13/06/2026
Pendant des années, en jumping, j’ai entendu la même phrase :
“Tu dois travailler ton œil.”
Alors j’ai essayé.
J’ai essayé encore et encore de voir ma distance, de trouver la bonne foulée, d’améliorer mes abords.
Mais avec le recul, je me rends compte qu’il y a quelque chose qui m’a longtemps frustrée : on me disait quoi faire, mais rarement comment y parvenir.
Comment travaille-t-on réellement son œil ?
Quels exercices mettre en place ?
Par quelles étapes passer ?
Comment progresser lorsque cela ne vient pas naturellement ?
À force d’entendre que je devais “voir mieux”, j’ai fini par croire que le problème venait de moi. Que je manquais de talent. Que je n’étais pas assez douée.
Aujourd’hui, je comprends que lorsqu’une consigne reste floue, elle peut devenir une source de pression énorme. On cherche, on essaie, on se remet en question, sans savoir concrètement dans quelle direction avancer.
Cette réflexion fait partie des nombreuses prises de conscience qui ont émergé depuis mon burn out équestre.
J’apprends désormais à ne plus me contenter d’une injonction ou d’un objectif abstrait. J’ai besoin de comprendre, de décortiquer, d’expérimenter et de construire des apprentissages qui ont du sens pour moi.
Et vous, y a-t-il une phrase que vous avez entendue des dizaines de fois à cheval sans jamais qu’on vous explique concrètement comment progresser ? 🤍🐴