Père Conrad Aurélien SJ

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06/10/2024

La préoccupation de Jésus ce dimanche c’est de protéger le lien conjugal et les femmes souvent à la merci du bon vouloir des hommes. Dans l’AT c’est Moise qui va introduire la clause (Dt 24,1-4) donnant la permission à l’homme de répudier sa femme. Le nombre de divorces même, parmi les chrétiens, est en constante augmentation. Beaucoup de gens qui ne devaient jamais être ensemble se retrouvent souvent condamnés à vivre sous le même toit et parfois à partager le même lit. Les circonstances de la vie transforment les conjoints qui ne se reconnaissent plus après de nombreuses années. Les influences extérieures, la pression des familles, les fausses idéologies sur le mariage, la sexualité, le refus de pardonner, l'infidélité détruisent les couples aujourd’hui.
On ne peut se séparer aussi facilement, laissant souvent à la traine les enfants et les époux éseules. Travaillons à sauver et protéger l’union conjugale car sur la famille repose l’avenir de l’Eglise et de la société. Les couples ont besoin d’être mieux préparés et bien accompagnés.

Photos from Père Conrad Aurélien SJ's post 25/04/2024

Soutenance de Mémoire de l'abbé Victor Afila cet après-midi à l'ITCJ.

23/09/2023

RENTRE ACADÉMIQUE DU COPAC

SANTE =
SANTE PHYSIQUE+SANTE PHYSIQUE

23/09/2023
Photos from Père Conrad Aurélien SJ's post 21/12/2015

LA JOIE D'UNE RENCONTRE

La rencontre est un événement vivifiant de l’expérience humaine. Il est des moments dans nos vies où nous faisons des rencontres qui réchauffent le cœur, qui donnent l’envie d’aller de l’avant, qui génèrent la joie, l’espérance. Des rencontres qui nous réveillent à nous-même et nous donnent l’envie d’aller de l’avent. De telles rencontres comme celle de Marie et Elisabeth sont le fruit de l’Esprit Saint. Il n’est pas de notre pouvoir de les produire. Toute rencontre vraie, sincère porte la marque du divin, par la joie qu’elle procure. Même entre les amoureux, il n’est pas toujours donné d’éprouver toujours cette joie de la rencontre. Elle est à accueillir comme un don, le don de l’autre que je rencontre. L’autre n’est pas un fruit à consommer. Il ne doit jamais être réduit à une fin. Il doit toujours être aimé pour lui-même d’abord.

Pour que l’expérience de la joie d’une rencontre puisse être possible, il faut vaincre plusieurs obstacles. L’obstacle pas seulement géographique comme dans le cas de Marie qui rend visite à sa cousine, mais aussi social, racial, national, ethnique, culturel, générationnel, etc. Oui un des problèmes auquel nous sommes confrontés dans nos pays et dans nos Eglises, c’est la question du tribalisme, cette culture de l’exclusion de l’autre sur la base de préjugés et de peurs souvent irrationnelles. Toute rencontre suppose une sortie de soi, pour vaincre les obstacles qui peuvent nous séparer de l’autre et affronter ce monde inconnu de l’autre, cette altérité du visage en face de moi. L’autre se présente souvent comme ce tunnel par où je ne veux pas souvent passer et au bout duquel peut jaillir une lumière qui me permet de continuer la route. Si je fais l’effort de traverser cette montagne, ce tunnel, j’ai la possibilité comme le disait une spirituelle de notre temps, de rencontre l’autre, mais surtout de faire l’expérience de la présence du Tout Autre, Dieu, qui m’ouvre à une expérience similaire de la joie à celle de la rencontre entre Marie et Elisabeth. La joie est la marque vraie de toute rencontre.

La fête de Noel que nous allons célébrer dans quelques jours est avant tout la fête de la rencontre, rencontre entre Jésus et l’humanité. Jésus quitte sa condition divine pour se mettre au niveau de l’homme, afin d’élever l’homme à Dieu. Ainsi célébrer Noel c’est avant tout aller à la rencontre de l’autre, surtout l’autre qui est différent, l’exclu, le marginalisé. Osons durant ce temps de Noel, avoir le courage de visiter un parent pauvre, une personne exclue, un malade. Osons adresser la parole dans notre entourage à une personne souvent critiquée, stigmatisée, exclue. Alors Dieu pourra nous donner de faire l’expérience de sa présence et de la joie, qui dépasse celle que pourra produire un beau repas, la musique et la danse.

P. Conrad-Aurélien, sj.

Photos from Père Conrad Aurélien SJ's post 13/12/2015

VAINCRE LA CORRUPTION

L’invitation de Jean Baptiste aux fonctionnaires romains venu se baptiser, s’attaque à un phénomène universellement connu : la corruption. L’organisation Transparency International fait le classement annuel du taux de corruption dans un grand nombre de pays. Le taux de corruption varie d’un pays à l’autre et parfois atteint des proportions endémiques. Après sa tournée de prédication dans la région du Jourdain, en plus de la foule, ce sont les fonctionnaires romains en service, les soldats, les publicains qui se précipitent vers Jean Baptiste. A ces fonctionnaires, Jean recommande, en plus du partage, de se contenter de leur salaire et de ne rien prendre en plus. Jean interdit formellement la corruption.

Dans certains pays en Afrique, la corruption fait partie de la culture. Dans ces pays, la corruption a atteint des proportions endémiques et fait partie des pratiques courantes, des us et coutumes dans les administrations et services publics et même privés. A cause des salaires souvent bas et des conditions précaires de vie, les gens arrondissent leurs fins de moi par cette pratique vicieuse. Quel qu’un allait jusqu’à dire que la paix dans certains pays est encore possible parce que l’état malgré les programmes de lutte contre la corruption ne prends pas toujours des mesures drastiques pour l’éradiquer. Dans ces pays, le jour où les gens devront se contenter de leur salaire, ils se révolteront et prendront les armes. Dans ces pays, ceux qui sont souvent traqués, c’est ceux dont l’ambition politique éveille l’attention des dirigeants au pouvoir.

Ainsi institutionnellement tolérée, la corruption sert à entretenir les « deuxièmes bureaux », les « soirées bien arrosées » après une journée pas toujours aussi laborieuse de travail, mais elle nourrit aussi la solidarité tant vantée chez nous. La corruption fait partie d’une dynamique qu’un sociologue camerounais a appelé la «mentalité de la mangeoire». Il s’agit de la dynamique d’accaparement, qui consiste par tous les moyens à se servir et se remplir les poches là où la vie nous place pour le travail. L’invitation de Jean-Baptiste qui ne s’adresse pas seulement aux inspecteurs des impôts et de Douanes, ou aux forces de l’ordre appelés « mange mille » (entendez preneurs de billets de mille Fcfa) lors des opérations de contrôle, mais à tous. Dans les milieux jeunes la corruption consiste à se servir de son corps pour satisfaire ses besoins financiers. Cette formes est courantes dans les milieux étudiants et de jeunes hommes et femmes souvent sans emploi et consiste à se faire entretenir par un homme ou une femme qui prend en charge vos besoins en échange des faveurs sexuelles. Je sais que pour beaucoup de femmes les choses sont complexes et que les situations de précarités sont souvent inhumaines pour certaines.

Mêmes les religieux et hommes d’Eglises n’échappent pas à cette tentation de se servir. Les scandales de détournement de fonds et la multiplication de cas de gestion floue et calamiteuse des institutions dans les congrégations religieuses et dans les diocèses sont là pour nous rappeler comme le disait Eboussi que les religieux et prêtres comme membres de l’Eglise font partie de la société et n’échappent pas au mal qui affecte cette société.

C’est une conversion structurelle profonde que l’évangile demande. Car si la corruption sert des intérêts très particuliers, elle constitue un manque à gagner grave au niveau du bien commun. Elle freine tout, paralyse tout surtout le développement de nos villages, de nos villes, voire de nos pays. Pourtant si l’on développe le sens du bien commun, le sens du service gratuit, les services publics fonctionneraient adéquatement, les infrastructures de base seront construites selon les budgets alloués et tout le monde en tirerait profit. Dans un contexte aussi socialement affecté par ce mal, il est très difficile d’aller à contre-courant, de se comporter autrement, de proposer une autre manière de servir.

C’est effectivement là l’interpellation qui nous est adressée en ce jour. C’est une invitation qui ne concerne pas seulement la corruption, mais une conversion à la manière d’envisager son travail, son devoir d’état comme un service à la société, un service gratuit à l’humanité. C’est la condition de l’accueil de la joie et du Christ qui vient dans nos vies. Entendre cet appel à la conversion c’est accueillir la joie de ce temps de l’avent.
P. Conrad-Aurélien, sj.

Photos from Père Conrad Aurélien SJ's post 08/11/2015

ETRE ET PARAITRE
« Mais elle, de son indigence, a donné tout ce qu’elle avait, toute sa vie» Marc 13,44
L’évangile de ce dimanche compare deux attitudes religieuses au temple : celle des riches qui donnent de manière ostentatoire de leur superflu et celle d’une pauvre v***e que Jésus loue, car son don, certes petit, est sincère et vrai. Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre, se remettant ainsi entre les mains de la providence divine. Le texte original parle de sa vie qu’elle a donnée. Jésus loue cette femme, car c’est ce qu’il fera lui-même. Il donnera sa vie entièrement, totalement pour que ceux qui l’acceptent puissent avoir la vie. Nous nous rangeons soit dans la catégorie des hommes riches qui ne s’engagent pas beaucoup, soit dans celle des hommes et femmes sincères, simples, honnêtes, comme la v***e. Mais très souvent nous appartenons à la catégorie des hypocrites, des hommes et femmes superficiels, des gens qui veulent paraître pour ce qu’ils ne sont pas. Et notre société valorise cette religion du paraître et de la superficialité. Les feymen, à cause des rêves qu’ils font miroiter sont devenus les nouveaux modèles pour tant de jeunes. Ils affichent souvent une tenue vestimentaire recherchée, conduisent des véhicules de grande marques, et feignent de fréquenter les grandes personnalités et s’entourent de belles petites. Ils sont les seuls à connaître les sources de cet enrichissement facile. Certains qui vivent à Mbeng, comme on dit chez nous, sont aussi les champions de cette religion du paraître. Quand ils retournent en vacances au pays après une décennie passée à l’étranger souvent sans papiers, ils font rêver les jeunes restés au pays qui se montrent déterminés à tout sacrifier pour tenter leur chance de l’autre côté de la méditerranée. La fraîcheur de leur accoutrement et le farotage à profusion lors de leur tournée donne l’illusion à tant de jeunes qu’à Mbeng, l’argent se cueille sur des branches de pommiers. Ils n’ont pas la sincérité de dire aux jeunes la précarité et le stress permanent dans lequel certains africains vivent et tous les jongleries mensuelles pour payer leurs factures. Sans parler de toutes ces filles qui vivent de la prostitution en France, Suisse, etc et qui sont considérées au pays comme des modèles de réussite à cause des immeubles qu’elles élèvent en si peu de temps dans nos sous-quats de Douala et Yaoundé. Dans les relations humaines, je constate aussi un manque fragrant de sincérité et d’honnêteté. Les gens se mettent en relation sans s’engager sincèrement, sans se donner au fond. On déclare à l’autre du bout des lèvres qu’on l’aime, alors qu’on veut juste profiter de son corps ou des avantages liés à sa position ou à son statut. Il ne faut jeter la pierre à personne. Les hommes comme les femmes, peut-être plus nombreuses, sont tous victimes de cette culture de la superficialité. Beaucoup d’hommes et surtout de femmes sont détruites pour toujours à cause de cette mentalité. Ils ont cru en l’amour. Ils ont osé aimer. Ils se sont donnés sincèrement, totalement. Mais ils avaient en face des farceurs, des hypocrites, des personnes superficielles qui n’ont pas joué le jeu à fond. Que l’exemple du don total de la v***e et du Christ pour nous, nous interpelle dans nos relations avec les autres et interroge la sincérité de nos engagements.
Conrad Folifack, sj.

Les 5 remèdes à la tristesse selon saint Thomas d’Aquin 23/09/2015

COMMENT VAINCRE LA TRISTESSE ?

Les 5 remèdes à la tristesse selon saint Thomas d’Aquin Chacun traverse des journées de tristesse, empreintes d’une profonde pesanteur intérieure. Existe-t-il des astuces pour surmonter la mauvaise humeur et retrouver le sourire ? Saint Thomas D’Aquin p...

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