20/08/2026
Personne ne dit que prononcer « Lā ilāha illa Allāh », évoquer Allah ou parler du Prophète ﷺ est mauvais. Au contraire, ce sont des œuvres immenses.
Mais ce n’est justement pas la question.
La question est : avons-nous une preuve permettant de consacrer une nuit particulière chaque année à la naissance du Prophète ﷺ et d’en faire une célébration religieuse ?
Le Prophète ﷺ aimait-il le Tawhid ? Évidemment. Ses Compagnons aussi. Ils évoquaient Allah et aimaient le Messager d’Allah ﷺ bien plus que nous. Pourtant, ni le Prophète ﷺ, ni ses Compagnons, ni leurs successeurs n’ont célébré sa naissance de cette manière.
Et c’est précisément là que se trouve le problème : une œuvre peut être bonne en elle-même, mais devenir une innovation lorsqu’on lui attribue volontairement un moment, une forme ou une célébration religieuse qu’Allah et Son Messager ﷺ n’ont pas légiférés.
Le Prophète ﷺ a dit :
« Quiconque introduit dans notre religion ce qui n’en fait pas partie, cela sera rejeté. »
Rapporté par Al-Bukhārī et Muslim.
Donc nous n’interdisons absolument pas le Tawhid ni le dhikr, qu’Allah nous en préserve. Nous disons simplement : adorons Allah comme le Prophète ﷺ nous l’a enseigné.
Et si nous voulons montrer notre amour pour le Prophète ﷺ, faisons-le toute l’année : suivons sa Sunna, apprenons sa vie, multiplions les prières sur lui ﷺ et mettons ses enseignements en pratique.
Ce n’est donc pas une question de savoir si « Lā ilāha illa Allāh » est une bonne parole, elle est la plus immense des paroles. La question est de savoir si cette célébration religieuse particulière a été légiférée.
Et sur cela, il faut une preuve.