06/12/2026
Voici notre dernière citation de la semaine en lien avec le balado « Comment tu dis ça? » qui souligne la diversité régionale du français au Québec. ⚜
Le « cométique » est un traîneau tiré par des chiens, d’origine inuite, et traditionnellement utilisé comme moyen de transport ou de communication dans les régions éloignées du Québec. Sur la Côte-Nord, où est située l’histoire racontée dans le roman « Angéline Guillou », son utilisation est attestée dès les années 1850. Il sera remplacé par des véhiculés motorisés à partir des années 1960 seulement.
Dans le balado, un des participants signale que le mot est encore utilisé sur la Côte-Nord pour parler des traîneaux utilitaires attachés à une motoneige.
Connaissez-vous ce mot, ou d’autres mots et expressions typiques de cette région?
06/11/2026
⭐ Toutes nos félicitations à Paméla Vachon, qui vient de remporter un des Prix d’excellence des professionnelles et professionnels de recherche 2026 attribués par le Fonds de recherche du Québec. ⭐
Cette nouvelle, que nous accueillons avec beaucoup de fierté, souligne ce que nous savions déjà: Paméla Vachon est une ambassadrice de la recherche en linguistique québécoise hors pair et elle s’acquitte avec brio de son rôle de coordonnatrice à la recherche au CRIFUQ et au Fonds de données linguistiques du Québec, des responsabilités qu’elle assume depuis 2020.
Une reconnaissance bien méritée!
Pour en savoir plus sur le profil de notre coordonnatrice: https://frq.gouv.qc.ca/histoire-et-rapport/pamela-vachon-1er-prix-dexcellence-des-professionnels-et-professionnelles-de-recherche-2026/
Faculté des lettres et sciences humaines
Université de Sherbrooke
06/05/2026
Nous poursuivons notre tournée des régions avec cette citation tirée d’un roman de Christophe Bernard, « La bête creuse » (Le Quartanier Éditeur), dont l’histoire se déroule en Gaspésie dans les années 1901.
L’auteur utilise le mot « froc », au féminin, pour désigner un manteau chaud. On trouve encore aujourd’hui ce régionalisme au Saguenay, sur la Côte-Nord et en Gaspésie, parfois aussi à Québec.
Qui parmi vous connaît cet usage?
06/03/2026
Qu’ont en commun les noms «bécosse», «clabord» et «robine»? Et quel est le lien entre ces mots et le Café Aragon à Sherbrooke?
Découvrez la réponse dans le nouveau billet que nous venons de publier dans la Zone découverte de notre site!
👉 https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/becosse-clabord-robine-ces-meconnaissables-emprunts-a-langlais.html
06/02/2026
Nous soulignons la parution du dernier numéro des Cahiers de l’AQPF, accessible aux membres de l’Association québécoise des professeur.e.s de français - AQPF.
Découvrez-y l’article de la coordonnatrice à la recherche du FDLQ et du Crifuq Paméla Vachon (Université de Sherbrooke) « Altérité, littérature jeunesse québécoise et enseignement : des mots pour penser et dire l’“Autre” », qui met en lumière le corpus CLIQ-Jeunesse, disponible sur notre plateforme, ainsi que le rôle que peut jouer la littérature jeunesse dans la construction et la circulation des discours sur l’altérité au sein du contexte culturel québécois. Une illustration de l’importance accordée à la conception d’outils concrets arrimés aux besoins du milieu de l’enseignement!
Département des arts, langues et littératures - Université de Sherbrooke
Faculté des lettres et sciences humaines
Faculté d'éducation
05/29/2026
Le mot « atoca » (ou la variante « ataca ») a longtemps été la principale appellation utilisée au Québec pour désigner la canneberge.
Ce mot, emprunté à la langue huronne-wendat au 17e siècle, est enregistré dès les premiers glossaires de canadianismes publiés à la fin du 19e siècle, comme l’illustre la citation tirée du dictionnaire de Sylva Clapin.
C’est sous l’influence de la langue commerciale, où on trouve « canneberge » depuis la 2e moitié du 19e siècle, que l’usage du mot « atoca » a progressivement reculé dans la langue courante. Les enquêtes dialectologiques montrent bien que si « atoca » était encore largement usuel dans les années 1970, son utilisation se limite aujourd’hui à certaines régions du Québec.
Et ce fruit porte aussi d’autres noms ailleurs dans la francophonie. Connaissez-vous les mots utilisés en France et en Acadie pour le désigner? Mettez votre réponse dans les commentaires!
05/26/2026
Vous aimeriez utiliser le Fonds de données linguistiques du Québec, mais ne savez pas par où commencer?
Dans cette nouvelle capsule, Maprofdefrançais vous explique comment tirer profit de certaines ressources disponibles sur notre plateforme.
Très pratique lorsqu'on souhaite apprendre ou enseigner le français au Québec en utilisant du matériel authentique!
Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration
Ministère de la Langue française
AQEFLS
Regroupement des Organismes en Francisation du Québec
Voici la dernière capsule, qui vous présente un outil fantastique, le
Fonds de données linguistiques du Québec. 📚📣👂
Je vous mets le lien en commentaire.
05/15/2026
S’il y a un régionalisme emblématique du Bas-Saint-Laurent, c’est bien le mot « culotton » pour désigner un habit de neige.
On trouve déjà cet emploi dans les années 1960, comme l'illustre cette fiche dialectologique de Gaston Dulong. Elle contient une attestation dans la Municipalité de Rivière-Ouelle, dans la région de Kamouraska.
Il existe plusieurs autres mots au Québec pour désigner cet objet, comme « salopette(s) », « bas de suit » ou « suit » tout court (prononcé « soute »).
Comment désigne-t-on l'habit de neige (ou le pantalon de neige) dans votre région?
MRC de Kamouraska
Musée régional de Kamouraska
05/08/2026
Si vous connaissez le mot « gawa », vous venez sans doute du Saguenay, où le mot est apparu dans les années 1980 et 1990. 🗺 Il désignait alors les amateurs de musique métal, reconnaissables à leur look caractéristique. Et comme l’illustre l’extrait du roman « La déesse des mouches à feu » (Geneviève Pettersen, Le Quartanier Éditeur), dont l’histoire se déroule à Chicoutimi-Nord au milieu des années 1990, les filles « gawa » étaient des femmes très maquillées.
Comme le montre bien la citation, le mot avait alors une connotation péjorative. Si ce côté dépréciatif est encore attesté, il semble que le mot est parfois utilisé plus positivement aujourd’hui, notamment pour évoquer des personnes jugées authentiques et audacieuses. Gens du Saguenay, pouvez-vous nous éclairer? 🤔