18/05/2022
épreuve du succès
«Les Ismaélites qui avaient emmené Joseph en Egypte, le
vendirent à un Egyptien nommé Potifar. Ce Potifar était l’homme de
confiance du Pharaon et le chef de la garde royale. Le Seigneur
était avec Joseph, si bien que tout lui réussissait. Joseph vint
habiter la maison même de son maître égyptien. Celui-ci se rendit
compte que le Seigneur (...) faisait réussir tout ce qu’il entreprenait.
Potifar fut si content de lui qu’il le prit à son service particulier; il lui
confia l’administration de sa maison et de tous ses biens. Dès lors,
à cause de Joseph, le Seigneur fit prospérer les affaires de
l’Egyptien.»
Comme la plante perce le goudron et fleurit, ainsi la lumière
triomphe des ténèbres.
Les fils de Jacob pensaient se débarrasser d’un gêneur; ils ont en
réalité perdu l’essentiel: la bénédiction de Dieu. Elle semble en effet
être partie en exil avec Joseph. Pourquoi? Serait-il le chouchou de
Dieu? Beaucoup de gens lisent ce récit comme si c’était le cas. Ils
pensent que la bénédiction de Dieu est automatiquement liée à
certains appels, et ils expliquent ainsi la vie des personnages
bibliques comme Elie, Anne, Esther, Pierre, Jean... Ils confondent
vocation et bénédiction.
L'Ecriture affirme que nous sommes de la même nature que tous
les hommes et femmes de foi qui nous ont précédés.15 Que serviraitil à Dieu de nous donner ces héros en exemple s’ils ne l’étaient que
par préférence divine? Nous venons de voir que ceux qui
deviendront les pères des tribus d’Israël n’ont, pour l’instant, pas
plus de bénédictions que Caïn en personne!
Dieu, nous l’avons déjà compris, accorde souverainement une
vocation à chaque être humain dès le sein de sa mère, et cela n’a
rien à voir avec sa conduite. Mais cet appel n’est béni que dans
l’obéissance. Il est vrai que cette dernière «n’achète» pas la
bénédiction, tout est grâce, mais elle la rend possible.