07/15/2026
À chaque intervention contre un incendie, les Canadair ont besoin d'une zone d'écopage totalement dégagée.
Les autorités rappellent que tout navire doit rester à plus de 500 mètres de l'axe d'écopage afin de ne pas mettre en danger les équipages, les plaisanciers et le succès des opérations aériennes.
Lorsqu'un Canadair vient écoper, il glisse à la surface de l'eau à plus de 130 km/h avec une masse dépassant 20 tonnes.
Durant cette phase particulièrement délicate, sa visibilité vers l'avant et sa capacité d'évitement sont fortement réduites.
La présence d'un bateau dans l'axe d'écopage peut contraindre l'équipage à interrompre sa manœuvre ou à renoncer à son prélèvement d'eau, retardant ainsi la lutte contre l'incendie.
Les autorités maritimes rappellent de toujours porter attention à la zone de navigation sur la carte marine où il est indiqué "Zone d'écopage", de toujours veiller sur le canal 16 de la VHF, et qu'il est interdit de s'approcher pour observer ou filmer ces opérations.
Dès l'arrivée des avions, les plaisanciers doivent quitter immédiatement la zone et respecter les consignes diffusées par les moyens de secours.
Chaque écopage réussi permet aux bombardiers d'eau de repartir rapidement vers le sinistre.
À l'inverse, toute gêne peut ralentir les rotations et compromettre l'efficacité de la lutte contre le feu.
Respecter la distance réglementaire de 500 mètres est donc un geste essentiel pour protéger les équipages, les usagers de la mer et les populations menacées par les incendies.