08/07/2026
JE VOUS PARTAGE MA RÉFLEXION DU MOMENT 😊
Faut-il absolument que la formatrice ou le formateur vive la même réalité que les personnes éducatrices à qui il ou elle s'adresse dans une formation pour leur offrir une occasion significative de cheminer sur le plan professionnel? Ma réponse à cette importante question n'a rien de scientifique, mais elle est livrée en toute simplicité à partir de mon expérience, de mes observations et de mon analyse. Je vous invite à prendre le temps de lire l'ensemble de la publication, de réfléchir à votre tour sur le sujet, puis de partager votre propos si vous le souhaitez. 😉
Je ne crois pas qu'on puisse couvrir tous les contextes que vit l'ensemble des éducatrices et éducateurs dans une seule formation, cela même si le formateur ou la formatrice a déjà travaillé sur le terrain ou y travaille encore. Pourquoi? Car, il ne s'agit pas du même terrain malgré des ressemblances.
Il y a tant de facteurs qui influencent le vécu et la perception de la personne participant.e face à une formation...
Sa personnalité, sa disposition du moment, son ouverture d'esprit, son style d'intervention pédagogique, son bagage générationnel, ses valeurs, le sens donné à son travail, sa capacité d'introspection, la présence ou non d'une formation de base et si oui, de quel type de formation s'agit-il et à quand remonte-t-elle, son expérience, la formation continue ou non existante...
La formule de la formation, en présentiel, en virtuel, le nombre d'heures...
Le tempérament de chaque enfant, la dynamique de groupe, les enfants en intégration ou non, le groupe en multiâge ou d'âge homogène ou presque, le regroupement (simple, double, triple), la répartition filles garçons dans le groupe, la collaboration ou non de la part des parents, l'adaptation ou non de l'aménagement et du matériel des lieux fréquentés...
Le suivi ou non après la formation par l'équipe pédagogique, le soutien constructif ou non par les collègues, le climat de travail positif ou négatif, le type de SGEE (milieu familial à 6 ou à 9, garderie subventionnée ou non subventionnée, CPE en installation, en milieu urbain ou rural), le nombre d'enfants par établissement...
L'aide appropriée apportée ou non par le personnel d'encadrement sur une base régulière et sa réceptivité personnelle à la recevoir...
La présence et le nombre d'enfants ayant besoin d'un soutien particulier et de quel besoin s'agit-il, le soutien qui leur est offert ou non et par qui est-il fait et à quelle fréquence...
Les conditions de travail favorables ou non (salaire, ratio, horaire, vacances, valorisation, etc.), l'espace offert ou non pour ventiler auprès de personnes de confiance...
La compréhension ou non des règlements ministériels et du programme éducatif...
Les affinités avec la personnalité de la personne formatrice... Ce qu'on a entendu à son sujet sur ses compétences...
Etc.
Comment arriver à tenir compte de tous ces éléments contextuels pour que chaque participant.e se sente totalement concernée par une formation? Mission impossible, à mon humble avis.
Le plus important selon moi comme formatrice n'est pas tant de rejoindre tous les besoins des personnes participantes dans une formation, mais d'arriver le plus possible à les motiver autant que possible vers le prochain pas à franchir dans leur développement professionnel, à mobiliser leur plein potentiel en tenant compte des facteurs sur lesquels elles ou ils ont un certain contrôle.
Il s'agit là d'un travail exigeant comme éducateur et éducatrice, qui a le pouvoir d'influencer directement le développement et le bien-être des enfants. C'est grand, beau et tellement honorable comme contribution à notre humanité.
Je continue de croire que nous avons tous un rôle essentiel à jouer dans le domaine de l'éducation à la petite enfance. De mon côté, je vais poursuivre d'accomplir avec tout mon coeur, mes connaissances et mon expérience mon travail de formatrice. 💫