Le Carrick En 1847, un naufrage du CARRICK OF WHITEHAVEN. En 2003, nous avons refait le chemin vers nos racines. Aujourd'hui, le cœur y est toujours. à suivre!

Pour Sarah et les autres. 💚🍀
07/09/2019

Pour Sarah et les autres. 💚🍀

Une entrevue avec  Kavanagh sur l’inhumation des ossements des 21 passagers du Carricks.
07/09/2019

Une entrevue avec Kavanagh sur l’inhumation des ossements des 21 passagers du Carricks.

En mai 1847, le navire irlandais Carricks fait naufrage à Cap-des-Rosiers en Gaspésie. Seuls 48 des 180 passagers y survivent. Il y a quelques semaines, Parc Canada a confirmé que les ossements retrouvés en 2011 et 2016 sur la plage de Cap-des-Rosiers étaient bien ceux des passagers du Carriks....

Le 4 juillet avait lieu un évènement en mémoire de l’histoire du Carrick.
07/09/2019

Le 4 juillet avait lieu un évènement en mémoire de l’histoire du Carrick.

Les ossements de 21 naufragés du Carricks ont été inhumés sur la plage de Cap-des-Rosiers en Gaspésie.

38 jours de voyage en voilier. Voici en chiffre à quoi ressemble ce genre de voyage.Du départ à l’arrivée, du 24 juin au...
08/09/2018

38 jours de voyage en voilier.

Voici en chiffre à quoi ressemble ce genre de voyage.

Du départ à l’arrivée, du 24 juin au 31 juillet 2018, c’est quinze fois à attacher/détacher les amarres; comprenant les soirées au mouillage. Donc, treize lieux différents car nous sommes repassés à deux reprises au même endroit.

C’est un total de 1240 milles nautiques effectué à une vitesse moyenne de 5,7 noeuds à l’heure. Cela nous a nécessité 217 heures 12 minutes de route dont 126 heures ont été faite en totalité ou en support avec l’aide du moteur. Cela veut dire que parfois le moteur tournait sans aucune voile et d’autre fois venait en appuie aux voiles lorsque les conditions de vent étaient défavorables. Donc, nous avons été sous voile seulement que 91 heures au total. Ceci représente 58% du temps à moteur pour 42% de voile seule.

Autre élément à considérer, sur un voyage de 38 jours nous avons été en mer durant 22 jours, en totalité ou en partie et nous avons pu avoir 16 jours complets sans naviguer.

Comment réagissez-vous a cela?

N’essayez pas de comparer un voyage de croisière à une régate, à une course, l’approche est totalement différente. EMENGAUX a tenu des pointes de vitesse supérieure à huit noeuds parfois durant 20 minutes de temps. Nous n’avons jamais eu plus de quatre heures de bon vent. Le plus fort vent rencontré n’atteignait pas 25 noeuds, sauf le temps d’une courte rafale.

L’envie de repartir découvrir de nouveaux horizons est toujours présente mais aucun projet sérieux n’est actuellement sur la table.

Voilà, c’est ainsi que ce termine officiellement cette courte relation de voyage.

30 juillet 2018, J37L‘hollandais qui voulait sortir au lever du jour du port de Guernesey est venu nous aviser à la tomb...
08/08/2018

30 juillet 2018, J37

L‘hollandais qui voulait sortir au lever du jour du port de Guernesey est venu nous aviser à la tombée de la nuit qu’il ne sortait pas. Les vagues seront trop grosses tout au long de la journée. Donc, nous serons les seul du trio a sortir.

06:00 le port s’active déjà. La marée montante qui se déverse comme un rapide de rivière par le seuil de la porte du port amène son lot de vaguelettes qui en clapotis viennent tambouriner sur le tableau arrière d’Émengaux qui, nous rends bien le son à l’intérieur. En plus des vaguelettes, il y a les vagues de l’extérieur qui entre en ressac; plus elles sont grosses plus le niveau de l’eau au-dessus du seuil de la porte est élevé.

Sur chaque ponton des équipages s’activent à préparer leur monture déjà prête à surfer sur les vagues et doucement, celles qui ont le plus faible tirant d’eau commence déjà à sortir. Pendant ce temps-là je prépare EMENGAUX. Sur les trois amarres avant je laisse que les traversière et la garde avant qui me retiendront à notre bateau voisin. Seul l’amarrage en triple pour l’avant et en double pour l’arrière sont enlevés. Les deux gardes sont démontés et remontés afin que l’œil épissé de chaque bout soit du côté de notre bateau, ainsi je n’aurais qu’à laisser glisser l’autre bout dans le taquet et lâcher les amarres sans retourner sur le pont du bateau voisin auquel nous sommes relié. Le câble électrique est débranché et roulé pour le départ. Chacune de ces actions s’effectuent lentement et à pieds nus afin d’éviter le moindre bruit sur les ponts des bateaux voisins que je traverse. Respectons au maximum leur dernier moment de sommeil et d’intimité.

Ce n’est qu’à 08:00 que nous franchissons le seuil de la porte à flot. Deux heures de préparation. En temps normal, dans ce type de situation trente minutes maximum. Encore moins si on est pressé.

Ancré devant le port, un bateau de croisière libère déjà ces passagers au rythme des navettes. Partout où l’œil porte on peut voir des voiliers en route. Le sytème AIS m’en fait découvrir plus du double. Ce n’est pas tous les bateaux qui sont équipés de ce système de navigation; tous les bateaux à usage commercial, cargo et passagers, tous les autres de de 20 mètres et plus. De plus en plus de pays exigent que tous les bateaux de pêche en soient équipés. L’AIS nous indique qu’une dizaine sont devant nous ce dirigeant vers Aurigny, quatre en route vers le sud et trois vers le nord. Au fil des heures qui s’égrènent d’autres échos de bateaux s’ajoutent régulièrement dans notre sillage. Nous négocions notre route dans des vagues de deux mètres et parfois une plus grosse vient nous surprendre, nous taquiner ou tente de nous apeurer.

Est-ce les vagues ou un membre d’équipage qui n’en peu plus ou, oublié sur les pontons qui font se retourner, au ou vers le port, deux voiliers qui nous suivais et un devant nous?

Le vent arrière souffle à 15 noeuds et peine à maintenir les voiles du à l’ampleur des vagues. On repassera pour le confort. Ce qui explique peut-être l’observation précédente.

Le gros de la flottille de voiliers qui se dirige vers l’est favorise de passer au sud d’Aurigny, nom français d’Alderney. De notre côté nous choisissons de passer du côté du Swinge, le passage du singe, situé du côté nord de l’île où nous pouvons voir la réserve ornithologique de l’île Burhou et les Etacs blanchis par les 8000 couples de Fous de Bassan qui les colonisent.

Burhou compte sept espèces d'oiseaux marins nicheurs, le grand cormoran, le cormoran huppé (37 couples en 2014), le goéland brun (1 392 couples en 2014), le goéland argenté (32 couples en 2014), le goéland marin (6 couples en 2014), l'océanite tempête (population estimée à 2 800 individus en 2014) et le macareux moine (176 nids occupés en 2012, 168 en 2013 et 143 en 2014). Source Wikipedia.

À 12:15 la digue du port de Braye est contournée et nous sommes relié à la bouée de mouillage numéro sept. Cette digue, à l’origine, mesurait 1,6 kilomètres, imaginé la quantité de pierre taillée que cela a nécessité. Aujourd’hui, la partie entretenue mesure 900 mètres et représente un combat annuel pour l’entretenir. Il nous faut contourner quand même le 1,6 km car ils restent des vestiges de la partie détruite.Le maintien en état de cette digue, a des fins de stratégie militaire, représente la contribution des 1900 habitants de l’île envers l’Angleterre qui en retour leur assure protection.

La douane vient nous voir à bord, vérification de passeport, nous avions déjà complété les formalités douanières à Guernesey. Aurigny est géré par Guernesey sous ce volet-là.

Ensuite, une fois rendu à terre avec l’annexe on assume les frais de mouillage. Le coût est de 20£ et comme il m’en manquait 5£, le maître de port m’indique que je peux payer en euros; 20€ je gagne au change. Avis au suivant.

Par la suite nous empruntons la route Braye qui mène à Sainte-Anne, la ville. Environ 15-20 minutes de marche et nous sommes dans le centre ville. A notre grand étonnement, une grande partie des commerces sont fermés! Certains n’ouvrent que deux heures par jour, plusieurs fermes à 13:00 et 15:00; au marché d’alimentation, le boucher avait déjà nettoyé ces outils et vidé ces présentoirs. Hé bien, à 17:00 nous étions de retour au bateau.

Une île à découvrir lentement car elle aussi, elle a ses secrets.

31 juillet 2018, J38

Aujourd’hui, souligne notre dernier jour de voile pour la saison 2018. L’aurore est bien établie et que déjà nous attendons les préparatifs de départ sur quelques voiliers et que nous recevons les vagues que font les bateaux de pêcheurs qui sortent en mer. Un bateau cargo ravitailleur de l’île , « Valiant » est en manœuvre d’accostage. Il transporte de tout, machinerie, matériaux de construction, victuailles et recyclage.

Au levé du soleil, déjà trois bateaux ont quitté leur bouée d’amarrage. Nous prenons le temps de déjeuner et ensuite d’aller à terre porter les déchets et le recyclage, prendre la do**he.

C’est à 08:59 que nous quittons notre bouée de mouillage. Le vent souffle à peine, 7-8 noeuds; la houle c’est passablement aplatie comparativement à hier. Nous sortons sur grand-voile seulement et aussitôt que nous pouvons tourner sur tribord, sur notre cap, le génois est déroulé et tamponné. Le frein de bôme est installé car la pression du vent dans les voiles est trop faible pour empêcher les voiles de faseyer et parfois de claquer.

9:50 nous sous l’influence du raz Blanchard depuis au moins trente minutes. La houle est croisée et très inconfortable, l’absence de vent malmène les voiles, on rentre tout et on démarre le moteur pour ce sortir de cette zone.

Une heure plus t**d nous sommes sortie de la zone tumultueuse du courant qui peut atteindre des vitesse surprenante, la littérature parle de 10-12 noeuds pour certains secteurs, pour nous ce sera une influence positive d’au moins deux noeuds. Rendu à la hauteur du cap de la Hague nous profitons d’un vent chaud de terre, les vagues se métamorphosent en vaguelettes et commence alors, jusqu’à notre entrée sur Cherbourg, le paroxysme de la voile. Tout à fait délicieux, vent léger qui nous pousse à 6-7 noeuds de vitesse sans vagues. Par choix, j’ai même enroulé le génois de moitié afin de nous ralentir quelque peu.

Au décor de la proximité de la côte s’ajoute un flot sans fin de voiliers que nous croisons. Nous estimons à une centaine de voiliers rencontrés jusqu’à l’entrée de la rade de Cherbourg.

Nous avons dû manœuvrer à quatre reprises car des voiliers portant le drapeau « Union Jack » s’alignaient sur notre cap et nous provoquaient, soit par ignorance ou par défi. Les règlements sur les abordages en mer sont clair dans ces situations, voici ce que précise la règle 12 :
« Quand les navires reçoivent le vent d'un bord différent, celui qui reçoit le vent de bâbord doit s'écarter de la route de l'autre. Le voilier tribord amûre est donc prioritaire. »

Nous étions tribord amure et eux: bâbord amure. En temps normal, j’aurais joué le jeu du : « qui lâchera le premier « mais je jugeais que cela m’aurait pris trop de temps car j’étais en pleine écriture de ces lignes. Il n’empêche que dans le doute et avant de publier, j’ai confirmé cette règle en allant vérifier à quelques sources.

En entrant dans le port nous sommes accueilli par une préposée à l’enregistrement des bateaux visiteurs. Il m’a laissé le plaisir de lui fournir notre numéro de quai. Nous tournons tout doucement les amarres d’Émengaux II aux taquets des pontons.

Le reste de la journée c’est passé à bichonner la monture , lover et assécher les câbles. Une visite chez le maître-voilier pour lui faire reprendre quelques coutures au fil épuisé par le sel et le soleil du sac de l’annexe.

Le lendemain, avec déjà un soupçon de nostalgie voyageuse, nous rendons les clés de notre compagnon de route à Daniel, propriétaire du bateau.

Voilà ce qui termine cette courte rubrique de voyage en mer dites « nordique « .

BasilC’est en parcourant les quelques rue de Hugh Town, de l’île Ste-Mary’s, archipel des Scilly, par une journée ensole...
07/29/2018

Basil
C’est en parcourant les quelques rue de Hugh Town, de l’île Ste-Mary’s, archipel des Scilly, par une journée ensoleillée et très chaude que nous avons connu Basil. Il n’était pas seul et on trouvait sa situation vitale quelque peu précaire. Il était tellement petit, vous savez le sentiment qui nous envahit lors de ces occasions-là. En fait, c’est Charlène qui a posée l’action de décider, on l’achète et on l’emporte avec nous.
C’est bien beau de décider mais il nous faut aussi assumer cette décision quotidienne, rien ne vient sans responsabilité; nous vivons quand même dans un espace passablement restreint, nous rencontrons des situations pas toujours adaptées à sa condition et surtout, il nous passe à l’esprit « que vont penser les autres!? »

Condition sûrement jugée fragile par toutes les personnes qui l’ont rencontrées, majoritairement avec étonnement, mais qui fait émerger immanquablement un sourire et susciter des mots gentils à son égard. Bref, tous s’étonne qu’il peut voyager avec autant d’aisance et surtout, qu’il semble débordant de santé.

Bon, c’est toujours cela de positif. Pour nous il est source d’inspiration lorsque nous concoctons un plat, il nous faut penser à lui, l’incorporer dans notre quotidien alimentaire. J’avoue qu’il nous a fallu nous adapter car, à la première semaine de voyage, il est devenu tout chétif. Je crois qu’il ne profitait pas assez de l’air extérieur du bateau. Il fallait lui faire confiance, lui permettre de s’adapter.

Nous l’avons bousculé à quelques reprises, assener un coup de pied involontaire, l’écoute de génois qui lui tombe dessus, voire lancé sur sa condition toute délicate et parfois même , c’est deux fesses fatiguées qui le menacent en voulant s’asseoir; à chaque fois il s’en sort sans autre conséquence qu’une grande frayeur. A deux reprises, il c’est retrouvé totalement allongé sur le pont lors de conditions très houleuses ne sachant plus s’il fallait rester allongé on reprendre toute la noblesse verticale.

C’est peut-être pour cela qu’il ne semble pas grandir. Je crois qu’il vit un choc post-traumatique. Imaginez-vous être à sa place. En premier, arrive le sentiment d’abandon lorsque nous l’avons pris avec nous, une langue parlée étrangère et certaine habitude alimentaire jamais rencontrée et pire encore, une petite boule de vie terrienne déplacée sur un voilier de 9,60 mètres! Il peut même évoquer la maltraitance avec tout ce qui est écrit ci-haut.

Cela fait déjà un mois que nous l’avons avec nous. Je ne vous raconte pas de salade. Je me demande même si je peux l’emmener en France, avec nous. Partout où nous allons il y a des avis d’interdiction de débarquer nos amis à quatre pattes à moins de montrer pattes blanches en présentant un dossier à jour de vaccination. Pour Basil, pas de problème de ce côté là. Seul quelques insectes auraient pu y trouver un espace d’hébergement mais dans l’environnement où nous étions il n’y a jamais eu de problème de ce côté-là.

Bref, nous sommes à quelques heures de retourner EMENGAUX à son ponton de Cherbourg et je crois que Basil va reprendre son nom français de basilic et terminer son voyage avec une dernière salade.

07/29/2018
07/29/2018

26 juillet 2018, J33

Départ de Torquay, Angleterre, pour Guernesey, une des îles anglo-normandes. Torquay est probablement la marina aux aménagements modernes la mieux entourée d’activités urbaines. Comme déjà dit, c’est une ville balnéaire où les suites princières de Russie, France et Angleterre se rencontrent depuis déjà près de deux siècles. A cela s’ajoute toute la panoplie internationale politique et économique. Alors au fil des décennies, grands nombres d’aménagements ont été ajoutés et améliorés. Les rues commerciales, les parcs, foires de jeux, restaurants entourent le port.

Hier, la décision était prise de rester deux jours de plus dans cet environnement qui ne manque pas de charme. Ce matin, en épluchant tous les sites météo à ma disposition, on ce lance pour la traverser de la Manche, au moteur. Un front froid nous arrive de l’Ouest et apportera des vents plus forts et contraires pour les deux prochains jours. Ce qui repousse le projet de traversée la Manche à samedi prochain et l’option moteur n’est jamais très loin avec les prévisions à venir. Donc, autant s’avancer maintenant.

Comme prévu, nous ne pouvons pas monter de voiles au cours des premières heures. Ensuite un léger souffle s’installe, suffisant pour tenir la grand-voile mais insuffisant pour le génois ensuite s’enchaîne les ajustements au demi-heure afin de profiter du moindre dixième de noeuds de vitesse éolienne en appuie au moteur.

Le voilier « Mermaid » croise notre route à deux cents mètres de notre étrave. Son skipper était assis devant le cockpit. Je me demande s’il avait une télécommande pour diriger son pilote?

Nous avons l’occasion de croiser la route de deux marsouins commun (Pourcil), une première dans ce voyage, autrement, très peu de vie sur la Manche.

Au croisement du rail des grands navires, nous négocions chaque fois avec six navires, autant pour le rail nord que sud. Au milieu, un bateau phare automatisé, nommé CHANNEL, sépare le trafic maritime entre les rails de circulation. Il est occupé par une cinquantaine de goélands, en majorité, ce sont des goélands à manteau noir ( Larus maritimus).

Au coucher du soleil, le taux d’humidité augmente et du même coup limite la portée visuelle. C’est soir de pleine lune, elle restera orange durant plusieurs heures. Ce n’est que le lendemain, en lisant La Presse que j’apprends que nous venons de vivre la plus longue éclipse lunaire de ce siècle; ce qui explique la couleur orangé aperçue.

27 juillet 2018, J34

Après une approche de la côte avec des courants contraires et un œil constant sur la carte électronique nous jetons l’ancre à 00:10 dans la baie de l’Ancresse. Cette baie est situé au nord-est de Guernesey entre la baie Fontenelle et le passage crève-coeur.

Après ces quatorze heures de route, le choix de la baie de l’Ancresse a été déterminé par son approche plus facile que son étroite voisine jonchée de cailloux. Tout le parcours c’est effectuer à moteur et au cours des deux dernières heures du trajet le vent du sud s’est levé graduellement. Nous sommes content d’avoir forcé la traversée de la Manche, même sans vent.

Le lendemain matin, l’annexe est gonflée et nous partons explorer ce petit coin de la côte fortifiée. Les galets de la plage sont composés de roches granitiques arrondies par les vagues.

A 13:50 nous empruntons le passage Doyle qui exige une très grande vigilance où il n’y a pas de place à l’erreur car le parcours est rempli de récifs acérés.

15:00 nous sommes amarré aux pontons extérieur de Port St-Peter.

17:00 c’est le début de l’entrée au port à flot. Sur les bateaux flottent des drapeaux hollandais, anglais, français et allemand. C’est la première fois que je vois un tel bo**el pour l’accès de la porte d’entrée du port. On dirait qu’un seule loi existe, celle de la jungle et de l’effronterie. Après avoir connu quelques occasions de collisions on s’extirpe de ce merdier et attendons que ce rythme infernal diminue. Les vas-et-vient des employés du port qui guide les gens en petite embarcation est incessant, parfois ils appuient leur embarcation pour pousser sur une coque de voilier en mauvaise posture.

Comme nous avons tirant d’eau de deux mètres nous ne pouvons aller qu’à la deuxième rangée, côte-à-côte comme troisième bateau de large. Mes voisins ne quittent que lundi et comme nous, attendent que le système dépressionnaire passe.

28 juillet 2018, J35

Parfois il arrive que:

En ce samedi matin, une certaine activité sur les pontons m’invite sur le pont du bateau, un arrivage ou un départ? Un bateau quitte son emplacement situé juste devant nous. Le vent est à 25 noeuds sans compter les rafales régulières qui pointent facilement à plus de 40% plus fort que le vent régulier.

Il contrôle mal sa sortie. Devant lui, deux bateaux de large, derrière trois de large, dont EMENGAUX. Il reçoit le vent de face ce qui devrait l’aider pour sa sortie. Au lieu de pointer l’étrave au vent son équipier colle la pointe, l’étrave au ponton. Cette situation oblige la sortie par reculons. Un « BANG » retentissant ameute tout le ponton, il vient d’heurter l’étrave du premier bateau de notre trio, tous reliés par des câbles. J’empoigne un pare-battage au cas où EMENGAUX serait menacé.

La tension ne monte pas d’un cran mais, tape au plafond, partout. La femme du bateau heurté, drapeau hollandais, réclament le retour du bateau français pour constater les dommages. Le skipper veut bien, demande à un équipier de l’informer qu’il reviendra la voir une fois les manœuvres terminées tout en essayant de ce concentrer sur son virage à 180 degrés. Je lui traduis en anglais ce que le skipper vient de dire.

Un retentissant « Get back and give me the money for my Boat », résonne dans toute cette partie du port, par l’homme du bateau qui vient de sortir du bateau en queue de chemise et en gesticulant fait tourner la tête au skipper et le déconcentre. « Ho la la! On est pas des bandits, on va revenir s’expliquer. ». J’informe le gars du bateau hollandais que le skipper français va revenir. Sa conjointe comprend mieux l’anglais et réussit à l’apaiser un peu. Malgré cela, il maugrée la situation fortement.

Ce faisant, le bateau battant pavillon français manque sa manœuvre de retournement et entre directement sur la tablette arrière d’un yacht motorisé. L’équipage réussit à le repousser et il poursuit sa route en zigzaguant et ce vois dans l’obligation, vu qu’il manque la porte de sortie de revenir ce retourner à l’intérieur du port et entre dans un troisième bateau, trois rangées derrière nous. Heureusement, tout l’équipage était sur le pont et armé de pare-battages et de bras, ils réussissent à dévier la menaçante étrave qui pointait vers la coque à la hauteur des haubans. Pfiou! J’imagine l’intensité du stress du pauvre skipper qui réussit à ce reprendre en retournant son bateau dans le bon sens de la sortie et quitte l’enceinte du port à flot St-Peter.

Entre-temps, je propose au skipper hollandais impacté l’annexe d’Emengaux qui est déjà gonflée pour vérifier l’état de son bateau. Il me fait signe que nom et ouvre son coffre à voile, sort un sac et gonfle son annexe!

Une quinzaine de minutes plus t**d, le skipper français a amarré son bateau aux pontons extérieur et revient pour s’expliquer. Il est accompagné de ses deux membres d’équipage, aucun ne parle anglais. Tout autour d’eux que des bateaux au drapeau hollandais, anglais et un allemand. Le pauvre mec essaie de ce faire comprendre. Entre EMENGAUX et le bateau hollandais, un voilier français de Bretagne nous sépare, le skipper français parle très bien anglais mais reste terrer dans son bateau.

Je sers donc d’intermédiaire suite à la demande de la conjointe du hollandais. Elle comprend et parle mieux l’anglais que son conjoint. Bref, vingt minutes plus t**d, tout le monde s’échange ses coordonnées, prise de photos et il s’avère qu’il n’y aura pas de suite. Seulement le gelcoat de l’étrave semble avoir sauté sans plus. Entre-temps j’ai suggéré aux membres d’équipage de donner une bouteille de vin à chaque bateau impacté en signe d’excuses et de bonne volonté.

Pour le deuxième bateau, c’est l’échange des numéros de police d’assurance car il est probable qu’il y aura réclamation. La tubulure d’acier inoxydable de la tablette arrière a été déformé suite à l’impact. Pour le troisième bateau, aucun dommage de relevé autre qu’un moment de frayeur.

Plus t**d, j’aperçois le skipper français faire le tour des bateaux et leur remettre une bouteille de vin accompagné d’une poignée de main.

L’atmosphère se rétablit dans le port et la journée ce poursuit au rythme des marées qui permettent durant quelques 4 heures par douze heures, l’entrée et la sortie de bateaux.

Vers 20:00, on tape à la coque de notre bateau. L’hollandaise vient me remettre la bouteille de vin reçue car elle et son copain préfères la bière. Elle tient ainsi à me remercier pour l’aide que je leur ai apporté.

29 juillet 2018, J36

Dimanche fut une journée de grand vent et d’averses de pluie. Quoi de mieux pour ce mettre à jour dans le journal de bord. L’accès wifi est excellent même s’il n’équivaut pas à celui de Milford Haven. Le plein d’eau est effectué et le premier bateau de notre trio veut quitter à 06:30 demain matin. Ok. On sera prêt, par contre je compte sortir que vers 08:00 alors que le niveau du seul du portique du port soit à trois mètres. Donc, on se déplace pour le laisser sortir et on reprend notre place tout bonnement.

07/25/2018

Juste pour la beauté et la grâce des mouvements.

24 juillet 2018, J3Un mois aujourd’hui que nous naviguons sur EMENGAUX 2.  Nous sommes en Europe depuis un peu plus long...
07/25/2018

24 juillet 2018, J3

Un mois aujourd’hui que nous naviguons sur EMENGAUX 2. Nous sommes en Europe depuis un peu plus longtemps. Trois régions maritimes, trois mers du grand océan Atlantique à notre palmarès 2018; la Manche, la mer Celtique et la mer d’Irlande, tant sur l’aller que pour le retour. Chacune de ces mers a sa propre signature, ses caprices, ses trésors bien conservés et sa personnalité.

Aujourd’hui, on se rend à Torquay situé à environ 40 milles nautiques d’ici. J’écris « environ « car la mesure sur une carte, entre deux points est une chose et se rendre d’un point à l’autre, une toute autre chose. Au départ, nous affrontons un courant contraire mais devions avoir du vent tribord amure. Seul le premier a une constance d’horloge, l’autre c’est le sujet le plus discuté sur les pontons des marinas. Éole est un dieu de la mythologie qui a dû être mal-aimé pour toutes ses périodes de calmes et pour ses sautes d’humeurs. Pas facile la vie d’un dieu. C’est pourquoi le moteur a été inventé, car sinon, oublions les horaires de voyage qui ne pourront jamais être maintenus. C’est d’ailleurs les mêmes avis reçus de tous ceux et celles qui vont à plus de cent milles de leur base. Donc, nous avons effectué le plein du réservoir en prévision de notre respect pour Éole qui ne faut surtout pas contrarier. Le coût du litre pour l’essence diésel, ici, est à 1,12£ .

Ce n’est qu’à 10:45 que nous avons pu partir de Queen’s Anne marina même si le bateau était prêt depuis 09:00!

Tous les voiliers qui entrent ou sortent de la marina, de la baie, sont à moteur. La grand-voile est montée et la voile d’avant est déroulée, roulée et déroulée au rythme des risées que nous rencontrons sur l’eau. On est parti pour une journée au moteur.

Les étapes ce franchissent lentement, vers 14:15 nous croisons toute une flottille de voiliers en course, une quarantaine. Les plus grands avec voiles au carbone sont devant suivis par ceux qui portent des voiles conventionnelles au Dacron. Deux milles derrière c’est la flottille des plus petits, même scénario, voile carbone devant et voile dacron derrière. La flottille s’étend sur 3-4 milles nautiques. Tout le monde a pas de tortue à la recherche du moindre souffle de vent.

15:10 une autre pointe de franchie, Black stone, 16:40 c’est Mew Stone et enfin arrivé avec un bon courant portant, à 17:30 Berry head qui s’ouvre sur Torre baye et nous offre une mer plate.

18:30 nous tournons les amarres aux taquets de la marina de Torquay.

Torquay, ville du comté du Devon, station balnéaire depuis plus d’un siècle appelé la « Riviera anglaise « . Ville moderne et riche sans parler de tout l’environnement animé pour les visiteurs. Des plantes subtropicales ont pu s'y adapter, telles aloès, camélias, figuiers, fuchsias, lauriers, magnolias, myrtes. Ici, à la marina ,c’est le royaume des « casses-boulons » comme m’a déjà dit l’ami Pierre; c’est-à-dire des gros bateaux motorisés. On aperçoit peut de mâts de voiliers, peut-être un ratio de un sur quatre.

37£ par nuitée/64$can. Depuis notre départ la livre sterling a baissée à notre avantage, elle est à 1,73$can actuellement, l’euro a 1,54$. Nous trouvons que le coût de la vie est très cher ici, il l’aurait été encore plus si ce n’était que nous profitons de la dévaluation de la monnaie du pays en fonction de toute l’incertitude économique causée par le « Brexit « .

C’est aujourd’hui qu’Eva, notre équipière embarquée à Dublin s’en retourne au pays. Elle vient de conclure un nouveau contrat de travail comme cheffe de cuisine dans un des grands hôtels d’une ville du centre de l’Irlande. Torquay facilite l’accès à Exeter, l’aéroport régional, pour un vol vers Sligo.

07/23/2018

En passant pars l’aquarium

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Longue-Pointe-de-Mingan, QC
G0G1V0

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