Justice Transitionnelle : Rôle et contribution des Médias en RDC

Justice Transitionnelle : Rôle et contribution des Médias en RDC

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Cadre de réflexion, d'analyses, des recherches et plaidoyer sur la Justice Transitionnelle en RDC.

01/03/2024
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09/02/2024

Justice transitionnelle
Rôle et contribution des médias
en République Démocratique du Congo

L’Est de la République Démocratique du Congo se singularise depuis 1998 par un regain de conflits à répétition à caractère politique, ethnique, foncier, sécuritaire et autres, mais aussi par des guerres sanglantes qui ont vu étonnamment s’affronter des armées des pays étrangers sur le sol congolais.

Ces différents faits de guerre ont eu comme conséquence, des innombrables victimes des tueries qui frisent le génocide. L’International Rescue Commitee estimait en janvier 2008, à 5,4 millions de morts depuis 1998, révélant que les conflits armés tuaient environ 45.000 personnes chaque mois, non sans évaluer les effets collatéraux des violations incommensurables des droits de l’homme dans le vécu quotidien des populations.

Les indescriptibles violations des droits de l’homme qui se juxtaposent à ces conflits exigent qu’il y ait un processus juridique capable de porter des sanctions aux auteurs de ces crimes et de soulager d’autre part les victimes.
Pour cela, il se dégage ipso facto, le recours à la justice transitionnelle à même de légiférer sur ces crimes impunis.

L’ouvrage « Justice Transitionnelle, Rôle des médias en République Démocratique du Congo » se veut être le reflet d’une recherche approfondie sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire dans cette période sise entre l’aube de ces conflits et leur coucher tardif.

Le texte est une démarche idoine de recentrage de la fonction de la Justice transitionnelle dans notre pays meurtri par des conflits à répétition voici plus de deux décennies et le regard que portent les médias sur cette situation.
Il met un accent sur l’impérieuse nécessité de construire un avenir radieux par le pansement des blessures du passé, car il est pénible de vivre un présent paisible sans réparer les torts commis dans le passé, la victime et le bourreau ne sauront jamais se regarder en face sans lire, l’un dans le regard de l’autre, la détresse, sinon l’insolence de l’injustice qui réclame vengeance. Dès lors, il faut mettre fin au cycle infernal des violences pour permettre une cohabitation pacifique.

Mais comment sortir alors de ce passé douloureux afin de bâtir une société prospère, réconciliée ?

Pour l’auteur, la justice transitionnelle se présente comme le schéma le plus réaliste pour aboutir au fondement d’une nation cimentée malgré les fissures d’hier. Le besoin réel d’allumer la flamme de l’espoir sur les ténèbres de la veille est une constante indéniable dans la conscience de chaque citoyen victime ou non de ce pays. Avec véhémence, estime-t-il, les médias doivent booster cette volonté d’alerter les autorités et la population sur l’urgence de procéder à la pratique d’une justice transitionnelle.
Malheureusement, le fruit des travaux de quelques chercheurs congolais révèle, avec amertume, l’impunité des crimes commis et les violations des droits humains constatés parfois dénoncés mais leurs auteurs ne font même pas l’objet d’un simple mandat de justice. Par contre, ces auteurs des crimes des masses sont promus aux grades de généraux au sein de l’armée ou ministres d’Etat, prime aux méfaits commis.

Face à cette faiblesse, l’auteur met en évidence le rôle et la contribution des médias pour une société congolaise d’équité (assise sur une justice distributive) car les médias détiennent un pouvoir d’agir, un pouvoir d’influence sur l’opinion publique, un pouvoir d’impacter tant l’autorité que le citoyen.

A travers cet ouvrage, l’auteur se penche sur la question relative à l’impact des médias sur l’opinion publique et constate qu’à l’Est de la RDC où les atrocités et horreurs indescriptibles sont perpétrées au fil des jours, les médias constituent une de principales sources d’information de la tragédie qui se déroule au sein des sociétés (village, ville). Dès lors, le rôle des médias dans le cadre de la mise en œuvre des mécanismes de la justice transitionnelle est celui entre autre de démontrer que la magistrature est loin d’être indépendante dans cette partie du pays face aux ingérences fréquentes au sein de l’appareil judiciaire. Ces interférences intempestives et régulières touchent autant la justice militaire que la justice civile.

C’est ici le lieu d’établir donc la proéminence du rôle des médias dans le rapport qui s’établit entre le système judiciaire et la criminalité à haute échelle.

L’ouvrage relève l’engagement des médias dans la lutte contre l’impunité des crimes à caractère international, l’impact réel sur la justice transitionnelle et la construction de la paix en RDC.

Tout en soulignant l’importance et la nécessité de la mise en place et la mise en œuvre des mécanismes d’une justice transitionnelle dans le pays, le rôle que doivent jouer les journalistes et d’autres acteurs des médias, l’auteur dresse en même temps l’état des lieux des conditions de travail de ces derniers en RDC.

Blaise Pascal Makandi aborde dans cet ouvrage de plus ou moins 350 pages, plusieurs facettes de ce que devrait être la contribution des médias dans l’instauration et la mise en œuvre des processus et mécanismes d’une justice transitionnelle en République démocratique du Congo.
Il en appelle aux journalistes et à d’autres acteurs des médias à la prise de conscience de leur rôle et responsabilités, notamment par rapport à la mise en œuvre de la justice transitionnelle au profit des victimes des atrocités pour la consolidation d’une paix durable dans le pays et plaide également en faveur de l’amélioration des conditions socio-professionnelles des journalistes pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle de manière convenable.

Il propose aux médias de jeter un regard critique, d’analyser le rôle et les limites des différents mécanismes de justice transitionnelle (persécution des criminels, commissions de vérité et de réconciliation, programmes réparateurs, réforme des institutions abusives) dans l’instauration d’une paix soutenable à la suite de la violation massive des droits de l’homme en République Démocratique du Congo car il estime que les médias doivent jouer un rôle majeur dans le processus de déclenchement d’une justice transitionnelle en vue de parvenir à dégager une réponse positive à la crise humanitaire persistance à l’Est du Congo. Ceci dans le but d’apporter des pistes de solution dans le cadre du travail de médiatisation de ce processus autant sensible et bénéfique pour la construction de la paix en RDC.
Aussi, faut-il le reconnaître, les médias et surtout les journalistes portent en eux l’outil de communication indicateur des crimes non dénoncés, les violations des droits humains inavoués ainsi que les bourreaux impunis.
L’intérêt de cet ouvrage s’inscrit donc dans la perspective non seulement de réparer les crimes de guerre et autres violations mais surtout à une mobilisation azimut des journalistes pour contribuer à construire un Etat de droit, une nation pacifique sur toute l’étendue de la République.

Mais les médias, couteau à double tranchant, doivent parvenir à maitriser les contours et paramètres en rapport avec la justice transitionnelle en vue de prendre part d’une manière utile à l’atteinte de cet objectif qu’est la satisfaction des victimes d’une part et la consolidation de la paix d’autre part. D’où la nécessité d’une mise à niveau continue.

L’ouvrage illustre, en foisonnement, les faits marquants des conflits à travers le pays. Du meurtre des chrétiens en 1992 en passant par les massacres de Makobola, Kaniola, Katogota, Kasika, Bunyakiri, Yumbi et Kamuina N’Sapu dans le Kasaï Central, les viols de Mulenge, Minova, Songo Mboyo, etc. L’implication des journalistes, leurs arrestations et meurtres, les cas de Serge Maheshe, Didace Namujimbo et autres encore frais dans les mémoires, mais aussi des interpellations comme ce fut le cas de Sosthène Kambizi dans l’affaire de meurtre des experts de l’ONU Zaida Catalan et Michael Sharp.

Si les Nations Unies à travers le BCNUDH ont fait de la Justice Transitionnelle un cheval de bataille et travaillent en appui au Gouvernement Congolais pour l’avènement effectif de la justice transitionnelle en RDC, il y a un signe évident d’espoir de la réparation des violations des droits humains, une piste de solution aux violences qui secouent l’Est de la République démocratique du Congo et les médias ont un rôle capital à jouer.

Une autopsie de l’appareil judiciaire dans la période post conflit donne à évaluer le besoin d’une justice transitionnelle afin qu’elle devienne pénale et porteuse de lumière, d’espoir sur la saison sombre qui s’est appesantie sur la République Démocratique du Congo, surtout à l’Est. Ce processus peut aider à tracer également la trajectoire d’une réconciliation entre les différentes ethnies en conflits à répétition, des enjeux socio-économiques sous-jacents et contribuer à la construction d’un être ensemble, à la transformation de l’ordre social en un espace de richesse et de prospérité, une nation où il fait beau vivre.
Blaise Pascal MAKANDI

Journaliste, auteur du livre et du Projet



Justice transitionnelle
Rôle et contribution des médias
en République Démocratique du Congo

L’Est de la République Démocratique du Congo se singularise depuis 1998 par un regain de conflits à répétition à caractère politique, ethnique, foncier, sécuritaire et autres, mais aussi par des guerres sanglantes qui ont vu étonnamment s’affronter des armées des pays étrangers sur le sol congolais.

Ces différents faits de guerre ont eu comme conséquence, des innombrables victimes des tueries qui frisent le génocide. L’International Rescue Commitee estimait en janvier 2008, à 5,4 millions de morts depuis 1998, révélant que les conflits armés tuaient environ 45.000 personnes chaque mois, non sans évaluer les effets collatéraux des violations incommensurables des droits de l’homme dans le vécu quotidien des populations.

Les indescriptibles violations des droits de l’homme qui se juxtaposent à ces conflits exigent qu’il y ait un processus juridique capable de porter des sanctions aux auteurs de ces crimes et de soulager d’autre part les victimes.
Pour cela, il se dégage ipso facto, le recours à la justice transitionnelle à même de légiférer sur ces crimes impunis.

L’ouvrage « Justice Transitionnelle, Rôle des médias en République Démocratique du Congo » se veut être le reflet d’une recherche approfondie sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire dans cette période sise entre l’aube de ces conflits et leur coucher tardif.

Le texte est une démarche idoine de recentrage de la fonction de la Justice transitionnelle dans notre pays meurtri par des conflits à répétition voici plus de deux décennies et le regard que portent les médias sur cette situation.
Il met un accent sur l’impérieuse nécessité de construire un avenir radieux par le pansement des blessures du passé, car il est pénible de vivre un présent paisible sans réparer les torts commis dans le passé, la victime et le bourreau ne sauront jamais se regarder en face sans lire, l’un dans le regard de l’autre, la détresse, sinon l’insolence de l’injustice qui réclame vengeance. Dès lors, il faut mettre fin au cycle infernal des violences pour permettre une cohabitation pacifique.

Mais comment sortir alors de ce passé douloureux afin de bâtir une société prospère, réconciliée ?

Pour l’auteur, la justice transitionnelle se présente comme le schéma le plus réaliste pour aboutir au fondement d’une nation cimentée malgré les fissures d’hier. Le besoin réel d’allumer la flamme de l’espoir sur les ténèbres de la veille est une constante indéniable dans la conscience de chaque citoyen victime ou non de ce pays. Avec véhémence, estime-t-il, les médias doivent booster cette volonté d’alerter les autorités et la population sur l’urgence de procéder à la pratique d’une justice transitionnelle.
Malheureusement, le fruit des travaux de quelques chercheurs congolais révèle, avec amertume, l’impunité des crimes commis et les violations des droits humains constatés parfois dénoncés mais leurs auteurs ne font même pas l’objet d’un simple mandat de justice. Par contre, ces auteurs des crimes des masses sont promus aux grades de généraux au sein de l’armée ou ministres d’Etat, prime aux méfaits commis.

Face à cette faiblesse, l’auteur met en évidence le rôle et la contribution des médias pour une société congolaise d’équité (assise sur une justice distributive) car les médias détiennent un pouvoir d’agir, un pouvoir d’influence sur l’opinion publique, un pouvoir d’impacter tant l’autorité que le citoyen.

A travers cet ouvrage, l’auteur se penche sur la question relative à l’impact des médias sur l’opinion publique et constate qu’à l’Est de la RDC où les atrocités et horreurs indescriptibles sont perpétrées au fil des jours, les médias constituent une de principales sources d’information de la tragédie qui se déroule au sein des sociétés (village, ville). Dès lors, le rôle des médias dans le cadre de la mise en œuvre des mécanismes de la justice transitionnelle est celui entre autre de démontrer que la magistrature est loin d’être indépendante dans cette partie du pays face aux ingérences fréquentes au sein de l’appareil judiciaire. Ces interférences intempestives et régulières touchent autant la justice militaire que la justice civile.

C’est ici le lieu d’établir donc la proéminence du rôle des médias dans le rapport qui s’établit entre le système judiciaire et la criminalité à haute échelle.

L’ouvrage relève l’engagement des médias dans la lutte contre l’impunité des crimes à caractère international, l’impact réel sur la justice transitionnelle et la construction de la paix en RDC.

Tout en soulignant l’importance et la nécessité de la mise en place et la mise en œuvre des mécanismes d’une justice transitionnelle dans le pays, le rôle que doivent jouer les journalistes et d’autres acteurs des médias, l’auteur dresse en même temps l’état des lieux des conditions de travail de ces derniers en RDC.

Blaise Pascal Makandi aborde dans cet ouvrage de plus ou moins 350 pages, plusieurs facettes de ce que devrait être la contribution des médias dans l’instauration et la mise en œuvre des processus et mécanismes d’une justice transitionnelle en République démocratique du Congo.
Il en appelle aux journalistes et à d’autres acteurs des médias à la prise de conscience de leur rôle et responsabilités, notamment par rapport à la mise en œuvre de la justice transitionnelle au profit des victimes des atrocités pour la consolidation d’une paix durable dans le pays et plaide également en faveur de l’amélioration des conditions socio-professionnelles des journalistes pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle de manière convenable.

Il propose aux médias de jeter un regard critique, d’analyser le rôle et les limites des différents mécanismes de justice transitionnelle (persécution des criminels, commissions de vérité et de réconciliation, programmes réparateurs, réforme des institutions abusives) dans l’instauration d’une paix soutenable à la suite de la violation massive des droits de l’homme en République Démocratique du Congo car il estime que les médias doivent jouer un rôle majeur dans le processus de déclenchement d’une justice transitionnelle en vue de parvenir à dégager une réponse positive à la crise humanitaire persistance à l’Est du Congo. Ceci dans le but d’apporter des pistes de solution dans le cadre du travail de médiatisation de ce processus autant sensible et bénéfique pour la construction de la paix en RDC.
Aussi, faut-il le reconnaître, les médias et surtout les journalistes portent en eux l’outil de communication indicateur des crimes non dénoncés, les violations des droits humains inavoués ainsi que les bourreaux impunis.
L’intérêt de cet ouvrage s’inscrit donc dans la perspective non seulement de réparer les crimes de guerre et autres violations mais surtout à une mobilisation azimut des journalistes pour contribuer à construire un Etat de droit, une nation pacifique sur toute l’étendue de la République.

Mais les médias, couteau à double tranchant, doivent parvenir à maitriser les contours et paramètres en rapport avec la justice transitionnelle en vue de prendre part d’une manière utile à l’atteinte de cet objectif qu’est la satisfaction des victimes d’une part et la consolidation de la paix d’autre part. D’où la nécessité d’une mise à niveau continue.

L’ouvrage illustre, en foisonnement, les faits marquants des conflits à travers le pays. Du meurtre des chrétiens en 1992 en passant par les massacres de Makobola, Kaniola, Katogota, Kasika, Bunyakiri, Yumbi et Kamuina N’Sapu dans le Kasaï Central, les viols de Mulenge, Minova, Songo Mboyo, etc. L’implication des journalistes, leurs arrestations et meurtres, les cas de Serge Maheshe, Didace Namujimbo et autres encore frais dans les mémoires, mais aussi des interpellations comme ce fut le cas de Sosthène Kambizi dans l’affaire de meurtre des experts de l’ONU Zaida Catalan et Michael Sharp.

Si les Nations Unies à travers le BCNUDH ont fait de la Justice Transitionnelle un cheval de bataille et travaillent en appui au Gouvernement Congolais pour l’avènement effectif de la justice transitionnelle en RDC, il y a un signe évident d’espoir de la réparation des violations des droits humains, une piste de solution aux violences qui secouent l’Est de la République démocratique du Congo et les médias ont un rôle capital à jouer.

Une autopsie de l’appareil judiciaire dans la période post conflit donne à évaluer le besoin d’une justice transitionnelle afin qu’elle devienne pénale et porteuse de lumière, d’espoir sur la saison sombre qui s’est appesantie sur la République Démocratique du Congo, surtout à l’Est. Ce processus peut aider à tracer également la trajectoire d’une réconciliation entre les différentes ethnies en conflits à répétition, des enjeux socio-économiques sous-jacents et contribuer à la construction d’un être ensemble, à la transformation de l’ordre social en un espace de richesse et de prospérité, une nation où il fait beau vivre.
Blaise Pascal MAKANDI

Journaliste, auteur du livre et du Projet

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