16/01/2020
Lorsque les mots sont criants de vérité et exhortent à aiguiser son système de valeurs :
L’ego est comparable aux super-héros dans la tête des Hommes. C’est un personnage de bande-dessinée fait de tous ces héros qui défilent et peuplent notre tête pendant notre vie. Les personnages que l’on s’imagine devoir jouer :
le fils idéal, l’amoureuse de rêve, l’institutrice géniale, le médecin magicien, la meilleure amie irremplaçable… L’ego est à lui seul une collection de milliers de héros. Et notre mémoire est le placard où sont entassés tous ces costumes.
L’ego est le moi, ou tout ce qui le structure. C’est la petite voix dans notre tête qui dit « je » ou « moi, je ». En d’autres termes, c’est tout ce que « je » représente. Il est intéressant de noter qu’il n’y a que l’être humain qui associe le sentiment d’exister à un « je ». L’être, dans son essence n’a pas besoin de « je ».
La plus grande méprise de l’histoire est la croyance en l’existence de l’ego. Croire en la solidité et la permanence des innombrables fausses identités avec lesquelles le cerveau structure le « moi ». Croire que « je » est ma profession, ma couleur de peau ou ma religion. Croire que ces fausses identités ont une existence réelle, la seule valable ou qu’elles sont supérieures à toutes les autres, justifiant ainsi de faire disparaître toutes celles qui pourraient menacer leurs existences, c’est à dire…. toutes celles qui ne leur ressemblent pas.
L’ego se ferme, l’intelligence observe.
L’ego s’offusque, l’intelligence s’indigne.
L’ego résiste, l’intelligence écoute.
L’ego se défend, l’intelligence partage.
L’ego envie, l’intelligence se réjouit.
L’ego veut, l’intelligence donne.
L’ego frappe, l’intelligence éduque.
L’ego se sent humilié, l’intelligence compatit.
L’ego hait, l’intelligence aime.
L’ego fait mal, l’intelligence soigne.
Serge Marquis