08/25/2026
Il y a des choses qui se négocient. D'autres, jamais.
Oui, on peut discuter des tarifs douaniers. On peut ajuster des droits de douane. On peut revoir des règles commerciales. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧ç𝐚𝐢𝐬𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐧𝐚𝐲é𝐞.
Le Québec entretient des liens économiques précieux avec les États-Unis et nous avons la conviction que nous avons tout à gagner à garder de bonnes relations avec nos voisins. Mais le jour où un autre pays essaie de gruger nos protections linguistiques pour obtenir de meilleures conditions commerciales, ça, on peut le dire, on vient de franchir une ligne qu'on ne franchit pas.
Notre langue française n'est pas un obstacle au commerce qu'il faudrait retirer du chemin. Ce n'est pas une carte qu'on dépose sur une table de négociation. C'est notre langue, notre culture, une très grande partie de ce qu'on est, tout simplement.
Des générations de Québécoises et de Québécois ont travaillé fort pour que le français survive et s'épanouisse en Amérique du Nord. Ce qu'on a bâti ne s'échangera pas contre quelques points de pourcentage sur des tarifs.
On peut négocier avec les États-Unis. On peut faire des compromis en matière commerciale. On peut être de bons voisins, des partenaires fiables. Mais on ne laissera jamais personne d'autre décider de la place du français chez nous.
Là-dessus, un seul message, simple et sans détour : Notre économie, ça se négocie. Notre langue, jamais.