08/23/2026
En Qi Gong, ou toute autre pratique somatique, l’alignement du corps n’est pas une simple affaire de géométrie osseuse ou de tension musculaire. On peut passer des heures à corriger la position des pieds, l’ouverture des hanches ou le relâchement des épaules, et pourtant se sentir instable au moindre mouvement.
C’est que la plupart du temps, lorsque l’équilibre se rompt, ce n'est pas le corps qui flanche : c'est l'intention.
Dans la pratique, chaque posture et chaque geste portent une direction claire.
- Les mains ne flottent pas dans le vide : elles atteignent un espace.
- Le regard n’erre pas : il s'ancre et stabilise l'horizon.
- Les pieds ne se posent pas seulement sur le sol : ils y expriment une racine profonde.
Dès que l'intention s'embrume ou s'égare dans le flot des pensées, l'architecture corporelle s'affaisse. On vacille, on oscille, on perd le centre.
Un vieil adage des arts internes résume cette loi absolue :
« Le mental dirige le Qi, et le Qi dirige le corps. »
Le mouvement commence bien avant que le muscle ne se contracte. Il naît dans la clarté de la trajectoire interne. Avant de vouloir réparer la posture, il faut d'abord fixer le focus.
Lorsque l’esprit sait exactement où il se déploie, le corps s’organise de lui-même autour de cette certitude, sans force et sans rigidité. La structure devient alors le reflet physique d'une attention unifiée. ✨
💬 Et vous, ressentez-vous parfois cette différence dans votre pratique lorsque votre esprit s'évade ?
08/18/2026
Ces derniers mois, j’ai consacré près de 100 heures à des formations intensives de niveau universitaire en neurosciences, neuroplasticité et métabolisme cérébral.
Mon objectif : mieux comprendre ce qui se passe réellement dans le cerveau et le corps lorsque l’on pratique le Qi Gong, l’acupression ou que l’on travaille sur le relâchement profond.
Ces connaissances ne remplacent pas les approches traditionnelles que j’utilise. Elles les éclairent et les rendent encore plus précises.
La neuroplasticité, le réseau du mode par défaut, le lien entre inflammation, métabolisme et état mental… tout cela m’aide à accompagner plus finement les processus de transformation.
Si le sujet vous intéresse, je partage volontiers. Un simple message de curiosité et le tour est joué,
Bien à vous
Amituofo
08/09/2026
Les deux visages du laisser-aller
Dans le langage courant, « laisser-aller » est un fourre-tout. On l’utilise aussi bien pour quelqu’un qui décide de ne plus s’énerver face à une crevaison que pour décrire l’état d’un méditant plongé dans le silence.
Pourtant, sous cette même expression se cachent deux opérations mentales radicalement différentes. L’une est un ajustement psychologique. L’autre est un basculement de la perception elle-même.
1. Le lâcher-prise d’ajustement : cesser de lutter contre le réel
Ce premier niveau concerne notre relation aux événements, aux attentes et aux projets.
Face à une contrariété, un re**rd ou un résultat imprévu, le réflexe mental est la résistance : on refuse ce qui est au profit de ce qui « aurait dû » être. Ce décalage génère une tension inutile et une rumination énergivore.
Accepter la situation — la météo, la décision d’un tiers, une contrainte technique — permet de récupérer de l’énergie et d’agir là où l’action est encore possible. C’est un outil d’efficacité et de santé mentale quotidienne.
2. Le laisser-aller contemplatif : la mise en veille du « moi »
Le second niveau, au cœur des traditions méditatives et des états contemplatifs, ne cherche plus à résoudre un problème. Il relâche momentanément la structure même qui fabrique le problème.
Il ne s’agit plus d’accepter une situation extérieure, mais d’abandonner la posture du contrôleur. C’est l’expérience de l’action sans effort (wu wei) ou de la présence sans centre.
En neurosciences, cet état correspond à une diminution d’activité du Default Mode Network — ce réseau cérébral responsable des pensées auto-référentielles, de la projection dans le futur, des ruminations du passé et de la construction continue de l’identité (« moi, mes problèmes, mon histoire »).
Quand l’effort de contrôle s’efface, le mental sort de l’hypervigilance. L’activité se décélère et laisse émerger une présence calme, un éveil détendu, et parfois l’accès au silence sous-jacent.
- Le premier type demande à l’ego de faire un choix plus intelligent.
- Le second l’invite à déposer les armes.
Ces deux niveaux se renforcent mutuellement. La pratique régulière du silence mental assouplit la prise du mental sur le quotidien. Et inversement, une acceptation lucide face aux imprévus libère l’espace intérieur nécessaire pour accéder, sans tension, à des états de conscience plus profonds.
08/02/2026
Hier, au festival TUKTUK - marché de nuit, l’animateur m’a gentiment invité sur scène pour une démonstration de Qi Gong.
Une attention délicate et bienvenue.
Au cœur des arts internes chinois — Kung Fu, Tai Chi, et plus intimement encore le Qi Gong — réside une quête : le développement de soi.
Une culture du corps, mais surtout du souffle et de l’esprit, pour toucher à notre nature fondamentale et apprendre à la façonner avec sagesse.
Lorsque l’on recherche la reconnaissance ou l’applaudissement,
le regard se tourne vers l’extérieur. Le chemin inverse de celui recherché.
Je ne suis donc pas monté sur scène pour convaincre, impressionner ou prouver quoi que ce soit.
Mon chemin m’appartient.
Je suis monté pour offrir, le temps de quelques souffles, un espace de silence, un instant d’éternité, une possible rencontre avec soi
à ceux qui ont bien voulu m’accompagner dans ce moment.
Amituofo 🙏à vous tous. À l'équipe de TukTuk. Et au souffle commun partagé.
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07/31/2026
Immense plaisir d'animer une marche méditative demain, le 1er août, à 8h00, en bordure du Lac St-Charles.
Pour venir sentir vos pas au son du silence, marchons ensemble... : https://www.facebook.com/share/p/1G31D9dm4z/?mibextid=wwXIfr
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07/31/2026
Estimation à plus de 6000 visiteurs hier à TUKTUK - marché de nuit
De belles rencontres, des gens curieux du Qi Gong, désireux d'aller mieux, d'être plus calmes et sereins, des rendez-vous en acupression de pris, des inscriptions aux cours, et le nouveau livre qui partait comme des petits pains chauds... (mais il vous en reste !)
On peut tous apprendre à mieux gérer l'anxiété, le stress.
C'est mon invitation.
Redécouvrir cette paix en vous, bien enfouie sous des années de tension, de stress accumulé.
À bientôt, pour aller à l'encontre de votre futur vous.
07/30/2026
TUKTUK - marché de nuit tout est pret il ne manque que vous et votre belle énergie