08/22/2026
Aujourd'hui, on te présente 𝗟𝗮 𝗲𝗹𝗲𝗰𝗰𝗶𝗼́𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗹𝗼 (𝗟𝗲 𝗖𝗵𝗼𝗶𝘅 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝗱𝗲̀𝗹𝗲), 𝗱𝘂 𝗽𝗲𝗶𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘀𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗹 𝗠𝗮𝗿𝗶𝗮𝗻𝗼 𝗙𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝘆 (𝟭𝟴𝟯𝟴-𝟭𝟴𝟳𝟰).
Graveur, peintre et passionné d'artisanat, Fortuny était animé par une quête de perfection et un amour du détail, cherchant à fusionner différentes techniques artistiques tout au long de sa carrière. On peut en voir le reflet dans l'infinie précision de ce tableau, qui semble résumer à lui seul la totalité des arts que le peintre maîtrisait.
La scène s'inspire du thème biblique de Suzanne et les Vieillards et se déroule dans la galerie du Palazzo Colonna à Rome, un lieu auquel Fortuny avait accès grâce à son amitié avec la duchesse Adèle de Castiglione-Colonna. Sur le mur du fond, à la manière flamande, l'artiste peint tous les tableaux de la salle. Tel une mise en abîme, cela fait écho aux personnages du premier plan.
Au milieu de cette quantité impressionnante de détails, la modèle nue contraste fortement avec le reste de la pièce. Sous elle, ses vêtements, d'une richesse inouïe et qui semblent encore empreints de sa présence, attirent l’attention. On dirait même que les messieurs de cette toile observent ces tissus plutôt que la modèle elle-même !
𝗘𝘁 𝘁𝗼𝗶, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗹𝘀, 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘀-𝘁𝘂 𝗲𝗻 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 ?
08/20/2026
𝗗𝗲 𝗹’𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗶𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗶𝗻𝘀𝗽𝗶𝗿𝗮𝗻𝘁𝗲 : 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗛𝗲́𝗹𝗲̀𝗻𝗲 𝗮̀ 𝗹’𝗔𝗖𝗔𝗗𝗘𝗠
Hélène est arrivée à l’ACADEM pour explorer l’anatomie et la figure humaine. Puis est venu l'atelier de modèle vivant : ce moment où tout a basculé, où elle a su qu’elle était à sa place. Trois ans dans notre parcours professionnel en techniques classiques plus t**d, cette passion ne l’a plus quittée.
Aujourd’hui, elle ne se contente plus d’apprendre : elle transmet. En donnant 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗶𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗹'𝗔𝗖𝗔𝗗𝗘𝗠, Hélène guide les nouveaux talents.
Découvrez ses œuvres en carrousel !
Une belle preuve que la passion mène loin… et que 𝗹’𝗔𝗖𝗔𝗗𝗘𝗠 𝗲𝘀𝘁 𝗹’𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗶𝗱𝗲́𝗮𝗹 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝘂𝗹𝘁𝗶𝘃𝗲𝗿.
08/15/2026
Effervescence, chaos quotidien, personnages haut en couleur : un vrai plaisir de s'att**der aux détails des visages dans
𝗟𝗲 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝘂𝘅 (𝟭𝟴𝟳𝟯) 𝗱'𝗜𝗹𝘆𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝗶𝗻𝗲 (𝟭𝟴𝟰𝟰-𝟭𝟵𝟯𝟬).
Quelque chose semble se tramer... cette toile pourrait bien être le début d'un roman de Poe ou de Conan Doyle. Quelle était la nature des nouvelles à cette époque? Pourquoi ces fioles sur la table?
En fait, il n'y a pas de journaux dans cette toile. Peut-être n'en vendait-il pas, finalement. Car les « vendeurs de nouveautés », ces crieurs si présents dans les rues du XIXe siècle, ne se contentaient pas de distribuer des feuilles : ils haranguaient la foule, lisaient les titres à voix haute et orchestraient une véritable mise en scène pour attirer les clients. Ce que Répine peint, peut-être, n'est pas un commerce, mais un spectacle.
Ça ressemble, pourquoi pas, à ce qui se trame ici, à Montréal, entre août et septembre, quand l'été laisse tranquillement place à l'excitation de la rentrée : comme les passants de Répine happés par la mise en scène du crieur, nous voilà happés par ce qui recommence, projets, rencontres, curiosités, nous rappelant que ce qui capte notre attention n'est pas toujours ce qu'on croit, pour peu qu'on prenne le temps de s'y att**der.
08/12/2026
🎨 Retour sur le workshop : Dessiner la lumière avec Donald
Le week-end dernier, les participant·e·s ont exploré les bases de la lumière et son impact sur un sujet à travers des exercices pratiques et ludiques sur papier noir :
- La trajectoire de la lumière (observations avec images et objets concrets).
- Surface éclairée vs les reflets
- Sujets sous plusieurs sources de lumière.
Un énorme merci à tous.tes pour votre participation, votre curiosité et votre énergie pendant ces deux jours à l’ACADEM !
C’est toujours un plaisir de vous pousser plus loin dans votre parcours artistique.
08/09/2026
Aujourd'hui, on te présente Cosiendo la vela (1896), ou Cousant la voile, du peintre espagnol Joaquín Sorolla (1863-1923).
On y voit des femmes affairées à une tradition à la fois communautaire et maritime : coudre les voiles et réparer collectivement plus qu'un tissu...
Par ses choix de couleurs, Sorolla illumine ce chaînon de travail qui prend tout son sens dans le rituel communautaire.
Ces femmes avaient leurs aiguilles, leurs voiles à réparer. Nous avons nos crayons à tailler et aiguiser, notre estompeur, notre gomme, nos feuilles à préparer, notre chevalet à disposer, notre lumière à trouver.
Préparer, sortir les outils, essayer, reprendre, entrer dans la matière...
Leurs gestes et les nôtres se répondent, à plus d'un siècle et des mondes de distance.