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Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés
Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés
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Page officielle de la Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés de l'Université Laval
Créée en 1988 dans le cadre du Programme de promotion de la femme du Secrétariat d’État du Canada, la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, de l’Université Laval, est la seule parmi les cinq chaires régionales canadiennes qui soit uniquement francophone. C’est le 19 septembre 1997 que la Chaire d’étude a ajouté le nom de Claire Bonenfant dans son appellation, en hommage à ce
tte féministe remarquable décédée précipitamment l’année précédente, et qui avait occupé de façon intérimaire la Chaire d’étude en 1993. Le 12 décembre 2009, le nom devenait Chaire Claire Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés pour mieux refléter la diversité des préoccupations animant la Chaire. L’Université Laval avait par ailleurs consacré des ressources importantes au domaine de la condition des femmes depuis la parution du projet de politique d’ensemble sur la condition féminine au Québec, rendu public en octobre 1978 par le Conseil du Statut de la femme sous le titre Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Un Bureau de la condition féminine avait été établi dès 1981, à la suite des recommandations d’une grande étude sur la condition féminine à l’Université Laval dont le rapport fut déterminant. Mais c’est surtout grâce aux travaux des membres du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF) que l’Université Laval fut en mesure d’obtenir, par voie de concours, cette chaire d’étude dont le mandat est panquébécois. Puisant à même le Fonds général auquel contribue la majorité de ses donateurs, la Fondation de l’Université Laval versait donc, en 1988, une subvention de 500 000 dollars à la Chaire d’étude sur la condition des femmes. Le Secrétariat d’État, jumelant cette somme, permettait alors la constitution en juin 1988 d’un fonds de capitalisation d’un million $. La vice-recteure aux ressources humaines entérinait, à l’automne 1988, le choix du Comité scientifique de la Chaire d’étude et nommait la première titulaire, Madame Maria De Koninck, qui entrait en fonction le 1er octobre pour un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois. Spécialiste des questions relatives à la santé des femmes, Madame De Koninck est actuellement professeure au Département de médecine sociale et préventive. Claire Bonenfant, personnalité bien connue, notamment pour les différentes fonctions qu’elle a occupées à la Fédération des femmes du Québec et pour son mandat de présidente du Conseil du Statut de la femme du Québec, fut titulaire par intérim de la Chaire d’étude en 1993. Elle a orienté son action sur les relations entre la Chaire d’étude et les groupes de femmes. Huguette Dagenais, professeure titulaire au Département d’anthropologie, a ensuite été titulaire de la Chaire d’étude de 1993 à 1997. Bien connue pour ses recherches sur la condition des femmes au Québec, dans la Caraïbe, en Afrique et plus dernièrement au Vietnam, elle est parmi les pionnières des études féministes au Québec. Elle est également cofondatrice de Recherches féministes, revue scientifique interdisciplinaire francophone d’études féministes. Hélène Lee-Gosselin a été titulaire de la Chaire d’étude de 1997 à 2001. Professeure au Département de management et spécialiste en comportement organisationnel, elle travaille entre autres sur l’équité en emploi, les stratégies organisationnelles de conciliation travail-famille et les femmes dans les organisations. Son mandat a marqué une consolidation des liens entre la Chaire d’étude et les groupes de femmes de la région de Québec, notamment sur la question de la place des femmes dans le développement régional. Pierrette Bouchard, professeure retraitée du Département des fondements et des pratiques en éducation, a été titulaire de la Chaire d’étude de 2001 à 2005. Elle s’est intéressée à toutes les questions soulevées en éducation par l’égalité entre les sexes, notamment l’accès, les cheminements successifs, les orientations, les aspirations scolaires et professionnelles et la réussite scolaire. Ses travaux ont privilégié les dimensions en lien avec l’origine sociale, culturelle et géographique des jeunes. La sexualisation précoce des jeunes filles a plus récemment fait l’objet de ses recherches. Louise Langevin, professeure à la Faculté de Droit a été titulaire de la Chaire d'étude de 2006 à 2009. Avocate de formation, Louise Langevin a travaillé sur les questions qui touchent les droits des femmes, principalement sur la problématique de l'égalité entre les sexes. Elle a abordé la propagande haineuse à l'égard des femmes, la protection des conjointes de fait lors de la rupture conjugale, l'analyse comparative entre les sexes, l'indemnisation des victimes de violence conjugale et sexuelle, de même que la traite des femmes. Elle a été active auprès de groupes de défense des droits des femmes. Elle a travaillé au sein du Réseau Genre, droits et citoyenneté de l'Agence universitaire de la Francophonie. Pendant son mandat, la Chaire a été l'hôte du colloque international « Du dire au faire », tenu en septembre 2008 qui a réuni des femmes des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie. Elle a occupé le poste de conseillère à la condition féminine, pour la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (Commission Bouchard-Taylor) (2007-2008).
06/23/2026
Cette semaine, nous vous invitons à découvrir une sélection de travaux de recherche, de rapports et d'outils développés par la Chaire Claire-Bonenfant - Femmes, Savoirs et Sociétés, en collaboration avec ses précieux partenaires.
Une belle occasion d'en apprendre davantage sur nos différents projets!
Suivez-nous sur notre nouvelle page Instagram pour rester à l'affût et ne rien manquer !
🔥 Les inscriptions sont encore ouvertes pour le CIRFF 2026!
🎉 Du 17 au 21 août 2026, le Congrès international des recherches féministes dans la francophonie revient à Québec, là où il a été créé il y a 30 ans.
Sous le thème « (Ré) imaginer : francophonie, luttes et savoirs féministes », cette 9e édition réunira des personnes étudiantes, militantes, chercheuses, professeures, artistes et professionnelles de près de 30 pays pour réfléchir ensemble aux savoirs et enjeux féministes contemporains.
L’Université Laval a été invitée par le Programme des chaires de recherche du Canada (PCRC) à soumettre une candidature au prix Robbins-Ollivier pour l'excellence en matière d'équité. NB: L’information sur le site du fédéral sera mise à jour prochainement.
🎯 𝗢𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗶𝘅
➡️ Financer des projets audacieux et transformateurs qui remettront en question le statu quo, susciteront le changement et prendront des mesures pour s'attaquer aux obstacles systémiques persistants dans l'écosystème de recherche de l'établissement et dans le monde universitaire en général
➡️ Reconnaître les membres du corps enseignant qui consacrent leur temps, leur expertise et leur expérience vécue à la lutte contre les inégalités dans leur établissement, dans l'écosystème de la recherche et dans le monde universitaire
➡️ Offrir aux étudiants et aux stagiaires la possibilité de contribuer à cet important travail.
Le prix n’a pas pour but de financer la recherche dans les disciplines axées sur l’équité, la diversité et l’inclusion, mais plutôt de financer des initiatives à mettre en œuvre au sein de l’établissement subventionné afin de circonscrire et (ou) de contrer les obstacles systémiques.
𝗩𝗮𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗲́𝗲
Prix d’une valeur totale de 100 000 $ sur un an (avec possibilité de prolongation unique d’un an).
✅ 𝗔𝗱𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗼𝗿𝗮𝗹
Les membres du corps professoral qui souhaitent soumettre leur projet doivent :
- être admissibles à des subventions des organismes;
- être titulaires d’une charge professorale à temps plein dans l’établissement au moment de la mise en candidature et pour toute la période couverte par le prix (les professeures et professeurs auxiliaires ne sont pas admissibles)
- être en règle avec les organismes (c’est-à-dire ne pas faire l’objet de limites d’admissibilité en raison du non-respect des exigences de production de rapports de subvention du Programme des chaires de recherche du Canada, ni de sanctions liées à la politique des organismes sur la conduite responsable de la recherche).
Puisqu’une seule candidature par établissement d’enseignement et de recherche peut être envoyée, un processus de sélection interne en deux étapes a été mis en place. Les personnes intéressées à soumettre leur projet doivent joindre :
- Description du projet (maximum de quatre pages en anglais et cinq en français)
- Courte description de vos motivations, votre leadership et votre engagement en faveur de l’EDI (maximum 0.5 page/membre de l’équipe)
- Budget (maximum d’une page en anglais ou en français)
1/2 page maximum sur les appuis financiers complémentaires possibles pour le projet
⏰ Les dossiers de mise en candidature doivent être envoyés au plus t**d le 28 septembre 2026 à l’adresse [email protected].
Si votre candidature est sélectionnée, vous disposerez d’un accompagnement pour peaufiner votre dossier avant sa soumission officielle au fédéral.
06/11/2026
Le quotidien des Palestinien·nes de Masafer Yatta :
un témoignage de Nihad Ben Salah
📍 Lieu : Au Centre St-Pierre (salle 200) 1212 rue Panet, Montréal, H2L 2Y7
🕓 Quand? Le 17 juin 2026, de 19 h à 21 h
En octobre-novembre 2025, Nihad Ben Salah a séjourné dans la région de Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie occupée. Sa conférence est un témoignage de la vie des Palestinien.nes sous occupation militaire avec le support de photos et vidéos pris sur place et l'interaction avec les femmes, hommes et enfants des différents villages visités.
Le nettoyage ethnique systématique dans cette région prend différentes formes: incursions quotidiennes dans les villages, destruction des moyens de subsistance (oliviers, cultures) et des infrastructures (écoles, mosquées), arrestations arbitraires et occupation progressive des terres.
Les Palestinien·nes restent résilients. Les terres sont travaillées et les cultures pratiquées suivant le cycle de la nature. Les enfants participent à la vie sur la ferme et vont à l'école. Les jeunes essaient de s'assurer un travail et un avenir sur leur terre malgré une crise de l'emploi qui les plongent encore plus dans la précarité; ils se marient, ils font des enfants. La vie continue malgré l'occupation et la menace constante d'éviction.
La conférence proposera des pistes d'action et sera suivie d'une discussion autour de vos questions.
06/11/2026
🌿💚 Pour contribuer aux luttes écoféministes, le comité femmes et écologie du RGF-CN souhaite visibiliser et sensibiliser la société civile au concept de la « charge mentale verte ».
On connaît de plus en plus la charge mentale, cette préoccupation des femmes due à la responsabilité qu’elles assument vis-à-vis des tâches domestiques. La crise écologique qui a entraîné une prise de conscience collective de l’écologie a amené de nouveaux soucis pour la sauvegarde de la nature et de nouvelles préoccupations pour notre santé, en relation avec les produits que nous utilisons. La contribution des femmes dans l'organisation écologique domestique demande par ailleurs des efforts, du temps et des habiletés supplémentaires. C’est pourquoi on parle maintenant de la charge mentale verte.
Fortes de ces expériences de terrain et de ses connaissances, le comité femmes et écologie du RGF-CN a créé cette brochure afin de mieux comprendre cet enjeu, ses conséquences sur les femmes et particulièrement celles à la croisée de systèmes d’oppressions, et de susciter la mobilisation autour de solutions individuelles, mais surtout collectives.
La Chaire Claire-Bonenfant est fière d’avoir contribué à cette publication à titre de membre du comité.
📖 Nous vous invitons à découvrir la brochure :https://rgfcn.org/wp-content/uploads/2026/05/charge-mentale-2026.pdf
06/03/2026
La Chaire de recherche du Canada en expériences financières des familles et inégalités de patrimoine a récemment publié l'article, The Gender Wealth Gap in the Canadian Provinces: Predicting and Comparing the Individual Wealth of Men and Women between 2005 and 2023.
Cet article porte sur un enjeu encore peu documenté au Canada : l’écart de patrimoine entre les femmes et les hommes.
Comme les données sur les actifs et les dettes sont généralement recueillies à l’échelle du ménage, les inégalités économiques au sein des familles demeurent difficiles à observer. Dans cette étude, Maude Pugliese, Mamadou Diallo et Diana Peña estiment le patrimoine individuel des femmes et des hommes dans les provinces canadiennes, en tenant compte du patrimoine hors retraite et de celui détenu dans les régimes de retraite d’employeur.