21/05/2026
𝐌𝐨𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐮𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞
Il est des veilles qui ne ressemblent à aucune autre.
Des heures silencieuses où l’histoire, suspendue entre mémoire et promesse, s’apprête à ouvrir une page nouvelle.
Et en cette veille solennelle, alors que s’élève l’aurore d’un destin présidentiel, c’est avec gravité, émotion et reconnaissance que je rends hommage à un homme dont le parcours force le respect, dont l’engagement inspire, et dont l’élévation appelle l’admiration.
𝐃𝐢𝐱 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭, 𝐣’𝐚𝐢 𝐞𝐮 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞̀𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨̂𝐭𝐞́𝐬.
Dix années au cours desquelles j’ai vu se révéler, au fil des responsabilités, la trempe d’un homme de rigueur et de conviction, d’un patron exemplaire, d’un guide sûr, d’un mentor généreux.
Dans le tumulte des réformes, dans la densité des dossiers, dans l’âpreté des combats menés pour la modernisation de l’État et l’amélioration du climat des affaires, il fut de ceux qui ne cèdent ni au vacarme des résistances, ni à la fatigue des longues traversées.
Il demeurait debout, ferme dans le cap, constant dans l’effort, habité par une certaine idée du service public : celle qui refuse l’improvisation, honore l’excellence et place l’intérêt général au-dessus de toute autre considération.
À ses côtés, j’ai appris que la grandeur d’un responsable ne se mesure pas seulement à l’autorité qu’il exerce, mais à l’espérance qu’il éveille, à la confiance qu’il inspire, à l’exemple qu’il laisse.
J’ai vu un homme pour qui diriger, c’est d’abord servir ; pour qui décider, c’est assumer ; pour qui conduire les autres, c’est savoir d’abord se conduire soi-même avec exigence, retenue et dignité.
Mais les grandes trajectoires ne naissent jamais tout à fait seules.
Elles s’inscrivent souvent dans une filiation d’idées, dans une école de rigueur, dans l’héritage vivant d’une vision transmise avec force et constance.
𝐄𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐧 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐥 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐞 𝐞𝐦𝐩𝐫𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 Patrice Talon, 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐁𝐞́𝐧𝐢𝐧 𝐝𝐞𝐦𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 ?
Architecte majeur du Bénin nouveau qui se construit sous nos yeux, homme de volonté, de réforme et d’action, il aura su, par son exigence et sa détermination, faire émerger une génération de serviteurs de l’État nourris à l’école de l’efficacité, du courage et du résultat.
À son contact, dans la proximité du travail, dans la rigueur du devoir quotidien, celui à qui nous rendons hommage a puisé une part de cette discipline de l’action, de cette culture de l’excellence et de cette fidélité à l’ambition de transformer durablement le Bénin.
Il y a, dans cette continuité, quelque chose de noble : la transmission d’une vision, le passage d’un flambeau, la permanence d’une volonté au service de la Nation.
Ce matin, à l’orée de ce nouveau chapitre, ma parole se fait simple malgré l’ampleur de l’émotion :
Merci.
Merci pour la confiance accordée.
Merci pour les leçons silencieuses autant que pour les paroles décisives.
Merci pour l’exigence qui élève les hommes au lieu de les abaisser.
Merci pour la patience dans l’accompagnement, pour la fermeté dans l’épreuve, pour la constance dans l’engagement.
Merci pour cette foi profonde en notre pays, en ses ressources, en son avenir, en sa capacité à se tenir debout parmi les nations qui comptent.
Dimanche, en accédant à la magistrature suprême, vous ne recevrez pas seulement les attributs d’une haute fonction ; vous hériterez d’une espérance collective, d’une confiance nationale, d’un rendez-vous avec l’histoire.
Et si cette charge est immense, elle vous trouve déjà préparé par l’expérience, affermi par le travail, mûri par l’épreuve et porté par une vision.
𝐂𝐚𝐫 𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐫𝐞́𝐯𝐞̀𝐥𝐞, 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐟𝐚𝐜̧𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥’𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐯𝐞. 𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐞̂𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐮𝐱-𝐥𝐚̀.
Puisse votre voix demeurer celle de la mesure et de la vérité.
Puisse votre autorité rester au service de la justice et du progrès.
Puisse votre intelligence des enjeux, votre sens de l’État et votre attachement au bien commun continuer de guider vos pas dans l’exercice de la plus haute responsabilité.
Et puisse Dieu, dans sa sagesse infinie, vous accorder la lumière dans les décisions, la force dans les tempêtes, l’humilité dans la grandeur, et la paix intérieure dans l’accomplissement de votre mission.
Que le Bénin poursuive, sous votre conduite, sa marche vers plus de dignité, plus de prospérité, plus d’unité et plus de rayonnement.
Que se consolide, dans la continuité de l’œuvre engagée, cette promesse d’un pays mieux gouverné, mieux organisé, plus ambitieux et plus juste.
Et que demeure vivant, au cœur de l’action publique, cet idéal supérieur qui fait des grands serviteurs non des hommes de circonstance, mais des hommes de destin.
À vous, homme de devoir, homme de fidélité, homme de vision, j’adresse mon hommage le plus élevé avec le respect que recommande votre parcours, avec l’admiration qu’inspire votre engagement, avec la gratitude profonde de celui qui a vu, de près, la noblesse du travail accompli et la force du dessein porté.
Car les institutions consacrent les fonctions, mais seules les œuvres consacrent les hommes.
Et les hommes véritablement grands sont ceux qui, après avoir servi avec loyauté, s’élèvent sans jamais se départir de leur sens de l’État, de leur discipline intérieure et de leur amour du pays.
𝐃𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞, 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞𝐫𝐚 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭.
𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀, 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝.