Le printemps arabe - Cycle de conférences par Soheil Kash

Le printemps arabe - Cycle de conférences par Soheil Kash

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Cette page servira à annoncer les conférences de M.Soheil Kash dans le cadre du cycle de conférences sur le Printemps arabe.

Les premières conférences de la session d'automne sont disponibles ici: https://www.youtube.com/channel/UCikHG6NTpD1QReJd-wQJROA

Pour en savoir plus sur le conférencier: https://fr.wikipedia.org/wiki/Soheil_Kash

04/07/2016

**ce soir**

« Obama : l’hésitation d’un président ou le déclin d’un empire? » par Soheil KASH

Jeudi 7 avril, 19 h à 21 h, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)
Résumé

Avec l’effondrement de l’Union soviétique qui faisait le contrepoids dans l’équilibre des puissances pendant la guerre froide, les États-Unis sont devenus, depuis 1991, la première puissance véritablement planétaire et universelle. Certains analystes américains et surtout démocrates évitent d’employer le terme d’empire pour désigner un état de fait qu’ils veulent préserver de ses mauvaises connotations européennes (empires britannique, français, ou allemand), alors que d’autres, comme Antonio Negri et Michael Hardt, emploient le terme empire mais pour le distinguer des empires européens modernes.

À l’encontre de Negri et Hardt, qui considèrent qu’aucune nation ne sera désormais puissance mondiale comme les nations de l’Europe moderne l’ont été, le même démocrate Brzezinski, plus mêlé à la politique étrangère américaine et aux relations internationales que les deux théoriciens de l’empire décentré, considère que l’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la domination mondiale. On peut récapituler les points essentiels qui déterminent le débat actuel sur le concept d’empire :

Le nouvel ordre mondial du XXIe siècle se caractérise par la suprématie des États-Unis comme superpuissance unique qui n’a pas de rival potentiel à court terme, et qu’on appelle empire. Cet empire à l’ère de la globalisation n’est pas décentré comme l’affirment certains analystes. Il s’agit bien de l’empire américain, même si cet empire s’insère dans le cadre global de la suprématie occidentale. L’Europe est loin de pouvoir jouer à court terme le rôle d’un contrepoids politique et militaire à la place de l’Union soviétique pendant la guerre froide. Comme tous les empires qui l’ont précédé, l’empire américain au sommet de sa puissance se trouve confronté à des défis et des révoltes venant justement du dehors de ses frontières : le printemps arabe constitue cette fois-ci l’Événement qui est peut-être en train de reconfigurer le nouvel ordre international en acculant les États-Unis à reculer devant les grandes décisions à prendre. Le Printemps arabe est-il en train de précipiter l’automne américain et d’annoncer le retour de la Russie comme acteur principal sur la scène internationale? Ou est-ce l’hésitation du président américain actuel qui a créé un vide politique à travers le monde que la Russie est venue remplir?

03/24/2016

**Ce soir**
« Les printemps arabes : de la guerre aux intégrismes » par Soheil KASH

Jeudi 24 mars, 19 h à 21 h, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)
Résumé

Le printemps arabe actuel a été précédé d’un long hiver qui hébergeait, nourrissait et réchauffait des présidents élus « démocratiquement » à 99 % lors de suffrages à un candidat unique selon une tradition de démocratie héréditaire spécifiquement tribale et arabe, et qui participaient tous à défendre les frontières de l’Empire américain contre le danger réel ou fictif du communisme puis du terrorisme islamique. Le printemps arabe a été précédé d’un demi-siècle d’humiliation, d’oppression et d’exil forcé qui a touché des millions d’hommes qui ne pouvaient ou ne voulaient plus traîner leur calvaire. Non seulement les régimes arabes visés ont obligé ces révoltes à porter les armes pour se défendre contre leur déchaînement de violence, mais ils ont surtout réussi, l’inaction de la communauté internationale aidant, à noyauter ces révoltes par des mouvements intégristes. Cette tactique a fini par mettre la communauté internationale devant un choix piégé entre ces mêmes régimes et les mouvements intégristes qu’ils ont créés.

03/07/2016

Troisième conférence du cycle cette semaine!
« Les printemps arabes: de la non-violence à la guerre » par Soheil KASH

Jeudi 10 mars, 19 h à 21 h, (Pavillon Félix-Antoine-Savard, salle 413)
Résumé

Est-ce la réfutation de notre hypothèse de travail sur la « Guerre comme principe du politique? » Le Printemps arabe n’est-il pas une répétition de ces révoltes pacifiques de couleur telles qu’elles étaient applaudies ou soutenues par les États-Unis pour précipiter la chute de l’Empire soviétique? Si les soulèvements populaires en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Yémen, à Bahreïn et en Syrie avaient commencé par des manifestations pacifiques, comme les révolutions de fleurs, la réplique des régimes arabes concernés a mis en évidence la nature semi-totalitaire de ces régimes et la disposition de leurs dictateurs à brûler leurs pays pour garder le pouvoir

« Les printemps arabes: de la non-violence à la guerre » par Soheil KASH - Faculté de philosophie Est-ce la réfutation de notre hypothèse de travail sur la « Guerre comme principe du politique? » Le Printemps arabe n’est-il pas une répétition de ces révoltes pacifiques de couleur telles qu’elles étaient applaudies ou soutenues par les États-Unis pour précipiter la chute de l’Empire soviétique? S…

02/16/2016

Exceptionnellement, la deuxième conférence du cycle aura lieu ce jeudi 18 février sous le thème: « Les révoltes postcommunistes non-violentes de fleurs ». (Notez que la conférence suivante au lieu comme prévu le 10 mars.

Pavillon Félix-Antoine-Savard 413
19h00-21h00

Résumé:
Il s’agit au départ de dissiper quelques idées répandues à travers les médias qui, par une facilité intellectuelle remarquable, font des rapprochements et des analogies simplistes entre les révoltes populaires qui secouent le monde arabe actuel et les Révolutions de couleur ou Révolutions de fleurs non-violentes, mouvements qui se sont développés dans les sociétés postcommunistes de l’Europe centrale, de l’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Ces analogies simplistes ne tiennent nullement compte, d’une part de la différence de conjoncture internationale juste après l’effondrement de l’Empire soviétique et la conjoncture internationale actuelle, et d’autre part de la nature et de la sociologie politique des régimes respectifs arabes et ceux postcommunistes de l’Europe de l’Est. Les écrits de Gene Sharp sur la Résistance civile, surtout son livre sur « Les politiques de l’action non-violente », ont constitué pour certains activistes et politiciens une recette applicable à toute situation de changement à travers le monde; il a même été surnommé parfois le « Clausewitz de la guerre non-violente ».

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