Fonds de données linguistiques du Québec

Fonds de données linguistiques du Québec Une plateforme numérique pour conserver et faire découvrir le patrimoine linguistique et culturel québécois

09/29/2026

Les entrevues réalisées par l’écrivain, prêtre et historien Frédéric Landry et ses collaborateurs aux Îles-de-la-Madeleine entre les années 1970 et 1990 constituent un témoignage exceptionnel de la langue et de la vie quotidienne des Madeliniennes et Madelinots nés au tournant du 20e siècle.

🎥 Dans cette capsule, l’auxiliaire de recherche Florence Trudeau nous présente ce corpus unique, qui permet d’explorer à la fois l’histoire locale et l’évolution du français québécois.

Que croyez-vous que les témoignages du passé sur la langue et la société peuvent nous apprendre aujourd’hui?

Suivez ce lien pour consulter toutes les capsules vidéo du projet 👉 https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/capsules-video

Musée de la Mer-Îles de la Madeleine
Ministère de la Langue française
Bibliothèques et archives de l'Université de Sherbrooke

09/25/2026

Avocado ou avocat? Fruit ou légume? 🥑

Originaire du Mexique, l’avocat est introduit au Québec à partir des années 1950. Ce fruit (tout comme l’arbre qui le produit) sera d’abord connu au Québec sous le nom d’« avocado », emprunté à l’anglais nord-américain (qui l’avait pris à son tour à l’espagnol).

On trouve aussi l’expression « vert avocado » pour désigner la couleur qui deviendra très populaire dans les années 1970 pour la décoration intérieure et pour les électroménagers.

Pour Paul D., qui en 1984 utilise les mots « avocado » et « avocat », ce fruit est d’apparition encore assez récente. Il est vrai que l’avocat deviendra plus populaire surtout à partir des années 1990.

Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons quatre nouvelles capsules vidéo mettant en lumière des corpus d...
09/24/2026

Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons quatre nouvelles capsules vidéo mettant en lumière des corpus du Fonds de données linguistiques du Québec. 🎥

Avant leur diffusion, nous vous lançons un petit défi : saurez-vous deviner de quels corpus il s'agit à partir de ces quelques indices en images? 👀

Laissez vos réponses en commentaire et restez à l'affût, les révélations commenceront dès la semaine prochaine!

Un immense merci à Caroline Dumeste, coordonnatrice de la création au Service des communications de l'Université de Sherbrooke, et à Jean-Sébastien Dutil, réalisateur et scénariste, qui ont rendu ce projet possible. Leur talent, leur créativité et leur enthousiasme ont fait de cette aventure un véritable succès! 💚

«De Joachim Du Bellay à Michèle Lalonde: un manifeste pour la langue québécoise d’inspiration préclassique»Le dernier bi...
09/22/2026

«De Joachim Du Bellay à Michèle Lalonde: un manifeste pour la langue québécoise d’inspiration préclassique»

Le dernier billet publié sur notre site lève le voile sur un texte méconnu de la poète Michèle Lalonde, intitulé «La deffence et illustration de la langue québecquoyse»

Bonne lecture!

🔗 https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/joachim-du-bellay-a-michele-lalonde-manifeste-langue-quebecoise.html

📸 Office national du film du Canada, photo de 1971

Clin d’oeil à l'équipe d’Aujourd'hui l'histoire qui diffusait cette semaine un épisode consacré aux soins apportés aux m...
09/18/2026

Clin d’oeil à l'équipe d’Aujourd'hui l'histoire qui diffusait cette semaine un épisode consacré aux soins apportés aux malades à l’époque de la Nouvelle-France.

À côté des apothicaires et des chirurgiens, on trouvait alors des ramancheurs qui soignaient les fractures, les entorses et les dislocations. Ce métier, resté populaire au Québec jusqu’au 20e siècle (non seulement chez les agriculteurs et les bûcherons, mais aussi dans la population urbaine), occupe d’ailleurs une place importante dans les récits folkloriques québécois. Certains ramancheurs, comme Flavien Boily (Charlevoix) ou Noël Lessard (Beauce), sont devenus légendaires.

Au tournant des 19e et 20e siècles, les premiers glossaires québécois enregistrent les mots «ramancheur» et «ramancheux», tout comme les autres mots faisant partie de la même famille lexicale comme «ramancher» (reboîter, replacer) et «ramanchure» (action de ramancher), que nous citons aujourd’hui d’après le glossaire de Narcisse-Eutrope Dionne paru en 1909.

Ne manquez pas ce texte de l’ethnologue Serge Gauthier pour en savoir plus sur ce métier traditionnel : https://www.ameriquefrancaise.org/articles/metier-de-ramancheur-au-quebec-de-pratique-empirique-metier-traditionnel (sur le site de l' Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française).

Société d'histoire de Charlevoix
Société du patrimoine des Beaucerons

L’album «Les voyages de Ladébauche autour du monde», publié par Albéric Bourgeois en 1919, est une source particulièreme...
09/11/2026

L’album «Les voyages de Ladébauche autour du monde», publié par Albéric Bourgeois en 1919, est une source particulièrement intéressante pour l’étude de la langue populaire du début du siècle. Dans l’extrait qui suit, le personnage principal, le Père Ladébauche, raconte sa visite chez un «rebouteux», c’est-à-dire un guérisseur.

On trouve dans la citation une attestation du mot «escareux». Ce mot, qui pouvait être utilisé comme nom ou comme adjectif, prenait le sens de «prétentieux». Il était utilisé entre autres pour parler d’une personne qui utilise un langage affecté ou châtié.

Le mot, qu’on trouve aussi avec les graphies «escâreux» ou «escarreux», est défini dans le «Glossaire du parler français du Canada» (1930), mais sans précision à propos de ses origines. La plus ancienne attestation remonte à 1882 dans un compte rendu du «Glossaire» d’Oscar Dunn. L’auteur de ce compte rendu, Jules-Paul Tardivel, reproche à Dunn de ne pas avoir inclus «escareux» dans son répertoire de canadianismes.

En juillet 1883, Arthur Buies réalise un voyage de Montréal à Port-Arthur (aujourd’hui Thunder Bay, en Ontario) et décou...
09/04/2026

En juillet 1883, Arthur Buies réalise un voyage de Montréal à Port-Arthur (aujourd’hui Thunder Bay, en Ontario) et découvre les Grands Lacs.

Il raconte ce périple dans ses «Récits de voyage» publiés en 1890, un document riche en observations relatives à la géographie du territoire parcouru. Nous citons aujourd’hui les premières lignes du chapitre consacré au lac Ontario dont le nom fait l’actualité ces jours-ci.

Le lac Ontario tire son nom du wendat. Dans cette langue, «Oniatari’» ou «Ontarïio’» signifie «beau lac» ou «lac majestueux». Le nom témoigne des liens très étroits que les communautés autochtones entretenaient avec leur environnement immédiat. Comme le rappelait récemment Isabelle Picard, les toponymes autochtones décrivent «la fonction, l’histoire, la faune, la flore ou l’aspect physique» des lieux désignés (La Presse, 2 septembre 2026).

Les Européens ont adopté le nom de «lac Ontario» très rapidement: il apparaît sur des cartes de l’Amérique du Nord dès les années 1650. Rappelons par ailleurs que c’est le lac Ontario qui a donné son nom à la province de l’Ontario (et pas l’inverse, comme on le croit souvent).

Pour la dernière citation de la saison, nous tournons les yeux vers l’horizon et rêvons aux vacances… Et non, il n’y a p...
06/26/2026

Pour la dernière citation de la saison, nous tournons les yeux vers l’horizon et rêvons aux vacances… Et non, il n’y a pas de coquille dans la citation, dont l'histoire se situe sur la Côte-du-Sud.

Le mot « horizon », un emprunt savant au latin, a longtemps connu l’alternance entre les lettres S et Z. On trouve par exemple la graphie « horison » (de même que « horisontal »), avec S, dans les dictionnaires de Trévoux et de Féraud (milieu et fin du 18e siècle) ainsi que dans plusieurs œuvres littéraires françaises et québécoises, parfois jusqu’au milieu du 19e siècle. Cet exemple rappelle que l’orthographe a constamment changé au fil du temps.

L’équipe du FDLQ vous souhaite un très bel été et d’agréables vacances!

Yvonne Duckett (Madame Jean-Louis Audet) a consacré sa vie à enseigner la diction et la prononciation aux tout-petits. E...
06/23/2026

Yvonne Duckett (Madame Jean-Louis Audet) a consacré sa vie à enseigner la diction et la prononciation aux tout-petits. Et sa manière de définir la norme en la matière a évolué au fil du temps.

Découvrez-en davantage au sujet de son travail dans le dernier billet publié dans la Zone Découverte de notre site. Ce texte est rédigé par notre collaboratrice Cristina Brancaglion (Università degli Studi di Milano), qui s'intéresse à l'oeuvre de cette pionnière et qui a constitué le Corpus du Petit-Monde, disponible sur la plateforme du Fonds.

📷 Photo de René Picard, Archives de La Presse

🔗 https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/corpus-du-petit-monde-madame-audet-temoin-transformation-prononciation.html

Un « gentilé » est le nom donné aux habitants d'une ville, d'une région ou d'un pays, comme « Sherbrookois » et « Sherbr...
06/19/2026

Un « gentilé » est le nom donné aux habitants d'une ville, d'une région ou d'un pays, comme « Sherbrookois » et « Sherbrookoise » pour les personnes habitant à Sherbrooke. Ces formes, reconnues et normalisées, permettent d’identifier officiellement une communauté comme le montrent les exemples donnés dans cet extrait d'une chronique de l'Office québécois de la langue française consultable dans le corpus ChroQué.

À côté de ces appellations formelles, il existe parfois des surnoms populaires, ancrés dans l’usage et la culture locale. À Sherbrooke (Ville de Sherbrooke), par exemple, plusieurs parlent des « côteux » et « côteuses », un clin d’œil au relief vallonné de la ville! ⛰

Connaissez-vous d’autres surnoms populaires pour désigner les habitants d’une ville ou d'une région du Québec?

Adresse

Centre De Recherche Interuniversitaire Sur Le Français En Usage Au Québec
Sherbrooke, QC
J1K2R1

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Fonds de données linguistiques du Québec publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'école

Envoyer un message à Fonds de données linguistiques du Québec:

Raccourcis

Partager