06/04/2026
La Première ministre italienne Giorgia Meloni, considérée comme la plus proche alliée de Trump en Europe, a publiquement pris ses distances avec Washington au sujet de la gu*erre en Iran. Voici ses propos exacts : « Je crois toujours que l’Europe a peu à gagner à rompre avec les États-Unis, mais notre priorité est avant tout de défendre nos intérêts nationaux, et lorsque nous sommes en désaccord, nous devons le dire. Et cette fois-ci, nous ne le sommes pas. »
Mais il ne s'agissait pas que de paroles. L'Italie a interdit aux bombardiers américains d'utiliser la base aérienne de Sigonella, en Sicile, pour des missions liées à la gu*erre en Iran. Le ministre de la Défense, Guido Crosetto, a confirmé ce refus. Devant le Sénat italien, Meloni a déclaré que les attaques américaines et israéliennes étaient « hors du cadre du droit international » et que l'Italie « ne participe pas et n'a aucune intention de participer » à ce confl!t.
Elle n'est pas seule. L'Espagne a interdit les survols militaires américains et l'utilisation de ses bases. La France a exigé des garanties que les avions atterrissant sur ses bases ne participeraient pas à des attaques. Trump a réagi en m*enaçant de se retirer de l'OTAN : « C'est irrévocable. » Parallèlement, Meloni s'est rendu cette semaine en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar afin de rechercher une solution diplomatique et de sécuriser l'approvisionnement énergétique de l'Italie.
Ce qui rend cela si significatif, c'est que Meloni n'est pas Ni Macron ni Sánchez. C'est elle, la dirigeante européenne, qui entretenait les meilleures relations personnelles avec Trump. Sa déclaration publique « nous ne sommes pas d'accord » marque un tournant dans la crise transatlantique provoquée par la gu*erre en Iran.