Ekilib Coaching

Ekilib Coaching Coach, formatrice et conférencière, j’accompagne gestionnaires, entrepreneurs et équipes vers plus de clarté, d’impact et d’équilibre.

Leadership, communication, coaching masculin : une approche humaine, stratégique et ancrée dans l’action.

Et si la dernière personne à regarder, c’était nous?Depuis près de deux mois, je vous parle de microviolences relationne...
08/18/2026

Et si la dernière personne à regarder, c’était nous?

Depuis près de deux mois, je vous parle de microviolences relationnelles, de leurs impacts et des façons dont nous pouvons apprendre à nous protéger. Mais je ne voulais pas terminer cette série avec l’idée qu’il y aurait toujours, d’un côté, celui qui blesse et, de l’autre, celui qui subit. Les relations humaines sont souvent plus complexes.

Il y a quelques années, dans le cadre d’un accompagnement de couple et de coparentalité, j’ai tenté de nommer qu’une dynamique relationnelle pouvait parfois devenir problématique dans les deux directions, même si les comportements étaient différents. Cette intervention m’a éventuellement valu une mise en demeure, et ça m’a profondément ébranlée.

Avec le recul, cette expérience m’a surtout rappelé ceci : il est souvent beaucoup plus facile de voir ce que l’autre fait mal que de regarder ce que nous faisons nous-mêmes.

Se responsabiliser ne signifie pas tout prendre sur soi. Cela signifie être capable de se demander : « Et moi, qu’est-ce que j’apporte dans cette dynamique? »

Suis-je capable d’exprimer un désaccord sans attaquer, de recevoir une rétroaction sans immédiatement me défendre, de poser une limite avant d’exploser et d’écouter réellement ce que l’autre essaie de me dire?

L’assertivité, l’écoute active, l’autorégulation et la capacité à recevoir de la rétroaction sont des compétences qui peuvent s’apprendre.

👉 https://ekilibcoaching.com/developpement-personnel/depasser-ses-comportements-automatiques/

Pour terminer cette série : quel comportement relationnel automatique aimeriez-vous apprendre à transformer?

Et si la colère était parfois une alliée?Pour terminer cette série sur les réactions aux microviolences relationnelles, ...
08/14/2026

Et si la colère était parfois une alliée?

Pour terminer cette série sur les réactions aux microviolences relationnelles, j’aimerais parler de la colère défensive.

À force d’accumuler tensions, frustrations ou limites dépassées, certaines personnes deviennent plus réactives. Elles répondent plus vite, plus fort… parfois avant même d’avoir réalisé qu’elles avaient atteint leur trop-plein.

La colère peut pourtant être une information précieuse.

Elle peut signaler qu’un besoin, une valeur ou une limite importante vient d’être touchée.

L’enjeu n’est donc pas de la déverser sur l’autre, mais d’apprendre à la reconnaître, à s’autoréguler, puis à comprendre ce qu’elle cherche à nous dire.

Et ça s’apprend.

Quand elle est bien canalisée, la colère peut devenir un puissant moteur pour mieux identifier nos limites et apprendre à les communiquer clairement.

Écouter sa colère ne veut pas dire lui laisser le contrôle.

👉 Pour aller plus loin :
https://ekilibcoaching.com/leadership-developpement-professionnel/communication-efficace/

Et si minimiser était parfois une façon de se protéger?« Ce n’est pas si grave. »« Il était fatigué. »« Elle ne voulait ...
08/12/2026

Et si minimiser était parfois une façon de se protéger?

« Ce n’est pas si grave. »
« Il était fatigué. »
« Elle ne voulait sûrement pas dire ça comme ça. »

Quand quelque chose nous blesse dans une relation, il arrive qu’on cherche immédiatement à l’expliquer, à le relativiser ou à lui donner moins d’importance.

Pas nécessairement parce qu’on ne voit rien.

Parfois, reconnaître pleinement ce qui nous dérange nous obligerait aussi à nous demander ce que ça dit de la relation… et ce qu’on devrait peut-être faire avec cette information.

Alors on minimise.

On se rappelle les bons moments, on trouve des circonstances atténuantes, on se compare à des situations « bien pires ».

Bien sûr, contextualiser le comportement de l’autre est sain.

Mais à force de dire « ce n’est pas si grave », on peut finir par oublier une question beaucoup plus importante :

« Peut-être que ce n’est pas dramatique… mais est-ce que ça me convient? »

Comprendre l’autre ne nous oblige pas à tout accepter.

Quand on commence à ne plus se faire confianceDans certaines relations, le doute s’installe lentement.On exprime un mala...
08/11/2026

Quand on commence à ne plus se faire confiance

Dans certaines relations, le doute s’installe lentement.

On exprime un malaise, on nous dit qu’on a mal compris. On nomme quelque chose qui nous a blessé, on nous répond qu’on exagère. À force, on commence à repasser les conversations dans notre tête, à chercher les mots exacts, à demander aux autres : « Est-ce que tu trouves que je réagis trop? »

Remettre parfois notre perception en question est sain.

Mais lorsque le doute devient presque systématique, on peut finir par ne plus faire confiance à notre propre jugement.

Et quand on ne sait plus très bien si ce qu’on ressent, comprend ou considère acceptable est « légitime », il devient beaucoup plus difficile de se positionner.

Retrouver confiance en soi ne veut pas dire croire que notre perception est toujours parfaite.

Ça veut plutôt dire pouvoir se dire :

« Je peux me tromper… mais ce que je ressens mérite quand même d’être entendu et pris au sérieux. »

Parce qu’une relation saine ne devrait pas nous demander de douter constamment de notre propre réalité.

Et si vous n’étiez pas devenu froid, mais simplement fatigué de vous exposer?Le retrait émotionnel ne commence pas toujo...
08/06/2026

Et si vous n’étiez pas devenu froid, mais simplement fatigué de vous exposer?

Le retrait émotionnel ne commence pas toujours par une décision consciente. Il s’installe souvent après plusieurs tentatives pour expliquer ce que l’on ressent, se faire comprendre ou créer un rapprochement… sans vraiment se sentir entendu.

Peu à peu, on partage moins. On nomme moins nos besoins, nos déceptions ou nos inquiétudes, non pas parce qu’ils ont disparu, mais parce que les exprimer semble désormais trop coûteux.

De l’extérieur, cela peut ressembler à de la distance, de l’indifférence ou à un manque d’engagement. Pourtant, ce retrait peut être une manière de se protéger après s’être senti trop souvent minimisé, incompris ou émotionnellement exposé.

À court terme, cette distance soulage. À plus long terme, elle peut créer une profonde solitude au cœur même de la relation.

Avant de reprocher à quelqu’un sa froideur ou son silence, il peut être utile de se demander :

Qu’est-ce qui, dans cette relation, lui a appris qu’il était plus prudent de ne plus se montrer pleinement?

Après l’hyperadaptation et l’hypervigilance, j’aimerais aujourd’hui parler d’une réaction plus silencieuse : le retrait ...
08/04/2026

Après l’hyperadaptation et l’hypervigilance, j’aimerais aujourd’hui parler d’une réaction plus silencieuse : le retrait émotionnel.

Et si votre détachement était devenu une façon de vous protéger?

On associe souvent le retrait émotionnel à de la froideur ou à un manque d’investissement. Pourtant, il peut apparaître non pas parce qu’on ne ressent plus rien, mais parce qu’on a trop ressenti, trop tenté d’expliquer ce qui nous blessait ou trop longtemps espéré être entendu.

À force de nommer un malaise sans se sentir accueilli, de demander un changement qui ne vient pas ou de voir ses émotions minimisées, quelque chose peut se refermer en nous.

On parle moins. On évite certains sujets. On ne demande plus ce dont on a besoin. On répond que tout va bien, simplement parce qu’on ne veut plus avoir à se justifier.

De l’extérieur, la relation peut sembler intacte. On continue de fonctionner, de rire parfois et de remplir ses responsabilités. Mais intérieurement, une distance s’installe.

Le retrait émotionnel devient alors une façon de réduire les risques : moins parler pour éviter les conflits, moins montrer ce que l’on ressent pour ne pas être blessé davantage, moins attendre pour être moins déçu.

À court terme, ce mécanisme peut protéger. À long terme, il peut aussi nous couper de nous-mêmes et de ce que nous ressentons réellement.

Le plus troublant, c’est que l’autre peut croire que tout va mieux. Pourtant, ce calme apparent ne signifie pas toujours que le problème est réglé. Il peut simplement signifier qu’une personne a cessé d’essayer.

Le retrait émotionnel n’est donc pas toujours un manque d’amour.

Il peut être le signe qu’une personne a tenté trop longtemps de rester ouverte dans un espace où elle ne se sentait plus reçue.

Qu’est-ce qui, dans une relation, peut nous apprendre qu’il est plus sécuritaire de nous retirer que de rester pleinement présents?

Depuis quelques semaines, je vous parle de micro-blessures relationnelles.À force de lire, de réfléchir et d’échanger su...
07/23/2026

Depuis quelques semaines, je vous parle de micro-blessures relationnelles.

À force de lire, de réfléchir et d’échanger sur le sujet, j’ai réalisé quelque chose d’assez confrontant :

je suis moi aussi en train de vivre exactement ça.

Les deux pieds dedans.

Une personne très proche de moi traverse une période difficile. Comme elle a toujours été présente pour moi, il m’est naturel d’être là pour elle.

Mais, sans m’en rendre compte, j’ai commencé à devenir plus disponible, à répondre plus vite et à faire moins de place à mes propres besoins.

Non pas parce qu’on me le demandait.

Mais parce que préserver le lien me semblait être la bonne chose à faire.

C’est là que j’ai reconnu un mécanisme bien connu : l’hyperadaptation.

Puis peuvent suivre :

L’hypervigilance.
Le retrait.
Le doute de soi.
La minimisation.
Le déni.
L’isolement.
La colère défensive.

Ces mécanismes peuvent s’enchaîner lorsque certains besoins relationnels restent longtemps insatisfaits.

Alors, plutôt que de regarder uniquement ce que l’autre fait, j’ai envie de nous inviter à nous demander :

« Et moi… qu’est-ce que cette relation est en train de faire émerger en moi? »

Prochain réflexe abordé : l’hypervigilance.



Depuis quelque temps, je vous parle de ces petites blessures relationnelles qui s’installent sans toujours faire de brui...
07/22/2026

Depuis quelque temps, je vous parle de ces petites blessures relationnelles qui s’installent sans toujours faire de bruit.

Mais après avoir regardé ce que les autres peuvent nous faire vivre, j’aimerais maintenant qu’on regarde ce que ces expériences font émerger en nous.

Quand une relation manque de sécurité, on s’adapte.

On minimise.
On se suradapte.
On devient hypervigilant.
On se retire.
On se met en colère.
On finit parfois par douter de soi.

Ces réactions ne sont pas des faiblesses. Elles ont souvent été des façons de tenir.

La vraie question devient alors :

« Est-ce que cette façon de me protéger m’aide encore… ou m’éloigne-t-elle maintenant des relations que je souhaite vivre? »

Au cours des prochaines semaines, j’explorerai chacune de ces réactions.

Parce que comprendre nos mécanismes de protection, ce n’est pas s’y enfermer.

C’est commencer à se redonner le choix.

Comme dernière forme de micro-violence relationnelle que j'aborderai (non pas parce que j'aurai fait le tour du sujet de...
07/08/2026

Comme dernière forme de micro-violence relationnelle que j'aborderai (non pas parce que j'aurai fait le tour du sujet de façon exhaustive), je parlerai du brouillage relationnel. Ça et marcher sur du sable mouvant... ça doit pas mal se ressembler en terme de ressenti.

Au départ, on entre dans la conversation avec quelque chose d’assez clair.
Un malaise.
Un souvenir.
Une limite.
Une impression qu’on tente de nommer.

Mais dès qu’on essaie d’en parler, le terrain commence à bouger.
« J’ai jamais dit ça. »
« T'as mal compris. »
« Ce n’est pas ce que je voulais dire. »
« Tu me prêtes des intentions. »
« Là, tu déformes encore ce que j'ai dit. »

Et tranquillement, on ne sait plus très bien où on est.
On ne parle plus du malaise de départ.
On parle de notre mémoire.
De notre ton.
De notre façon de comprendre.
De notre supposée tendance à tout mélanger.

Plus on tente de clarifier, plus on s’enfonce.
Comme dans le sable mouvant, le réflexe naturel est souvent de se débattre : expliquer davantage, reformuler, prouver qu’on n’a pas inventé, chercher les bons mots pour enfin être compris.

Mais parfois, ce qui nous aide le plus, ce n’est pas de se débattre plus fort.
C’est de retrouver un point d’appui.

De revenir à une phrase simple :
« Je ne suis peut-être pas parfait.e dans ma manière de l’exprimer, mais mon malaise existe. Et il mérite d’être entendu. SVP peux-tu m'écouter et me laisser terminer mon idée? »

Le brouillage relationnel devient préoccupant quand la conversation ne sert plus à mieux se comprendre, mais à faire perdre à l’autre ses repères.

Pour continuer dans l'identification des micro-violences qui meublent nos relation, j'ai eu un bel exemple de cela cette...
07/07/2026

Pour continuer dans l'identification des micro-violences qui meublent nos relation, j'ai eu un bel exemple de cela cette semaine quand un client me racontait une situation difficile avec son frère.

Rien de spectaculaire en apparence.
Pas de cris ni de grande explosion.
Pas de rupture familiale officielle.

Juste des échanges qui, à la longue, l'impactaient de plus en plus négativement.

Chaque fois qu’il tentait de nommer un malaise, son frère ramenait les choses à quelque chose comme :
« T'exagères. »
« Tu prends ça bien trop personnel. »
« Voyons, c'est pas si grave. »
« On dirait qu’on ne peut plus rien te dire. »

Et ce qui le heurtait le plus, c’était cette impression de ne jamais avoir le droit d’être affecté.
Comme si son malaise était automatiquement une preuve de faiblesse.
Comme si sa sensibilité devenait le problème.
Comme si, avant même d’être entendu, il devait déjà se défendre d’avoir ressenti quelque chose.

Je lui ai dit quelque chose que je crois profondément :
" Accueillir le ressenti de l’autre ne veut pas dire lui donner raison sur toute la ligne."

On peut reconnaître qu’une personne a été blessée sans être automatiquement d’accord avec son interprétation.

On peut dire :
« Je comprends que ça t’ait affecté. »
« Aide-moi à comprendre ce que tu as vécu. »
« Je ne voyais pas les choses comme ça, mais je veux t’écouter. »

Dans une relation saine, on devrait pouvoir nommer un malaise sans être ridiculisé, minimisé ou ramené à une supposée hypersensibilité.

Bien sûr, tout ressenti n’est pas une vérité absolue.
Mais tout ressenti mérite au moins d’être entendu.

Et parfois, ce n’est pas le conflit qui abîme le plus le lien.
C’est le fait de ne plus se sentir légitime d’exister tel qu’on est dans la relation.

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