08/16/2026
Hier, la vie m’a arrêtée.
Pas doucement. Pas au moment que j’aurais choisi.
Alors que je donnais un soin, un cheval m’a ruée.
Une commotion cérébrale. Des côtes fracturées. Et soudainement, plus le choix : ralentir.
Depuis hier, une question revient en moi :
Qu’est-ce que cet événement vient mettre en lumière?
Je ne crois pas nécessairement que tout ce qui nous arrive est « envoyé » pour une raison. Mais je crois profondément que nous pouvons choisir d’écouter ce que certaines épreuves viennent réveiller en nous.
Et même si tout ça est encore très récent, il y a déjà quelque chose qui résonne fort :
Tu n’as pas à tout porter.
Il y a des choses qu’on continue parfois de tenir par habitude, par loyauté, par peur de déstabiliser ce qu’on connaît.
Des responsabilités.
Des attentes.
Des façons de vivre.
Des versions de nous-mêmes qui ont déjà été nécessaires… mais qui ne le sont peut-être plus.
Et parfois, être forcée de ralentir nous fait voir ce qu’on n’arrivait plus à voir en courant.
Aujourd’hui, je n’ai certainement pas toutes les réponses. J’ai surtout un corps qui me demande de m’arrêter, de récupérer et de l’écouter.
Mais peut-être que guérir, ce n’est pas seulement réparer un corps blessé.
Peut-être que c’est aussi déposer ce qui est devenu trop lourd.
Faire de la place.
Retrouver son équilibre.
Et ouvrir doucement son cœur à ce qui est réellement fait pour nous.
Et j’ai envie de terminer avec quelque chose de beaucoup plus terre à terre : soyez prudents avec vos chevaux.
Peu importe depuis combien d’années nous les côtoyons, peu importe notre expérience, notre confiance ou la relation que nous avons avec eux, ils restent des animaux puissants dont les réactions peuvent parfois être imprévisibles.
Un accident est si vite arrivé.
Hier me l’a rappelé de façon assez brutale.
Alors prenez soin d’eux, mais prenez soin de vous aussi. 🤍
Pour ma part, les prochains jours seront consacrés à ralentir, récupérer et laisser tout ça se déposer.