Mouvement Missionnaire pour L'Evangile de Christ - MMEC

Mouvement Missionnaire pour L'Evangile de Christ - MMEC

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Missionnel. être et faire des disciple pour la vie entière. Eglise et société. Africain Wesleyen. Education et formation transformatrices. Portant de fruits.

Le MMEC-Mouvement Missionnaire pour l'Evangile de Christ est une association chrétienne endogène poursuivant le réveil des citoyens et des membres des églises pour parvenir à des groupes solidaires qui bâtissent la vie de chacun.e dans tous les aspects. Partenariats sains avec dignité. Autonomisant le peuple a se prendre en charge et dépendre de Dieu en Christ. Combat spirituel et guérison. Faisan

25/05/2026

Bénin : 𝗦é𝗺𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗜𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 "𝗟𝗶𝗯é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗛𝗼𝗹𝗶𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲" à Porto-Novo et à Cotonou

Le Mouvement Missionnaire pour l’Évangile de Christ (MMEC), en collaboration avec People’s Seminary de Washington (USA) et plusieurs autres partenaires confessionnels béninois, organise un séminaire international de formation autour du thème : « 𝗟𝗶𝗯é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗛𝗼𝗹𝗶𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 : 𝗟𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗕𝗶𝗯𝗹𝗲 à 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗴𝗲 ».

Cette importante rencontre spirituelle et académique réunira plusieurs acteurs religieux, communautaires et sociaux autour des enjeux de transformation holistique des communautés. Elle vise également à former et équiper des acteurs engagés dans la transformation spirituelle et communautaire à travers des enseignements, échanges et travaux pratiques autour des réalités sociales, économiques et spirituelles.

Plusieurs intervenants nationaux et internationaux sont attendus, notamment: le couple Rév. Dr Ségbégnon Mathieu et Dr Djidjoho C. GNONHOSSOU, le Pasteur Gilles ODDON MUKARI, la Révérende Vera EZUMA ainsi que le couple Rév. Bob et Gracie EKBLAD.

Le Module I se déroulera du 20 au 24 juillet 2026 à Porto-Novo au Centre Chrétien d’Accueil et de Formation (CCAF) de 14 h à 21 h, tandis que le Module II aura lieu du 27 au 30 juillet 2026 à Eco-Terroir à Cotonou, de 14 h à 21 h.

Les frais d’inscription sont fixés à 15 000 F CFA par module, avec possibilité de subventions ou bourses sur demande.

À travers cette initiative, le MMEC et ses partenaires lancent un appel à toutes les personnes désireuses de devenir des instruments de transformation positive dans leurs communautés à s'inscrire.

Ce séminaire se veut ainsi une véritable école d’engagement, de réflexion et d’action pour bâtir des communautés plus justes, solidaires et spirituellement éveillées.

Inscrivez-vous maintenant en remplissant ce formulaire dont le lien en commentaire 👇👇👇

𝗖𝗲𝗹𝗹𝘂𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗼𝗺. & 𝗠é𝗱𝗶𝗮𝘀 𝗠𝗠𝗘𝗖

24/04/2026

*J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi* . (Galates 2,20)

Dans ce verset, l’apôtre Paul de Tarse exprime une transformation radicale de la vie chrétienne.

*J’ai été crucifié avec Christ* dit-il. Cela signifie que l’ancienne manière de vivre ( centrée sur soi, dominée par le péché) est morte avec Christ. Il ne s'agit pas d'une simple amélioration de la vie, mais d'une nouvelle naissance.

*Ce n’est plus moi qui vis* : Paul ne dit pas qu’il n’existe plus, puisqu'il respire toujours. Cependant, son “moi” ancien n’est plus au centre. Il a laissé la place à Christ.

*Christ vit en moi* :
Nous voici au cœur du message : la vie chrétienne n’est pas seulement une imitation de Jésus, mais une présence intérieure de Christ qui transforme tout : pensées, décisions, comportements.

*Je vis dans la foi* :
La nouvelle vie se vit dans une dépendance quotidienne. Ce n’est pas par nos propres forces, mais par la foi en Celui qui nous aime.

Enfin, Paul rappelle la source de tout, l’amour de Christ : *…qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi.* Ainsi, la vie chrétienne devient une réponse à cet amour :
- le chrétien ne vit plus pour lui-même,
- il vit pour Celui qui a donné sa vie pour nous.

Ce verset nous pose une question essentielle : *Qui vit réellement en nous ? Notre ego, nos désirs, ou Christ ?*

*Prière*

Seigneur Jésus, merci pour ton amour immense, toi qui t’es livré pour moi.

Je reconnais que souvent, je veux encore vivre pour moi-même.

Mais aujourd’hui, je te donne ma vie.

Crucifie en moi tout ce qui ne vient pas de toi : mon orgueil, mes désirs égoïstes, mes mauvaises habitudes.

Viens vivre en moi pleinement. Que mes pensées soient les tiennes, que mes paroles reflètent ton cœur, et que mes actions manifestent ta présence.

Apprends-moi à marcher chaque jour par la foi, à dépendre de toi en toute chose, et à vivre pour ta gloire.

Seigneur, que ce ne soit plus moi qui vive, mais toi en moi. Amen.

Sanctifiante journée et bon début de weekend dans la présence divine.

Olatutu *FAYOMI LEOTO* pasteure

22/04/2026

*Y-a-t-il une nuance entre miséricorde et grâce*

La miséricorde et la grâce sont deux réalités profondément liées, mais qu’il est important de ne pas confondre. La miséricorde concerne ce que Dieu choisit de ne pas faire, tandis que la grâce concerne ce qu’il décide de faire en notre faveur.

La miséricorde, c’est lorsque Dieu voit notre péché, notre faiblesse ou nos fautes, et qu’il refuse de nous traiter comme nous le méritons ; comme le dit le Psaume 103,10 : « Il ne nous traite pas selon nos péchés ». Autrement dit, la miséricorde est le fait que Dieu suspend le jugement, qu’il retient la punition qui devrait normalement nous atteindre.

La grâce, quant à elle, va plus loin : elle ne se contente pas d’enlever une condamnation, elle accorde une faveur imméritée. Selon Éphésiens 2,8, « c’est par la grâce que vous êtes sauvés » ; cela signifie que Dieu nous donne ce que nous ne méritons pas, comme le salut, la vie nouvelle et ses bénédictions.

On peut dire simplement que la miséricorde enlève ce que nous méritons, tandis que la grâce nous donne ce que nous ne méritons pas. Pour illustrer cela, on peut imaginer un coupable devant un juge : si le juge décide de ne pas le condamner, c’est la miséricorde ; mais s’il va jusqu’à lui offrir une nouvelle vie, une maison et une dignité restaurée, alors c’est la grâce.

Ces deux réalités ne s’opposent pas, elles se complètent : sans la miséricorde, l’homme serait condamné, et sans la grâce, il serait seulement pardonné sans être transformé. Mais en Dieu, les deux agissent ensemble pour offrir non seulement le pardon, mais aussi une vie nouvelle.

*Prière*

Seigneur notre Dieu, nous venons devant toi avec reconnaissance, parce que tu es un Dieu d’amour, plein de bonté et de fidélité.

Merci pour ce que tu es et pour tout ce que tu fais dans nos vies, même lorsque nous ne le voyons pas toujours.

Père, nous te remercions parce que tu ne nous traites pas selon nos fautes. Ta miséricorde nous a gardés jusqu’à aujourd’hui. Là où nous devions tomber, tu nous as soutenus. Là où nous devions être condamnés, tu nous as pardonnés.

Tu ne t’es pas arrêté là, Seigneur. Tu nous fais aussi grâce. Tu nous bénis, tu nous relèves, tu nous donnes une nouvelle vie, une espérance et un avenir que nous ne méritons pas.

Apprends-nous à comprendre profondément ces réalités.

Donne-nous un cœur humble pour recevoir ta miséricorde, et un cœur reconnaissant pour marcher dans ta grâce.

Seigneur, transforme-nous afin que nous devenions nous-mêmes des instruments de miséricorde et de grâce autour de nous.

Là où il y a le jugement, aide-nous à apporter le pardon. Là où il y a la dureté, donne-nous la compassion. Là où il y a le rejet, fais de nous des porteurs d’amour.

Que ta miséricorde nous garde chaque jour, et que ta grâce nous fasse avancer dans la vie que tu as préparée pour nous.

Nous te le demandons avec foi, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Journée d'abondantes grâces dans la présence divine

Olatutu *FAYOMI LEOTO,* pasteure

16/04/2026

Face à la cherté de la vie, que faire ?

Bien-aimés dans le Seigneur, nous vivons des temps difficiles. Le coût de la vie augmente, les charges deviennent lourdes, les revenus ne suffisent plus. Beaucoup travaillent, mais n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Dans les marchés, dans les foyers, dans les cœurs, un même cri monte : comment allons-nous faire ? Et peu à peu, la fatigue s’installe, la démotivation grandit, et pour certains, le désespoir commence à prendre place.
Les Écritures ne restent pas muettes sur ces réalités. Dans l’Ancien Testament, il y a eu des périodes où le peuple de Dieu a connu la famine, la crise, le manque. Pensons à l’histoire de la v***e de Sarepta dans 1 Rois 17. Elle n’avait plus qu’un peu de farine et d’huile, juste de quoi préparer un dernier repas avant d’attendre la mort. Voilà une situation de désespoir total. Mais c’est précisément là que Dieu intervient. Il ne commence pas par changer immédiatement toute l’économie du pays, mais il entre dans la vie d’une personne, dans une maison, dans un quotidien. Et il fait un miracle discret mais puissant : la farine ne s’épuise pas, l’huile ne tarit pas. Cela nous enseigne que même dans une période de cherté de la vie, Dieu n’est pas absent. Il est capable de soutenir, de pourvoir, d’ouvrir des chemins là où tout semble fermé. Mais il faut reconnaître que la crise ne touche pas seulement le porte-monnaie, elle touche aussi le cœur. Quand les difficultés durent, la foi peut s’affaiblir. On commence à douter, à se décourager, à perdre l’envie d’avancer. Certains abandonnent leurs projets, d’autres perdent la joie, et d’autres encore s’isolent.
Dans le livre du prophète Aggée, le peuple travaille beaucoup mais récolte peu. Il sème beaucoup, mais moissonne peu. Il gagne un salaire, mais c’est comme s’il le mettait dans un sac percé. Cela ressemble à ce que beaucoup vivent aujourd’hui : l’argent entre, mais ne suffit jamais. Et dans ce contexte, Dieu appelle le peuple à ne pas perdre le sens, à ne pas se détourner de lui, mais à réajuster ses priorités.
Chers amis, la cherté de la vie peut produire plusieurs conséquences dangereuses :
- la démotivation : on ne veut plus se battre,
- le désespoir : on pense que rien ne changera,
- la tentation du mal : certains sont poussés vers la corruption ou des choix mauvais,
- la rupture relationnelle : tensions dans les couples, dans les familles.
Mais face à cela, Dieu nous appelle à une autre posture. Il nous dit : ne laisse pas la situation extérieure détruire ta vie intérieure. Car si tout devient cher autour de toi, ta foi, elle, ne doit pas devenir faible.
Le Psaume 37 nous dit : « J’ai été jeune, j’ai vieilli, et je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa descendance mendier son pain ». Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de difficultés, mais cela affirme une vérité : Dieu ne laisse pas tomber les siens.
Alors, que faire concrètement ?
D’abord, garder une vie de prière. Ce n’est pas le moment de s’éloigner de Dieu, c’est le moment de s’en approcher davantage. Puis, apprendre la gestion et la sagesse : Dieu bénit aussi ceux qui savent gérer ce qu’ils ont. Ensuite, rester dans l’intégrité : ne pas laisser la pression nous pousser vers le péché. Enfin, cultiver la solidarité : dans les moments difficiles, l’entraide devient une bénédiction. Et surtout, ne pas perdre l’espérance. Car le désespoir est une victoire de l’ennemi. Tant que tu espères, Dieu peut encore agir.
Bien-aimés, la cherté de la vie est réelle, mais elle n’a pas le dernier mot. Dieu reste le Dieu de la provision, le Dieu de la fidélité, le Dieu qui ouvre des portes inattendues.

Prière

Seigneur notre Dieu, tu vois les difficultés que nous traversons aujourd’hui.

Tu vois la cherté de la vie, les charges lourdes, les cœurs fatigués.

Viens renouveler notre force.

Chasse en nous tout découragement et tout désespoir.

Apprends-nous à te faire confiance même dans le manque.

Ouvre des portes, bénis les œuvres de nos mains, et fais de nous des instruments de solidarité.

Nous croyons que tu es fidèle et tu le feras pour la gloire de ton nom. Amen.

Journée pleine d'espérance dans la présence divine.

Je tiens bon par la puissance du Saint-Esprit.

Olatutu FAYOMI LEOTO pasteure

12/04/2026

Que retenir de ce verset (Jean 20,23) ?

Bien-aimés dans le Seigneur, la Parole de Dieu nous place aujourd’hui devant une réalité à la fois spirituelle et profondément humaine : le pardon. Dans l’Évangile selon Jean, après sa résurrection, Jésus apparaît à ses disciples, souffle sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ». Puis il ajoute cette parole troublante : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20,23). À première vue, cette parole peut sembler difficile, comme si Jésus donnait aux hommes le pouvoir de décider qui est pardonné et qui ne l’est pas. Mais en réalité, Jésus ne donne pas un pouvoir arbitraire, il confie une mission spirituelle. Les disciples deviennent les témoins du pardon de Dieu. Ils sont envoyés pour annoncer que le pardon est possible en Jésus-Christ, et pour appeler les hommes à la repentance. Ainsi, lorsqu’une personne se tourne sincèrement vers Dieu, ils peuvent lui annoncer avec assurance : tes péchés sont pardonnés. Mais lorsqu’une personne refuse de se repentir, ils peuvent aussi dire avec vérité : tu restes dans tes péchés. Ce n’est donc pas un pouvoir humain, mais une responsabilité spirituelle.
Cependant, cette parole de Jésus nous renvoie aussi à nous-mêmes. Car il ne suffit pas d’annoncer le pardon, encore faut-il le vivre. Et c’est là que la tension apparaît dans notre cœur. Car Jésus a aussi dit ailleurs : « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus ». Cela signifie que le pardon n’est pas seulement un message à prêcher, c’est une vie à incarner. Nous ne pouvons pas réclamer la grâce de Dieu tout en refusant de la donner aux autres. Le pardon reçu de Dieu doit devenir un pardon partagé.

Mais soyons honnêtes : pardonner n’est pas facile. Dans la vie, il y a des blessures profondes, des trahisons, des injustices. Dans nos familles, dans nos communautés, même dans nos églises, il arrive que les relations soient brisées. Quelqu’un t’a fait du mal, quelqu’un t’a humilié, quelqu’un t’a rejeté. Et naturellement, le cœur humain veut se protéger, se refermer, parfois même se venger. Alors la question se pose : peut-on refuser de pardonner ? Oui, cela peut arriver. Nous sommes humains, et certaines douleurs sont réelles. Mais refuser de pardonner durablement devient un piège spirituel. Car celui qui ne pardonne pas reste lié à sa blessure. Il croit punir l’autre, mais en réalité, il s’emprisonne lui-même.

Le pardon n’est pas un sentiment d’abord, c’est une décision. C’est un acte de foi. C’est dire : Seigneur, je choisis de ne pas laisser cette offense diriger ma vie. Pardonner ne veut pas dire que ce qui s’est passé est normal ou acceptable. Pardonner ne veut pas dire oublier automatiquement. Pardonner ne veut pas dire se remettre dans une situation dangereuse. Pardonner signifie : je remets cette situation entre les mains de Dieu, je refuse de garder la haine dans mon cœur, je libère l’autre et je me libère moi-même.

Lorsque Jésus donne cette parole en Jean 20,23, il souffle sur ses disciples. Ce détail est très important. Cela signifie que le pardon est lié au Saint-Esprit. Nous ne pouvons pas pardonner véritablement par nos propres forces. C’est l’Esprit de Dieu qui nous en rend capables. Là où le cœur est dur, l’Esprit vient adoucir. Là où il y a de la colère, l’Esprit apporte la paix. Là où il y a de la blessure, l’Esprit apporte la guérison. Le pardon devient alors une œuvre de Dieu en nous.

Bien-aimés, il y a aussi une dimension communautaire. Jésus confie cette parole à un groupe, à l’Église. Cela signifie que nous sommes appelés à être une communauté de réconciliation. Une Église où le pardon circule, où les offenses ne sont pas nourries, où les relations sont restaurées. Car une Église sans pardon devient un lieu de tensions, de divisions et de blessures. Mais une Église qui pardonne devient un témoignage vivant de l’amour de Dieu.

Aujourd’hui, le Seigneur nous interpelle personnellement. Peut-être que tu portes encore une blessure. Peut-être que tu dis dans ton cœur : « Je ne peux pas pardonner ». Peut-être que la douleur est encore vive. Le Seigneur ne minimise pas ta souffrance, mais il te dit : ne reste pas dans cette prison. Fais un pas, même petit. Dis simplement : « Seigneur, je veux pardonner, aide-moi ». Et Dieu commencera son œuvre en toi.

Et à l’inverse, peut-être que toi aussi, tu as besoin d’être pardonné. Peut-être que tu sais que tu as fait du mal à quelqu’un. Alors n’attends pas. Va, reconnais, demande pardon. Car le pardon ne doit pas seulement être donné, il doit aussi être reçu.
Ainsi, Jean 20,23 prend tout son sens : nous sommes porteurs d’un message de pardon, mais aussi responsables de vivre ce pardon. Là où le pardon est accueilli, la vie de Dieu circule. Là où il est refusé, le cœur se ferme.

Alors aujourd’hui, faisons ce choix spirituel : choisir le pardon. Non pas parce que c’est facile, mais parce que c’est le chemin de la liberté. Non pas parce que l’autre le mérite, mais parce que Dieu nous a fait grâce.

Que le Seigneur nous donne un cœur capable de pardonner, comme lui nous a pardonné en Jésus-Christ. Amen.

Semaine de réconciliation et de restauration dans la présence divine.

Olatutu FAYOMI LEOTO , pasteure

12/04/2026

NE DOUTE PLUS

Bien-aimés dans le Seigneur, la Parole de Dieu que nous recevons aujourd’hui nous adresse un appel clair, direct et profondément actuel : ne doute plus . Ce n’est pas une simple recommandation morale, c’est une invitation à entrer dans une foi vivante, éprouvée et victorieuse. Car le doute, lorsqu’il s’installe durablement, devient une prison intérieure qui empêche de voir l’œuvre de Dieu. Mais à travers les Écritures, Dieu nous montre qu’il est possible de passer du doute à la confiance.
Regardons d’abord l’expérience de Daniel dans la fosse aux lions (Daniel 6,6-23). Tout semblait perdu pour lui. Accusé injustement, condamné à mort, jeté dans un lieu où aucune survie humaine n’était possible. Humainement parlant, il y avait de quoi douter : douter de la justice, douter de la fidélité de Dieu, douter même du sens de la prière. Pourtant, Daniel n’a pas douté. Il a continué à prier comme auparavant. Sa foi n’était pas conditionnée par les circonstances. Et Dieu a fermé la gu**le des lions. Ce récit nous enseigne que la foi véritable ne nie pas le danger, mais elle affirme que Dieu est plus grand que le danger. Là où le doute aurait paralysé, la foi de Daniel a ouvert la porte au miracle.

Cette foi, l’apôtre Pierre en parle avec profondeur dans sa première lettre (1 Pierre 1,3-9). Il nous dit que nous sommes régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ. Mais il ajoute quelque chose de très important : notre foi est éprouvée par le feu, comme l’or. Cela signifie que le doute peut surgir dans l’épreuve, mais il ne doit pas dominer. Au contraire, l’épreuve devient un lieu de purification de la foi. Pierre va plus loin en disant : « vous l’aimez sans l’avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore ». Voilà la victoire sur le doute : croire même sans voir. Le doute réclame des preuves visibles, mais la foi s’appuie sur la fidélité invisible de Dieu. Et cette foi produit une joie ineffable et glorieuse.

C’est exactement ce que nous voyons dans l’Évangile selon Jean (Jean 20,19-31). Les disciples sont enfermés, remplis de peur. Jésus apparaît au milieu d’eux et leur dit : « La paix soit avec vous ». Mais Thomas n’était pas là. Lorsqu’on lui annonce que Jésus est vivant, il refuse de croire. Il veut voir, toucher, vérifier. Thomas représente chacun de nous lorsque nous exigeons des preuves avant de faire confiance à Dieu. Huit jours plus t**d, Jésus revient spécialement pour lui. Il ne le rejette pas, il ne le condamne pas, mais il l’invite à dépasser son doute : « cesse de douter et crois ». Cette parole est centrale. Jésus reconnaît le doute, mais il ne veut pas qu’il devienne permanent. Thomas passe alors de l’incrédulité à la confession la plus forte : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Ainsi, le doute peut devenir un point de départ, mais il ne doit jamais être un point d’arrivée.

Le Psaume 148 vient élargir notre regard. Toute la création est appelée à louer Dieu : les anges, les astres, les montagnes, les animaux, les rois et les peuples. Pourquoi ? Parce que Dieu est souverain et digne de confiance. Quand nous doutons, nous nous replions sur nous-mêmes, sur nos limites, sur nos peurs. Mais la louange nous élève et nous rappelle que Dieu règne sur tout. La création ne doute pas de son Créateur, elle lui obéit et le glorifie. Et nous, créés à son image, nous sommes appelés à entrer dans cette dynamique de louange qui chasse le doute et fortifie la foi.
Ainsi, bien-aimés, ces textes nous conduisent à une vérité essentielle : le doute est humain, mais la foi est une décision spirituelle. Daniel a choisi de faire confiance, Pierre nous appelle à persévérer dans une foi éprouvée, Thomas a été invité à franchir le pas de la confiance, et toute la création nous entraîne dans la louange du Dieu fidèle. Dieu ne nous demande pas une foi parfaite dès le départ, mais il nous appelle à ne pas rester enfermés dans le doute.
Aujourd’hui, le Seigneur te dit personnellement : ne doute plus de ma présence, même si tu ne me vois pas ; ne doute plus de ma puissance, même si la situation semble bloquée ; ne doute plus de mon amour, même si tu traverses l’épreuve ; ne doute plus de mes promesses, car je suis fidèle.
Peut-être que quelqu’un ici est dans une « fosse aux lions » : une situation difficile, une injustice, une peur profonde. Peut-être que quelqu’un traverse une épreuve qui ébranle sa foi. Peut-être que quelqu’un ressemble à Thomas, ayant besoin de preuves pour croire. Le Seigneur ne te rejette pas, mais il t’appelle aujourd’hui à faire un pas : sortir du doute et entrer dans la foi. Car la foi ouvre ce que le doute ferme. La foi voit ce que le doute ignore. La foi reçoit ce que le doute empêche.
Alors, fais ce choix aujourd’hui : croire malgré tout. Croire même sans voir. Croire parce que Dieu est fidèle.
Que ton cœur puisse répondre comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Amen.

Journée dominicale bénie dans la présence divine.

Crois et tu verras la manifestation divine dans ta vie. Car Dieu est fidèle.

Olatutu FAYOMI LEOTO , pasteure

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