ». Les images sont la leçon telle qu'il la voit.

Marc Ferrer, Ph.D. — 24 ans d'enseignement dans les classes vaudoises.

Un soir, votre enfant tombe sur 1 450 − 600. Il pose l'opération en colonnes, soigneusement, retenues comprises.Il a jus...
14/09/2026

Un soir, votre enfant tombe sur 1 450 − 600. Il pose l'opération en colonnes, soigneusement, retenues comprises.

Il a juste. Sa méthode est correcte.

Et pourtant quelque chose vous gêne, sans que vous sachiez quoi — parce que ce calcul-là peut aussi se faire de tête. Vous ne dites rien : après tout, le résultat est bon.

Ce qui vous gêne a un nom, et ce n'est pas la justesse qui est en cause. C'est le choix de la méthode.

Une étude danoise a mesuré les deux séparément chez 2 298 élèves de trois degrés. Son résultat d'ensemble : à tous les degrés, les élèves étaient plus souvent capables de produire plusieurs méthodes que d'employer la mieux adaptée. Le stock existait. Le geste suivait moins bien.

Le plan d'études romand, lui, a un mot pour cette idée — le calcul réfléchi — et il va jusqu'à résoudre 25 × 28 de trois façons différentes, sans en désigner aucune comme « la bonne ».

L'article raconte ce que ces travaux montrent, ce qu'ils ne montrent pas (l'étude est danoise, et elle ne suit pas les mêmes enfants dans le temps), et une question que vous pouvez poser un soir où le calcul est déjà fait et juste.

Connaître plusieurs méthodes de calcul et savoir choisir la bonne sont deux choses différentes. Ce que le plan d'études romand appelle le calcul réfléchi.

« Encore un écran ? » — c'est la première réaction, et elle est saine.Alors disons d'abord ce que Douze ne fait pas : pa...
12/09/2026

« Encore un écran ? » — c'est la première réaction, et elle est saine.

Alors disons d'abord ce que Douze ne fait pas : pas de points, pas de badges, pas de série à ne pas casser, aucune notification. Douze calculs, environ cinq minutes, et elle s'arrête. Votre enfant range son téléphone.

Ce qu'elle fait : du calcul réfléchi — le terme du plan d'études romand. Ce n'est pas du calcul mental chronométré, il n'y a d'ailleurs pas de chronomètre. Il s'agit de choisir sa méthode : voir que 99 × 7, c'est 700 moins 7 ; qu'estimer 39 × 58, c'est regarder 40 × 60 et savoir que le résultat tourne autour de 2 400.

Elle suit où en est votre enfant dans huit domaines. Et quand il se trompe, elle redescend vers ce qui bloque en dessous au lieu de resservir la même chose : un élève qui rate un pourcentage reçoit la fraction qui est dessous.

C'est gratuit. Pas de compte, pas de mot de passe, pas de publicité — et aucune donnée ne quitte le téléphone. De la 7H à la 11H.

Un geste à ne pas oublier : ouvrez douze.mathvaud.ch sur son téléphone, puis « Partager → Sur l'écran d'accueil » (sur Android : menu → « Installer l'application »). La progression est gardée sur l'appareil. Sans ce geste, sur iPhone, elle est effacée après sept jours sans visite et l'élève repart de zéro. Installée, elle garde tout — et elle marche sans réseau.

👉 douze.mathvaud.ch

Ce qu'elle fait, ce qu'elle refuse de faire, et pourquoi :
www.mathvaud.ch/blog/douze-application-calcul-reflechi

Application gratuite de calcul réfléchi, 7H à 11H. Ni compte, ni publicité, ni badges : douze calculs, cinq minutes, et elle s'arrête. Plus le geste d'installation.

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