19/12/2025
On voit apparaître de plus en plus de programmes dits « préscolaires » pour des enfants dès 18 mois, avec des objectifs de préparation à l’école, de langage structuré, de logique, voire d’apprentissages en langue étrangère.
Il est important de rappeler quelques fondamentaux scientifiquement établis.
Les recherches en neurosciences et en psychologie du développement (INSERM, UNESCO, OCDE, travaux de Bowlby, Brazelton, Dehaene, Vygotski) sont claires :
avant 4–5 ans, le développement de l’enfant repose avant tout sur la sécurité affective, le jeu libre et les interactions humaines, et non sur des apprentissages formalisés.
À 18 mois :
• le cerveau se structure par l’expérience sensorielle et motrice
• le langage émerge dans la relation, pas dans des objectifs pédagogiques
• les compétences sociales se construisent par l’imitation et le vécu quotidien
• il n’existe aucune “compétence scolaire attendue”
Découper le développement en matières (langage, logique, émotions, autonomie) ou parler de préparation à l’école à cet âge relève d’une projection adulte, pas d’un besoin de l’enfant.
La scolarisation précoce, même présentée comme “douce” ou “ludique”, n’apporte aucun bénéfice durable démontré et peut, chez certains enfants, générer :
• surcharge cognitive
• insécurité
• perte de plaisir d’apprendre
Grandir n’est pas une course.
L’enfance n’est pas un entraînement à la performance.
La petite enfance mérite :
• du temps
• de la souplesse
• des professionnels formés à observer avant d’intervenir
• une approche respectueuse du rythme individuel
Laissons les enfants être des enfants!!!
Bien que nous comprenons que le privé ai besoin d’un marketing fort pour attirer des clients il faudrait avant tout être en phase avec le monde de la petite enfance avant tout.
Ceci n’est pas un poste pour discréditer le privé mais certains devraient revenir à l’essentiel aussi…!
Abe