*CHER PARENT AFRICAIN…*
Comme un liquide qui prend la forme du récipient qui le contient
Ce que deviendra ton enfant dépendra du moule qui l’aura façonné
En tant que parent ou futur parent africain ou afro descendant,
Quand tu éduques ton enfant, inculque lui les plus nobles valeurs : le respect, le courage, la foi, la persévérance, l’honnêteté, la fierté, l’humilité…
N’abandonne pas son éducation à des sources extérieures : la télévision, les voisins, les journaux, les films…
Ne l’expose surtout pas à l’addiction du téléphone et des écrans
Epargne-le de la multitude des sources de pollution mentale
Amène-le à développer son esprit critique pour faire de lui un esprit libre
Prépare ton enfant à être un leader et non un suiveur
Ne cède pas à tous ses caprices au prétexte que tu l’aimes et que tu ne veux pas le contrarier
Ce n’est pas un signe d’amour mais de faiblesse, et même de désinvolture
Enseigne-lui très vite la véritable histoire de l’Afrique et de nos ancêtres, avant qu’il ne soit victime de la propagande dominante issue des médias et des systèmes académiques
Apprends-lui à être fier de ce qu’il est et d’où il vient
Brise en lui toute velléité de complexe envers qui que ce soit
Encourage chacun de ses efforts pour qu’il développe très vite la confiance en soi
Protège le au maximum de tous les vices de ce monde, mais ne manque pas de le laisser affronter certaines épreuves de la vie pour lui forger un mental de conquérant
Aimer son enfant, ce n’est pas l’empêcher de faire face aux difficultés, c’est lui donner les armes pour les affronter
Apprend à ton enfant que si les noirs sont plus visibles dans le sport et la musique, ce n’est pas parce que c’est leur domaine naturel de prédilection, mais qu’on les y a confinés parce que ceux qui ont choisi de les discriminer sont parfaitement au courant qu’à conditions égales, notre mélanine fait de nous les meilleurs dans tous les domaines possibles
Parle-lui des savants noirs, de nos héros et héroïnes historiques que le monde essaie obstinément de faire oublier
Enseigne-lui que des Michael Jackson, James Brown, Pelé, Michael Jordan et autres Usain Bolt existent dans la finance, la physique, les mathématiques, la littérature ou l’aéronautique, mais qu’ils sont délibérément occultés
Apprend à ta fille à aimer la texture de ses cheveux et la couleur de sa peau, mais en tant que mère, commence déjà par assumer et à valoriser tes cheveux et ta mélanine
Elève ton enfant dans la connaissance et le respect des cultures africaines originelles
Ne sois pas le point de rupture de nos traditions, ne freine pas les bénédictions de tes ancêtres
Offre-lui des jouets et lectures, fais-lui voir des films et dessins animés dont l’apparence ou les contenus ne l’exposent pas à la fascination organisée du "blanc" et de l’occident
Pour cela, en tant que parent, montre-lui l’exemple
Si dans tes attitudes, même anodines, ton enfant perçoit un quelconque complexe d’infériorité en rapport avec tes origines, alors, ton seul discours est inutile
Une éducation avec des mots qui contredisent les actes est improductive
Prépare ton enfant à être un modèle pour sa communauté, une fierté pour son peuple
Donne-lui dès à présent les clés de sa victoire sur l’adversité et les préjugés
L’éducation d’un enfant, c’est comme le façonnage d’un objet d’art dans de l’argile. Une fois que le temps l’a figé dans sa forme définitive, il est impossible pour le potier de le modifier, au risque de détruire son œuvre.
Eduquer son enfant pour en faire une fierté africaine, c’est déjà un acte militant pour la cause panafricaine
Commence déjà par lui donner un prénom d’origine africaine
C’est l’élément déclencheur, la preuve initiale de ta démarche vers une contribution effective au processus de désaliénation collective des peuples noirs, une précieuse pierre à l’édifice de la restauration de notre dignité
Ce que sera l’Afrique demain dépend de ce que nous faisons de nos enfants aujourd’hui
Bienvenu dans ton nouvel état d’esprit pour une Afrique debout.
Paul ELLA,
Pour l'impératif d'une Renaissance Africaine
Idée Révolutionnaire
Université Norbert zongo
*LES RACISTES…*
Ah les racistes !
Les misérables ancêtres de cette abjecte catégorie de l’humanité
Ont, au fil des siècles, à travers leurs relais serviles, perpétué l’insanité
On les retrouve partout : dans les rues, les médias, la politique, l’art, le sport, l’écriture…
Mais ils proviennent tous des mêmes égouts qui justifient leur parfum de pourriture
Leurs pères fondateurs ont poussé la bêtise de leur diabolique animosité
Au point de théoriser le fallacieux concept de races, et d’en imposer la légalité
Le projet, dès l’origine de cette manipulation, dans un objectif de légitimation,
Etait le pillage et la spoliation de nos ressources, au mépris de nos indignations
Ils se sont réclamés plus humain que l’humanité, ils se sont prétendus race supérieure
Ils se sont accordés un blanc-seing pour torturer, massacrer, humilier et semer la peur
Au nom d’une mission civilisatrice divine, nous ont-ils expliqué, la main sur le cœur
Ils nous ont arrachés à nos familles, à nos terres, à nos sciences et à nos civilisations
Qu’ils se sont réappropriées par la ruse, le plagiat, l’extorsion et la falsification
Mais il ne faut surtout pas ressasser le passé, nous ont-ils suggéré, il faut oublier et avancer
Les voilà soudain donneurs de leçons, moralisateurs et dépositaires des valeurs de la cité
N’attendez rien de ces gens : ni repentance, ni humanisme, ni réparation
Le crime est leur passion, le pillage leur obsession et la manipulation leur religion
Leurs amnésies sélectives ne relèvent pas d’une pathologie, mais d’une malédiction
Le mal est inscrit dans leurs gênes, et le bon sens les fuit comme de la peste
Ils récidiveront. « La bêtise insiste toujours », disait Albert Camus
Et « si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas », conseillait Socrate
Vous n’êtes pas victimes de racisme mais de la forme la plus aigüe de la bêtise humaine
N’essayez pas de les raisonner, c’est insensé. On ne remplit pas d’eau une cruche percée
Descendants des béotiens et des crétois, ils sont le symbole de la vacuité et de la vanité
Mais qui donc sont ces racistes ?
Des êtres délavés habités d’un esprit maléfique qui se sont inventés une réalité dont ils maintiennent l’illusion par la seule force de la barbarie
Des arrivistes victimes d’un désordre mental, t**divement dérivés de l’humanité originelle, qui ruminent leur frustration de se sentir lésés par la nature à tous points de vue
Menteurs, Imposteurs, Prédateurs, Manipulateurs, Voleurs, Meurtriers et Stupides,
Telle est l’identité des racistes, toujours enfermés dans la caverne du mythe de Platon
Ils sont à plaindre et pas à craindre. A ignorer, pas à raisonner. A mépriser, pas à implorer. A contraindre, pas à comprendre
Il arrive qu’on confronte les racistes à l’espèce animale, mais c’est aller trop loin, j’en conviens
Il s’agit là d’un rapprochement déplacé, d’une offense excessive inappropriée
C’est en effet une insulte à la dignité des animaux, ces bêtes innocentes qui n’agissent que par instinct de survie, et qui sont dotées d’un niveau d’intelligence et de bienveillance dont l’espèce raciste ne saurait se prévaloir.
La hiérarchie des espèces est donc implacable : les humains d’abord, les animaux ensuite, et les racistes enfin.
N’accordons pas tant d’importance à cette race inférieure. Elle ne mérite aucune attention de la part des humains. Juste de la compassion.
Paul ELLA.
23/01/2025
Ces mots de Julius Nyerere, premier président de la Tanzanie et figure majeure du panafricanisme, ont été prononcées lors d'un discours en 1997 à Accra, au Ghana. Ce discours marquait le 40e anniversaire de l'indépendance du Ghana, célébrant l'héritage de Kwame Nkrumah et l'importance de l'unité africaine.
Julus Nyerere, en prononçant ces mots, mettait en avant l'idée que l'unité africaine, bien qu'elle ne puisse pas à elle seule résoudre tous les problèmes économiques du continent, est cruciale pour renforcer la dignité des Africains et leur position dans le monde.
Idée révolutionnaire
04/01/2025
Une série de visite sur les sites touristiques de Sikasso
02/12/2024
Idée Révolutionnaire
> Albert Camus.
Idée Révolutionnaire
27/11/2024
. "𝗟'É𝗧𝗥𝗔𝗡𝗚𝗘𝗥” 𝗗'𝗔𝗟𝗕𝗘𝗥𝗧 𝗖𝗔𝗠𝗨𝗦
"L'Étranger", premier roman d'Albert Camus, fut publié en 1942. Cette œuvre, qui se dresse comme un monument de la pensée humaine, s'inscrit dans ce que l’auteur désignera plus t**d sous le nom de « cycle de l’absurde ». Ainsi, à travers ces pages, l’on découvre les fondements d’une philosophie nouvelle, où l'absurde, cette irréductible contradiction entre l’homme et l’univers, s'érige en loi souveraine. Ce cycle, qui s’étend au-delà du simple roman, englobe également l’essai "Le Mythe de Sisyphe", où Camus explore l'inlassable lutte de l’homme face à l’absurde, ainsi que les pièces de théâtre "Caligula” et “Le Malentendu", où le drame de l’existence humaine se joue dans toute sa tragique beauté.
1- 𝗥é𝘀𝘂𝗺é 𝗱𝘂 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻
Cette galette littéraire relate l’histoire de Meursault, un homme solitaire et indifférent, qui vit à Alger. Le roman commence avec l’annonce de la mort de sa mère. Meursault réagit à cet événement avec une étonnante froideur, ne montrant ni tristesse, ni émotion particulière. Après les funérailles, il reprend sa routine quotidienne, entamant une relation amoureuse avec Marie, une collègue de travail, et passant du temps avec des connaissances comme Raymond, un voisin qui le mêle à des querelles.
Un jour, après un conflit avec un Arabe (qui est lié à Raymond), Meursault tue cet homme sur la plage, un acte commis apparemment sans raison claire, sous l'effet du soleil intense. L'acte semble être une conséquence de la chaleur accablante et de l’ambiance oppressante qui l’entoure.
Le roman prend ensuite un tournant avec l'arrestation de Meursault. Lors de son procès, l’accusation se concentre davantage sur son comportement lors des funérailles de sa mère que sur le meurtre lui-même, soulignant son manque d’émotion et sa rupture avec les attentes sociales. Le procès de Meursault devient ainsi un procès moral, dans lequel l’indifférence du personnage à la vie et à la mort est jugée plus sévèrement que son acte de meurtre.
À la fin du roman, Meursault est condamné à la peine de mort par guillotine. En attendant son exécution, dans sa cellule, il prend peu à peu conscience de l’absurdité de la vie et de l’indifférence de l'univers. Il accepte cette vérité, trouvant une forme de paix intérieure en embrassant la réalité d’un monde dépourvu de sens et indifférent aux actions humaines.
Le roman se clôt sur cette réflexion existentielle, où Meursault trouve enfin une sorte de réconciliation avec lui-même, en confrontant l’absence de signification de la vie et la certitude de sa fin imminente.
2. 𝗨𝗻𝗲 œ𝘂𝘃𝗿𝗲 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹'𝗮𝗯𝘀𝘂𝗿𝗱𝗲
À l'épicentre de “L'Étranger” se trouve l’idée camusienne de l’absurde, définie comme l'écart entre les aspirations humaines au sens et l'indifférence du monde. Meursault, narrateur et protagoniste, incarne cet état d’être : il traverse la vie avec un détachement désarmant, révélant une indifférence non seulement envers les conventions sociales mais aussi envers sa propre existence.
Le roman commence par l'énigmatique phrase, « Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Cette déclaration, à la fois neutre et dérangeante, établit immédiatement le ton de l’œuvre et introduit une tension fondamentale entre la logique sociale et la perception individuelle. Meursault ne cherche ni à expliquer ni à justifier ses actions, incarnant ainsi une posture de refus devant l’absurdité. Cependant, cette posture, bien que fidèle à la pensée de Camus, soulève des questions sur la cohérence morale du personnage, notamment dans son acte de meurtre, qui reste ambivalent et énigmatique.
3. 𝗨𝗻 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗰𝗿𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀o𝗰𝗶é𝘁é 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀
Dans sa deuxième partie, le roman bascule du récit existentiel vers une critique sociale et judiciaire. Le procès de Meursault illustre l’absurdité des institutions humaines, où l’accusation se concentre davantage sur son comportement lors des funérailles de sa mère que sur le meurtre lui-même. Camus dénonce ici l'hypocrisie d'une société qui privilégie les apparences morales sur les actes réels.
Cependant, cette critique de la justice est parfois perçue comme schématique. En exagérant l’absurdité des procédures judiciaires, l'auteur risque de simplifier des mécanismes complexes, réduisant la justice à un instrument de condamnation sociale plutôt qu’à un espace de réflexion sur la responsabilité. Ce choix, bien qu’intentionnel, peut limiter la portée réaliste de l’œuvre.
4. 𝗨𝗻𝗲 𝗲𝘀𝘁𝗵é𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝗺𝗮𝗹𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗮𝘂 𝘀𝗲𝗿𝘃i𝗰𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝗻𝘀
Le style narratif de Camus se distingue par sa sobriété et son dépouillement, en accord avec l’éthique de l’absurde. Les phrases courtes et factuelles traduisent la vision directe et sans artifice de Meursault, tandis que les descriptions répétées de la lumière, du soleil et de la chaleur renforcent l'idée d’un environnement hostile, presque oppressif.
Certes, cette approche stylistique s'avère une remarquable cohérence entre le fond et la forme : le style dépouillé reflète l’absence de profondeur émotionnelle du personnage, tout en soulignant la vacuité des conventions sociales. Mais elle n'est pas aux antipodes d'une certaine froideur, voire une sécheresse émotionnelle, qui pourrait limiter l’engagement du lecteur.
5. 𝗨𝗻 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻 𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗲𝗹 𝗼𝘂 𝘂𝗻 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗰𝗼𝗹𝗼𝗻𝗶𝗮𝗹 ?
Si “L'Étranger” est souvent salué pour son universalité, il n’échappe pas à des critiques liées à son contexte colonial. L’absence de nom et de voix du personnage de l’Arabe tué par Meursault laisse entrevoir une marginalisation des figures indigènes dans l’œuvre. Cette omission, interprétée comme un reflet de l’indifférence du protagoniste, peut également être perçue comme une manifestation inconsciente du regard colonial, où l'autre est réduit à une abstraction. Par ailleurs, l'Arabe, en tant que figure silencieuse, peut être lu comme un symbole de l’altérité face à laquelle Meursault agit sans raison apparente, renforçant ainsi le sentiment d’absurde.
6. 𝗟'𝗮𝗯𝘀𝘂𝗿𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹𝗶𝗯é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲
L’aboutissement philosophique du roman réside dans l’acceptation par Meursault de l’absurde, qu’il accueille comme une vérité libératrice. Cette conclusion, où il contemple l’indifférence de l’univers avec sérénité, illustre l’idéal camusien d’une vie affranchie des illusions de sens. Toutefois, cette vision peut être critiquée pour son caractère individualiste, qui néglige les dimensions sociales et collectives de l’existence humaine.
En embrassant l’absurde, Meursault rejette toute responsabilité envers autrui, ce qui soulève des questions éthiques fondamentales. Peut-on réellement vivre en ignorant les liens sociaux et les implications morales de ses actions ? Cette tension entre l’idéal philosophique et la réalité humaine constitue l’un des paradoxes les plus fascinants de L'Étranger.
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