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Rodrigo Fabbro, professor de francês
ensino de francês Página para contato com alunos e futuros alunos com postagens sobre a língua francesa, expressões e tudo que envolva cultura, arte e língua.
Olá, pessoal! Vou inaugurar esta página com um trecho incrível da peça de Valère Novarina, "L'espace Furieux" que eu tive o prazer de ver no teatro Commédie Française há mais de dez anos...
Gostei tanto que traduzi este trecho inédito no Brasil. Segue:
L'espace Furieux
LE PROPHÈTE;
Mon idée est maudite. Je veux retouner au pays de la peur. J'annoncerai que la lumière est sur la terre par terre toute seule, que le son lui-même, qui a rempli le monde, est un non de sourd; j'annoncerai, dans la lumière des sourds que nous sommes nous-même dans l'obscurité. Même s'il y a des murs autour qui sont les choses que nous voyons. J'annoncerai ensuite la suite aus choses sans non, je leur dirai leur noms, pour qu'elles soient des choses qui ne sont plus là. Car nous ne connaissons ici-bas les noms-de-choses que de vue; même leur son, nous ne le percevons que pour l'avoir entendu. Je remplacerai les choses du haut par les choses du bas, et les choses du bas, je les mettrai en haut et je dirai à la partie basse du monde restée en haut là-haut, qu'elle n'est pas, qu'elle n'est pas! et qu'elle est suspendue dans les hauts du plafond, au-dessous duquel nous avons cours.
(fim da pagina 140)
Je donnerai l'ordre au vocabulaire de ne plus frayer avec la grammaire, j'interdirai aux chiffres de se compter, et je demanderai que tout soit fait pour fournir amplement à la musique de quoi se taire. Je donnerai également des noms à ces qui est en vrai: la table ici, la pomme ici, le bruit ici, l'automobile ici, le cercle ici, la négative ici, le oui ici - et d'autres noms, tout ce qu'il y a de plus faux, à ce qui est faux: le vindilecte, l'irlisie, le rulier, l'éliomphe, la nitraine, le futrule, l'ilime, le janducle, le perciant, la gazure, la hilerpe, le lorine, l'urnulet, le sictase...Je donnerai aussi des noms item à toutes les choses, quelles qu'elles soient, et à nous les hommes, pour qu'ils pensent d'elles qu'ils pensent à elles, même sans les voir et même dans le noir. Je dirai aussi les noms de toutes les choses du néant pour qu'elles sachent qu'il suffit!
Qu'est-ce que c'est que ces paroles, je te le demande, garçon, qu'est-ce que les
(fim da pagina 141)
paroles , sinon ce qui se donne, à nous les hommes, par les mots en échange de cette guise d'existence? Et qu'avons-nous, nous, en échange des mots que nous lançons? et en échange de nos corps qui passent avec? Même pas la présence d'un bruit.
A celui qui a déclaré qu'il traversé la mort, et qui veut nous déclarer qu'il a en plus encore quelque chose à en dire, je dis qu'il n'y a aucune chose à apprendre de la mort qui puisse servir en quoi que ce soit à vivant d'ici.
Le lendemain de ces opinions émises ici oralement, j'avais ressuscité des choses à la voix, et, lês ayant dites, j'étais. J'ignore qui j'ai été: un chien premier? un homme dernier?...Chaque soir, tâche accomplie, j'entrais dans la nuit, et je pensais à la lumière que je trouvais bonne, en lui disant d'être. Et une fois le noir: "Bigresse de vie, dis-je à la tombe, vas-tu cesser d'm'emmener si bas?" Alors j’allais me
(fim da pagina 142)
vivre parmi les tombes, dans les décombres, faire "tuya", et dire adieu aux pierres, et dire d'aller aux poussières et aux gisants d'gésir qu'ils restent.
A la fin, Je suis ira simplement sortir de sa cachette en lettres écrites, et il ira au-devant, dire "Je suis". Même si les pierres qui nous entourent en forme de mur sont des mortes pour de bon, comment parviennent-elles à exister en se taisant? C'est impossible. Même si les pierres sont des mortes qu'on enterre, faits et gestes, comment peuvent-elles me ressembler dans ma vie? Comment peuvent-elles persister dans mon langage?
Alors, moi qui vis, je me mis tout vif à trembler dans la lumière terrestre, et à ressembler à un talus où tout était tombé, et à une somme de détritus intérieurs, où toute vie de vivant m'avait été sommée d'échouer. Alors je me levai vers lui, pour lui dire une dernière fois avant qu'il soit ici parmi nous pour de bon:
(fim da pagina 143)
"Oeil fixé sur moi-même que tu vois, je n'existe que grâce à ta vue; et cependant, si tu savais comme je t'écoute, tu ne m'aurais pas appelé ici pour te parler mais pour me taire!" Alors voix me dit: "Celui qui nomme ce qui est, celui qui prononce le monde, celui qui monte ce qui redescend, celui-là s'arrache à tout, il s'est abaissé, il s'est étendu sut tout ce qui dure et tout ce qui dure disparaît sauf lui."
Tout ce qui est du temps, fait de temps ou semblable à lui, cela n'est pas, cela est contraire à lui! Alors il s'abaissa profondément en mes paroles jusqu'à me redonner être et visage, alors il prit visage humain en face du mien, et c'est bien. Telles furent mes paroles devant celui qui parle mes paroles, jusqu'à nier mes paroles.
C'est pourquoi je prie tout ce qui s'en va, à la suite de la mort, pour qu'il s'en aille; et à tout ce qui reste, j'ordonne de demeurer. Et j'ordonne au monde qu'il soit venu ici pour me
(fim da pagina 144)
délivrer. Si je pouvais parler à Dieu, je lui demanderais aussi qu'il me délivre de lui.
(mudança de personagem) SOSIE
Tu t'imagines peut-être que la mort, c'est toi qui l'as inventée?
(volta LE PROPHÈTE)
Oui. Il ne faut plus la prendre en considération. J'en fais ici le serment.
Si je n'étais pas, "Je suis" ne pourrait dire qu'il est, et il ne pourrait avoir été vraiment en présence parmi nous...Dans ma pensée où nous sommes actuellment réunis, je constate que je suis libéré de ma propre volonté, et même de la volonté de toutes les oeuvres divines, quelles qu'elles soient, et de Dieu lui-même qui m'entend. "Je suis" est au-dessus de toute créature et il dit: je ne suis ni Dieu ni créature mais je suis. Et bien plutôt que j'étais, je dois rester moi-même.
Là je reçois une impulsion qui doit m'emporter en un instant au-delà de vous
(fim da pagina 145)
tous et de tous les anges, et dans cette impulsion, je reçois une richesse telle que Dieu ne peut plus me suffire, même selon ce qu'il devient...En effet, Le don que je reçois de lui dans cette percée, c'est que moi et Dieu, nous sommes un. Alors, je suis ce que j'étais, et là, je ne grandis ni ne diminue plus, car je suis là, comme une cause et un objet immuable et comme la parole qui meut toute chose.
Alors je demandai mon non, et il me fut soudainement répondu: "Ton nom? Joie sans nom." Mais cependant mes paroles se turent, mais cependant mes parole mouraient.
Alors je vis que je suis et que Dieu était; alors je vis que j'étais et que Dieu sera; alors je voyais que je suis et que Dieu est; alors je verrai que je fus et que Dieu était; alors je vu que je suis et que Dieu sera;
alors je vis que je serai et que Dieu devient,
(fim da pagina 146)
alors je vis que je dis: "Viens, couleur des présences colorées, viens amour des amoureux, viens pain de toute soif, viens orient des désorientés, viens soleil de toute nuit, viens défaite de la victoire, viens inconnu, viens répartisseur des matières, viens vivant, viens mandarinier, viens renié des derniers, viens noisetier, viens mélodie, viens-viens vivaridier, viens livide de tout, viens lumière véritable, viens vie éternelle, viens mystère caché, viens trésor sans nom, viens réalité ineffable, viens personne inconcevable, viens fidélité sans fin, viens lumière sans couchant, viens signe qui n'est signe que de toi! Viens, Dieu, c'est toi le croyant! Viens viens viens!" Et même si personne n'avait écouté un mot de mes paroles parlées, j'aurais dit tout ça au plancher.
(fim da pagina 147)
Tradução de Rodrigo Fabbro:
Profeta - Minha idéia é maldita. Eu quero retornar ao país do medo. Eu anunciarei que a luz está sobre a terra por terra solitária, que o próprio som, que preencheu o mundo, é um não de surdo; eu anunciarei na luz de surdos que nós somos nós mesmos na escuridão. Mesmo havendo muros ao redor, que são as coisas que nós vemos. Eu anunciarei em seqüência a seqüência das coisas sem nome; eu direi seus nomes, para que elas sejam as coisas que não são mais. Pois nós só conhecemos sobre a terra o nome-das-coisas que vemos. Mesmo seus sons, nós só os ouvimos por tê-los ouvidos. Eu substituirei as coisas do céu pelas coisas da terra,
e as coisas da terra, eu as colocarei no céu e eu direi à parte baixa do mundo que ficou no céu lá no alto, que ela não é! Que ela não é! e que ela está suspensa
lá no alto, embaixo de onde andamos. Eu darei ordem para que o vocábulo não se relacione mais com o gramático, eu impedirei os números de se contarem, e eu pedirei que tudo seja feito para fornecer amplamente à música do quê se calar. Eu darei igualmente nomes ao que é verdadeiro: a mesa aqui, a maçã aqui, o ruído aqui, o automóvel aqui, o círculo aqui, a negativa aqui, o sim aqui - e outros nomes; tudo o que seja de mais falso ao que é falso: o vandilecto, a ilegi, o rulião, a elifonte, a nitrana, o frutulo, a ilima, o janduclo, o perciante, a gazura, a hilerpa, a lorina, o urrulado, a sectase... Eu também darei nomes itens a todas as coisas, quais que
sejam, e a nós os homens, para que eles pensem nelas para pensarem delas, mesmo sem as ver e mesmo sem as crer. Eu também direi os nomes de todas as coisas do nada para que elas saibam que ele basta!
O que são estas falas, eu te pergunto garoto, o que é a fala, senão o que se dá, a nós os homens, pelas palavras em troca deste modo de existência? E o que temos, nós, em troca das palavras que lançamos? e em troca de nossos corpos que passam com elas? Nem mesmo a presença de um ruído.
A este que declarou que atravessou a morte, e que nos diz ter ainda mais a nos dizer, eu digo que não há nada a aprender da morte que possa servir, seja ao que for, a um vivo daqui.
No dia seguinte às opiniões proferidas aqui oralmente, eu tinha ressuscitado coisas através da voz, e, tendo-as dito, eu era. Eu ignoro quem eu fui: um cachorro primeiro? um homem derradeiro? ...Cada noite, tarefa cumprida, eu ia pela madrugada, e eu pensava na luz que eu achava boa, dizendo a ela para ser. E uma vez na escuridão: "Paradoura de vida, digo à tumba, tu vais parar de me levar tão baixo?" Então eu ia viver entre as tumbas, nos escombros, fazer "tumbá", e dizer adeus às pedras, e dizer para irem ao pó, e, aos estendidos, os jacentes, de jazerem. Que eles restem. Ao fim, Eu Sou irá simplesmente sair de seu esconderijo de letras escritas, e ele irá à frente, dizer "Eu Sou". Mesmo que as pedras que nos rodeiam em forma de muro sejam verdadeiramente mortas, como elas podem existir caladas? Isso é impossível. Mesmo que as pedras sejam mortas que a gente enterra, ativamente, como elas podem assemelhar-se a mim na minha vida? Como podem elas persistirem na minha linguagem? Então, eu que vi, me coloquei bem vivo a tremer frente à luz terrestre e a assemelhar-me a uma montanha de rochas
desmoronadas e a uma soma de detritos interiores, onde toda a vida de vivo tinha sido intimada a fracassar. Então eu levantei e me dirigi a ele, para lhe dizer uma última vez antes que ele estivesse aqui entre nós realmente: "Olho fixado sobre mim mesma que tu vês, eu só existo graças à tua vista; e entretanto, se tu soubesses como eu te escuto, tu não terias me chamado aqui para falar-te mas para calar-me!" Então voz me diz: "Aquele quem nomeia o que é, aquele quem pronuncia o mundo, aquele quem sobe o que de novo desce, aquele lá é retirado de tudo, ele se rebaixou, ele se estendeu sobre tudo o que dura e tudo o que dura desaparece menos ele.” Tudo o que é do tempo, ação do tempo ou a ele semelhante, não é, mas sim contrário a ele! Então ele se abaixou profundamente em minhas palavras até me dar novamente ser e face, então ele tomou forma humana, face humana, face à minha, e isso é bom. Tais foram minhas palavras frente àquele que fala minhas palavras, até negar minhas palavras. É por isso que eu rezo a tudo o que vai, para além da morte, para que tudo vá; e a tudo o que f**a, eu ordeno que se permaneça. E eu ordeno ao mundo que ele esteja vindo aqui para me redimir. Se eu pudesse falar com Deus, eu lhe pediria também que me redimisse dele.
Sósia - Você não imagina que talvez tenha sido você mesma quem inventou a morte?
Profeta - Sim. E ela não deve mais ser considerada. Eu faço aqui o sermão. Se eu não fosse, “Eu Sou” não poderia dizer que ele é, e ele não poderia ter estado realmente aqui entre nós... No meu pensamento, onde estamos atualmente reunidos, eu constato que eu estou liberada de minha própria vontade, e mesmo da vontade de todas as obras divinas, quaisquer que sejam, e do próprio Deus que me escuta. “Eu Sou” está sobre todas as criaturas e ele diz: eu não sou nem Deus nem criatura mas eu sou. E muito antes de ser, eu devo continuar eu mesma. É aqui que eu capto uma impulsão tamanha que me conduzirá em um instante muito além de vocês todos e de todos os anjos, e nesta impulsão, eu recebo uma tal riqueza que Deus não é mais suficiente para mim, mesmo tornando-se ele o que se torna... De fato, o dom que eu recebo dele neste espaço perfurado, é que mim e Deus, nós somos um. Então, eu sou o que eu era, e aqui, eu não cresço nem diminuo mais, pois eu estou, eu sou, como uma causa e um objeto imutável e como a palavra que move todas as coisas.
Então eu pedi meu nome, e me foi respondido: “Teu nome? Alegria sem nome.” Mas contudo minhas palavras se calaram, mas contudo minhas palavras morriam.
Então eu vi que eu sou e que Deus era; então eu vi que eu era e que Deus será; então eu via que eu sou e que Deus é; então eu verei que eu fui e que Deus era; então eu vira que eu sou e que Deus será; então eu vi que eu serei e que Deus se tornará, então eu vi que eu estava dizendo: “Vem, cor de presenças coloridas, vem amor dos amorosos, vem pão de toda satisfação, vem oriente dos desorientados, vem sol de toda noite, vem derrota da vitória, vem desconhecido, vem distribuidor de matérias, vem vívido ser, vem mexeriqueira, vem últimos renegados, vem castanheira, vem melodia, vem-vem vivas, vem aclamação, vem lívido de tudo, vem luz verdadeira, vem vida eterna, vem mistério escondido, vem tesouro sem nome, vem realidade inefável, vem pessoa inconcebível, vem fidelidade sem fim, vem luz eterna, vem sinal que é só teu! Vem, Deus, é você o crente! Vem vem vem...! E mesmo que ninguém tenha escutado uma só palavra de minhas falas faladas, eu teria dito tudo isto ao chão.
Bem, é isso pessoal! bjao e até...
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