Complexe Scolaire La Divinité

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Complexe scolaire La Divinité, est un centre d'éducation, rencontré dans le quartier MAJENGO, dans la Commune de KARISIMBI, en ville touristique de Goma, dans la Province éducationnel du Nord-Kivu.

14/06/2023
14/04/2023

Joyeux anniversaire à toi cher ressortissant du Complexe Scolaire La Divinité Pascal Mwanamolo

15/01/2022

RESUMÉ DU CONTE "LE PAGNE NOIR" DE BERNARD DADIÉ

AUTEUR ET SES ŒUVRES
Auteur Bernard Dadié, écrivain ivoirien né en 1916. Conteur, poète, dramaturge, romancier, chroniqueur,...

PRESENTATION DE L'ŒUVRE
« Le Pagne noir », Bernard Dadié, conte, Ed. Présence africaine, Paris 1955.

Ø Personnages :
- Principal ou héroïne : Aïwa (orpheline)
- Autres : Sa mère, son père, sa marâtre, les matrones (femmes corpulentes aux manières vulgaires), le fromager, les chimpanzés...

Ø Espace : Un village de la Côte d'Ivoire (pays d'Afrique de l'ouest)

Ø Temps : 1955

Ø Genre littéraire : Conte

RESUMÉ
«Le Pagne noir » que nous avons le privilège de vous présenter aujourd'hui est un conte qui retrace les souffrances endurées par Aïwa après le décès de sa mère, décès survenu le jour où elle venait au monde. Son père fit des funérailles grandioses. Mais au bout de quelque temps il s'est remarié. C'est alors à partir de ce jour qu'ont commencé les calvaires de la jeune fille.

Jeune, plus belle que toutes les filles du village, courageuse et gentille, Aïwa a depassé une vie extrêmement difficile à côté de sa marâtre qui ne voulait pratiquement pas d'elle qui va lui faire subir durant toute son enfance toutes formes de tortures (physiques, morales...).

Des corvées ! A la maison elle était la première à se lever et la dernière à se coucher parce qu'elle devait d'abord terminer tous les travaux ménagers. Et chaque fois que sa marâtre lui donnait des ordres à exécuter (à temps ou à contretemps), jamais Aïwa ne les avait refusés ni se fâcher, elle souriait toujours. Ce qui énervait davantage cette méchante marâtre qui la battait très souvent pour son sourire, sa gentillesse et son courage.

Ne sachant vraiment plus que faire pour vaincre la jeune fille, la marâtre cherchait le moyen de ne plus faire sourire la jeune fille, de ne plus l'entendre chanter, de freiner la splendeur de sa beauté. Elle chercha ce moyen avec tant de patience, tant d'ardeur, qu'un matin, sortant de sa case, elle dit à l'orpheline :

- Tiens ! va me laver ce pagne noir où tu voudras. Me le laver de telle sorte qu'il devienne aussi blanc que le kaolin. Aïwa prit le pagne noir qui était à ses pieds et sourit. Le sourire pour elle, remplaçait les murmures, les plaintes, les larmes, les sanglots.

Enfin, la jeune fille prit le linge noir et partit. Après avoir marché pendant une lune, elle arriva au bord d'un ruisseau. Elle y plongea le pagne. Le pagne ne fut point mouillé. Elle le replongea mais l'eau refusa de le mouiller. Alors elle reprit sa route en chantant.

Elle partit. Elle marcha pendant six autres lunes et trouva une eau jaune et limpide. L'orpheline plongea son linge noir que l'eau refusa de mouiller. Elle reprend sa fameuse chanson en évoquant sa défunte mère !

Elle reprit son chemin et marcha pendant des lunes et des lunes, tant de lunes qu'on ne s'en souvient plus. Elle allait le jour et la nuit, sans jamais se reposer, se nourrissant de feuilles cueillis au bord du chemin, buvant la rosée déposée sur les feuilles. Elle atteignit un village des chimpanzés auxquels elle conta son aventure. Les chimpanzés, après s'être tous et longtemps frappé la poitrine des deux mains en signe d'indignation, l'autorisèrent à laver le pagne noir dans la source qui passait dans le village. Mais l'eau de la source, elle aussi, refusa de mouiller le pagne noir.

Et l'orpheline reprit sa route. Elle alla plus loin en pleine forêt où régnait un silence un silence angoissant qu'on ne trouve nulle trace d'une créature humaine. Elle trouva une eau si claire qu'elle jeta son pagne noir qui se mouilla. Agenouillée sur le bord de la source, elle mit deux lunes à laver le pagne noir qui restait noir. Elle se mit à nouveau à chanter en évoquant sa mère.

« Ma mère, viens me voir !
Aïwa-ô ! Aïwa !
Me voir au bord de la source,
Aïwa-ô ! Aïwa !
Le pagne noir sera blanc comme kaolin
Aïwa-ô ! Aïwa !
Viens voir ma main, viens voir ta fille !
Aïwa ! Aïwa !

A peine avait-elle fini de chanter que voilà sa mère qui lui tend un pagne blanc, plus blanc que le kaolin. Elle lui prend le linge noir et sans rien dire, fond dans l'air.

Lorsque la marâtre vit le pagne blanc, elle ouvrit des yeux stupéfaits. Elle tomba, non de colère cette fois, mais de peur ; elle venait de reconnaître l'un des pagnes blancs qui avait servi à enterrer la première femme de son mari.

Œuvres Il a écrit plusieurs œuvres dont les principales sont :
- « Assemien Déhylé », Chronique agi, 1936.
- « Les Villes », Saynète, 1950
- « Afrique debout », poème, Seghers, 1950
- « Légendes africaines », contes, 1953
- « Le Pagne noir », contes, Présence africaine, 1955
- « La ronde des jours », poèmes, Seghers, 1956
- « Climbié », roman, 1956
- « Un n***e à paris », Présence africaine, 1959

Mais Aïwa, elle, souriait. Elle souriait toujours.

15/01/2022

Ils t'appelleront ′′bizarre′′ ou "dingue′′ parce que tu es née avec le don de voir les choses autrement, différemment, et cela leur fait peur.
Ils t'appelleront ''intense'' parce que tu l'es, car tu es née avec la valeur bien mise pour te permettre de tout essayer pleinement, et cela les intimide.
Ils t'appelleront ''égoïste'' parce que c'est le cas, oui tu as découvert que tu es la chose la plus importante dans ta vie et cela ne leur convient pas.
Ils t'appelleront de nombreuses façons, avec beaucoup de jugements, pendant longtemps.
Mais surtout, reste immobile en toi et dans ce que tu veux, et je te promets qu'un jour, ils t'appelleront pour te dire : " merci d'exister ".

A. Jodorowsky

11/01/2022

🚨Biographie :

Monseigneur Tharcisse Tshibangu Tshishiku raconté par Le Professeur Émérite Thomas Munayi Muntu-Monji

Il naquit le 23 avril 1933 à Kipushi (Haut-Katanga) où son père, originaire des Bakwa-Mulumba (Territoire de Gandajika, dans l’actuelle province de Lomami), était agent de l’UNION MINIÈRE DU HAUT-KATANGA (UMHK). Après ses études primaires à l’école de la Paroisse Sainte-Barbe de Kipushi (1939-1944), il fit les humanités gréco-latines au Petit Séminaire de Kapiri-Kakanda que dirigeaient les Pères Bénédictins, et les études de philosophie et de théologie au Grand Séminaire de Baudouinville (Moba) dans l’actuelle province du Tanganyika dirigé par les Pères Blancs ou Missionnaires d’Afrique. Tharcisse Tshibangu fut ordonné prêtre le 8 août 1959 à Kipushi par Mgr Joseph-Florinert Cornelis. Il était le sixième prêtre congolais du Vicariat Apostolique(futur archidiocèse) de Lubumbashi.

Licencié en théologie à l’Université Lovanium (futur Université de Kinshasa) en 1960, il obtint son doctorat en théologie en 1962 à l’Université catholique de Louvain. En 1965, il est agrégé en théologie à la même université.
Professeur à la Faculté de théologie de l’Université Lovanium (1965), il succéda à Mgr Martin Bakole en qualité de vice-recteur de cette même université en 1966.

Lors de ses assises du 29 au 30 mai 1967, le Conseil d’Administration de cette université que présidait Mgr Joseph-Albert Malula nomma l’Abbé Tharcisse Tshibangu recteur de cette université, succédant ainsi à Mgr Luc Gillon dans cette fonction.
Le 6 décembre 1970, l’Abbé Tshibangu fut ordonné évêque par le Cardinal Malula qu’assistaient Messeigneurs Eugène Kabanga, archevêque de Lubumbashi et Pierre Kimbondo, évêque de Kisantu. Avec Mgr Tshibangu fut également ordonné Mgr Eugène Moke, ancien condisciple de l’Abbé Malula. Mgr Brunon Torpigliani, Nonce Apostolique et plusieurs autres évêques participèrent à la liturgie eucharistique de ce sacre.

Cette cérémonie qui se déroulait dans l’enceinte de la Foire internationale de Kinshasa connut la présence du Président Mobutu qu’accompagnaient ses homologues Présidents des Républiques du Gabon, du Burundi, du Soudan et du Tchad. Tous les deux nouveaux prelats étaient évêques auxiliaires de l’Archidiocese de Kinshasa. La bulle de nomination de Mgr Moke fut lue en lingala par l’Abbé Henri Izwa, celle de Mgr Tshibangu le fut en français par Mgr Gillon, recteur honoraire de l’Université Lovanium.

Lorsque le 6 août 1971 fut créée l’Université Nationale du Congo (UNACO) qui deviendra Université Nationale du Zaïre (UNAZA) le 29 octobre de la même année, Mgr Tshibangu Tshishiku en fut nommé le Recteur. Et lorsque, dix années plus t**d, en octobre 1981 furent supprimée l’UNAZA et créées les Universités de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani, Mgr Tshibangu Tshishiku fut nommé Président du Conseil d’Administration de l’ensemble de toutes ces trois universités, et aussi de l’ensemble de toutes les universités officielles qui naîtront après dont l’Université Pédagogique Nationale (UPN).
Le 13 juin 1992, Mgr Tshibangu fut nommé Évêque de Mbujimayi en remplacement de Mgr Joseph Nkongolo qui venait de présenter sa démission. Il fut intronisé le 1er novembre de la même année. Il administra son diocèse jusqu’en 2009 et fut remplacé par Mgr Emmanuel Kassanda Mulenga, auxiliaire depuis 1998.

01/01/2022

TECHNIQUE DE LA DISSERTATION LITTÉRAIRE : LE DÉVELOPPEMENT

Voici le sujet :
Paul Valéry affirme : « ce n’est pas avec des idées qu’on fait des vers ; c’est avec des mots ».
Vous démontrerez qu’être poète, c’est d’abord savoir manier le style avec adresse. Justifiez par la suite que, plus sociales, ces idées promettent pourtant une meilleure marche en avant de l’humanité. Expliquez enfin que d’autres poètes préfèrent se servir des mots pour soigner leurs maux.

En voici le plan :

PREMIERE PARTIE.
Pourquoi des poètes font-ils de l’esthétique une fonction à part entière ?
1. Le classicisme (respect des règles d’écriture)
2. Le parnasse (la théorie de l’art pour l’art)

DEUXIEME PARTIE.
Dans quelle mesure les mots sont-ils capables de sauver l’humanité ?
1. Le surréalisme (les guerres mondiales)
2. La négritude (la colonisation)

TROISIEME PARTIE.
Comment les mots peuvent-ils devenir thérapeutiques ?
1. L’humanisme (lyrisme amoureux ou nostalgique)
2. Le romantisme (lyrisme consolateur)

N.B. :
Beaucoup tolèrent que ces sous-parties (les courants littéraires) soient réunies pour en faire un seul paragraphe, si celui-ci est bien structuré, étant donné qu’il existe plusieurs types de texte argumentatif. Ainsi, des examinateurs sensés admettent même que le candidat se limite à l’invocation d’un seul courant littéraire pour chaque partie (s’il y en a trois), à condition que celui-ci respecte toutes les exigences imposées à un paragraphe argumentatif bien structuré.
Personnellement, je préfère ne pas entrer dans ces querelles d’école qui embrouillent l’élève, d’une école à une autre, d’une classe à une autre, d’un professeur à un autre. J’approuverai plutôt toute démarche constructive car ce qui est surtout recherché dans un paragraphe argumentatif, c’est la conformité d’une démarche Par rapport à la consigne et aussi au respect de la technique de rédaction. Pour rien au monde je ne sanctionnerai un élève pour avoir produit un paragraphe ou une partie où démarche et technique répondent aux attentes canoniques.
En tout état de cause, j’invite les collègues à faire preuve de retenue, d’avoir plus de hauteur, d’être souple, flexible, pour être à mesure d’approuver toute production écrite conforme aux réelles attentes.
D’ailleurs, pour être plus concret dans mon explication, j’expose ci-après ma propre rédaction suivie de son analyse pour mieux montrer comment construire un texte argumentatif qui répond aux normes standard afin de bien en explorer les arcanes, c'est-à-dire les différentes séquences successives qui l'élèvent.

LE CAS DU PARAGRAPHE DÉVELOPPÉ
Ce qui suit est mon développement du petit 2 de la première partie, c’est-à-dire le parnasse qui justifie l’importance de l’esthétique.

[D’AUTRES artistes, les parnassiens en l’occurrence, sont pratiquement incontournables lorsqu’on parle d’esthétique, de forme, de travail stylistique.] [C’est parce qu’ils ont D’ABORD commencé par déposséder la poésie de toute fonction utilitaire, quitte à banaliser l’objet observé, le lieu peint, le personnage décrit… afin de donner plus d’amplitude aux mots les plus justes ayant servi à y parvenir ; d’ailleurs, rien de surprenant si ces poètes jettent leur dévolu sur des espaces si éloignés ou des temps très reculés de la « civilisation moderne ». C’est pour eux un bon moyen de ne point exposer leur poésie à une inspiration proche de l’épanchement personnel, liée au militantisme ou relative à une poésie moraliste. ENSUITE, s’ils ont privilégié la poésie plutôt que tout autre, c’est parce que c’est ce genre littéraire qui sait le mieux donner à la forme scripturale son caractère visuel, formel et sonore, ENFIN, les parnassiens se donnent pour mission de se faire artisan comme condition sine qua non de devenir artiste ; en d’autres termes, le poète est à l’image du sculpteur qui taille, lime, cisèle ses mots pour en faire naitre une œuvre de beauté.] [Nous en avons l’illustration dans ces propos de Théophile Gautier qui déclare « j’aimerais mieux avoir mon soulier mal cousu que de faire des vers mal rimés » ; il sous-entend par là être capable de tout négliger, même les thèmes d’ordre social et autres, sauf son texte qu’il ne songe qu’à bien écrire.] [En un mot, chez des artistes tels que les parnassiens, l’art (le style) pour l’art (la beauté), dans le sens propre du terme, passe avant toute autre considération, et ce travail s’exécute moins avec des idées qu’avec des mots tout bonnement.]

Quelle est la structure adoptée ci-dessus ?
PETITE ANALYSE EXPLICATIVE.
Par les crochets qui les délimitent, on parvient à identifier les quatre séquences constitutives de cette production écrite dont la structure est plus simplifiée :
1) L’idée directrice (du début à « travail stylistique »).
Plus courte que toutes les autres, cette séquence sert à annoncer ce dont on parlera tout au long du paragraphe. En une phrase, cette formule introductive sert d’élément déclencheur de l’avis à développer.
2) L’argumentation (de « c’est parce que » à « œuvre de beauté »).
Plus longue que toutes les autres, cette séquence mobilise les principales raisons (deux ou trois) qui justifient l’idée de départ énoncée dans la première séquence. C’est l’endroit où il faut expliquer (du latin « ex » = hors de, et « plicare » = plier). C’est comme si, après avoir formulé l’idée directrice, on cherchait à justifier celle-ci dans une argumentation bien structurée, dans une logique de progression observable et articulée par des connecteurs logiques ou des expressions de transition. Relevez ces mots ou expressions que j’ai employés et écrits en gros caractères et sachez les réemployer à bon escient.
3) L’illustration (de « nous en avons l’illustration » à « bien écrire »).
Cette séquence apporte la preuve littéraire de ce qui a été dit dans l’argumentation. Si ici l’illustration est une citation accompagnée de son analyse succincte en direction de la thèse jusque-là défendue, elle peut aussi être de deux autres natures différentes : un texte connu commenté ou une biographie d'écrivain commentée. Comme on peut le remarquer, introduit par une expression qui illustre (en guise d’exemple, à titre illustratif, pour preuve, etc.) quoi qu'il en soit, l'exemple doit toujours être agrémenté par son commentaire tuteur.
4) La conclusion partielle (de « en un mot » à la fin). Aussi courtement formulée que l’idée directrice, cette séquence résume ce qui a été finalement retenu dans ledit paragraphe. Toujours introduite par un connecteur qui conclut (en somme, donc, en un mot, pour tout dire, en résumé, ainsi, etc.), elle est une sorte de réponse à une des questions posées dans l'annonce du plan de l'introduction.

LE CAS DE LA PARTIE DÉVELOPPÉE
Ce qui suit est le développement de la dernière partie qui regroupe la thérapie qu’on connait du lyrisme humaniste et romantique.

[Le lyrisme est une tendance thématique très élastique à l'échelle du temps mais toujours est-il que son rôle thérapeutique est latent, à l’instar de la façon dont humanistes et romantiques en ont fait usage.] [En effet, chez les uns, c’est-à-dire des auteurs du XVIème siècle, le lyrisme personnel de l’auteur est d’une part nostalgique, voire patriotique, nationaliste à la limite ; l’auteur célèbre la France dont il magnifie la culture et l’histoire. C’est le cas de Joachim du Bellay dans la plupart de ses poèmes à l’image de celui qui commence par « France, mère des arts, des armes et des lois » ou encore « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage ». D’autre part, ce lyrisme est aussi pétrarquiste, amoureux et moraliste, dans la mesure où l’auteur s’exalte, s’extasie, exprime littéralement son profond sentiment qui l’instruit et le pousse à écrire des poèmes dédiés à l’être aimé, comme peuvent le justifier des poèmes de Pierre de Ronsard, tels que « Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle » ou encore « Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose ». Néanmoins, il sera bien difficile de parler du lyrisme en faisant abstraction du romantisme parce personne autant qu’eux ne s’était encore si abondamment abandonnés à l’épanchement. C’est parce qu’ils ont découvert que la confidence noie la douleur et, comme les mots le peuvent, ils ne s’en sont point économisés. [Pour preuve, lorsqu’on avait demandé à Alphonse de Lamartine à quoi l’art pouvait bien lui servir, il avoua en ces termes le pouvoir consolateur de ses vers : « j’écrivais moi-même pour moi-même ; ce n’était plus un art ; c’était le soulagement de mon propre cœur qui se berçait de ses propres sanglots ».] [Pour tout dire, que ce soit dans les écrits de poètes de la pléiade ou romantique, les mots qu’on croyait destinés au style ou encore à la révolte peuvent bel et bien servir à exprimer l’intimité sentimentale de l’écrivain par la fonction lyrique que joue la poésie.]

Quelle est la structure adoptée ci-dessus ?
PETITE ANALYSE EXPLICATIVE.
1) L’idée directrice (du début à « fait usage »).
L’objectif reste le même sauf qu’ici sont énoncés avec précision les deux courants littéraires (l’humanisme et le romantisme) autour desquels on articulera l’essentiel des propos à expliciter dans la séquence suivante.
2) L’exemple argumentatif (de « en effet » à « point économisés »).
Cette structure est un peu plus complexe : pour préciser la particularité propre à chaque tendance liée à son époque, après chaque courant littéraire expliqué dans la même mouvance, on produit une illustration. Toutefois, en terme de volume, cette illustration ne doit ni égaler ni dépasser celui de l’argumentation mais lui être inférieur. De plus, il faut éviter les digressions à laquelle beaucoup sont souvent attirés comme l’appel des Sirènes qui ont failli perdre Ulysse et son équipage ; tous les propos émis doivent tendre vers la démonstration de la partie concernée. Cette digression, je la surnomme « dissertation tigadégué ». J'entends par cette formule un devoir où l'élève veut, du lyrisme par exemple, tout dire de ce qu'il en sait. Cet élève est à l'image de cette épouse à qui le mari remet 10.000F comme dépense quotidienne parce qu'il n'a pas de menues monnaies. Logiquement, ce dernier attend de recevoir sa monnaie, surtout qu'il doit voyager dans l'après-midi. Il lui précise au passage qu'il voudrait manger du bon « thièbou djeun » (riz au poisson) à treize heures. Personnellement, je ne m'y connais pas du tout en cuisine, mais ce dont je suis sûr, c'est que le « tigadégué », cette délicieuse pâte d'arachides, n'entre pas dans le plat commandé par l'époux. Et je ne comprendrais pas non plus la raison pour laquelle, en se rendant au marché, cette femme s'approcherait du vendeur de « tigadégué ». (Mdr !)
3) La conclusion partielle (de « pour preuve » à la fin).
Comme précédemment, cette séquence fait le bilan de ce qui aura été retenu, comme s’il s’agissait de l’aboutissement d’une démonstration. C’est l’endroit où il faut dire où on voulait en venir.

À présent, inspirez-vous de cette explication pour rédiger la dernière partie, celle qui concerne l'engagement.
QUELQUES CONSEILS À CE SUJET (L'ENGAGEMENT)
Quand vous décidez de parler de cette thématique souvent soumise à la réflexion des candidats au bac, abandonnez cette pratique qui consiste à vous limiter à la définition de l'écrivain engagé (le poète devient le porte-parole de son peuple, prend la plume qu'il transforme en arme pour lutter contre les maux qui gangrènent la société, et patati et patata... Mdr !) Si vous voulez être profond, original, sensé, dense, convaincre en un mot, articulez vos propos autour d'événements historiques d'une part mais sans se mettre à produire un texte narratif. Ramassez !
- humanisme (guerres de religion)
- romantisme (révolution industrielle / Napoléon Bonaparte)
- surréalisme (guerres mondiales)
- négritude (colonisation)
D'autre part, expliquez que c'est cet événement historique qui a justifié l'engagement de l'auteur et vous serez sans doute beaucoup plus juste et convaincant.

PETITE PRÉCISION.
Précision 1. Si le candidat est soumis à un sujet de dissertation constitué de deux parties seulement, dans chacune d’elles, il faut au moins deux paragraphes.
Précision 2. Si le candidat est soumis à un sujet de dissertation constitué de trois parties, dans chacune d’elles, il a le choix entre :
a) un paragraphe qui fait office de partie
b) deux paragraphes au moins dans chaque partie

LE CAS DE LA PHRASE DE TRANSITION
a) Emplacement.
Elle se situe entre la fin d’une partie et le début de la suivante.
b) Objectif.
Elle résume ce qui a été dit et annonce ce qui sera dit.
c) Modèle :
- La phrase de transition entre la première et la deuxième partie :
Comme nous venons de le voir à travers le classicisme et le parnasse, la poésie est avant tout une affaire de style certes mais est-ce une bonne raison pour dévaloriser ou discréditer les idées dont le vêtissent d’autres poètes ?
- La phrase de transition entre la première et la deuxième partie :
En somme, pouvant servir à instruire ou à se révolter, ces mots qui, ici, sont d’une grande utilité publique, comme peuvent l’attester l’humanisme et le romantisme, employés dans un but plus personnel, parviennent par ailleurs à soigner le mal du poète.

LE CAS DE LA TYPOGRAPHIE
On entend par typographie la forme de présentation recommandée lorsqu’on rédige un exercice de production écrite telle que la dissertation.

DANS L’INTRODUCTION ET LA CONCLUSION.
Avec un alinéa au début (décalage de deux à trois carreaux), l’introduction et la conclusion forment un seul bloc, un seul paragraphe. Pas besoin d’aller à la ligne entre les séquences qui constituent chacune d’elles.

ENTRE L’INTRODUCTION ET LA CONCLUSION.
Entre l’introduction et le développement, de même qu’entre le développement et la conclusion, il faut sauter deux ou trois lignes.

POUR LE DÉVELOPPEMENT.
Quant au développement, il s’agit d’un ensemble de paragraphes unis, solidaires. Chacun est précédé d’un alinéa. Pour passer d’un paragraphe à un autre, il faut juste un retour à la ligne et un alinéa.

POUR LA PHRASE DE TRANSITION.
La phrase de transition est à l’image d’un pont et celui-ci n’est ni sur une rive ni sur une autre mais au milieu ; par conséquent, elle est à séparer des parties entre lesquelles elle se situe par un saut de ligne aussi bien avant de la rédiger qu’après l’avoir rédigée.

Issa Laye DIAW
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