08/05/2026
🔥 ENSEIGNEMENT PROPHÉTIQUE 🔥
Orateur : Docteur B. Silas Gbavou
THÈME : VIN NOUVEAU DANS DES OUTRES NEUVES
Matthieu 9:17 - On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.
Dans le processus de représentation et de manifestation des réalités d'en haut sur la terre, un principe spirituel fondamental nous est révélé dans Matthieu 6:10 : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
Ce verset établit l'existence de deux dimensions distinctes : la dimension céleste et la dimension terrestre. Par la connaissance, nous comprenons qu'il existe deux types de structures par lesquelles ces deux dimensions se connectent afin que la volonté de Dieu se manifeste ici-bas :
1. La structure céleste (le contenu, le dessein, la dispensation).
2. La structure terrestre (le contenant, le réceptacle, le vase).
Ce que nous appelons « dispensations » sur terre n'est rien d'autre que la combinaison harmonieuse entre les structures célestes et terrestres.
C'est précisément lorsque la structure céleste interfère avec la structure terrestre que les réalités d'en haut deviennent une réalité tangible. Sans cette interférence, la volonté de Dieu reste une intention lointaine au lieu de devenir une expérience concrète. Parler de « structures », c'est faire allusion au mécanisme spirituel par lequel Dieu opère pour manifester ses desseins.
Le fondement de ce mécanisme se trouve dans Hébreux 10:5 : « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps. »
Hébreux 10:7 - Alors j'ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté.
Ce verset énonce une vérité cruciale : pour chaque volonté de Dieu établie au ciel, Dieu doit former un corps, un prototype de structure spécialisé, pour accueillir cette volonté.
· Le Vin Nouveau : Toute volonté venant du ciel est un esprit nouveau, un flux nouveau, une dispensation que nous appelons prophétiquement le « vin nouveau ».
· L'Outre Neuve : Ce vin doit s'établir dans un corps nouveau, une structure humaine terrestre prédisposée à le recevoir.
Dans le fonctionnement du monde spirituel (et ce principe est si universel qu'il est même respecté dans le royaume des ténèbres), toute réalité provenant du royaume spirituel doit être précédée par la formation d'une forme ou d'un mécanisme terrestre.
Il existe une distinction majeure entre la création et la formation :
1. La Création : Les volontés nouvelles et les dispensations sont des créations des esprits ; elles proviennent directement du monde spirituel.
2. La Formation : Les corps, les formes ou les plateformes terrestres ne sont pas des créations ex nihilo, mais des formations.
Une « formation » est un domaine de définition spécifiquement destiné à accueillir une « création ». En d'autres termes, la structure terrestre (l'outre) est le cadre nécessaire qui donne une forme et une existence légale à la réalité céleste (le vin) sur la terre.
Tout ce qui vient du ciel a été créé dans l'esprit, mais pour que cela paraisse et demeure sur la terre, il faut une structure capable de lui servir de demeure. L'enjeu n'est donc pas seulement la descente du vin, mais la préparation rigoureuse de l'outre, car c'est la structure qui détermine la mesure de la manifestation divine.
L'organisation de l'être humain illustre ce principe. L'esprit de l'homme est la structure céleste, et le corps est la structure terrestre. Bien que l'esprit ait été créé à l'image de Dieu, il n'avait pas de forme physique pour résider sur terre. C'est pourquoi Dieu a formé un corps de poussière pour y introduire cet esprit.
DIEU CRÉÉ SOUVENT LES STRUCTURES CÉLESTES AVANT LES FORMES TERRESTRES SANS LESQUELLES CES RÉALITÉS CÉLESTES NE POURRONT SE MANIFESTER SUR TERRE. LES STRUCTURES TERRESTRES DOIVENT D'ABORD EXISTÉ AVANT TOUTE MANIFESTATION DES CHOSES CÉLESTES CRÉÉ.
Le « vin nouveau » est une création nouvelle de Dieu, mais l'« outre » (le contenant) est formée par Dieu. Le vin nouveau ne peut pas jaillir sur terre sans une outre.
L'Exemple du Tabernacle
Le Tabernacle est présenté comme une double structure : à la fois céleste et terrestre. C'est ici que s'applique à nouveau le principe du vin et de l'outre.
· Le Vin : Le Modèle Céleste
Le « vin » correspond au modèle que Moïse a vu sur la montagne. Ce Tabernacle existait déjà spirituellement dans les cieux. C'est la réalité invisible, le plan divin pur.
· L'Outre : La Structure Terrestre
Le Tabernacle terrestre, celui que Dieu a instruit Betsaleel (sous la direction de Moïse) de fabriquer, représente la « forme », le « contenant » ou l'« outre ». C'est la structure physique construite par des mains d'hommes sur la terre.
C'est seulement lorsque cette forme terrestre est achevée et conforme au modèle que la gloire du Tabernacle céleste se manifeste. Cette manifestation se traduit par la nuée qui vient remplir le Tabernacle terrestre.
Moïse reçoit la vision (le spirituel), mais Betsaleel reçoit l'habileté pour la construction (le matériel). Cela montre que la manifestation nécessite une collaboration entre la révélation spirituelle et le travail technique ou physique.
L'outre (le Tabernacle terrestre) doit être la forme adaptée au modèle céleste. Si la structure terrestre n'est pas adaptée ou n'est pas neuve, le « vin » (la gloire de Dieu) ne peut pas s'y établir. Dieu forme tout corps nouveau pour toute nouvelle dispensation selon le principe de correspondance.
L'huile de la v***e
Un autre exemple frappant se trouve dans 2 Rois 4:1-7 avec l'huile de la v***e.
· Le prophète Élisée dit : « Emprunte des vases... »
· Le texte précise : « Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils : Présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit : Il n'y en a plus. Et l'huile s'arrêta. »
L'interprétation prophétique : L'huile (le vin, l'Esprit) est illimitée dans sa source céleste, mais elle est limitée sur terre par l'indisponibilité de la structure terrestre. Dès que la capacité d'accueil (le vase, l'outre) s'arrête, l'écoulement de la dispensation s'arrête.
Ce qui vient d'en haut ne peut pas exister sur terre sans un support qui lui donne une forme.
Prophétiquement, le vin nouveau est la structure céleste qui descend, et les outres sont la structure terrestre qui reçoit ce qui vient d'en haut. Les réalités célestes ne pourront s'interférer sur terre tant qu'il n'existe pas de structure adaptée sur terre capable de les accueillir. Tout ce qui vient d'en haut sans structure se perd et disparaît, puisqu'il n'a pas où se poser.
Matthieu 8:20 (ou Luc 9:58) : « Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête. »
Dans Matthieu 8:20, il est écrit : « Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. »
La Nature des Renards (les structures spirituelles de domination sans Christ)
Les « renards » ne sont pas ici de simples animaux ; ils symbolisent prophétiquement les systèmes politiques et mondains inculqués par des esprits du monde des ténèbres.
Luc 13:31-32 - Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire : Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te tuer. Il leur répondit : Allez, et dites à ce renard : Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour j'aurai fini.
Ici, Jésus, en traitant Hérode de renard, était en train de faire allusion à un système de domination corrompu sans les lois du royaume de Dieu. Il indexe sa ruse spirituelle, politique et destructrice. Dans le règne de l'esprit, les rois selon le cœur de Dieu sont des lions avec des cœurs d'agneau, et les rois selon le cœur du monde sont des renards avec le cœur des loups. Hérode était le type de tout fonctionnement humain sans le cœur de Christ, sans les lois du royaume de Dieu.
Les renards sont des idéologies de gestion non conformes à la vision apostolique et prophétique du royaume de Dieu. Ces actions remplacent la direction du Saint-Esprit par des stratégies humaines charnelles. Ce sont des doctrines hérétiques qui cherchent à corrompre les mentalités en les détournant des mouvements de Dieu pour instaurer un système charnel dépourvu de Dieu. Ils cherchent à s'introduire dans la vie des enfants de Dieu afin de faire d'eux des tanières.
Les Tanières :
La « tanière » est le réceptacle. Ce sont des formes, des structures ou encore ce que l'Écriture appelle des « vieilles outres ». Ces systèmes terrestres appelés tanières ont réussi à accueillir sur terre les renards, des structures (politiques, sociales, philosophiques) provenant du monde spirituel des ténèbres. Ils sont une forme adaptée pour les renards.
Les Oiseaux : Les Principautés Atmosphériques
Les « oiseaux » représentent les esprits et les mentalités des airs. Ce sont les principautés qui gouvernent l'atmosphère spirituelle d'une nation ou d'une époque, ou d'une église. Ils introduisent des cultures, des valeurs et des modes de pensée dictés par le « prince de la puissance de l'air ».
Les Nids : Les Structures terrestres de réception de ces oiseaux
Le « nid » symbolise ici les structures humaines, les mentalités collectives et parfois même les structures ecclésiastiques qui se sont laissées configurer pour offrir un repos à ces esprits méchants dans les lieux atmosphériques. Le nid est une plateforme disposée pour accueillir l'influence des esprits oiseaux. Quand une église ou un individu adopte les codes des mauvaises pensées de ce siècle présent, il devient un « nid » pour les esprits des airs.
Le Fils de l'Homme : Le Vin Nouveau en quête d'Outres Neuves
Le Fils de l'Homme représente les dispensations d'en haut, le « Vin Nouveau ». Il est le prototype de la vie divine qui cherche à s'injecter dans l'humanité.
Pourquoi est-il dit qu'Il ne peut reposer sa tête ?
· La Tête symbolise la dimension céleste, l'intelligence de Dieu, le gouvernement de l'Esprit.
· Reposer la tête signifie : trouver une structure capable d'accueillir le vin nouveau (le Fils de l'Homme).
Si le Christ ne trouve pas de repos, c'est parce qu'Il ne rencontre que des outres défigurées, rigides et démodées. Il ne rencontre que des tanières et des nids. Or, dans le monde spirituel, pour toute structure céleste, il existe une structure terrestre précisément adaptée ; alors que les tanières ne sont adaptées qu'aux renards, et que les oiseaux sont prédisposés pour les nids. Ainsi, si le Fils de l'Homme ne trouve pas où reposer sa tête, c'est parce que les tanières ni les nids ne sont pas des structures qui lui sont adaptées. Ce sont des vieilles outres marquées par la rigidité, la défiguration, l'incompatibilité.
· La Rigidité : Des traditions religieuses qui refusent le mouvement de l'Esprit.
· La Défiguration : Des structures qui ont perdu l'image originale de Dieu parce qu'elles ont porté en leurs seins des structures spirituelles mortes et déconnectées de la réalité prophétique de l'heure.
· L'Incompatibilité : Le Vin Nouveau (la gloire de Dieu) ne peut pas être versé dans des systèmes (tanières ou nids) conçus pour les renards ou les oiseaux.
Ce ne sont que des outres neuves qui peuvent porter le vin nouveau (le Fils de l'Homme qui veut reposer sa tête).
Le défi de notre génération n'est pas que Dieu ne veuille pas descendre, mais c'est qu'Il ne trouve pas de réceptacle (outre) à la mesure de sa tête (Sa pensée). Il ne trouve que des outres vieilles (des tanières et des nids), et non des outres neuves.
Tant que nos églises et nos vies resteront des « tanières » pour les idéologies humaines ou des « nids » pour les modes du siècle présent, la gloire de Dieu restera en suspension, sans un lieu pour « poser sa tête ».
Nous devons briser les vieilles outres, sortir des structures rigides et devenir des réceptacles neufs, configurés par le ciel, pour que le Fils de l'Homme (le vin nouveau, les nouveaux mouvements de Dieu) trouve enfin sur terre un lieu où il peut s'établir souverainement et glorieusement.
Matthieu 9:17 - On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.
En grec, le vin signifie le oinos et le mot nouveau dans ce contexte signifie neos.
· Oinos Neos (Vin Nouveau) : En grec, neos désigne ce qui est nouveau dans le temps (récent), ce qui correspond à la saison actuelle. C'est le vin qui vient d'être pressé. Il représente spirituellement la révélation fraîche, le mouvement actuel de l'Esprit. C'est le vin fermenté, la dispensation du temps nouveau.
En grec, le mot vieux dans ce contexte ou ancien signifie palaios.
· Le Vin Ancien ou vieux vin est le oinos palaios : Il représente la révélation passée. Bien qu'il soit « bon » (comme le dit Luc 5:39), il a terminé son processus d'expansion. Il est stable, mais il ne peut plus engendrer de mouvement.
En grec, l'outre signifie askos :
· Vieille Outre signifie askos palaios : Le mot palaios renvoie à ce qui est usé, devenu sec et rigide par le temps. Spirituellement, c'est une mentalité figée ou une structure religieuse, une ancienne organisation autour d'une ancienne expérience.
· Askos Kainos (Outre Neuve) : Ici, le grec utilise kainos et non neos, pour prouver que le terme « neuve » ne signifie pas outre de la nouvelle saison récente, mais une outre en bon état, nouvelle en qualité ou en nature, une organisation mise en bonne forme selon la nouvelle mise à jour qu'est le vin nouveau (le oinos neos). Une outre neuve (askos kainos) est une peau qui a conservé son huile, sa souplesse et son élasticité.
Pour qu'une outre reste souple à l'époque, on faisait deux choses :
· On la trempait dans l'eau : C'est le bain de la Parole. Tous ceux qui ne sont pas connectés à la parole prophétique deviennent secs et déconnectés du mouvement de Dieu. Ainsi, toute structure qui n'est pas née du cœur prophétique de Dieu devient une religion sèche sans vie et ne peut conserver durablement le vin nouveau.
· On l'oignait d'huile : C'est l'onction. Sans l'onction, l'outre devient inactive, improductive, incompétente, et ne peut être digne de manifester la volonté de Dieu qui est cachée dans le vin nouveau. C'est l'huile qui permet l'élasticité de l'outre tout en permettant au vin nouveau de s'étendre.
Un homme de Dieu, ou enfant de Dieu, qui n'a plus d'eau (Parole) ni d'huile (puissance de l'Esprit) devient une vieille outre qui finit par combattre le vin nouveau.
Une outre n'est pas un simple récipient ; c'est un réservoir fabriqué à partir de la peau d'un animal – qu'il s'agisse d'une chèvre, d'un bouc ou d'un mouton. Spirituellement, l'outre représente le modèle structurel terrestre subdivisé en deux dimensions : les structures organisationnelles terrestres et les structures humaines terrestres. L'outre est le réceptacle dans lequel le « liquide du ciel », le Vin de l'Esprit, vient pénétrer sur terre dans les deux dimensions.
Il est crucial de comprendre qu'en réalité, on ne peut pas avoir d'outre sans la mort d'un animal. L'outre est, par définition, la peau d'un animal mort. Elle sert de réceptacle au Vin Nouveau, qui symbolise :
· La nouvelle volonté de Dieu pour une saison donnée.
· La méthode nouvelle de Dieu.
· La dispensation prophétique actuelle.
La pensée prophétique nous enseigne qu'à chaque fois qu'une nouvelle œuvre doit naître dans le mouvement de Dieu, il faut nécessairement la phase de la mort, l'extinction et l'expiration d'une ancienne organisation structurelle ayant eu des limites, ou d'une ancienne structure humaine incapable de porter le vin nouveau.
A la croix, Jésus-Christ représente le prototype de ce Vin symbolisé par son sang versé, ainsi que l'outre neuve qui est son corps, symbolisant la peau de l'animal sacrifié (L'outre nouvelle), c'est-à-dire le pain. Cette image interprète prophétiquement, le repas du Seigneur. Christ est les prémices de ce modèle, du Vin nouveau dans des outres neuves. La mort de Jésus-Christ, est donc une phase transitoire pour la prédisposition de son corps comme étant l'outre neuve, et de son sang comme étant le vin nouveau, c'est pourquoi il n'y a pas d'outres neuves sans la mort.
La mort de l'animal représente prophétiquement :
1. La mort à soi-même : Le renoncement total à l'ego du cœur, et le renoncement aux pensées limitatives.
2. La mort de la chair : L'extinction des désirs charnels.
3. La mort aux anciennes méthodes organisationnelles personnelles ou corporatives : Le détachement des habitudes, des doctrines, des forteresses systémiques qui limitaient autrefois le mouvement de l'Esprit.
Nul ne peut devenir une « outre neuve » sans passer par ce processus de mort. Doctrinalement, il ne s'agit pas de la mort spirituelle, mais d'une mort vis-à-vis de la chair, des plaisirs et des systèmes humains.
Qu'est-ce qu'une vieille outre ?
C'est la peau d'une structure terrestre qui a vieilli avec le temps. Sa caractéristique principale est la rigidité. À cause de cette rigidité, elle ne peut plus s'élargir, elle ne peut plus s'étendre.
Le Vin nouveau, étant une structure céleste, arrive avec un principe actif : le ferment. La fermentation produit une pression, une expansion. Le ferment représente la révélation (le rhema) dans le Vin nouveau.
Le ferment du Vin Nouveau ne peut pas pénétrer une outre vieille, sèche et dure, ce qui veut dire que les outres vieilles seront en opposition à la nouvelle révélation de Dieu pour la saison. Si vous mettez le mouvement de l'Esprit dans une structure rigide, l'outre éclate.
Les outres neuves sont élastiques, mais en vieillissant, elles deviennent rigides, sèches et fragiles. Dieu exige une nouvelle mort, car l'ancienne outre, bien qu'elle fût neuve autrefois, a perdu son élasticité. Elle est devenue un obstacle au mouvement de Dieu.
Derrière chaque Vin Nouveau se cache une structure terrestre (une outre). À chaque mort correspond une outre neuve, une peau élastique, et une structure céleste (le vin nouveau).
Dieu est celui qui « tue » l'animal. C'est Lui qui doit tuer notre ego, notre caractère et notre désir d'imposer notre propre volonté à la Sienne.
La mort à soi-même, à la chair et aux anciennes méthodes doit être un désir volontaire. Dieu ne peut « tuer » (pour transformer) que celui qui accepte de se soumettre et de mourir.
Si l'animal refuse de se soumettre, s'il lutte contre celui qui veut le sacrifier, il empêche la formation de l'outre, même si le vin nouveau est déjà disponible. Nous devons chercher la soumission pour permettre à Dieu de produire en nous cette peau neuve.
Parlant des structures humaines terrestres, l'outre dont nous parlons n'est pas notre corps physique, mais notre corps spirituel, l'homme intérieur.
Le Vin Nouveau vient dans une outre renouvelée par la repentance et le renouvellement de l'intelligence (metanoia en grec), une transformation radicale.
1. La Repentance : C'est la prise de conscience de la limitation dans laquelle nous étions. Le changement de comportement. Ce n'est pas le vin qui est mauvais, c'est l'outre qui a vieilli.
2. L'Élasticité : Une outre repentie est une outre qui a retrouvé sa capacité de s'élargir. Elle ne cherche plus à « domestiquer » ou à emprisonner le mouvement de Dieu, mais elle s'étend pour l'accompagner.
Dieu ne veut pas que son vin soit stocké dans des structures mortelles et rigides qui finissent par s'opposer à Lui. Il veut qu'à chaque saison, il y ait des outres neuves.
Le défi de cette heure n'est pas seulement de demander le Vin (la révélation, la puissance), mais d'accepter le sacrifice de l'animal (notre ancienne nature, nos anciennes doctrines, nos religions et nos lois humaines) pour devenir une structure élastique (plongée dans la parole prophétique, dans l'huile de l'Esprit, renouvelée par la repentance) capable de porter la révélation prophétique de l'heure sans éclater.
Le Fils de l'homme cherche où « reposer sa tête » (le Vin nouveau cherche des outres neuves). Mais Il ne trouve que des « tanières » (politique, ruse) ou des « nids » (mentalités du monde, mauvaises mentalités de l'air). Il cherche des hommes-outres, assez souples pour supporter sa pensée souveraine sans éclater.
Le Fils de l'homme cherche où « reposer sa tête » (le Vin nouveau cherche des outres neuves). Mais Il ne trouve que des « tanières » (politique du monde, ruse) ou des « nids » (mentalités du monde, mauvaises mentalités de l'air). Il cherche des hommes-outres, assez souples pour supporter Sa pensée souveraine sans éclater.
Pour que le Vin Nouveau, cette volonté divine fraîche et cette dispensation prophétique de la saison actuelle, puisse s'établir, il lui faut une outre capable de supporter la pression de sa fermentation ; car là où les vieilles structures, devenues rigides et sèches par l'habitude, éclatent et gaspillent la révélation. L'outre neuve, par la repentance, le changement de pensée et la metanoia (le renouvellement de l'intelligence), possède l'élasticité nécessaire pour s'étendre et être la forme du nouveau mouvement de Dieu (le vin nouveau).
Docteur B. Silas Gbavou
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