Veille en éducation au Québec

Veille en éducation au Québec Actualité quotidienne en éducation au Québec.

09/06/2026

La Presse 6 septembre 2026
De quoi notre école a-t-elle besoin?

Le prochain gouvernement sera-t-il celui qui lancera une commission Parent 2.0 ? Le Parti québécois et le Parti libéral s’engagent à déclencher des travaux en ce sens, tandis que la Coalition avenir Québec n’en voit pas la nécessité. Bref, on verra. En attendant, La Presse a invité des spécialistes à un brassage d’idées sur l’éducation.
UN DOSSIER DE MÉLANIE MARQUIS ET D’HUGO PILON-LAROSE
TABLE RONDE
DES IDÉES POUR LE SYSTÈME D’ÉDUCATION

Les syndicats de l’enseignement en réclament, des penseurs en souhaitent, et deux des principaux partis en promettent. Dans une simulation n’ayant aucunement la prétention d’être scientifique, nous avons recueilli les avis de cinq experts d’horizons variés que l’on pourrait très bien imaginer prendre part à de possibles états généraux sur l’éducation.
L’exercice se tient dans les bureaux de La Presse. À la table ronde sont réunis Olivier Lemieux, professeur de sciences de l’éducation à l’Université Laval, Christophe Allaire Sévigny, sociologue et auteur, Hugo Larochelle, président de l’Institut Mila, et Marie Houzeau, directrice générale de l’organisme GRIS-Montréal.

C’est Christophe Allaire Sévigny qui brise la glace.

Il plante le décor du débat, qui a spécifiquement porté sur l’enseignement primaire et secondaire, aux fins de l’exercice.

Il revient sur la commission Parent, sur le rôle qu’elle a joué pour démocratiser l’éducation au Québec.

Forcément, le système d’éducation dit à trois vitesses, dans lequel coexistent les réseaux privé, public et public avec sélection, est au menu des discussions.

Celui-là même qui n’existe « pas vraiment », d’après la première ministre sortante Christine Fréchette.

09/05/2026

La Presse 5 septembre 2026 05 h
Petit projet, petite facture, gros impact

Vendredi, 9 h 30. Dans les rues jouxtant l’école primaire Marie-Favery, l’heure de pointe du début des classes est terminée. Et pendant qu’à l’intérieur, les enfants se font à l’idée que les vacances sont terminées, à l’extérieur, les cols bleus s’affairent à leur préparer un prix de consolation.

MÉLANIE MARQUIS

« C’est chouette », lance Mélissa Argueta, propriétaire de la microboulangerie-café Margo-Lina. Le commerce, qui a pignon sur la rue Villeray, à l’angle de la rue Boyer, a une vue directe sur la place-école en cours d’aménagement.
Les places-écoles sont essentiellement des prolongements des cours de récréation – ce qui est loin d’être un luxe dans le cas de l’école Marie-Favery, où l’ajout d’unités modulaires, en 2018, a grugé l’espace de jeu des élèves.
Elles visent aussi à assurer la sécurité des enfants et à créer un espace communautaire.

Derrière le comptoir, la boulangère affirme adhérer au concept. « Ça amène vraiment les familles, les enfants. Mais c’est vraiment pour la sécurité routière que je suis en faveur. Deux fois, j’ai failli me faire frapper en sortant d’ici », raconte-t-elle.
« Les automobilistes passent sur la rouge, en sens inverse… en fait, ils ne sont tellement pas patients à cause de la lumière cycliste que c’est du n’importe quoi », expose Mélissa Argueta.

09/05/2026

Le Devoir 5 septembre 2026 00 h
Troisième vitesse

Par Jean-François Lisée
CHRONIQUE

Les parents rassemblés en cette soirée de rentrée n’en croyaient pas leurs oreilles. Ils avaient inscrit leurs bambins dans une école secondaire publique, oui, mais en prenant bien soin de les placer, contre paiement supplémentaire, dans un programme enrichi d’arts-études. Mais voilà que la directrice, qui s’était exceptionnellement présentée à la rencontre parents-enseignant, pressentant l’orage, était au regret de leur annoncer que le nombre d’inscrits dans le programme — moins de 20 — était insuffisant pour faire en sorte que le groupe suivrait, ensemble, la totalité des enseignements prodigués.

Pour atteindre le nombre requis, il faudrait laisser entrer dans ce conclave d’artistes en herbe un certain nombre — cramponnez-vous — d’étudiants « réguliers ». Dans la structure de castes scolaires érigée au Québec depuis un demi-siècle, les « réguliers » sont les intouchables. Ceux qui n’ont ni assez de talent ni assez d’argent pour accéder aux castes supérieures. Si les autres classes sont enrichies, les leurs sont appauvries. Car c’est avec eux, aussi, qu’on parque les enfants qui souffrent de problèmes médicaux et comportementaux divers, et dont la proportion peut atteindre 30 % par classe. C’est chez eux, finalement, qu’on trouve le plus de profs à bout de souffle, ces candidats au décrochage enseignant, phénomène qui frapperait un jeune enseignant sur cinq.

Les parents des jeunes artistes connaissent parfaitement cette situation. Surtout à Montréal, ils n’ont accepté d’inscrire leurs enfants à l’école publique que s’ils étaient certains que leur bambin ne serait en contact avec cette plèbe qu’occasionnellement, dans la cour d’école ou à la cafétéria. Dans plusieurs écoles secondaires, ils ne se croisent même pas dans les corridors, des pavillons distincts ayant été prévus. Pour le programme de sport-études, c’est parfois encore plus net. Ces jeunes athlètes portent presque en tout temps les couleurs de leur équipe sportive, on ne peut donc les confondre avec les réguliers, qu’on surnomme d’ailleurs régulièrement les « bougons » ou les « BS ».

09/05/2026

Le Devoir 5 septembre 2026 00 h
Unir au lieu de diviser

Par Brian Myles
ÉDITORIAL

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a accordé une place de choix à l’immigration en début de campagne. Les maux qui affligent le système d’éducation — école à trois vitesses, pénurie d’enseignants, déficit des infrastructures, décrochage élevé chez les garçons — demeurent secondaires par rapport à une préoccupation quant au poids de l’immigration dans la surpopulation scolaire.

M. St-Pierre Plamondon a pris la pose devant l’école secondaire Roger-Comtois, à Québec, où 24 classes modulaires ont dû être installées pour la rentrée. L’école déborde en raison d’un trop grand nombre de nouveaux élèves qui viennent de l’immigration, a-t-il dit.

Les médias ont aussitôt fait le travail qui les rend si indispensables au débat démocratique, pour arriver à un portrait plus nuancé. L’immigration est une cause parmi d’autres de la surpopulation dans les écoles, ont constaté des experts sondés par La Presse. L’augmentation des inscriptions dans plusieurs écoles de la région de Québec provient à 100 % des immigrants de première génération, observe Radio-Canada. Mais, encore là, des experts ont suggéré que l’on distingue les symptômes des causes du manque d’espace.

Une épreuve de vérification des faits menée par nos correspondants parlementaires François Carabin et Marie-Michèle Sioui apporte une nuance fondamentale. M. St-Pierre Plamondon n’a pas distingué les élèves tout juste arrivés au Québec de ceux issus de la deuxième génération, c’est-à-dire des enfants nés au Québec d’au moins un parent issu de l’étranger. Le Centre de services scolaire de la Capitale a également nuancé le portrait de Roger-Comtois, décrite comme une école submergée par l’immigration.

En élargissant l’analyse, Le Devoir a constaté que l’augmentation des élèves dans l’ensemble des écoles québécoises est plus attribuable à l’immigration de deuxième génération qu’à celle de la première génération, et ce, depuis 2015-2016.

09/05/2026

Le Devoir 5 septembre 2026 00 h
D'états généraux et de socialisation scolaire

GABRIEL JARVIS
L'auteur est Candidat au doctorat en histoire à l'Université du Québec à Montréal.

L’école à trois vitesses, la qualification des enseignants et le civisme dans les écoles font présentement couler beaucoup d’encre. Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec ont proposé des états généraux sur l’éducation pour résoudre ces problèmes, mais Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec, estime que cela serait inutilement énergivore.

Des états généraux sur l’éducation pourraient contribuer à résoudre les problèmes énumérés. Parmi les autres questions qui doivent être abordées à l’intérieur de cette vaste réflexion figure celle de l’intégration des élèves immigrants, qui doit être une priorité.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, souhaite mener une enquête sur la socialisation scolaire pour combattre l’influence croissante de l’anglais dans les écoles et les couloirs. Le chef libéral, Charles Milliard, a répondu qu’une police de la langue ne favoriserait pas l’attachement du français chez les immigrants. Ces idées opposées témoignent de la nécessité de tenir une consultation d’envergure pour trouver des solutions quant au vivre-ensemble. En dehors de ces déclarations, les mesures pour favoriser le vivre-ensemble scolaire se font jusqu’à présent rares.

Les partis politiques devraient s’engager sur la tenue d’états généraux qui accorderaient une importance particulière à l’intégration des minorités. Les études historiques sur les commissions d’enquête et les travaux ministériels peuvent contribuer ici à donner de la profondeur à cet enjeu.

09/05/2026

Le Devoir 5 septembre 2026 00 h
Alessandra Devulsky : l'éducation contre les inégalités
Par Marie-Josée R. Roy

Alessandra Devulsky recevait en juin le Prix pour un Québec sans racisme 2026, remis par le gouvernement du Québec. À travers ses multiples engagements, la juriste a fait de l’éducation son principal cheval de bataille pour améliorer notre monde, une action à la fois.

« Je pense que l’éducation est le seul moyen. Je ne peux pas croire que les gens font subir un traitement raciste à d’autres seulement par malveillance ! », clame Alessandra Devulsky. Avocate de formation, titulaire d’un doctorat en droit économique et financier et d’une maîtrise en droit politique et économique, chargée de cours au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal, Mme Devulsky a un parcours doré qui pourrait l’inciter à se confiner aux cercles d’élite.

Or, la femme de 45 ans multiplie les engagements auprès de diverses communautés, notamment comme conseillère au Bureau du respect de la personne de l’Université de Mont­réal, où elle met sur pied des programmes de prévention du racisme, de la discrimination et du harcèlement. Elle est membre des conseils d’administration de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) et de la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS), ainsi qu’experte au sein du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Elle a également publié le livre Le colorisme. Métissage, nuances de couleur de peau et discriminations en 2023.

« Il est important d’éduquer les gens, par exemple, sur la manière dont on racialise les gens, pourquoi on le fait, et les avantages à ne plus le faire. Pour plutôt percevoir les gens pour ce qu’ils ont à apporter à la société, au-delà de ce qu’on projette sur eux comme stéréotypes, parce qu’ils appartiennent à une communauté ethnonationale plutôt qu’à une autre. On a beaucoup à y gagner. Quand on ne fait pas partie de la solution, même à notre insu, on perd en division, en détresse, en injustice », affirme l’avocate, en soulignant la nécessité « d’apprivoiser l’histoire » et d’enseigner, par exemple, les legs de pauvreté du trafic négrier, pour une meilleure compréhension des indicateurs socioéconomiques pouvant créer des différences de valeurs entre les communautés.

09/05/2026

La Presse 4 septembre 2026 13 h
Le prochain grand chantier du Québec

Pierre Fortin et Jonathan Perrier proposent de se doter d’une stratégie nationale de l’IA en éducation.

PIERRE FORTIN
Associé, Services de conseils, chez Raymond Chabot Grant Thornton
Jonathan Perrier
JONATHAN PERRIER
Vice-président, Services de conseils, et leader de la pratique IA chez Raymond Chabot Grant Thornton

À chaque campagne électorale, les mêmes enjeux reviennent en éducation : réussite scolaire, pénurie d’enseignants, décrochage, infrastructures, résultats en français et en mathématiques. Ces défis sont bien réels et méritent toute notre attention.
À cela s’ajoute un enjeu de première importance : l’intelligence artificielle (IA). Cette technologie transforme déjà en profondeur l’économie, les organisations et le monde du travail. L’éducation se doit également de prendre ce virage essentiel. Les élèves qui fréquentent aujourd’hui nos écoles évolueront demain dans une société où les interactions entre humains et technologies intelligentes feront partie du quotidien. Pourtant, notre système d’éducation repose encore largement sur un modèle conçu pour répondre aux réalités d’une autre époque. Alors que plusieurs réclament la tenue d’États généraux sur l’éducation, le Québec doit saisir cette occasion pour réfléchir au rôle qu’aura à jouer l’école dans la préparation des citoyens de demain.
L’éducation de l’avenir ne consiste pas à former des jeunes capables de concurrencer la technologie. Elle consiste plutôt à développer de jeunes leaders qui pourront composer efficacement avec l’IA, sans jamais que celle-ci ne remplace les aptitudes humaines telles que le jugement, l’esprit critique ou la créativité.
C’est pourquoi cette transformation doit se faire sans miner non plus la qualité et l’intégrité de l’enseignement et l’expertise des enseignants.
Le prochain gouvernement doit faire de cet enjeu un chantier prioritaire et se doter d’une véritable stratégie nationale de l’IA en éducation s’articulant autour de quatre axes.

09/04/2026

ICI Radio-Canada 4 septembre 2026 04 h
La violence verbale à l'école : préoccupante, selon une vaste étude québécoise

Daphnée Dion-Viens
Julie Marceau

Une première étude d’envergure réalisée dans les écoles québécoises après la pandémie révèle que les insultes et le manque de respect sont les formes de violence les plus répandues entre les élèves.

Environ le tiers des élèves du primaire et le quart des élèves du secondaire affirment se faire insulter souvent ou très souvent à l’école, selon les résultats préliminaires d’une étude réalisée dans 440 écoles représentant environ 100 000 élèves partout au Québec, que Radio-Canada a pu consulter.

La place qu'occupe l'agression verbale est plus grande que l'agression physique. C'est le problème numéro 1, constate le professeur François Bowen, qui a coréalisé l'étude avec Éric Morissette et Caroline Levasseur, tous de l'Université de Montréal.

Ça se retrouve dans les réseaux sociaux, dans la classe, dans les corridors, dans la cour d'école et c'est le symptôme en partie d'un manque d'habiletés socio-émotionnelles, ajoute-t-il.

09/04/2026

Les affaires 4 septembre 2026

Bien que les trois quarts des étudiants canadiens utilisent l'IA, les éducateurs soutiennent que les écoles ne préparent pas adéquatement à une économie du travail façonnée par l'IA

Un nouveau sondage de KPMG montre que l’utilisation de l’IA par les étudiants est en forte croissance, mais que leur préparation à un monde axé sur l’IA accuse un re**rd

MONTRÉAL, le 4 sept. 2026 /CNW/ — Alors que les étudiants de partout au Canada retournent en classe cet automne, de nouvelles recherches suggèrent que les écoles ont de la difficulté à suivre le rythme de l’intelligence artificielle, une technologie que la plupart des élèves utilisent régulièrement. Un sondage de KPMG au Canada montre que les trois-quarts des étudiants utilisent l’IA générative pour leurs travaux scolaires, mais près de six éducateurs sur dix ne croient pas que le système d’éducation du Canada prépare adéquatement les étudiants à un avenir où l’IA est un outil standard en milieu de travail.

Scepticisme des élèves à l'idée d'être corrigés par l'IA

Les résultats du sondage soulignent un défi croissant auquel font face les établissements d’enseignement : l’adoption de l’IA par les étudiants progresse plus rapidement que l’offre d’encadrement et de formation en la matière. Un peu plus de la moitié (53 %) des étudiants affirment avoir reçu une formation officielle sur la façon d’utiliser l’IA de façon responsable pour leurs travaux scolaires, et une proportion moins élevée (46 %) des éducateurs affirment que les étudiants reçoivent actuellement suffisamment de formation sur l’IA responsable.

09/04/2026

Le Quotidien 4 septembre 2026 04 h
Les écoles à court de suppléants

Par Marie-Hélène Jean, Le Quotidien

Les enseignants figurant sur les listes de suppléance risquent d’être fortement sollicités au cours de la prochaine année scolaire. Tandis que le retour en classe est maintenant amorcé dans l’ensemble des écoles de la région, les listes de suppléance sont à sec, ou presque.

«Les listes de suppléance dans plusieurs champs sont pratiquement vides, ce qui nous laisse une très mince marge de manœuvre. Toutes les personnes sur nos listes de suppléance vont travailler», mentionne la conseillère en communication du Centre de services scolaire du Lac-Saint-Jean, Véronique Leclerc.

Les remplacements qui se présentent en cours d'année scolaire sont difficiles à combler.
Les remplacements qui se présentent en cours d'année scolaire sont difficiles à combler.
Les remplacements à combler en cours d’année scolaire sont ceux qui s’avèrent les plus difficiles à pourvoir. «Nous devons composer avec les départs à la retraite, ainsi que les absences temporaires: maladie, droits parentaux, invalidité, etc.», poursuit-elle.

Adresse

555, Boulevard De L'Université
Chicoutimi, QC
G7H2B1

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