LES FORCES ET LES LIMITES DU SYSTEME EDUCATIF DU BURKINA FASO
INTRODUCTION
« Rien d’humain ne se fait, rien d’humain ne s’est jamais fait sans éducation » disait Weil (1971). En d’autres termes, l’éducation demeure l’une des préoccupations incontournables de l’espèce humaine. Ainsi, dans de nombreux pays à l’instar du Burkina Faso, l’éducation constitue une priorité nationale. C’est pourquoi, le Burkina Faso a mis en place une politique éducative afin d’assurer une éducation performante de ses fils. Cependant, le système éducatif burkinabè n’est pas à l’abri des insuffisances. Dès lors, quelle analyse pouvons-nous faire du système éducatif burkinabè ? De ce fait, quelles peuvent être les forces du système éducatif burkinabè ? Qu’est ce qui peut constituer un obstacle au fonctionnement du système éducatif ? Quelles sont les suggestions qui pourraient aider au renforcement du système ? Avant de répondre à toutes ces questions, il serait nécessaire de faire une brève présentation du système éducatif du Burkina Faso.
I. PRESENTATION DU SYSTEME EDUCATIF
Le système éducatif burkinabè a amorcé une grande mutation à partir de l’année 2007 avec l’adoption de la loi d’orientation de l’éducation (loi N° 013-2007/AN du 30 juillet 2007) et la mise en œuvre de la réforme du système éducatif de 2007.
1. Approche définitionnelle du système éducatif
« Le système éducatif » est un dispositif regroupant les moyens matériels, techniques et humains mis en interaction pour assurer l’éducation au Burkina Faso.
« L’éducation » est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour développer de façon harmonieuse chez l’individu un certain nombre d’aptitudes, d’attitudes, de compétences nécessaires pour son épanouissement et son insertion sociale. Elle est l’acte par lequel les sociétés assurent leur survie en transmettant à leur progéniture les valeurs qui fondent leur vie et déterminent leur identité. Elle est aussi l’acte de pérennisation des idéaux et des projections des aspirations du peuple.
2. Structuration du système éducatif burkinabè
Au sens de la loi d’orientation de l’éducation, le système éducatif burkinabè est organisé en éducation formelle, éducation non formelle, éducation informelle et éducation spécialisée.
2.1. L’éducation formelle
Elle comprend l’enseignement préscolaire, le primaire, le post-primaire, le secondaire et le supérieur.
2.2. L’éducation non formelle
L’éducation non formelle concerne toutes les activités d’éducation et de formation, structurées et organisées dans un cadre non scolaire. Elle comprend notamment l’alphabétisation, les formations et le développement de l’environnement lettré.
2.3. L’éducation informelle
L’éducation informelle concerne les connaissances que l’individu acquiert dans son environnement, c’est-à-dire de façon fortuite et diffuse. Ces connaissances peuvent s’acquérir à travers des canaux que sont la cellule familiale, les communautés traditionnelles et religieuses, les organisations politiques, les groupes sociaux, les mass média et les autres moyens de communication, les mouvements associatifs ainsi que les scènes de la vie et les spectacles de la rue.
2.4. L’éducation spécialisée
Elle concerne l’ensemble des activités d’éducation et de formation destinées à des personnes atteintes d’un handicap physique, sensoriel ou mental ou ayant des difficultés d’adaptation personnelles et d’intégration sociale, afin de faciliter leur adaptation et leur insertion sociales. Elle est assurée par les structures publiques ou privées reconnues par l’Etat dans les milieux institutionnels ou non institutionnels.
II. LES FORCES DU SYSTEME EDUCATIF BURKINABE
Les facteurs favorables au développement du système éducatif sont d’ordre organisationnel, politique, social et financier.
1. Au plan organisationnel
Trois ministères (MENA, MESSRS, MJFIP) régissent le système éducatif burkinabè. Ils travaillent en collaboration et chaque ministère a son organigramme. Au niveau supérieur, l’Etat est l’organe suprême. Chacun des ministères a des structures déconcentrées au niveau régional, provincial, communal ou départemental ayant chacune des missions qui lui sont propres.
2. Sur le plan politique
Pour un développement durable, le système éducatif burkinabè attend mettre en œuvre des politiques éducatives qui allient apprentissage scolaire et développement durable. En effet, des thèmes sur l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles sont en général contenus dans les programmes scolaires à différents niveaux et dans les modules de formation des formateurs de direction de l’éducation en matière de la population créés par l’arrêté N°94-14/MESSRS/Emp du 21 février 1994.
En outre, la politique éducative au Burkina Faso vise une plus grande qualité des apprentissages et de la formation professionnelle avec un assouplissement des itinéraires de formation dans le but de favoriser une plus forte intégration des sortants du système dans la vie sociale et professionnelle. Aussi, l’éducation est une priorité nationale pour l’Etat. Cela est énuméré dans la loi N°013-2007/AN portant loi d’orientation de l’éducation. De ce fait, l’éducation est un droit voire une obligation pour tous. L’article 06 de la loi N°013 priorise la gratuité de l’enseignement de base public. Les organes de pilotage, le PDDEB par exemple accompagnent l’Etat dans le suivi de l’évolution éducative. Autrefois, la politique éducative de l’Etat visait également la proximité en dotant chaque chef-lieu de Province un CEG, chaque province un Lycée et une université par région. A ce jour, il y a un Lycée par commune.
3. Sur le plan social
Le système éducatif burkinabè prend en compte la dimension de l’intégration sociale des sortants. Cette question d’intégration se traduit par les réalisations et actions suivantes : la diversité culturelle des programmes, l’introduction de l’éducation civique, la politique de développement des établissements mixtes ainsi que les colonies de vacances. Il y a également la laïcité de l’école burkinabè, la création de l’Association des parents et amis d’enfants encéphalopathes (APEE), la création de l’Association burkinabé pour la promotion des aveugles et malvoyants (ABPAM), ainsi que la création du Centre de formation intégrée des sourds et des entendants (CEFISE).
En plus, le système éducatif burkinabé prône l’égalité entre les sexes. En effet, les objectifs de ce système en matière d’égalité entre les garçons et les filles préconise : la prise en compte du faible taux de scolarisation des jeunes filles avec l’institution d’un quota de 50% de garçons et de 50% de filles lors des recrutements au CP1, l’ouverture des filières techniques aux filles ainsi qu’ une plus grande scolarisation et d’un maintien des filles dans le système éducatif . Il y a également la nomination des femmes à des postes, la prise en compte des questions genres dans l’élaboration des manuels scolaires et la formulation de directive orientée vers les questions genres. Quant au plan juridique, le Burkina Faso a ratifié la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979 par le décret n°84-468 /CNR/PRES/REC du 28 novembre 1984.
4. Financement de l’éducation
Pour atteindre l’objectif de sa politique sectorielle éducative, l’Etat burkinabè vote annuellement un budget et développe des stratégies de canalisation et de contrôle de ses dépenses. Par exemple, il y a l’existence d’un CAST (Compte d’Affectation Spéciale du Trésor) pour le financement du programme, le transfert des ressources et leur gestion au niveau décentralisé notamment communale pour le primaire. Il y a aussi l’existence d’un plan d’amélioration des services financiers et la mise en place effective de l’unité de contrôle et de vérification de l’éducation.
III. LES LIMITES DU SYSTEME EDUCATIF
Les obstacles ou défis majeurs au développement du système éducatif se situent à plusieurs niveaux :
1. Au niveau infrastructurel et matériel
Malgré les efforts entrepris pour offrir une grande accessibilité au système éducatif, celui-ci se caractérise par une insuffisance du nombre d’écoles primaires et secondaires. Aussi on constate une faiblesse d’accueil au niveau supérieur et une plus grande disparité entre les zones urbaines et rurales. Ainsi, la carte scolaire ne couvre pas de façon harmonieuse l’ensemble du territoire national, avec notamment une forte concentration des structures éducatives dans les deux grandes villes (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) et dans les grands centres urbains de façon générale. Il faut ajouter l’insuffisance notoire du matériel didactique pour assurer la formation pratique dans les établissements techniques et la précarité de ceux existants. De même, l’absence des salles dans les écoles professionnelles pour assurer une bonne formation des enseignants et des encadreurs pédagogiques est à souligner. Le cas de l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Koudougou (ENS/UK), l’une des structures habilitées à assurer la formation des professeurs et des encadreurs pédagogiques est très illustrant.
Outre ces difficultés évoquées, il faut noter l’insuffisance de logistique telle que les moyens de transport pour l’encadrement du personnel enseignant. Par ailleurs, la quasi inexistence de bibliothèque équipée pour l’apprentissage de l’apprenant et de l’enseignant est à souligner.
2. Au plan politique
Dans ce domaine, le système éducatif est tributaire des orientations internationales. Les reformes éducatives se sont inspirées des pays et institutions impérialistes parfois inadaptés à nos réalités. Aussi, la faible traçabilité des dépenses par l’Etat et les questions liées aux détournements et à la corruption restent fréquentes dans ce domaine. En plus, la planification des programmes et calendriers scolaires est inadaptée aux réalités du pays. Face à certains problèmes inextricables, incapables de trouver des solutions, les autorités s’orientent de plus en plus vers une criminalisation des luttes menées dans le système éducatif. Par ailleurs, le système éducatif burkinabè a fait l’objet d’une multitude de réformes. Mais d’une réforme du système éducatif à une autre, aucune politique éducative n’a su véritablement fait de l’école burkinabè une école qui prépare l’enfant à ses devoirs plutôt que de lui donner tous les droits. Les expérimentations d’innovation se sont succédé sans une politique d’anticipation et d’évaluation d’efficacité.
3. Au niveau socio-économique et financier
Les difficultés rencontrées dans ce domaine sont : la faible couverture de la carte scolaire et le faible taux de scolarisation, la faiblesse des ressources financières allouées au système éducatif (en 2013, seulement 13% du budget national), l’insuffisance des moyens financiers pour assurer la recherche appliquée. Il faut noter également l’absence d’une vision intégrée et prospective du système éducatif dans la perspective du développement économique et social.
Au plan culturel, les réticences aux changements, le mariage précoce des jeunes filles et la faiblesse du taux d’achèvement de la scolarité de la jeune fille sont des exemples illustratifs. Les difficultés financières des parents d’élèves et des mères éducatrices à faire face aux charges scolaires sont également un frein à l’épanouissement du système éducatif.
4. L’inefficacité du système éducatif
Cette inefficacité se traduit par un fort taux d’abandon sans oublier le fort taux de redoublement. Elle est également visible à travers les très faibles taux de succès aux différents examens scolaires. La plupart des pays d’Afrique subsaharienne ont hérité de systèmes éducatifs de la colonisation. Le système est dominé par un enseignement général si bien que les premiers bénéficiaires reçoivent une formation théorique. Le corollaire de ce fait se traduit par une nette supériorité de diplômés que d’emplois. L’inadéquation formation/emploi rend le système éducatif élitiste caractérisé par une faible formation technique et professionnelle. Un tel système constitue un véritable handicap pour l’esprit d’entreprise et d’innovation.
5. Au niveau administratif et pédagogique
A ce niveau, on note les défaillances liées au leadership des chefs d’établissements et des formateurs à intégrer les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), le renforcement des capacités de gestion des structures scolaires sans oublier la valorisation de l’expertise nationale existante. En outre, la pédagogie éducative est paralysée par la faiblesse des compétences de base en NTIC, le déficit du personnel enseignant entraînant la forte mobilité des enseignants. Il faut noter également la faiblesse des résultats scolaires, le peu d’intérêt des professionnels du technique à exercer dans l’enseignement technique public sans ignorer le faible niveau d’encadrement des enseignants ainsi que l’inadéquation des effectifs au regard des normes de construction et d’occupation de l’espace dans les salles d’apprentissage.
IV. QUELQUES SUGGESTIONS
Au regard des forces et des insuffisances du système éducatif burkinabè ci-dessus évoquées, un certain nombre de recommandations méritent d’être prises en considération pour pallier les faiblesses du système éducatif Burkinabè.
En effet, sur le plan infrastructurel, l’Etat devrait s’atteler à construire des infrastructures en rapport avec les effectifs disponibles surtout dans les zones à faibles taux de scolarisation. Aussi, il serait plus sage d’envisager la déconcentration progressive et effective des sites universitaires dans diverses régions du Burkina. L’Etat doit également veiller à l’amélioration et à la diversification des canaux d’accès à l’éducation et à l’information scientifique. A cela il faut ajouter l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme décennal de construction et d’équipement des infrastructures scolaires et universitaires. Pour ce faire, le budget annuel consacré à l’éducation devrait être revu à la hausse.
Au niveau institutionnel, l’Etat burkinabè devrait veiller au suivi et à l’application des textes régissant le fonctionnement de l’enseignement. L’autre aspect est le transfert des compétences depuis les centres décisionnels vers les structures locales.
Au niveau scolaire, des mesures devraient être prises pour une formation de qualité en rapport avec les besoins socio-économiques. Pour y parvenir, il serait souhaitable de passer d’une formation théorique à une formation pratique et professionnelle en dotant les établissements d’accueil de laboratoires et d’équipements adaptés. Il est également opportun de mettre en place un système efficace de suivi des acquis et des compétences des apprenants et de promouvoir le bien être scolaire et universitaire. Le recrutement d’enseignants compétents et en nombre suffisant et l’amélioration des traitements salariaux de ces derniers est l’une des conditions sine qua non pour la réussite du système éducatif.
CONCLUSION
Au terme de l’analyse, il convient de noter que le système éducatif burkinabè est un système colonial présentant ses forces et ses faiblesses. Ainsi, la législation scolaire, l’obligation et la gratuité scolaires constituent de manière considérable les forces du système éducatif. Toutefois certaines faiblesses paralysent le fonctionnement des institutions éducatives. C’est le cas de la dépendance financière et la mauvaise formation des cadres de l’éducation. Au regard de ces handicaps, il est nécessaire de passer d’une formation théorique à une formation pratique et professionnelle en vue de pallier les besoins socio-économiques du pays. Certes, la réussite d’une éducation nationale dépend de la participation de tous les acteurs de la société. Cependant, la grande responsabilité revient à l’Etat qui doit afficher une bonne volonté politique éducative et jouer son rôle régalien.
Groupe XIV, ENS-UK, 2015-2017,
Module: Connaissance du système éducatif
Option: Français/Histoire-Géographie
Abdrahmane Savadogo
Suivez
22/11/2024
21/11/2024
J’ai atteint 300 followers ! Merci à tous pour votre soutien sans faille. Je n’aurais pas pu y arriver sans chacun d’entre vous. 🙏🤗🎉
Nous sommes de cœur avec toi cher collègue depuis les murs de la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité.
Nous,professeurs d'Histoire-géographie et de Français/Histoire-Géographie, demandons tout simplement une bonne formule de réintroduction de l'Education Civique au bénéfice de tous les enfants du Burkina Faso.
Liberté! Liberté !
#
Une fillette de CM2 admise au CEP émeut le public à l'occasion de la clôture de la clôture des activités pédagogiques de son école.
08/10/2023
🚨 Urgent :
Ismaël Koudou l'idole de toute une génération, cet Ailier vif et très rapide celui là même qui a fait aimer le football à bon nombre d'entre nous par sa technicité ses débordement sur le côté et surtout pour le football pragmatique qu'il produisait, peine aujourd'hui a joindre les deux bouts sur les Parc Automobile a Cotonou.
SOS pour cette légende vivante du football Burkinabè que j'ai nommé Ismaël Koudou l'un des meilleurs numéro 7 de l'histoire du football Burkinabè.
La fédération doit venir exceptionnellement en aide à cette légende, de même que toutes ces légendes en difficultés.
26/04/2023
Cet enfant du nom de , originaire de , a quitté la maison sise à Wobrigré (quartier périphérique de Ouagadougou) depuis le 25 avril et n'est toujours pas revenu. Prière à toute personne qui l'aurait retrouvé ou hébergé de bien vouloir contacter les numéros suivants: 76 86 60 18 / 78 22 81 71. Merci d'avance!
18/12/2022
Chaque année, on enregistre dans les établissements scolaires publics ou privés du Burkina en général et du Sanmatenga en particulier, plusieurs cas de grossesses, lesquelles sont une cause principale de la descolarisation. Fort de ce constat, la délégation générale élue des élèves du m'invite à donner une conférence sur le thème : Grossesses en milieu scolaire:causes,conséquences et solutions. L'objectif étant de contribuer à la lutte contre les échecs scolaires pour causes de grossesse.
Date: Lundi, 20 décembre 2022
Heure: 8 heure
Lieu: Lycée de Baskoudré
Dans le cadre de la promotion socio-économique des jeunes et de la lutte contre le chômage au Burkina Faso, l’Association des Bâtisseurs pour le développement de Ziga organise une formation dans les métiers porteurs au profit des jeunes ressortissants de Ziga.
À cet effet, l’Association A.B.Z. lance un appel à candidature pour le recrutement de vingt-cinq (25) jeunes au compte du village de Ziga à former dans un centre de formation professionnelle à Ouagadougou, Ouahigouya ou à Bobo-Dioulasso en vue d’accroitre l’employabilité des jeunes de Ziga.
1. Objectif
L’objectif de ce projet est de recruter 25 jeunes (Fille et garçon) déscolarisés ou sans emploi et les former dans des métiers pour l’obtention d’un Certificat de qualification professionnelle (C.Q.P.)
2. Public cible
Ce projet cible principalement :
- Les élèves déscolarisées ;
- Les personnes exerçant des métiers sans formation ni qualification ;
- Les personnes déplacées internes ;
- Les jeunes sans emplois.
3. Filières concernées par la formation
Les filières concernées par cet appel à candidature pour la formation / recyclage sont :
;
;
;
cycles et motocycles ;
informatique et bureautique.
4. Conditions de candidature
Peuvent faire acte de candidature, les personnes remplissant les conditions suivantes :
▪ Etre motivé(e) à se former à l’un des métiers concernés et à l’exercer dans la vie active ;
▪ Ne pas être élève ou étudiant(e) toujours inscrit(e) pendant l’année scolaire 2022-2023;
▪ Etre disponible pour la période de la formation ;
▪ Etre résident(e) dans la ville où se tiendra la formation (Ouaga, Ouahigouya, ou Bobo-Dioulasso selon la filière) ou y avoir un tuteur ;
▪ Etre engagé(e) à accepter les conditions édictées par l’association ;
▪ N’avoir pas déjà bénéficié d’un accompagnement similaire ;
▪ S’engager à assurer 20% des frais de formation pour les femmes et 30% pour les hommes.
5. Composition du dossier de candidature
Le dossier de candidature est composé de :
- Une demande manuscrite adressée à Monsieur le Président de l’Association des Bâtisseurs pour le développement de Ziga, comportant l’adresse complète (numéro de téléphone) et avec pour objet la mention (formation au métier de «Construction métallique » par exemple) ;
- Une copie non légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè (CNIB) ;
- Une fiche d’engagement individuel (à retirer et compléter sur place au lieu de dépôt pour complément du dossier).
6. Procédure de sélection
Le recrutement se fera par voie de sélection de dossier par un comité mis en place à cet effet. Ce comité de sélection analysera les dossiers reçus sur la base des critères définis. À l’issue de l’approbation des candidatures par le comité, les bénéficiaires retenus en seront informés et les résultats finaux seront publiés dans les canaux de communication de l’Association.
7. Lieu de dépôt des dossiers de candidature
- À OUAHIGOUYA :
Atelier de menuiserie de Hubert SAVADOGO non loin de la gare routière de Ouahigouya
TEL : 76 70 08 63 / 71 34 71 28
- À BOBO-DIOULASSO :
Secrétariat ARZI : Contact : LEGA Moustapha : 76 52 35 56
- À OUAGADOUGOU :
Secrétariat de l’ABZ, Tel : 75 2 78 93/72 78 18 96/78 82 52 25.
- À HOUNDE :
Au bureau de l’Établissement Tinto Noufou, Tel : 76 69 72 30 / 70 69 72 30
8. Période
o Réception des dossiers : du 10 au 15 octobre 2022 de 9H à 16H, délai de rigueur.
NB : Les candidatures féminines et ou des personnes déplacées internes sont vivement encouragées.
Pour le Président et P/D, Le Secrétaire Général
Abdoul Rasmané SAVADOGO
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Emplacement
Contacter l'école
Téléphone
Site Web
Adresse
Ouagadougou