En 1897, l'école est fondée à l'initiative de l'Union des Fabricants d'Armes et avec le concours du Gouvernement, de la Province et de la Ville de Liège. Dénommée école d'ar*****ie à l'origine, elle se donnait pour but d'inculquer aux élèves les connaissances nécessaires pour devenir de bons armuriers. Progressivement, l'école décide de s'adjoindre des sections de fine mécanique (machine-outils, a
justage), d'arts appliqués (gravure, bijouterie). La section d'ar*****ie, la plus connue de l'école, draine chaque année un nombre important d'élèves dont une majorité de Français, tous passionnés par les a***s de chasse et de sport. Ces études débutent à partir de la troisième année secondaire. Trois années, de la quatrième à la sixième, sont nécessaires pour obtenir une qualification professionnelle en ar*****ie, mais la plupart des élèves font une septième année de perfectionnement ou de spécialisation qui leur permet en outre d'obtenir le CESS. Dans cette section extrêmement réputée, l'ar*****ie est avant tout considérée comme un artisanat, privilégiant habileté manuelle et maîtrise technique. Depuis près d'un siècle, la section de gravure-ciselure forme des artisans très prisés pour leur rareté et leur excellence, surtout en ce qui concerne la décoration des a***s de chasse. Liée à 1a bijouterie et à l'ar*****ie, elle respecte la tradition de la gravure sur a***s mais s'ouvre également aux techniques récentes de la machine à graver pilotée par ordinateur. Deux années sont obligatoires pour obtenir le certificat de qualification professionnelle. Toutefois, beaucoup d'élèves étudient la gravure dès la troisième secondaire et se perfectionnent en septième obtenant ainsi le CESS. La section de bijouterie allie harmonieusement créativité et respect de la tradition des arts du métal et du feu. Elle s'adresse â toutes celles et ceux qui possèdent le goût du beau et de la précision. L'apprentissage de la bijouterie peut se faire en deux ans mais, pour les jeunes, il est possible de débuter en troisième et d'aller jusqu'à la septième professionnelle, décrochant ainsi un CESS. Beaucoup d'étudiants diplômés de l'enseignement secondaire et même du supérieur suivent cette formation qui leur donne accès à un métier des plus intéressants. La section d'outillage et de mécanicien d'entretien reste la plus méconnue de l'école. Elle est pourtant indispensable à toutes les autres et représente sans doute celle qui permet, dès la fin de la sixième, de trouver le plus aisément et le plus rapidement un emploi valorisant et bien rémunéré, car les entreprises ont toujours un besoin urgent de personnes qualifiées en fine mécanique. L'école possède, bien entendu, tout le matériel moderne (machines pilotées par ordinateur ... ) et des professeurs hautement qualifiés pour assurer cette formation. Il est conseillé aux jeunes intéressés de commencer leurs études dès la troisième secondaire afin d'acquérir au mieux la maîtrise des machines et les compétences mathématiques et techniques. L'excellence des formations dispensées par l'école liégeoise d'ar*****ie se traduit notamment par l'intronisation de trois de ses anciens élèves au rang prestigieux de Meilleur Ouvrier de France.