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L'objectif de cette page est de susciter une réflexion sur le sens de la vie et sur la signification des actions de l'hommes.Bref, elle cherche à mettre des mots sur les maux qui assaillent notre existence pour soulager notre conscience.

01/03/2026

Diomaye–Sonko : de la fraternité militante à la rivalité du pouvoir
Par Ciré Aw

Depuis la nomination pour le moins inattendue de Madame Aminata Touré à la tête de la coalition Diomaye Président, décidée par le président Bassirou Diomaye Faye en dépit des orientations contraires du président du PASTEF, Ousmane Sonko, un malaise politique profond s’est installé au sommet de l’État. Ce qui apparaissait naguère comme une fraternité militante indéfectible se transforme progressivement en une rivalité larvée, nourrie par des ambitions divergentes, des stratégies opposées et une lecture conflictuelle de l’exercice du pouvoir.

De nombreux militants et sympathisants peinent encore à croire que Diomaye, pourtant propulsé à la magistrature suprême par Sonko, puisse poser des actes perçus comme une trahison envers celui qui lui avait accordé une confiance presque aveugle. Cette dissidence, aussi soudaine que déroutante, a été jugée si incompréhensible que certains analystes y voient une stratégie concertée entre les deux « frères patriotes », destinée à désamorcer les ardeurs de l’opposition et à consolider les ambitions de la mouvance patriotique.

Toutefois, une telle lecture occulte plusieurs éléments essentiels. Elle méconnaît, d’une part, l’incompatibilité manifeste de la personnalité d’Ousmane Sonko avec les scénarios politiciens à tiroirs, lui dont la vision politique repose explicitement sur l’éthique, la rectitude morale et la vertu. Elle ignore, d’autre part, le caractère désormais taciturne et calculateur que l’exercice du pouvoir semble avoir révélé chez Bassirou Diomaye Faye.

En réalité, tout porte à croire que Diomaye ait cherché à dissimuler son ambition de se maintenir durablement au pouvoir sous le prétexte commode de se placer « au-dessus de la mêlée politique », notamment à travers sa démission du poste de secrétaire général du parti PASTEF. Cette posture, en apparence anodine, dissimule une intention plus profonde : renforcer sa coalition personnelle en attirant militants désorientés, opportunistes et acteurs en quête de positionnement, afin de bâtir un appareil politique capable de garantir sa survie au sommet de l’État.

Une lecture par la théorie des jeux

La relation entre Diomaye et Sonko peut être utilement éclairée par la théorie des jeux, qui analyse les comportements d’acteurs rationnels placés dans une situation d’interdépendance stratégique. Dans ce jeu à information imparfaite, chacun ajuste ses décisions en anticipant les réactions de l’autre.

Diomaye semble avoir opté pour une stratégie de maximisation du gain institutionnel, exploitant les leviers formels du pouvoir présidentiel — décrets, nominations, coalition élargie — afin de réduire progressivement sa dépendance politique à l’égard de Sonko. Il s’agit d’une logique de jeu non coopératif, où l’avantage individuel prime sur la fidélité au pacte originel.

À l’inverse, Sonko adopte une stratégie fondée sur la crédibilité politique et la légitimité populaire. En accélérant la cadence des réformes gouvernementales et en s’appuyant sur sa maîtrise du PASTEF, il cherche à rappeler que le capital militant et symbolique demeure un facteur décisif, même face au pouvoir institutionnel.

Clausewitz : la guerre politique à l’état latent

Cette confrontation feutrée peut également être éclairée par la pensée de Carl von Clausewitz, pour qui « la guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens ». Transposée au champ politique, cette maxime invite à considérer certaines rivalités institutionnelles comme des formes de guerre latente, où le conflit ne s’exprime pas par les armes, mais par des manœuvres stratégiques.

Dans le cas présent, la relation Diomaye–Sonko s’apparente à une guerre d’usure politique : le terrain de bataille est l’appareil d’État, les armes sont les nominations, les décrets et la communication, et l’enjeu central demeure la conquête durable de l’opinion publique. Il ne s’agit pas de détruire l’adversaire, mais de le neutraliser progressivement, de réduire sa capacité d’influence et d’anticiper ses mouvements.

Clausewitz évoque également le brouillard de la guerre, cette zone d’incertitude où les intentions réelles des acteurs restent opaques. Ce brouillard stratégique alimente soupçons, erreurs de calcul et stratégies de dissimulation, contribuant à entretenir une conflictualité silencieuse mais persistante au sommet de l’État.

Machiavel et la théorie des alliances

Cette recomposition permanente des loyautés rappelle fortement Machiavel, pour qui le pouvoir se maintient moins par la morale que par l’art des alliances. Dans Le Prince, il souligne que les alliances fondées sur l’intérêt sont instables par nature et que le dirigeant qui s’appuie sur des soutiens opportunistes s’expose tôt ou t**d à leur retournement.

La coalition hétéroclite construite autour de Diomaye relève précisément de cette logique machiavélienne : une alliance de circonstance, davantage cimentée par l’accès aux ressources du pouvoir que par une communauté de valeurs. Or, Machiavel avertit que ces alliances « mercenaires » constituent moins une force qu’une vulnérabilité structurelle, car elles abandonnent le prince au premier signe de faiblesse.

Max Weber : éthique de conviction et éthique de responsabilité

L’opposition entre Diomaye et Sonko peut également être lue à travers la grille d’analyse de Max Weber, notamment sa distinction entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité, développée dans Le Savant et le Politique. Sonko semble incarner la première : agir conformément à des principes assumés, quitte à en payer le prix politique. Diomaye, en revanche, paraît privilégier une éthique de responsabilité instrumentalisée, où l’efficacité et la conservation du pouvoir justifient des compromis successifs.

Weber met toutefois en garde contre une dérive classique : lorsque l’éthique de responsabilité se détache de toute boussole morale, elle dégénère en pur cynisme politique. À ce stade, l’exercice du pouvoir cesse d’être un service rendu à la collectivité pour devenir un mécanisme d’auto-préservation.

Le pouvoir et la tentation de la corruption
Cette dynamique stratégique confirme enfin la célèbre mise en garde de Lord Acton :
« Le pouvoir a tendance à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument. »

En concentrant entre ses mains l’autorité institutionnelle suprême, Diomaye s’expose à la tentation de confondre l’intérêt général avec la nécessité de durer. L’histoire politique montre que cette dérive ne s’opère jamais brutalement, mais par une succession de décisions présentées comme rationnelles, temporaires ou inévitables.

Pour conclure, on peut retenir que ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement une rivalité personnelle entre deux hommes. Il s’agit d’un test moral et politique pour un projet né de la promesse de rupture et du rejet des anciennes pratiques. Lorsque la stratégie supplante la vertu, lorsque l’alliance opportuniste remplace la conviction, le risque est grand de voir l’idéal se dissoudre dans le calcul.

Car si la victoire stratégique peut assurer le pouvoir, elle ne garantit jamais la victoire morale. Et dans ces guerres politiques silencieuses, l’histoire finit toujours par distinguer ceux qui ont gouverné par conviction de ceux qui n’ont gouverné que pour durer.

Par Ciré Aw

11/16/2025

10/30/2025

Les derniers mots de Steve Jobs avant de mourir à seulement 56 ans :
"En fin de compte, la richesse n’est qu’une partie de la vie à laquelle je me suis habitué.
Allongé dans ce lit et en regardant en arrière, je comprends que toute la célébrité et l’argent que j’ai eu ne valent rien face à la mort.
Prenez soin de vous et respectez les autres.
Avec les années, on devient plus sage et on fait des choses simples :
Une montre à 30$ et une autre à 30000$ marquent la même heure.
Un portefeuille bon marché ou un portefeuille très cher gardent l’argent.
Une voiture de 10000 ou 100000 dollars vous emmène du point A au point B.
Et même si votre maison est de 40-400 mètres carrés, la solitude est égale.
Le vrai bonheur n’est pas dans les choses.
Si un avion tombe, peu importe que vous soyez en classe économique ou en première classe, le résultat sera le même.
Le vrai bonheur se trouve donc dans les personnes, les amis et les êtres chers avec lesquels vous partagez votre vie.
Ne pas éduquer vos enfants à être riches, mais à être heureux. Ainsi ils sauront la valeur des choses et non le prix".
🕊️ Steve Jobs

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