06/04/2026
Les comportements destructeurs ne sont pas masculins ou féminins. Ils sont humains.
Il y a des violences qu’on ne peut jamais relativiser.
La violence physique.
La violence conjugale.
Les féminicides.
Les femmes tuées parce qu’elles ont voulu quitter, dire non, reprendre leur liberté ou simplement vivre en sécurité.
Au Québec, le sujet reste brutalement actuel. Selon la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, 11 féminicides avaient déjà été recensés depuis le début de l’année 2026 en date du 20 mai.
Ces chiffres donnent froid dans le dos.
Et il faut continuer de soutenir les initiatives qui protègent les femmes, préviennent la violence conjugale et permettent d’intervenir plus tôt.
Cela dit, reconnaître cette réalité avec sérieux n’empêche pas d’ouvrir une autre conversation.
Parce que la violence ne prend pas toujours la forme d’un coup.
Elle peut aussi être psychologique, affective, relationnelle, verbale, silencieuse, insidieuse.
Et ces formes de violence sont profondément humaines.
Elles peuvent être portées par des hommes.
Elles peuvent être portées par des femmes.
Certaines sont visibles, directes, faciles à nommer.
D’autres sont plus subtiles, plus difficiles à prouver, plus difficiles à reconnaître.
On peut observer certaines tendances : des formes plus associées à la domination directe, à l’intimidation ou au rapport de force; d’autres davantage liées à la culpabilisation, au contrôle affectif, au silence punitif ou au mépris subtil.
Mais ce ne sont jamais des catégories absolues.
L’objectif n’est pas d’enfermer les hommes et les femmes dans des cases.
L’objectif est de mieux comprendre les dynamiques qui blessent.
Dans les prochaines publications, j’ai envie d’explorer certaines formes de violence plus insidieuses, moins souvent nommées dans l’espace public.
Pas pour opposer les hommes et les femmes.
Pas pour minimiser les violences faites aux femmes.
Pas pour créer une compétition de souffrance.
Mais pour élargir la conversation.
Parce qu’on ne construit pas des relations plus saines en regardant seulement une partie du problème.
06/03/2026
On demande de plus en plus aux hommes de parler.
De nommer ce qu’ils vivent.
De sortir du silence.
De reconnaître leurs peurs, leurs blessures, leur fatigue, leurs contradictions.
Et c’est une évolution nécessaire.
Mais sommes-nous réellement prêts à entendre ce qui sort lorsqu’un homme commence à parler vrai?
Parce que sa vulnérabilité ne sera pas toujours douce, claire ou rassurante.
Elle pourra être maladroite.
Frustrée.
Confuse.
Dérangeante.
Un homme pourra dire qu’il se sent rejeté, diminué, utilisé, évalué ou qu’il ne se sent plus respecté dans certaines relations.
Et c’est souvent là que l’accueil devient plus fragile.
Tant qu’il parle de sa peine, il peut recevoir de la compassion.
Mais lorsqu’il nomme ce qui le blesse dans la relation, ce qu’il ne veut plus porter ou ce qui le fait se fermer, sa parole devient parfois moins confortable à recevoir.
Plusieurs hommes ne se taisent pas parce qu’ils sont incapables de parler.
Certains se taisent parce qu’ils ont déjà essayé.
Et qu’ils ont appris que parler pouvait coûter cher.
Être ridiculisé.
Être diminué.
Être ramené à ses torts.
Être puni par le silence ou le mépris.
Alors ils se referment.
Pas toujours par immaturité.
Par protection.
Si on veut vraiment soutenir l’évolution des hommes, il ne suffit pas de leur demander de s’ouvrir.
Il faut aussi apprendre à entendre ce qui sort quand ils le font.
Même quand c’est imparfait.
Même quand c’est brut.
Même quand ça nous oblige à regarder la relation autrement.
Pour les hommes qui se reconnaissent dans cette tension entre force, silence, pression et besoin de clarté, j’ai développé une approche de coaching au masculin pensée pour avancer avec lucidité, respect et solidité.
https://ekilibcoaching.com/services/coaching-formations/coaching-personnel/masculin/
05/30/2026
On parle souvent de santé mentale masculine en disant aux hommes qu’ils doivent mieux communiquer, demander de l’aide plus tôt, ou apprendre à mieux nommer ce qu’ils vivent.
C’est vrai.
Mais ce n’est pas suffisant.
Parce qu’on ne se transforme pas seulement avec des conseils. On se transforme aussi avec des repères.
Et pour plusieurs hommes, ces repères passent par d’autres hommes.
Des hommes solides, mais pas fermés.
Des hommes sensibles, mais pas effondrés.
Des hommes capables de prendre leur place sans écraser.
Des hommes qui savent reconnaître leurs torts, poser des limites, réparer, recommencer.
Au Canada, les hommes représentent près de 75 % des décès par su***de, et leur taux de su***de demeure presque trois fois plus élevé que celui des femmes.
Ce n’est pas une statistique qu’on peut simplement contourner en disant :
« Ils devraient parler davantage. »
La question est aussi : qu’ont-ils vu autour d’eux?
Ont-ils vu des hommes demander de l’aide sans perdre leur dignité?
Ont-ils vu des hommes traverser l’échec sans s’écrouler ni tout contrôler?
Ont-ils vu des hommes aimer sans se perdre?
Ont-ils vu des hommes forts, présents, responsables, capables de rester humains sous pression?
Un modèle masculin positif, ce n’est pas un homme parfait.
C’est un homme qui incarne une possibilité.
Il montre qu’on peut être fort autrement.
Présent autrement.
Courageux autrement.
Responsable autrement.
Et parfois, pour qu’un homme change, il n’a pas seulement besoin qu’on lui dise quoi faire.
Il a besoin de voir que c’est possible.
Et lorsqu’on a besoin d’aide, il existe aussi des ressources concrètes.
Au Québec :
• Regroupement provincial en santé et bien-être des hommes : rpsbeh.com
• Hommes Québec : hommesquebec.ca
• Ressources d’aide aux hommes en difficulté : https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/violences/violence-conjugale/organismes-aide-hommes-en-difficulte?utm_source=chatgpt.com
• En cas de crise ou de détresse suicidaire : 9-8-8 ou su***de.ca
05/29/2026
Le décès de Claude Lemieux m’a profondément touchée.
Au-delà du joueur, de la figure publique, de l’homme fort, combatif et admiré, ce départ nous rappelle une vérité importante : l’apparence de solidité ne protège pas nécessairement de la détresse.
On peut sembler fort.
On peut performer.
On peut être reconnu.
Et malgré cela, vivre une souffrance immense, silencieuse, parfois invisible aux yeux des autres.
Plusieurs médias rapportent avec prudence que les circonstances de son décès pourraient être liées à un su***de. Par respect pour lui et pour ses proches, je ne m’att**derai pas aux détails.
Je retiens surtout ceci : il faut continuer à parler de détresse psychologique, et plus particulièrement de détresse masculine, avec humanité, nuance et compassion.
Parce que ce n’est pas toujours ce qui se voit qui dit le plus vrai.
Mes pensées accompagnent sa famille et ses proches.
Et si cette nouvelle remue quelque chose chez vous : 988.
05/27/2026
On dit souvent aux hommes qu’ils doivent mieux communiquer, demander de l’aide plus tôt, mieux gérer leurs émotions, être plus présents, plus conscients, plus ouverts.
Ces attentes sont légitimes.
Mais un homme ne se transforme pas seulement parce qu’on lui dit ce qu’il devrait corriger.
Les êtres humains se développent aussi par identification, observation et transmission. C’est là que les modèles masculins positifs deviennent essentiels.
Un garçon, un adolescent, puis un homme adulte se construit en regardant autour de lui. Il observe comment les hommes gèrent la colère, réagissent à l’échec, parlent aux femmes, traitent leurs enfants, vivent la fatigue, demandent de l’aide — ou ne la demandent jamais.
Avec le temps, tout cela devient une carte intérieure.
Quand un homme a grandi avec peu de repères masculins sains, il peut savoir intellectuellement qu’il devrait mieux communiquer, sans avoir vu beaucoup d’hommes le faire avec dignité.
Un modèle masculin positif, ce n’est pas un homme parfait.
C’est un homme qui montre qu’il est possible d’être fort sans être dur, sensible sans se perdre, affirmé sans écraser, responsable sans se couper de lui-même.
Dans plusieurs discours actuels, les hommes sont surtout abordés sous l’angle de ce qu’ils doivent corriger.
Certains enjeux existent. Il ne sert à rien de les nier.
Mais la honte est rarement un bon moteur de transformation durable.
Pour évoluer, plusieurs hommes ont aussi besoin de voir autre chose : une manière plus consciente, plus responsable et plus relationnelle d’être un homme.
Un père, un grand-père, un coach, un mentor, un enseignant, un gestionnaire, un ami ou un collègue peuvent devenir des points d’appui.
Pas pour dicter une seule manière d’être un homme.
Mais pour ouvrir des chemins.
Le défi actuel n’est pas d’effacer la masculinité.
C’est de l’élargir.
Et dans une époque où plusieurs hommes ne savent plus toujours comment se situer, une direction claire, humaine et responsable, ce n’est pas rien.
C’est parfois le début d’une reconstruction.
05/26/2026
Quand un homme parle, il ne le fait pas toujours “comme il faut”
Il y a une attente implicite qu’on entend rarement, mais qui est très présente :
On veut que les hommes parlent davantage de ce qu’ils vivent.
Mais idéalement, on voudrait qu’ils le fassent clairement.
Calmement.
Avec les bons mots.
Sans maladresse.
Sans colère.
Sans fermeture.
Sans trop déstabiliser la personne qui les écoute.
C’est là que ça se complique.
Parce qu’un homme qui commence à parler de ce qu’il vit ne le fait pas toujours de manière propre, fluide ou touchante.
Parfois, ça sort tout croche.
Ça sort en irritabilité.
En retrait.
En phrases courtes.
En malaise.
En humour défensif.
En “je sais pas”.
En “laisse faire”.
En silence après deux phrases.
Et si on attend que la souffrance masculine soit parfaitement formulée pour être prise au sérieux, on risque de passer à côté de beaucoup d’hommes.
Ça ne veut pas dire qu’il faut tout accepter.
Une parole blessante reste à recadrer.
Une réaction agressive doit être adressée.
Une fermeture relationnelle peut avoir des conséquences réelles.
Il est possible de garder une exigence de responsabilité, tout en laissant de l’espace à une parole qui cherche encore sa forme.
Certains hommes ont besoin d’apprendre à parler.
Mais ils ont aussi besoin d’expérimenter que parler peut être sécuritaire.
Que leur vulnérabilité ne sera pas ridiculisée.
Que leur confusion ne sera pas interprétée comme de la mauvaise foi.
Que leur difficulté à mettre des mots ne sera pas immédiatement transformée en preuve d’immaturité.
On demande souvent aux hommes de développer leur intelligence émotionnelle.
C’est une bonne chose.
Mais l’intelligence émotionnelle ne se développe pas dans l’humiliation.
Elle se développe dans des espaces où il y a à la fois de la sécurité, de la clarté et de la responsabilité.
C’est peut-être ça, le vrai défi collectif.
Ne pas seulement dire aux hommes :
“Exprime-toi.”
Mais leur offrir des contextes où ils peuvent apprendre à le faire sans perdre leur dignité.
05/21/2026
Je prends un petit moment pour vous dire merci. 🤍
Depuis mardi, mon retour de vacances a été assez intensif, alors je n’ai pas encore pris le temps de lire tous vos messages de bonne fête, et encore moins d’y répondre comme j’aimerais le faire.
Mais je les ai vus passer. Et je veux vous dire que ça me touche profondément.
Je vais me garder un moment à tête reposée, probablement en fin de semaine prochaine, pour me délecter de chaque mot, lire vos souhaits un par un et vous répondre avec plaisir.
Cette année, mon anniversaire avait une couleur particulière. Beaucoup de gratitude. Gratitude d’être en vie. Gratitude de vieillir. Gratitude d’être entourée de si belles et bonnes personnes. Gratitude aussi de sentir que ma mission prend de plus en plus sa place, avec tout ce qu’elle porte de sens, d’élan et d’humanité.
47 ans.
Et si la vie me le permet, je compte bien prendre soin de ma santé, de mon énergie, de mon cœur et de mon feu intérieur pour en vivre encore au moins 47 autres. 😉
Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, de me souhaiter du beau, de m’encourager, de me refléter un peu de lumière.
Je reviens vers chacun de vous bientôt. Avec gratitude. 🤍
05/21/2026
On entend souvent :
“Les hommes doivent juste apprendre à parler.”
Sur le fond, il y a quelque chose de vrai.
Oui, plusieurs hommes gagneraient à mieux nommer ce qu’ils vivent.
Oui, le silence peut devenir lourd.
Oui, garder toute sa détresse à l’intérieur finit souvent par coûter cher.
Mais la phrase est incomplète.
Parce que parler, pour plusieurs hommes, ce n’est pas seulement ouvrir la bouche.
C’est parfois traverser des années d’apprentissage où ils ont compris que leurs émotions dérangeaient.
Que leur vulnérabilité pouvait être jugée.
Que leur tristesse serait peut-être reçue comme de la faiblesse.
Que leur peur serait peut-être tournée en ridicule.
Que leur colère, elle, serait au moins comprise comme quelque chose de “masculin”.
Alors certains hommes parlent peu.
Ils peuvent avoir l’air fermés, distants ou difficiles à rejoindre, alors qu’à l’intérieur, il y a parfois beaucoup plus de mouvement qu’on l’imagine. Ce n’est pas toujours un refus d’évoluer ou une absence de sensibilité. C’est parfois un manque de mots, de repères, ou simplement l’habitude de garder ce qui est lourd dans un endroit où personne ne le voit.
Plusieurs ressentent très clairement la pression, la honte, la fatigue ou la solitude. Mais entre ressentir quelque chose et réussir à le nommer avec justesse, il y a parfois tout un monde.
Et lorsqu’on leur dit seulement :
“Parle.”
On oublie une partie du chemin.
Il faut aussi créer des espaces où parler ne devient pas une perte de statut.
Où la vulnérabilité n’est pas utilisée contre eux plus t**d.
Où leur souffrance n’est pas accueillie avec panique, jugement ou malaise.
Où ils peuvent chercher leurs mots sans devoir performer leur sensibilité.
La vraie question n’est donc pas seulement :
Pourquoi les hommes ne parlent-ils pas davantage?
C’est aussi :
Qu’est-ce qui arrive quand ils essaient de parler?
Parce qu’un homme qui s’ouvre une fois et qui se sent humilié peut se refermer longtemps.
Et quand on veut vraiment soutenir la santé mentale des hommes, il ne suffit pas de leur demander de parler.
Il faut aussi apprendre à mieux écouter ce qu’ils n’ont pas encore appris à dire.
05/19/2026
Aujourd’hui, j’ai 47 ans.
Et cette année, j’ai envie de souligner cet anniversaire autrement.
Pas seulement en célébrant une année de plus, mais en reconnaissant plus clairement la direction que ma vie et mon travail sont en train de prendre.
Depuis quelque temps, ma mission se précise.
Je veux continuer à accompagner les gestionnaires, les entrepreneurs, les leaders et les équipes. Mais je sens aussi un appel de plus en plus clair : contribuer à ouvrir des espaces plus justes autour de la réalité des hommes.
Leur santé mentale.
Leur solitude.
Leur rapport à la performance.
Leur difficulté à demander de l’aide.
Leur besoin de repères, de force intérieure, de responsabilité et de dignité.
Cette mission vient de mon histoire, de mes observations, de mon parcours et de certaines pertes qui m’ont profondément marquée.
À 47 ans, je me sens plus prête que jamais à donner forme à ce qui m’habite depuis longtemps.
Avec nuance.
Avec courage.
Avec humanité.
Avec le désir sincère de contribuer à des relations plus conscientes, plus responsables et plus vivantes.
Cette année, je ne me souhaite pas seulement du succès.
Je me souhaite de l’alignement.
L’alignement entre ma vie, mon travail, ma voix et ma mission.
Et je crois que c’est là que commence la vraie puissance.
05/18/2026
Aujourd’hui, en cette Journée nationale des Patriotes, je pense à celles et ceux qui nous ont précédés.
À ceux qui ont eu le courage de se tenir debout pour leurs idées, de prendre des risques pour quelque chose de plus grand qu’eux, et de croire qu’un avenir différent était possible.
Je ne fais pas de parallèle facile entre leur combat et nos défis d’aujourd’hui. Les contextes ne sont pas les mêmes.
Mais leur courage continue de m’inspirer.
Refuser l’immobilisme.
Ne pas attendre que tout soit parfait pour agir.
Porter une vision, même lorsqu’elle dérange.
Avancer malgré le doute et l’inconfort.
À la veille de mon anniversaire, ça résonne particulièrement fort.
Cette année, j’ai envie de matérialiser encore davantage ce que je porte depuis longtemps : ma mission, ma voix, ma contribution.
Depuis plusieurs mois, mon travail prend une direction de plus en plus claire : accompagner les hommes, mieux comprendre leur réalité et ouvrir des espaces plus justes autour de leur santé mentale, de leur posture et de leur place dans les relations.
Cette cause vient de mon histoire, de ce que j’ai vu, de ce que j’ai perdu, et de ce que j’observe encore chez des hommes solides en apparence, mais souvent plus seuls qu’on le pense.
Pour cette nouvelle année qui s’ouvre devant moi, je ne veux pas seulement viser le succès.
Je veux surtout continuer à cultiver le courage.
Le courage de prendre ma place.
Le courage de parler avec nuance.
Le courage de bâtir quelque chose de solide, d’utile et de profondément humain.
Le courage de rester fidèle à ma mission, même lorsqu’elle m’amène hors de ma zone de confort.
Il y a un moment où il ne suffit plus de réfléchir à ce qu’on veut faire.
Il faut commencer à l’incarner pleinement.
Et c’est exactement là où j’ai envie d’aller.